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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 20:49

Ah, je vois les yeux qui s'allument pour dire : "ça y est, Puèg est en train de péter les plombs, il pose des questions idiotes. Les médias ont donné une signification à ce terme pour nous renvoyer notre image. Derrière ce terme je placerais "l'homo économicus", ce fantaisiste qui sait tout du fonctionnement de l'économie et va donc cadrer son intervention en fonction de sa propre volonté.

Sauf que" l'homo économicus" est la réponse de l'école de Chicago à la notion de lutte des classes. Tant que nos économistes bon teint, aussi hérérodoxes qu'ils puissent se déclarer n'auront pas assimilé cette notion et quelle que puisse être leur discours, tant qu'il n'auront pas tourné le dos à cette infamie économique que l'on appelle pompeusement "science économique" et qui est loin d'en être une, les idées n'avanceront pas.

Les médias abreuvent les citoyens de notions sans queue ni tête, produites par la folie revancharde des milieux financiers qui attisent l'imbécilité crasse d'un grand nombre de pseudo économistes, tous ceux qui se partagent les "prix Nobel d'économie" qui n'ont rien avoir avec l'économie politique, et qui pratiquent des léchages de pompe de ces financiers. Les faux Prix Nobel d'économie ne sont que des passe droit permettant à cette racaille puante de donner des "leçons" aux politiques, nos élus.

Pas plus qu'ils ne mesurent la gravité de la situation en Chine, pas plus avaient-ils prévu la crise des subprimes. Héla, les gouvernements se sont évertués à calmer le jeu et ont interrogé leurs "conseils économiques" qui n'ont pas été plus capables de trouver des solutions efficaces que de comprendre ce qui s'était passé entre 2005 et 2008 !

Normal : ils n'ont pas les outils pour comprendre la situation réelle de l'économie car leur pratique les conduit à manipuler des équations sans queue ni tête, fausses, torturées pour coller à la théorie mais complètement à côté de la réalité du terrain. C'est en cela que la" science économique" que l'on enseigne à l'université est tout...sauf une science. C'est de la propagande.

Il n'y a plus d'économie politique car les milieux financiers ont cherché par tous les moyens de gommer la notion de lutte des classes en évitant de mettre en évidence les rapports de forces qui existent entre eux et ceux que désormais ont désigne faute de mieux par le terme "consommateur".

La chute de l'URSS a provoqué le recul de la pensée de gauche, la gauche de combat. Et en même temps favorisé la disparition publique du terme "lutte des classes". Le capitalisme naissant faisait une distinction entre le capitaliste, l'entrepreneur et le travailleur. Il y avait des rapports de forces qui s'étaient établis entre ces trois groupes. Le rapport Linsay qui à fait émerger la notion de "Stock Option" a mis dans le même sac le capitaliste et l'entrepreneur, faisant épouser au monde du travail une position de replis. Le travailleur devenant pour l'entreprise une charge mais plus le collaborateur qui permet de créer la richesse. partant de l'entreprise "moderne"(néolibérale) ne travaille pas pour produire une richesse mais pour faire grimper ses actions : la spéculation et les règles comptables ont permis de revenir sur la notion même d'entreprise à un point tel que même les PME sont prises dans le mouvement.

Il faudrait que tous se calquent sur le comportement des transnationales qui n'obéissent plus aux droit des états mais règlent leur conflits entre elles selon des tribunaux privés.

Donc, camarades, veuillez oublier que vous êtes des consommateurs car le consommateur est une espèce qui n'existe pas dans la réalité !

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Published by Puèg-Pichot - dans économie politique
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commentaires

mireille la rouge 02/09/2015 20:47

Puèg, c'est bien ainsi que j'avais compris ton texte, et que, à ma manière très concrète et parfois au ras du quotidien, je me suis employée à poursuivre la discussion.

Comme tu peux le constater, je ne suis pas spécialement optimiste pour les deux générations qui viennent, dont la première est actuellement dans l'adolescence. Cela va très vite, trop vite, et ma situation d'ermite parfois, en petit comité l'été bien que dans une (modeste) station balnéaire, en tête à tête quasi chaque jour l'hiver,me permet de prendre du recul , d'observer l'actualité et le quotidien , et de réfléchir beaucoup.J'ai le privilège de beaucoup discuter avec mon mari, pauvre en années d'études mais riche en sagesse et en expérience.

Nous déplorons tous deux l'abandon du concept de luttes des clases par le PCF, ce fut le commencement de la fin.

Je me permets de te recommander les écrits d'un économiste anarchiste et grand dispensateur de poil à gratter, que nous avons eu un temps le plaisir de fréquenter: Patrick Mignard, enseignant en économie à Toulouse. Je suis persuadée que, si tu ne le connais pas encore, tu feras des découvertes intéressantes, ainsi que les camarades de ce blog.

mireille la rouge 02/09/2015 15:27

Oups? Suite du précédent. Où une douzaine de nanas endoctrinées répèteront à l'ado en proie au doute à quel point elles se sentent libres depuis qu'elles sont voilées pour plaire à Allah-le-seul-qui-vaille, ou quelques prédicateurs bien entraînés convaincront le jeune influençable que le jihad est la seule voie. Ou que eux, les jeunes, sont en danger et qu'il faut fermer les frontières.

C'est la consommation et sa soeur la publicité, qui auront lobotomisé ces jeunes, en en faisant des irresponsables sans capacité de réflexion.Car cela aussi, ça s'entretient.
Le consommateur est un être en danger, et la société de consommation une société en danger d'idéologie de masse.

puèg-pichot 02/09/2015 20:26

Tu vois Mireille, c'est précisément le fond de mon petit texte : même si nous sommes conscients de cette réalité et cette manipulation poly quotidienne nous ne sommes pas pour autant immunisés. En rappelant que ce qui se trame en coulisse c'est la lutte des classes qu'il faut absolument éviter de nommer, c'est ringard, n'est-ce pas ?
Et bien moi, ringard ou pas je continuer d'appeler un chat un chat et rappeler que toute cette dérive sociétale possède un nom : c'est la lutte des classes, avec un adversaire qui continue à assommer les classes laborieuses alors qu'il a réussi à convaincre ces dernières qu'il n'y avait aucune raison de lutter, il s'agissait seulement de consommer. Triste ironie !

mireille la rouge 02/09/2015 15:21

Eh oui. Je dirais même plus: le fascisme est une idéologie de masse, où un seul pense pour tous.(au contraire du VRAI communisme, où les positions de la base sont entérinées par le sommet...).

Imaginez un cours d'une heure toutes les deux semaines d'éducation à la citoyenneté, quand l'ado est en connection dix ou quatorze heures par jour avec internet via son smartphone, où une douz

p 02/09/2015 14:37

Salut Mireille,
Eh oui, ta description de la réalité du quotidien est tout à fait ce que l'on constate partout. Il faut dire que les valets du 1% s'en sont donné à coeur-joie depuis très longtemps. Les gauchistes américains les premiers ont soulevé le problème du statut en porte-à-faux du consommateur depuis très longtemps : en France on savait à peine ce qu'était une grande surface quand des groupes comme King Krimson écrivait "Catfood", texte satyrique sur le consumérisme déjà triomphant aux Etats-Unis.
Mais rien n'a évolué pour autant dans le sens de la raison et comme tu le soulignes fort justement l'effet internet, avec le développement des différents niveaux de WEB, et la téléphonie miniaturisée a créé des "besoins" et donc des habitudes hors de la raisons et particulièrement nocives pour l'éco-système humains.
Devons-nous faire nôtre la boutade de Pierre Desproges :" Dites-moi ce qui vous ferait plaisir de posséder, je vous apprendrai à vous en passer !" ?
Sans être aussi caricatural, à mon sens c'est une dimension qui fait partie de notre combat pour le "socialisme" et l'écologie.

mireille la rouge 02/09/2015 10:43

Bonjour puèg,

Pour répondre à ta question, emballage qui cachait le contenu surprise , un consommateur est celui, à présent, à qui l'on fait croire qu'il est acteur de l'économie, qu'il en est quelque part le mâître alors qu'il en est le très aveugle esclave. Le pire de l'esclavage est de rendre l'esclave consentant.

Je m'explique: on nous bassine, chaque mois, des chiffres de la croissance, bidouillés certes, mais chiffres quand même, et qui trouvent un écho auprès de l'individu lambda. Aussitôt après, on nous annonce que la consommation a été faible, ce qui explique que la croissance ne décolle pas. Ou que la consommation (les achats de rentrée des classes dopent immanquablement celle-ci, par exemple) explique un frémissement de la croissance.

Dans le premier cas, l'individu lambda, multiplié par un nombre impressionnant de gogos à son image, se sentira coupable quelque part de ne pas avoir acheté assez: la croissance qui stagne, c'est un peu sa faute, et il culpabilise vaguement, attendant la prochaine occasion de se rattraper s'il le peut. Dans le second cas, cocorico, il se sent citoyen et responsable, même si les achats ne répondent à aucun besoin, aucune logique, contribue parfois à l'endetter (ah! les mythiques ventes d'automobiles, si bonnes pour l'économie du pays!), et encombre la planète de choses inutiles et polluantes. Un con sommé, oui, un con sommé de consommer.

Le consommateur est une cible, objet d'une prédation sans pareille qui s'appelle la publicité, et qui lui fait croire qu'il est non seulement maître de ses choix, qu'il a un certain pouvoir sur l'économie de son pays, ce qui légitime tous ses achats compulsifs les plus irrationnels et les plus débiles.

Tiens, je vais faire une légère digression. Je viens de perler de publicité, et de légitimisation de la consommation absurde. Mais elle participe à une dangereuse déresponsabilisation, une lobotomie en douceur.

Je suis stupéfaite devant le nombre d'objets connectés, dits "intelligents": la montre qui t'indique combien tu as perdu de calories, l'appli sur ton smartphone qui te dit où tu as semé tes clés, où sont tes lunettes. Etant moi-même spécialiste des lunettes ou des clés égarées, j'ai pour habitude de faire marcer ma mémoire, en d'autres termes ma cervelle. Mais voici qu'apparaissent sur le marché des lunettes géolocalisables, super. Je me demande si, à force de remettre leurs faits et gestes à une appli, les consommateurs enchantés d'aujourd'hui ne formeront pas une génération de personnes a la sénilité pénible, car la mémoire, dès la naissance, doit s'entretenir sous peine d'être diminuée, et pas seulement pour les lunettes à retrouver.

Autre surprise de rentrée: on n'évoque plis le prix du cartable, mais de la necessité ou non d'équiper son enfant chéri d'un portable. Au collège, dès la 6ème, la question ne se pose même plus, et ces babioles font l'objet d'une compétition féroce, qui vous classe en "populaire" ou en "kassos", et vous pourrit votre scolarité tout un cycle durant. Non, non, la question se pose en primaire, là où les bambins sont constamment sous le regard d'adultes référents. Et j'ai vu une sorte de tablette, au format d'une ardoise, vous vous souvenez, avec une ou de touches. C'est pour que maman puisse envoyer ses recommandations: "sois sag", "mange tes légumes à la cantine", et même, pour les petits qui ne savent pas lire, un petit coeur pour dire "je pense à toi". Charmant. Au passage, exit la confiance dans l'enseignant, fliqué autant que le malheureux gosse..Exit l'apprentissage de l'autonomie et du nécessaire rite de passage à la classe d'âge des grands. Bonjour l'addiction dès le plus jeune âge. Tout ceci surfant sur le sentiment maternel, l'angoisse parentale. Un portable, mignon ou sophistiqué, n'a pourtant jamais empêché un enfant d'être enlevé , mais qu'importe, maman (il s'agit essentiellement de mamans) est rassurée.

Non seulement nous aurons une génération à la mémoire et à la réflexion défaillante, mais des personnes incapables de prendre une initiative personnelle, de s'acheter une veste sans recourir, via une application (je hais le mot et la chose) pour solliciter l'avis d'une douzaine de crétins connectés.

Inquiétant pour la réflexion politique, le choix politique, pour le politique au sens noble du terme. Quel formatage sous couleur de liberté, quel endormissement favorable à tous les abus.

Carol Deby 01/09/2015 12:54

Cher puig,
Non tu ne pètes pas les plombs. Je suis d’accord pour tout.
Maintenant ne serait-ce pas le moment de faire un rappel sur l’école de Chicago, sur Léo Strauss, ces fondateurs du « néo-conisme », qui furent les maîtres à penser des Wolfowitz et autres, qui développèrent cette orientation du capitalisme ? Et la personnalité sur laquelle s’appuie cette vaste escroquerie, qui a transformé le monde en un vaste tripot « légal », en un casino planétaire, von Hayek ?
Oui, tu as cent fois raison de qualifier l’économie de pseudoscience. Nobel n’avait pas institué un Prix de l’Economie : c’est une banque qui s’en est chargée. Nobel d’Economie ! Pourquoi pas un Prux de la Métaphysique, des « sciences » divinatoires , de la radiesthésie ?
Car l’Economie est une pseudoscience divinatoire. Comme les augures de l’ancienne Rome, les économistes peuvent-ils se regarder sans rire. Ils font les prédictions dans le sens que désirent les puissants financiers qui les stipendient.

Cronos 31/08/2015 23:39

Pour une entrée en matière, ça déménage correctement, merci pour cette contribution de grand talent, permets moi dis ajouter que la prochaine étape sera le système mafieux, celui de la famille, avec portes flingues et meurtres en série. Le problème est que cela se fera à l'échelle d'un pays, d'une nation et que plus aucune décision politique ne sera respectée, ni respectable d'ailleurs ; nous en avons eu une illustration probante avec la Démocratie Chrétienne en Italie il y a 25 ans.