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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 17:21

Bon mettons-nous au devoir de vacances, c'est la saison qui veut ça ? Je suppose…

Tout d'abord, l'approche du salaire est un faux problème, tout comme celui du travail d'ailleurs, ces deux termes sont d'essence capitaliste ; il nous faut réfléchir un peu plus aux nécessaires activités humaines pour satisfaire le vivre ensemble, et faire la différence entre occupations, obligation, dévouement et service, ainsi qu'à la gratuité de certaines actions, voire des éléments naturels qui sont à l'état d'utilisation dans la nature.

Ensuite, toute personne naît avec un droit d'usage et les moyens d'échange nécessaires pour le bien vivre et ceci pour sa vie durant, ce droit et ces moyens ne sont pas cessibles, ils sont les mêmes pour tout individu, ils disparaissent avec la personne à la fin de sa vie, cela signifie que le terme d'héritage est obsolète.

Puis, durant sa prime jeunesse et jusqu'à la fin de sa vie, l'acquisition des savoirs et des connaissances humaines se fera en fonction de la capacité de chacun à les appréhender pour les mettre en application, la véritable liberté consistera dans le rythme propre à chacun pour atteindre sa plénitude individuelle ; il n'y a pas lieu de tenir compte de l'âge d'une personne pour clore un cycle d'apprentissage ou d'acquisition de savoir, un contrôle des acquis peut être fait à tout âge, respectant ainsi la capacité de chacun à se réaliser ou pas, sans limitation aucune.

Et alors, les rôles et devoirs de tous sont mis à contribution pour permettre le bien vivre ensemble dans l'harmonie, la paix et le respect de la nature ainsi que des autres espèces animales. Ces rôles et devoirs sont la compensation nécessaire au droit et moyen de chacun, toutes et tous prenant sa part des obligations telles que la propreté, les actions sanitaires et la protection de l'environnement, tout le monde sait que cela n'est guère enthousiasmant comme action d'où le terme d'obligations. Les actions de protection civile, militaire et de production matérielle seront confiées aux machines, en prenant soin que ces dites machines ne puissent en aucun cas devenir suffisamment puissantes pour s'affranchir des humains, la modernité acquise nous permettant l'exploitation mécanique et robotique ; une attention particulière sera à porter au développement de l'intelligence artificielle et de l'informatique, et qu'il est nécessaire, voire vital de vérifier les processus de contrôle de ces technologies, quitte à abaisser leur niveau de développement.

Les mots argent, banque (et dérivés), spéculation, finance et autres termes capitalistes sont prohibés. La pensée humaine étant totalement libre, le domaine de la croyance et de la foi n'est pas de l'ordre du constitutionnel, il ne regarde donc que chacun en son âme et conscience, par contre tout prosélytisme est prohibé de la même façon ; les prisons n'existant plus, les fauteurs de troubles seront bannis du territoire, voire punis de peine létale. Le recyclage des acteurs de tout ordre ayant sévi durant la période antérieure à cette révolution, c'est-à-dire celle que nous vivons aujourd'hui, sera décidé par un tribunal extraordinaire composé des porteurs de cette révolution.

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commentaires

Lantiquon 29/08/2015 11:17

A tous les camarades , notamment Pichot et Mireille.
La Chine contre le dollar
La Chine a massivement réduit ses avoirs en bons du Trésor américain dans les deux dernières semaines . Le gouvernement de Pékin a vendu environ 100 milliards de dollars d’obligations américaines pour augmenter les réserves de change nécessaires pour un support du yuan .
Cette vente constitue un clair avertissement aux États-Unis .
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/08/29/gegen-den-dollar-china-stoesst-im-grossen-stil-us-staatsanleihen-ab/

La Chine réitère ses accusations : Ce sont les États-Unis qui sont à blâmer pour le krach de lundi
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/08/25/china-schlaegt-zurueck-die-usa-sind-schuld-an-dem-boersen-crash/

mireille la rouge 29/08/2015 10:24

Merci pitchot pour ta réponse. Rentrée aujourd'hui mais pas coupée de l'actualité, je pense que ce que j'ai pu voir ou lire sur le sujet va dans le sens de tes explications. La dévaluation du yuan n'est de toute façon pas un krash, et effectivement les bourses occidentales n'en seront guère impactées, mais je mettrai ma main au feu que ce sera, je le redis, un alibi en or pour expliquer au citoyen lambda la faible croissance dans la plupart des pays de l'UE et le chômage dans certians autres.

A ce propos, pour poursuivre le débat sur le thème Travail et salaire, il me semble que le MEDEF et Macron qui fait l'âne pour avoir du son, entretiennet parfaitement la confusion entre travail et production, en remettant en cause le temps de travail: en effet, ce n'est pas forcément parce que le temps de travail est réduit que l'on produit moins, ni à l'inverse parce que le temps de travail augmente que l'on produit davantage, surtout avec les moyens technologiques dont on dispose aujourd'hui, travailler davantage en maintenant cette cadence de production équivaudrait à une surproduction dans bien des domaines, au moment où les entreprises raisonnent sur le zéro stock. En fait travailler davantage d'heures, c'est une manière comme une autre de ne pas créer d'emplois pérennes et de maintenir, voire de poser en institution, les CDD , la flexibilité et aussi l'intérim, dont curieusement on dit grand bien ces temps-ci. Mais oui, lorsque les chiffres du chômage sont tombée, nous avons tous lu et entendu que les CDD et l'intérim en augmentation étaient un signe de la reprise.

Merci Carol et raphaël pour ces liens intéressants..

Carol Deby 28/08/2015 22:13

@ tous mes chers camarades et à Mireille et Pichot particulièrement .
Un autre économiste européen, de la société Euro Pacific Capital, Peter Schliff, estime que ce n’est pas la dévaluation du Yuan qui a provoqué le « krach » de lundi, mais bien l’instabilité monétaire internationale due aux comportement de la Fed US ?
http://francais.rt.com/economie/6097-usa-chine-crise.
« En recul de 3,6% à la clôture, ‪Wall Street a connu sa correction la plus sévère depuis 2011 « .

puèg-pichot 27/08/2015 15:25

Salut Mireille,
La crise Chinoise...
J'ai attendu un peu avant de te répondre car la situation n'est pas claire. Il y a d'abord eu une panique boursière qui s'est poursuivie 3 jours durant avec une espèce de rebond.
Dans un premier temps la panique a gagné les marchés car tout étant interconnecté des réactions se produisent naturellement : c'est la globalisation qui fait son oeuvre. Apparemment les médias occidentaux ont répercuté avec beaucoup de retard ce que l'on savait déjà : il a exixté une bulle immobilière qui a crevé récemment(début Août) quand "investisseurs"(spéculateurs) se sont rendu compte qu'il n'y avait pas d'achat d'appartements et que nombre de structures intra et péri urbaines n'avaient pas été réalisées. Le tout mélangé dans un cercle vicieux : les gens n'achetant pas sans les services à proximité et les investisseurs ne créant pas de services si trop peu de population. Les deux camps se regardant en chiens de faïence d'autant que les "classes moyennes" chinoises n'ont pas de gras dans leurs capacité d'emprunt.
Pour que ça marche il aurait fallu qu'il y ait bien plus de demande de logement mais faute de capacité d'emprunt peu de gens se sont présentés.
Donc phénomène assez semblable à ce qui s'est passé en Espagne en 2008/2009 : les investisseurs n'ayant pas eu de retour sur investissement, le combat cessa faute de combattants !
C'est un phénomène typique de la spéculation : les "investisseurs/spéculateurs" achètent tout ce qu'ils peuvent trouver sur le marché avec de l'argent qu'il n'ont pas(- achat à découvert -) et quand arrive l'heure de payer, pas de liquidité disponible et cela de proche en proche car bien évidemment les différents spéculateurs engagés achètent des obligations de leurs voisins et réciproquement : autrement dit de la monnaie de singe. Et tout se casse la gueule : la bulle financière se dégonfle car en fait la richesse n'existe pas puisqu'elle n'existait potentiellement que si les acheteurs tout aussi potentiel gageaient en quelque sorte leurs futurs salaires, qu'ils n'avaient évidemment pas encore touché.
C'est la raison pour laquelle les autorités chinoises ont collé en prison un certains nombre de spéculateurs qui avaient acheté à découvert, ce qui est interdit en Chine.
Vu sous cet angle, la crise immobilière chinoise ne devrait pas produire de dégâts dans la finance mondiale et c'est pour cela que tu lira que : "l'économie des pays occidentaux ne sera pas impactée", nouvelle rengaine qui a permis aux places boursière d'arrêter de chuter.
Ce que les "techniciens" occidentaux ne veulent pas voir c'est la nature spécifique du capitalisme chinois qui est majoritairement un capitalisme nationalisé( c'est le socialisme de marché) et que comme tout capitalisme qui se respecte la redistribution vers la population est en panne : c'est lié aux effets de concentration de la richesse inhérente au capitalisme. Le ruissellement étant, en Chine comme ailleurs, à peu près nul.
Le "Marché" intérieur chinois est saturé et le travail du gouvernement chinois va consister à essayer de l'agrandi, de l'étendre. La priorité est donc actuellement le développement du marché intérieur avec à la clef une mise en sourdine partielle de l'exportation chinoise qui si le gouvernement est fidèle à sa politique se traduira par une baisse des importations, ce qui est en train de se produire.
La stagflation des économies occidentales sera bien évidemment entretenue par le manque de dynamique de l'économie chinoise qui entraine dans son sillage l'économie des BRICs aussi. En tout cas modère notablement les échanges avec l'Inde et la Russie. Conséquence : le pétrole qui a été déversé(extrait) massivement par les états du golfe, à l'origine pour faire baisser le prix du gaz russe se retrouve sans contrôle en net excédent. Et dans ces conditions, puisqu'il n'y a pas les leviers habituels, la loi de l'offre et la demande s'applique sans correction : chute du prix du brent. A moins que l'OPEP et les USA freinent leurs productions( le gaz de schiste aux USA) le prix du brent continuera de descendre, plombant de fait les multinationales du pétrole.
Le manque de vision à long terme de ses gens-là est effrayant. Devant la stagnation de la croissance les bonnes vieilles méthodes vont être remise à jour : la planche à billets, aux USA et en Europe, qui, compte tenu de la réalité actuelle, ne provoqueront pas de début d'inflation sensée provoquer la "reprise".: les économies occidentales sont exsangues, fauchée par les lois iniques initiées par le FMI sur la portion de la planète qu'il soumet et dans l' Europe du sacro saint Euro.
C'est une solution qui en l'état actuel de l'économie ne marche pas, le Japon s'escrimant depuis au moins 5 ans à relancer son économie par ce biais.
Là aussi, la monnaie de singe reste de la monnaie de singe...

raphaël 26/08/2015 02:06

en passant, deux articles de Regards pour nourrir notre reflexion stratégique face à L'UE et l'euro:
http://www.regards.fr/web/article/la-nation-contre-l-europe-ou-la
http://www.regards.fr/web/article/pour-la-gauche-europeenne-le

raphaël 26/08/2015 02:00

j'ai bien compris que ce n'est pas le lieu ici pour un tel débat, concernant ma prise de position un peu provocatrice concernant l' "ectoplasme couronné de chez AC", mais tout de même, je livrerais deux "remarques":
- c'est bien moi, rouge, qui ait écrit les derniers commentaires sur le blog d'AC. Mais je ne l'ai pas piraté pour avoir le dernier mot (j'en suis totalement incapable!). A mon avis, Alexis est rentré de vacances, s'est rendu compte du bordel total qui sévit chez lui, et a du coup imposé une mesure radicale: la censure totale!
- j'ai pendant une année été un fidèle lecteur, quotidien, du blog d'AC. Puis, à la suite d'un piratage qui avait stoppé le site, j'ai commencé à y participer. Mais avant de poster mes supers commentaires, je m'efforce de le lire comme je l'ai toujours lu, comme un "lecteur de passage". Et malheureusement je constate depuis un certain temps que ce bras de fer continuel avec le Zof tourne bien souvent à son avantage, et que dans tous les cas, il parvient à monopoliser ce blog.
Notez que quand je le "classe" dans telle catégorie politique, je parle de ce qu'il fait paraître, notamment aux lecteurs de son blog. Et on ne peut pas écarter la force du paraître, surtout sur Internet.
J'aurais préféré en réponse à son trolling le lancement d'une réflexion sur l'influence de Descartes (ce n'est pas pour rien qu'il choisi ce pseudo, l'ectozof!), le vrai, sur la dynamique de nos sociétés, comme tu le fait ici, jean-marie. Merci pour ce premier jet, qui augure bien de la suite. C'est pour moi vraiment une question de fond, je place la nature "techno-scientifique" du système sur le même plan que sa nature "capitaliste ou "productiviste" (ce dernier terme exprimant d'une certaine façon la synthèse des deux premiers).
C'est avec grand intérêt que je lirai la suite de ton analyse, et j'attendrai que tu ais fini ton développement pour me permettre de le commenter.
@ bientôt j'espère et désolé encore pour le mal de fesses ou les brûlures de pétard, mais je ne peux m'empêcher d'être sincère...

puèg-pichot 25/08/2015 11:55

Je commence ici une série d'articles qui n'ont rien à voir avec le travail/l'emploi en tout cas de façon directe. Mon but est d'essayer de disséquer le faisceau de raisons qui font de Descartes et de son "Discours de la méthode" une base du néolibéralisme prolongement du capitalisme outil/philosophie. C'est une position nettement en opposition à une partie de la pensée des "Lumières" qui repose en partie sur nombre d 'éléments piochés dans le "Discours" de Descartes(le vrai) qui à son époque était déjà vertement contesté par Pascal. Eléments de la pensée de la révolution bourgeoise, précapitaliste, de la Révolution issue de 1789 J'intitule cet essai :Réflexions sur mécanisme et finalisme ou le réductionnisme face à la subtilité.----- en plusieurs parties ---- Si ça vous barbe, dites le (;-)
PREMIER VOLET = Introduction
A une époque comme la nôtre où les robots et l'intelligence artificielle sont des sujets importants et traités dans les médias comme des merveilles de notre société capitaliste et néolibérale nous avons le devoir de nous poser la question de l'intérêt de la mécanisation à outrance de notre environnement. Mécanisation avançant subrepticement et envahissant notre espace mental. Les objets du quotidien ne sont pas tous, et tant s'en faut, des objets destinés à libérer la main de l'homme mais plutôt à inventer un nouveau besoin. L'intelligence artificielle dont certains se rengorgent n'est qu'un ensemble de mécanismes copiant notre adaptabilité et réalisant des tâches que nous pouvons toujours faire. Mais nettement moins vite que les robots, tel les engins faisant du trading haute fréquence (THF) où une fois qu'on a « nourri » la machine on ne contrôle plus les opérations qu'elle fait.
Si le robot tondeuse ou aspirateur présente une certaine forme de libération de l'humain, le piège des objets qui à l'origine étaient des téléphones sont devenus autre chose mais surtout un passage obligé pour les gens qui cherchent à toujours être connectés de plus en plus « serré », de plus en plus rapidement. Il ne faut pas s'étonner d'un tel engoûment car il n'est que le reflet de la manipulation mécaniste opérée dans notre culture et rabâchée au point d'être une mode mais aussi un moyen d'asservissement de l'esprit empêchant la liberté de pensée, une sorte de TINA psychologique dans lequel il est indispensable de rentrer si on veut appartenir à la société.
Enfermement dans un filet maillé de telle manière qu'elle emprisonne l'individu physiquement( toujours le portable au bout des pouces ) , sociologiquement ( T'a vu vu son portable, il au moins 2 ans!/ Comment, t'as pas de compte Fesses de bouc ?), et spirituellement à travers une dévotion à « la sainte machine ».
Je vais essayer en quelques pages de montrer dans quelle mesure la pensée mécaniste est réductrice de la pensée humaine naturelle et dans quelle mesure elle constitue un enfermement de cette pensée dans un modèle préfabriqué, immuable dans sa structure : un outil formidable d'asservissement favorisant la pensée libérale et réduisant la finesse d'une pensée réellement humaniste.

mireille la rouge 25/08/2015 11:47

Bonjour Jean-Marie, tu n'es pas technique, ni pédant, encore mes excuses, mais c'est à lire et à digérer lentement pour les non-spécialistes comme moi. C'est pourquoi, sur ce point comme sur celui des salaires, j'ai besoin de réfléchir plus avant, comme j'ai besoin des avis des autres pour faire progresser ma réflexion.

Moi aussi j'ai jeté un oeil sur le blog d'AC, et je dois dire que l'intervention de Raphaël m'a pour le moins assise. Mais s'il me lit, je ne souhaite pas du tout, mais alors pas du tout prolonger ce genre de discussion sur le blog de Cronos. La seule remarque que je me permets, est que le blog d'AC est fermé aux commentaires, pour tous les billets. Réaction tardive d'AC? mais sans explication, cela me parait peu probable. Que les dernières réponses de raphaël ne soient pas les siennes, mais celles d'un usurpateur qui aurait trouvé le moyen d'avoir le dernier mot en piratant le blog? peu probable, mais inquiétant.

Mais foin de tout cela, s'il y a un souci c'est à AC de le résoudre.

Je suis en revanche interessée par ce que tu exposeras, Jean-Marie, et que tu avais entamé sur le blog d'AC, à propos de la dévaluation de la monnaie chinoise, que d'aucuns dans les médias transforment en une crise de l'économie en Chine, impactant l'économie mondiale (sauf celle des USA apparemment). J'ai du mal encore à saisir l'impact sur le prix du pétrole, mais je pressens que c'est là aussi une occasion en or pour crier à la fin prochaine ce cette ressource énergétique et préparer les esprits à l'exploitation du gaz de schiste.

J'ai d'autre part l'impression que tout le monde cherche à se faire peur via les médias depuis hier, et nul n'évoque la puissance quand même notable des BRICS, bref, une peur organisée.

Pour ma part je vois surtout une occasion en or pour l'UE de mettre sur le compte de la Chine la croissance au point mort de certains de ses pays et non des moindres, l'Allemagne dont la croissance est en trompe-l'oeil, et la France qui va avoir du mal à justifier une croissance nulle et un endettement à 100% de son PIB. En ce sens, la question que je pose et que je me pose n'est pas bien éloignée du sujet . A bientôt.

puèg-pichot 25/08/2015 11:37

Aille, aille....
Mes paragraphes se sont fait la malle...J'espère être lisible... Je mettrai des traits pour séparer les morceau la prochaine fois.

puèg-pichot 25/08/2015 11:25

Je viens de jeter un oeil sur le blog d' Alexis où Domino et Raphaël se prennent la tête à propos de Miquel. Décidément cette saleté fascisante arrive à transformer le blog d'AC en son second blog. Mais c'est une remarque de Raphaël qui m'a mis en pétard sur la soit-disant position "souverainiste de gauche" du conozof.
Comme je ne veux pas entrer en discussion sur ce point avec Raphaël et suite à une conversation que nous avions eu au téléphone avec Denis sur les monnaies complémentaires je me fends de ce billet, dans lequel j'essaie de faire une synthèse entre souverainisme de gauche et monnaies complémentaires au sens large.
---
La cause de l’échec actuel inéluctable de toutes les monnaies complémentaires en tant que monnaie au sens courant du terme, est de se poser comme formellement ou matériellement « complémentaire » et non substantiellement complémentaire. Un moyen de paiement, de comptabilité et de crédit qui n’est pas universel, c’est à dire logiquement et prévisiblement convertible en n’importe quoi pour ceux qui l’utilisent, ne peut pas être une monnaie. Une monnaie est une monnaie si elle concrétise les trois fonctions identifiées par Aristote à l’intérieur d’une société déterminée de citoyens responsables. Une monnaie est la matérialisation d’un État de droit de tous les échanges moralement possibles entre personnes libres et rationnelles d’une société vivante politiquement constituée.
La seule complémentarité de la monnaie vient par nature de sa pluralité issue de la multiplicité des sociétés politiques. La monnaie se divise en unités de comptes distinctes pour représenter les différentes communauté politiques souveraines au sein desquelles elle quantifie les droits positifs des citoyens. Une monnaie utile n’est complémentaire qu’à l’intérieur d’une souveraineté politique par rapport à une autre souveraineté politique séparée et distincte. Si la complémentarité est interprétée comme la possibilité d’un démembrement de la monnaie en sous-ensembles partiels de ses trois fonctions, alors la monnaie cesse d’exister comme instrument comptable de paiement en crédit interpersonnel.
Toutes les expériences de monnaie complémentaire échouent par défaut de souveraineté de la communauté sociale hôte. Hors de la souveraineté politique réelle, l’unité de compte monétaire se révèle défaillante dans l’une de ses trois fonctions. L’euro, monnaie complémentaire du dollar, échoue comme instrument de compte commun par absence de souveraineté dans la zone euro. Le dollar échoue comme étalon monétaire international par inexistence d’Etat de droit positif international entre les sociétés politiques interdépendantes par la globalisation. Toutes les monnaies complémentaires infra-nationales ou infra-étatiques échouent par défaut d’autorité politique dans l’application des lois qui donnent substance aux promesses contractuelles sous-jacentes aux prix.
---
J'espère ne pas avoir été trop technique
Jean-Marie

mireille la rouge 24/08/2015 11:26

Merci pour le compliment, tu me rassures sur la clarté de ma réflexion.
Cependant, c'est vrai, je n'ai pas fait le distingo entre travail et emploi, tu vois, j'apprends chaque jour.
Une anecdote pour illustrer ce qu'est l'emploi. Il y a quelques années, en Andorre où comme tout bon toulousain nous allions de temps en temps faire des emplettes, mon mari et moi allons dîner dans un de ces selfs géants peu coûteux et pratiques. Là, bien sûr, foule. Au rez-de-chaussée il y avait les toilettes, et, devant icelles, un homme d'âge mûr tendait mélancoloquement aux personnes qui faisaient la queue une feuille de papier hygiénique. Cet emploi était-il utile? On peut le concevoir, si les distributeurs de PQ étaient en panne, ou si leur consommation excessive ruinait les profits de la boutique. Etait-il nécessaire? Non, car n'importe quel imbécile qui se rend aux toilettes est capable de prendre lui-même du papier à même le rouleau, ou d'évaluer le besoin pour sa consommation personnelle. Vols répétés des rouleaux en question? Mmmm....
En tout cas cet emploi était indispensable pour le pauvre bougre à qui on l'avait attribué, si ça se trouve, par charité.
Et voilà le truc: l'emploi, pour ceux qui sont en bas de l'échelle, est doublement considéré comme indispensable, car il est vital, au sens où il couvre, et ne sert pratiquement qu'à cela, les besoins essentiels: manger et s'abriter. Et ceux qui sont en bas de l'échelle sont souvent reconnaissants, ayant une bien pauvre opinion d'eux-mêmes.
Il faut en finir avec les "on s'arrange", "on se débrouille", "je ferai n'importe quoi qui se présents", qui font les beaux jours de la déchéance physiologique et des accidents du travail sur les chantiers.

Et cette classe d'exploités, qui fut le ferment des révoltes pourvu qu'on l'instruisît de son exploitation et l'éduquât, est aujourd'hui, avec les classes dites moyennes, la plus docile, parce que la plus menacée...dans l'emploi. Et la plus difficile à convaincre, sauf par les fachos qui, hier, après trouvé en eux le matériau indispensable du IIIème Reich, récidivesnt et recrutent chez les pauvres bougres. Non, ce n'est pas le communisme qui se pervertit et pousse l'ouvrier à voter FN, c'est un raffinement du capitalisme qui fait que l'exploité ne se révolte pas contre la cause 'exploitation, mais sera reconnaissant au premier qui lui promettra de l'en sortir, peu importe par quel moyen. (et là, le New Deal, les grands travaux de Mussolini font match nul, car ils ne visaient certainement pas à abattre le capitalisme).

J'oubliais: dans ma réflexion d'hier, lorsque j'ai abordé le point de l'esclavage, j'ai oublié de dire qu'à Rome, les esclaves étant chargé du travail, les citoyens non nobles, la plebs, devint forcément oisive, d'où le rôle éminent du clientélisme, et du panem et circenses, beaucoup de circenses. Entre le piston et la pub qui nous fait nous conduire comme des poules d'élevage industriel, consommons, consommons, consommons, voyons-nous une grande différence avec l'Antiquité? Et est-ce un hasard si la jeunesse est particulièrement visée, que l'on garde dans une adolescence prolongée à grands coups de gadgets indispensables et coûteux? Voire.

mireille la rouge 23/08/2015 19:53

Je ne comprends pas, j'avais pourtant ménagé des paragraphes? Leur absence, puisque on ne peut pas prévisualiser, n'était pas prévue. Du coup, cela rend mon texte rébarbatif, veuillez m'en excuser.

raphaël 24/08/2015 01:31

Mais non, il n'est pas du tout rébarbatif ton texte, c'est un très intéressant complément à celui de Denis.
Là il commence à être tard (un peu fastidieuse aujourd'hui la lecture du blog d'AC! Et ma réponse à ton commentaire m'a un peu bouffé...), mais juste comme ça en passant:
Je pense qu'il faut dans notre analyse distinguer nettement:
- l'emploi, qui est la forme moderne de l'esclavage que tu décris, le fait de "trouver sa place" dans la machinerie capitaliste, quitte à ce que cela concerne des taches complètement inutiles et bien souvent humiliantes.
- le travail, entendu comme tache "contrainte", nécessaire à notre vie à tous.
- l'oeuvre, entendue comme l'expression de la créativité de chacun, qui peut être très utile socialement ou au contraire totalement inutile, mais qui n'en demeure pas moins l'un des moyens de "se réaliser" pleinement.
L'emploi est à détruire, le travail à organiser collectivement de manière la plus juste et la plus valorisante possible, l'oeuvre à encourager au maximum, y compris dans le travail.
Moi, ça m'emmène invariablement à Friot, mais là, dodo...

mireille la rouge 23/08/2015 19:51

Travail et salaire, vrai ou faux problème? Le fait même de poser la question montre qu'il y a un problème, non? Allez, je m'attaque au devoir de vacances, mais c'est plus une réflexion qu'une analyse, si vous me trouvez longue, zappez. De toute les manières on sera d'accord sur la conclusion.

Pour commencer, et au risque d'enfoncer des portes ouvertes, je voudrais faire litière de tout un tas de poncifs, le travail propre de l'homme, le travail dignité de l'homme, qui fait qu'on se lève le matin heureux, fier et motivé, le travail libérateur, et tout, et tout.

Etymologiquement, le travail est le tripalium, instrument de torture romain à trois pieux. Ce sens est un peu conservé dans "travail"qui désigne l'assemblage de bois et de courroies servant à maintenir un bovin pendant qu'on le ferre, ça ne lui plait pas, au bovin, alors on le contient dans cet assemblage.

A l'origine, on peut considérer comme travail ce qui permet de satisfaire les besoins élémentaires: chasser, cueillir, se protéger du froid, c'est un travail de survie, un nécessité. A ce compte-là, direz-vous, les animaux travaillent aussi? Oui, mais l'homme a perfectionné ce nécessaire travail en le rendant plus pérenne et confortable: armes pour chasser plus et mieux, travois pour le transport, poterie pour la conservation. Au mot travail, il faut préférer le mot artisanat, qui a un but défini et trouve sa fin en soi. Je ne vais pas plagier Rousseau, mais enfin le travail commence, pour l'humanité, avec l'inégalité innée. Exemple: je suis plus costaud que toi, je peux récolter, cueillir, chasser plus que toi. Si on a l'esprit de clan, tant mieux, c'est pour le profit de tous. Les conditions sont plus favorables et l'esprit de clan n'est plus une nécessité vitale, eh bien je suis plus costaud que toi, et puisque je possède plus que toi, si tu en veux, tu vas devoir me donner quelque chose en échange. Variante: je suis plus costaud que toi, donc tu vas travailler pour moi. En plus élaboré: je suis plus costaud que toi, plus puissant, donc plus proche des dieux, donc tu vas m'obéir et travailler pour moi, et puis tes enfants en feront autant pour les miens, ainsi se font les aristocraties basées sur la force et le droit divin.

Tant que l'on est dans un contexte de nécessité pour la subsistance, le travail se fait en commun, il n'y a que l'art qui fasse l'objet d'une expression vraiment individuelle. Je donne un exemple: les peuples du cercle polaire arctique chassent et pêchent en commun l'ours, la baleine (tu te vois pêcher une baleine tout seul?), le phoque. Les chasseurs-pêcheurs fabriquent leurs armes, ou il y en a un plus spécialisé qui le fait pour d'autres. Mais celui qui a l'arme est libre de l'orner à sa guise, pour rien, pour le plaisir. Ce n'est pas du travail, c'est de l'art. Au fait, ces sociétés ne connaissent pas l'esclavage, mais je vais revenir sur ce point.

Bon, mon topo "je suis plus costaud que toi" a traversé les siècles, prospéré, et a établi un peu partout sur la Terre, en tout cas là où les sociétés ont dépassé le stade des chasseurs-cueilleurs, et a donné l'esclavage. Car, pas bêtes, les costauds ayant acquis le statut d'aristocrates savent que le travail est en effet une torture, donc ils le font faire par les autres. Egypte, Chine, Pérou, Grèce, etc, les civilisations antiques ont une économie fondée sur l'esclavage, plus tard le servage( à ce propos, les militants pour un Tibet libre, avant de raconter n'importe quoi sur la société idéale d'avant les Chinois, feraient bien de se renseigner, fermons la parenthèse). Et bien sûr, là dans les sociétés où l'on admet l'esclavage, puis le servage et enfin le système de castes et de classes, on trouve comme caution et justification, la religion. Car enfin, les aristocrates, qui savent que le travail est une torture, ont une vague idée quand même que les esclaves ont quelque chose d'humain, même si c'est infime. La preuve, ils parlent (d'où l'importance de la controverse de Valladolid, savoir si ces peuples nouveaux qui ne comprenaient pas l'espagnol avaient une âme, imaginez, pas d'âme, le réservoir d'esclaves? et je referme la parenthèse).

Je parlais de la religion dans tout ça. Dans notre civilisation judéo-chrétienne, tu parles d'un bazar!
La Bible, pour commencer, avec la justification du travail par la fable du péché originel et de l'homme chassé du jardin d'Eden "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front", bien fait pour toi, crapule, c'est Dieu qui te le dit. Cette idée a fait du chemin, c'est sur elle que repose la croyance idiote que le travail est indispensable à la dignité humaine, mais bon, voyez, la moindre assistante sociale dira la même chose au type qui ne se sent pas à l'aise dans la société du travail: tu veux ton RSA, va pointer pour n'importe quel boulot à la con, théâtre amateur pour maisons de retraites, ou nettoyage des berges du ruisseau d'à côté, l'important c'est que tu bosses. Pain à la sueur du front, donc.

Imaginez qu'au moment du règne d'Auguste, on compte à la louche une dizaine d'esclaves pour un citoyen romain libre. Toute l'économie repose sur eux: laboureurs, cuisiniers, maçons, boulangers, precepteurs, parfois artistes. Ti voilà qu'en Palestine occupée(déjà), un anar illuminé mais charismatique se mêle de haranguer les foules, et religion mise à part, ce qu'il dit est intéressant" nous sommes frères", précédant ainsi Montesquieu dans la démonstration antiesclavagiste, "heureux les pauvres", sans parler des riches qui auraient plus de mal à gagner le paradis qu'un chameau à passer par le chas d'une aiguille. Et je ne parle pas de la parabole des oiseaux qui vivent bien que ne travaillant pas, et du lis des champs mieux vêtu que Salomon, alors qu'il ne file ni ne tisse. On a beaucoup écrit que les Juifs ont réclamé la tête de Jésus et que Ponce Pilate la leur a donné pour avoir la paix. En fait, tout le monde était bien d'accord: les premiers pour crime de lèse-religion, les romains parce la fin de l'esclavage signifiait la fin de leur économie. Ce qui explique la répression féroce envers Spartacus et autres. La guerre de Sécession, des siècles plus tard, aura strictement la même cause: l'économie.

Bon, avec tout cela, en Europe, à l'exception de la Russie, au XIX ème on s'est débarrassé de l'esclavage et du servage. Enfin, pas débarrassé, mais l'industrialisation et la division du travail ont renforcé le système primitif. Cette fois, c'est "on est plusieurs et on a le pouvoir de l'argent, qui donne la possession des terres, dessus et dessous. Vous êtes beaucoup, et comme vous n'avez rien, on va vous donner un peu et vous allez travailler pour ça".

Le système capitaliste a ceci de pire que l'esclavage antique, qu'il ne se fonde pas sur un irrationnel de soi-disant castes, mais que c'est un esclavage fondé sur le profit, et ce pour des générations. Pire, car en instaurant à l'extrême la division du travail, il rend les travailleurs hyperspécialisés et en principe, sauf exception, de franchir certaines barrières, même s'il n'y a aucune règle écrite et qu'en principe la loi établit l'égalité pour tous: la méritocratie, croyez-moi, c'est le parcours du combattant. Et il y a de plus en plus de travaux qui ne riment à rien, dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants, dont on sait qu'ils ne servent pas à grand-chose à part éviter à quelques uns des tâches matérielles considérées comme avilissantes. Exemple dans les bureaux, les "techniciens de surface" qui viennent travailler après les cols blancs, trouvent des papiers sur le sol, qu'on ne ramasse pas, des gobelets sales sur le mobilier,puisque quelqu'un, qu'on ne verra jamais, le fera.La dame qui nettoie tout cela, car c'est souvent une femme, a des horaires impossibles, et ses enfants, qui font -ou ne font pas-leurs devoirs aux heures auxquelles maman travaille, seront avec de fortes probabilités condamnés à un travail semblable. Va-t'en lui raconter, à la dame, que ce travail est sa dignité. Elle te répondra que ça sert à acheter à manger.

Le travail est un problème sitôt qu'il est contraint: il y a eu, j'en ai connu, des mineurs heureux, mais oui, de montrer leur force et leur virilité dans ce métier d'homme, qu'ils n'auraient pas changé pour un autre. Et puis j'en connais qui faisaient encore des cauchemars des années après avoir abandonné le fond.

Il ne s'agit pas de vouloir des générations d'ingénieurs, sinon nous n'auront plus de plombiers. Mais il faut se révolter contre les générations d'ingénieurs ou de balayeurs de père en fils: il faut tenir compte des aspirations des enfants, de leur potentiel, de leur appétence pour les études, il est indispensable d'avoir en France un système d'orientation digne de ce nom.
Mais cela, c'est l'idéal. Il y a, il y aura, des boulots ingrats, puants, dangereux, ne requérant qu'un minimum d'aptitudes et d'études, voire pas d'études du tout. Du travail qui bouffe la santé, comme le travail posté dont il est établi qu'il réduit considérablement la durée de vie. Et en parlant de durée de vie il serait bon d'intégrer cette donne dans le calcul des salaires et du repos, car le salaire est une compensation. De longues et difficiles études peuvent être aidées par des bourses, sont compensées par un salaire correspondant au niveau d'études, au temps passé et aux sacrifices parfois consentis pour la formation, aux responsabilités. Mais rien ne compense la pénibilité et les impacts sur la santé. Nous vivons exactement comme une société de fourmis, avec les ouvrières sacrifiées et boulottées par les autres quand elles ne sont plus rentables.

Le bon peuple commence à découvrir les implications de la loi Macron: le travail de nuit et le dimanche dans les zones touristiques. D'autant plus intolérable qu'il ne s'agit pas ici de four à feu continu ou de secteur de santé, mais de caprices d'acheteurs à satisfaire. La vente est un secteur très féminisé, donc des femmes, essentiellement, travailleront jusqu'à minuit, ou ne seront jamais de repos en même temps que conjoint ou enfants. Oui mais, il y aura des compensations en salaire et repos. Ah? Oui. Négociables suivant les entreprises, ce qui veut dire tout et n'importe quoi. Et que l'on remarque, il n'est plus question de volontariat. Et ça passe. Oui, ça passe. Parce que ce qui aurait engendré une descente dans la rue il y a trente ans trouve sa justification par les salariés eux-mêmes dans...le crédit.

Pire: les salariés , sitôt qu'ils sont en situation de commander un autre, ont des comportements parfois sordides. je vis dans une petite station balnéaire, familiale, pour classes moyennes ou carrément petites. En août, du 10 au 23, c'est la folie. Dans les petits restos, au supermarché, on commande sur un ton supérieur et désagréable. J'ai vu un jeune homme, étudiant en aéronautique, qui serait ingénieur l'année suivante, se faire maltraiter par un couple qui n'avait peut-être pas son brevet...Ils avaient l'occasion de commandes à un smicard, et ne s'en sont pas privés. Dans mon jeune temps, j'ai vécu ce genre de situation humiliante, bien moins rare que l'on ne croit. Dans ces cas, c'est ce qu'il pense du salaire de l'autre, via sa fonction, qui peut assurer au moindre trou-du-cul un ineffable sentiment de supériorité.

Nous sommes arrivés à ce que Marx prévoyait, l'extrême fin du capitalisme, où les travailleurs peuvent parfaitement s'exploiter les uns les autres, voire se mépriser copieusement. Et où les travailleurs exploités acceptent leur esclavage, parce qu'on leur fait croire , et avec une accélération brutale depuis quarante ans, qu'être c'est avoir, et que pour avoir, on ferait au quotidien absolument n'importe quoi. Y compris des ratonnades si l'occasion s'en trouve, pour peu qu'on se sente menacé dans son boulot ou qu'on imagine que l'autre est payé sans travailler et vit d'aides indues.

Alors, pour mettre les gens dans la rue, ça va être compliqué. Je ne vois d'autre avenir que brutal, car le travail, à l'origine souffrance, est plus que jamais une violence dans une société gavée, et où les plus misérables n'ont souvent comme ambition que de se gaver à leur tour.

mireille la rouge 20/08/2015 21:08

Carol, j'ai posté une réponse détaillée à ta question sous l'article "les tartuffes n'ont aucun scrupule". Amitiés à vous deux.

mireille la rouge 20/08/2015 20:00

Eh bien bonsoir. J'ai lu sur le blog d'AC la question et la proposition de notre ami Carol, la proposition c'est : en-dehors du thème de réflexion proposé, d'avoir la possibilité de poser d'autres questions, et d'y répondre, lorsque nous avons les infos adéquates? Par exemple, Carol se demande ce qu'il faut penser du Saker francophone. Comme c'est une de nos source d'information, la question mérite en effet d'être posée.Après quelques recherches je serais en mesure d'apporter des éléments de réponse, mais si Denis a décidé que les débats tournent autour d'un sujet précis, il me semble délicat et malotru d'aller contre cette orientation.

Pour ce qui est du sujet proposé, je travaille à des éléments de discussion que je mettrai très bientôt ici.

Je viens d'apprendre la démission de Tsipras. J'avais appris hier la privatisation de 14 aéroports régionaux en Grèce: les eurocrates charognards se paient amplement sur la bête, dès à présent, ce sont les conditions du prêt.

puèg-pichot 19/08/2015 23:26

Dis-moi, Denis, j'envisage de poster sur ton blog quelques réflexions que j'avais entamées sur le blog d'Alexis mais en fait qui n'ont rien à voir avec le sujet : c'est une réflexion sur la logique mécaniste qui est utilisée à fond les manettes dans notre société sous tous les angles abordables à tel point que la sécheresse du raisonnement devient à mon sens un piège pour la pensée, une bride pour ne pas penser autrement, un TINA pour la création dans quelque domaine que ce soit.
Ce genre de réflexion est d'ordre général et a plus de raison d'être sur ton blog qui lui est stable, contrairement à celui d'A. Corbière qui est totalement éphémère.
Je n'en dis pas plus, c'est juste l'entame. Mais ma question est : je te l'envoie en mail ou je tape ma pensée dans un cadre et tu te charges de la mettre au menu général ?
Deuxième question : peut-on passer des schémas ?
Jean-Marie

Denis 19/08/2015 10:37

Je suis effectivement de ceux qui pensent qu'un crime de sang doit-être puni par le sang, la loi du talion, la peine en équivalence au crime sans la mise en scène ni la violence du crime ; je ne suis pas rédempteur, je n'en ai ni l'omniscience, ni le goût, par contre j'ai celui de la rigueur et de l'harmonie. Enfin de toutes manières ce ne sera pas moi qui en déciderai. Mais une chose doit être envisagée, c'est celle qui consiste à accaparer tout les biens des voleurs tels que les financiers, les banquiers, les oligarques et les bourgeois, la propriété individuelle ne servant plus à rien puisque non transmissible, elle sera abolie, la notion même de propriété devrait être abrogée, le nous le remportant sur le moi ; cela n'empêchant absolument pas l'originalité, la personnalité et la différence, bien au contraire …

puèg-pichot 19/08/2015 23:17

C'est sûr que ce serait dissuasif d"autant que les saloperies des financiers sont tellement énormes qu'on a peine à y croire - je pense à DEXIA qui a bricolé des montages inverses indexés sur le franc suisse provoquant lors de la chute du francs suisse par rapport à l'euro une explosion des intérêts dont les collectivités locales ont bénéficié -
Ce genre de tromperie mériterait qu'on leur coupe...tu ce que tu peux imaginer.

puèg-pichot 17/08/2015 19:35

Salut Denis,
Je constate que tu as repris une "vieille" idée du camarade Friot et fait un mix entre Jorion / moi-même tout en ayant arrangé cela à la sauce Denis. Je suis presque entièrement d'accord avec toi sauf pour l'aspect "peine létale".
Dans l'Athènes antique la punition d 'ostracisme ( ils votaient avec des coquilles d'huîtres = ostraki) était très grave, c'était le bannissement. Le seul fait d'être exclu de la cité était une peine grave : cela correspondait à l'annulation des droits de citoyen, conduisant le fautif à la déchéance et à l'esclavage. Note bien que les marchands étaient aussi exclus de la cité, c'étaient des "métèques" (méta ikos = à côté de la maison). Les grecs avaient raison de se méfier des marchands, tu ne crois pas ?

puèg-pichot 20/08/2015 19:46

Salut Mireille,
Pas de souci tu seras de taille ne sommes nous pas une meute ?

Jean-marie

mireille la rouge 20/08/2015 11:14

Bonjour, je souhaite apporter on "devoir de vacances", et le sujet "travail et salaire", effleuré dans le blog d'AC, me parle. cependant je n'ai pas la très grande culture de certains camarades, ni la même richesse en références. Je n'ai que ma culture marxiste léniniste de base, mon expérience, et ma réflexion personnelle. c'est pourquoi je demande si je peux participer au(x) débats, ne sachant si ce que j'ai à apporter est vraiment important ou utile. A bientôt j'espère.