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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:53

Nous voyons bien que le terme de croissance est tout à fait acceptable à condition que cette croissance se range dans un cadre dont l'Humanité doit assurer la gestion de façon cohérente à la réalité qui permet à cette Humanité d'exister.

On est alors obligé de sortir de la forme usuelle que les néolibéraux donnent au terme croissance pour indiquer une autre réalité. Non croissance ou décroissance qui signifie que nous rejetons la croissance telle qu'on essaie de nous la faire avaler au moyen de l'entonnoir de la consommation à tout prix.

Car pour ces gens-là croissance signifie croissance financière, camouflée derrière tous les indices économiques tronqués et illisibles, à commencer par le fameux PIB. La croissance financière est en réalité la croissance de leur propre pouvoir à nous faire avaler l'impossible, l'impensable, à nous transformer en consommateurs.

Or c'est précisément de cet état de consommateurs dont nous ne voulons plus car notre conscience du réel nous a fait toucher une réalité qui nous dépasse : la finitude de l'espace auquel nous appartenons, la Terre, et de ce fait l'écosystème terrestre.

L'Humanité pourtant est pleine de ressources et doté d'une intelligence multiple qui lui permet à la fois de se projeter vers un avenir (vers une croissance) et d'en inventer les outils pour y parvenir : la machine, sous toutes ses formes. Qu'elle soit simplement assemblage automatisé, robot multi-ressources ou logiciel la machine est une prolongation de la main de l'Homme, un substitut, une amélioration.

Le capitalisme, dans sa volonté de s'emparer pour lui seul de l'ensemble de la richesse disponible a fait de la machine un outil à remplacer l'humain, non pour soulager ses peines mais pour l'exclure de l'économie. Pourquoi en effet utiliser la main humaine quand on peut la remplacer par une machine qui ne se fatigue pas , qui ne tombe pas malade, qui ne rouspète pas et qu'il faut simplement entretenir...qui peut même s'entretenir elle-même ?

Le néolibéralisme a poussé à l'extrême ce raisonnement : il n'y a a plus de limite, tout est possible, on peut même utiliser une partie des humains pour asservir les autres et vice-versa. On fait travailler dans des conditions épouvantables une partie de l'Humanité tout en interdisant aux autres de travailler : ceux-là, leur utilité sera de consommer. Et quand on aura remplacé tous les esclaves par des machines, il n'y aura plus que des consommateurs. D'ailleurs à la fin il n'y aura plus d'entreprise, il n'y aura plus qu'une seule machine dont les éléments tous interconnectés produira tous ce dont nous aurons besoin, nous le gratin, l'infime minorité qui jouira indéfiniment d'une vie éternelle. Bien sûr on aura éliminé les consommateurs, puisque ne servant plus à rien, puisque nous serons les seuls. Aussi faut-il commencer immédiatement, détruisons les états, supprimons ce qui leur sert de démocratie, usons-les à petit feu tant que nous n'aurons pas obtenu notre paradis.

Sauf que d'une part ce raisonnement ne tient pas car l'écosystème terrestre ne pourra pas supporter leur folie dévastatrice, car il existe des limites, et que, fonctionnant sur des équilibres interactifs et archi complexes la machine terrestre est en train de se dérégler, au point que l'on entrevoit le déséquilibre, enfin l'évolution vers un autre équilibre où la quasi intégralité de l'Humanité aura disparu mais sans qu'un paradis merveilleux soit apparu pour quelques privilégiés. La chute d'ailleurs sera d'autant plus rude qu'ils tomberont de haut, entraînant le reste de l'Humanité dans leur chute vertigineuse.

Nous pouvons éviter cette catastrophe, qui tout bien considéré, serait un recul dans l'évolution naturelle, un échec non seulement planétaire mais universel. Et c'est pour éviter ce dérapage vers l'inconnu qu'il nous faut nous mobiliser, non seulement pour nous mais pour la planète et pour l'univers.

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Published by Puég-pichot - dans philosophie
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