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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 18:31

Vous connaissez tous mon amour immodéré pour la "science économique" des néolibéraux(;-), mais pour commencer rappelons une ânerie que l'on trouve partout même chez nous - J'ai entendu, hélas, JLM s'en servir comme argument, et pourtant...

C'est la prétendue vérité suivante : "Pour résorber le chômage il faut 1,5%, voire 2% de croissance!". Ce à quoi JLM répondait : "pour avoir de la croissance il faut du pouvoir d'achat !". Si la première proposition était vraie, sa réponse est logique, sauf que...

Voyons donc ce qui crée du chômage. J'y vois 3 grandes raisons :

la mécanisation/robotisation/logicielisation de l'activité de production

la volonté de réduire les salaires à un coût comptable

l'inadéquation entre les emplois et les formations.

Il en existe peut-être d'autres mais ces 3 là me semblent majeures.

La première commence à être évoquée du bout des lèvres car la réponse qu'on pourrait y apporter contrarie la seconde. En effet, et cela a commencé il y a presque deux siècles : les machines ont remplacé les humains dans des tâches pénibles, fastidieuses, ingrates et répétitives depuis que l'industrialisation de l'activité a commencé. Et c'est un bien. Mais depuis cette époque-là la machine a toujours permis à l'industriel de jeter des gens à la rue(ou au chômage). En effet, les machines libérant la main de l'homme il aurait été raisonnable de faire diminuer le nombre d'heures de travail pour chaque employé, en intégrant ceux qui se trouvaient privés d'emploi dans le groupe de ceux qui avaient encore un emploi. Plus de personnel sur des postes nécessitant l'intervention de l'homme = moins de temps de travail pour chacun. D'autant que les machines allant plus vite et souvent mieux que l'homme augmentait une partie de la production ce qui de fait augmentait l'activité complémentaire à leur travail. Et il reste toujours des postes pour l'entretien des machines(De moins en moins avec les robots...)

Ce n'est pour ainsi dire jamais que les choses on été entrevues : Sismondy écrivait que tout employé ayant perdu son travail devait être dédommagé par une partie de l'excédent créé par la machine qui l'avait remplacé. Ce raisonnement se situait dans le cas où le nombre d'heures d'activité devait rester identique. C'est un angle possible et pourquoi pas envisager les deux cas possibles. Eventuellement un "mix" des deux solutions.

La seconde raison est plus subtile car imposée par l'organisation du plan comptable. C'est une organisation politique de la comptabilité et l'actualité du plan comptable est celle ou l'entrepreneur et le financier se rémunèrent sur la production, en se partageant les bénéfices sous formes de dividendes ou de stock options, après avoir passé les salaires + contributions sociales dans les charges. Revenir à une comptabilité plus ancienne où le bénéfice était partagé entre financier + entrepreneur + salariés en mettant en marche les rapports de forces entre les trois "groupes" signifierait qu'on admette qu'il existe une lutte des classes mais que tous participent à leur façon au fonctionnement de l'entreprise. C'est le mépris des entrepreneurs + financiers pour les travailleurs ainsi que, ne nous en cachons pas, la collaboration de classe des syndicats, qui a permis de "renverser la vapeur", pour ainsi dire.

Comme dans le fonctionnement de l'entreprise et son rendement seuls comptent les bénéfices et leur liaison avec les marchés financiers toute les manoeuvres sont bonnes pour diminuer les "charges", donc le nombre d'employés que l'on éjecte en tant que "nuisance" à la compétitivité autrement dit les bénéfices. Entre remplacement massif des postes par des machines et liquidation d'unités" peu compétitives( faisant moins de bénéfices) conduisent à des "plans sociaux" nettement moins coûteux(en charge) que de conserver les employés éventuellement sur un autre poste. C'est l'optique de Sismondy mais en moindre qui est choisie : les syndicats se battent pour récupérer la main mais comme le rapport de force ne leur est plus favorable du fait de leur perte de poids dans la bagarre, les fermetures d'entreprises, les licenciements économiques sont plus "économiques" à gérer par le couple entrepreneurs+financiers.

La troisième raison est le manque de vision à long terme sur la réalité de l'emploi : on entend souvent les médias dire "il manque des travailleurs dans les domaines des métiers de bouche ou du bâtiment". Constatation objective. Mais qui ose dire que ces métiers sont mal payés donc mal considérés ou carrément avilis ? Poser la question à un môme de 14 ans s'il veut être boucher ou maçon ! La réponse est massivement non : durs, mal payés, peu considérés. Un ami mécano me disait qu'un de ses apprentis prometteurs était parti parce que sa copine trouvait...qu'il avait les mains sales ! La mentalité des gens fait qu'il n'y a que très peu d'appel sur les métiers conduisant à l'artisanat...tous les mômes de 13 ans se voient ingénieur informaticien ou électronicien.

Dans une société où le choix serait de privilégier la protection de la planète contrairement au gaspillage actuel où tout est ouvert mais sans orientation organisée en fonction des besoins réels, l'Etat pourrait planifier les secteurs d'embauche possibles du fait que la nécessité d'un plan s'imposerait. Nous sortirons pas de la gabegie actuelle sans une planification des besoins en postes et donc des formations. En privilégiant un salaire ne dépendant que de la qualification personnelle du travailleur et de son ancienneté quel que soit le corps de métier, il bien plus probable que tous trouveraient un poste, d'autant que le total des heures hebdomadaires irait en diminuant, les travaux dangereux ou abrutissants étant confié à des machines.

C'est donc vers une vision non capitaliste que l'on doit s'orienter, une organisation où les traits majeurs du système actuel auraient été supprimés. Je sais, c'est difficile d'imaginer une telle organisation sachant qu'il existe un écueil mais cet l'écueil nous le connaissons : c'est une organisation selon le modèle soviétique. Mais n'oubliez-pas mes amis, que ce qui a nuit à ce type d'organisation ce n'est pas tant le "plan" mais que les oligarques issus du système ont dévoyé grandement l'organisation deinitiale qui n'a jamais pu s'organiser efficacement car basée sur un paradigme productiviste : l'inverse de ce nous devons faire !

PS : contrairement à ce certains croient, il est plus difficile de trouver un bon plombier, qui ne saurait être remplacé par un robot, qu'un employé du tertiaire facilement remplaçable par un logiciel...l'avenir de la société responsable écologiquement ne sera tertiaire(si toutefois les libéraux ne font pas mourir la civilisation avant que nous ayons pu y mettre un peu d'ordre - la planète peut se passer de nous, le contraire n'est pas vrai)

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Published by Puég-pichot
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commentaires

Carol Deby @ulg.ac.be 13/09/2015 15:18

Correction , ligne 10 : affirmER

Carol Deby @ulg.ac.be 13/09/2015 15:15

J'ai 3,5 fois l'âge de Maignial mais je suis convaincu que ce projet d'un salaire à vie et égal pour tout le monde est, non seulement possible, mais qu'il sera réalisé lorsque l'humanité sera acculée aux très graves problèmes écologiques d'un avenir assez proche. A ce moment, le productivisme, la consommation sans nécessité absolue, chutera. Les immenses différences de fortune entre les membres de la communauté s'effondreront.
Et (paradoxalement, pour les esprits imprégnés de pensée unique et de préjugés ancestraux) l'homme, après un certain temps d'adaptation, sera heureux (pour autant que sa structure psychique le lui permette).
Passionné de recherche, j'ai quitté une profession très lucrative, mais abrutissante, pour une carrière de recherche, avec un salaire fixe très nettement plus bas que la somme des honoraires que je touchais avant. Je puis affirmé que je n'ai plus jamais eu l'impression de travailler, malgré les très longues journées que je passais au laboratoire. La satisfaction d'une passion, aussi fatigante soit-elle, ne donne jamais l'impression d'être soumis à une obligation. Ma dernière publication date de 2006,dans une grande revue internationale, j'avais alors 78 ans.
Et il y a des occupations manuelles aussi passionnantes, fussent-elles intellectuelles ou manuelles.
Manuelles? Il m'est souvent arrivé de bricoler dans un atelier de mécanique avec des outils robotisés qui ne demandent plus de force physique. Il y a toujours une voie pour s'occuper, et, sans même s'en rendre compte, être utile à la société.
Mais quel labeur, quelles souffrances connaîtrons-nous, pour venir à bout de la société actuelle ? !

Maignial 12/09/2015 23:30

Supprimons le chômage! Salaire à vie pour tous et tout le monde aura le même statut.

Dans ce cas, peut importe que le travail soit mécanisé. L'Homme trouvera toujours des activités non mécanisables pour des raisons techniques ou culturelles. Par exemple, on peut bien faire une équipe de hockey mécanisée, elle ne remplacera jamais les joueurs humains, parce que le moteur du sport est la compétition et non la performance absolue. Il y aura toujours des musiciens, parce que l'art ne se réduit pas à un résultat mais à l'épanouissement de celui qui le pratique. D'ailleurs, cette remarque peut s'étendre à toute passion et tout passe temps, qui couvrent tous les domaines.

Avec le salaire à vie, plus de domination du patron et de l'investisseur sur la rémunération. Plus de chômage, tout simplement, parce que chacun devient maître de sois même et non esclave du marché du travail.

Nous avons largement les moyens. La masse monnétaire déjà en circulation est suffisante, surtout si nous étendons les aires de gratuité et si nous interdisons l'obsolescence programmée, qui nous pousse dans une spirale de la consommation inutile mais coûteuse (et je ne parle pas de l'aspect écologique). Bref, je ne suis pas économiste, mais je suis fermement convaincu de la viabilité et de l'efficacité de cette solution.

mireille la rouge 11/09/2015 10:50

Au fait, consultez la courbe très, très, ascendante des cours de Daimler AG, la maison mère de la Smart, sur 5 ans. Et puis sur cette année. Vous constaterez cette année un léger fléchissement. Ben voyons, pour maintenir les dividendes, on fait travailler gratos les salariés quatre heures par mois.

Je suppose que d'autres suivront l'exemple. Et là, il n'est pas question de "volontariat" (ah, ah, ah!) comme pour le travail le dimanche.

Le MEDEF en rêvait, Hollande l'a fait. Et je ne pense pas que la droite, revenue aux manettes, y renonce.

Je souhaiterais presque une multiplication de ce genre de manoeuvres, pour que les travailleurs comprennent enfin et se révoltent, car il me semble de plus en plus que le changement se fera dans la rue, ou ne se fera pas.

Crons 11/09/2015 18:49

Cela fait lurette que je le dis, mais il faut bien sûr laisser le temps à chacun, tiens une belle chanson qui va bien avec ce temps mauvais qui vient : https://www.youtube.com/watch?v=0vTBZzB_gfY
Le grand Léo, le très grand Léo, il me manque l'anar de droite, eh oui !…

mireille la rouge 11/09/2015 10:38

En d'autres temps, la menace du chômage eût fait se mobiliser les travailleurs. Chez Smart aujourd'hui, on fait du chantage: 39 heures payées 35 (on voit la tête du smicard de l'entreprise...) sous couleur de compétitivité, sinon c'est le chômage.
Et, sans rire, on propose un referendum aux salariés. Il ne viendrait à personne l'idée de dire: "D'accord, mais on diminue les dividendes des actionnaires proportionnellement".

On entretient soigneusement, et les médias sont les relais complaisants, la confusion entre compétitivité (meilleures ventes, donc plus de production, donc plus d'emplois) et le profit.

On dit merci Macron?

mireille la rouge 10/09/2015 16:08

Denis, je suis nulle et peu équipée, et sans ressources ici, pour l'informatique, jet l'apprentissage,je le reconnais humblement.

Cronos 10/09/2015 16:30

Alors tu saisis ton texte sur le blog de Corbière, sans le valider bien sûr, qui marche mieux que le mien pour ce genre de chose, et tu fais un copié/collé ici, et voilà le tour est joué.

Bisous

mireille la rouge 10/09/2015 16:06

M...pour le français langue étrangère, et souvent il faut aler, pour quelques heures, à la ville voisine, pas simple. En plus, pour ce qui concerne les élèves roms, les parents n'acceptent pas forcément, et, stupidité du truc, las cours d'alphabétisation ne sont pas obligatoires, mais laissés à l'appréciation de la famille. Ah, le modèle républicain, comme ça on st voleur de poules de père en fils(rire, c'st de l'ironie, je précise pour les âmes sensibles).

Il est proprement scandaleux que les cours de français langue étrangère, et l'accueil de réfugiés va poser le problème en termes aigus, que l'alphabétisation dans notre langue pour des primo-arrivants se fasse encore dans des conditions de bricolage et e système D. Que des jeunes intelligents soient privés des conditions normales d'études, et qu'ils alimentent eux aussi, par le fait, la clientèle de pôle emploi.

mireille la rouge 10/09/2015 15:57

Ajout: bon fournisseur de candidat à l'emploi peu qualifié et précaire, donc du chômage, la prodigieuse incurie des ministères de l'Education successifs en ce qui concerne l'alphabétisation. Dans chaque collège il y a très peu de profs formés pour le frança

mireille la rouge 10/09/2015 09:39

M....A chaque fois que j'envoie quelque chose d'un peu long, sans que je fasse rien, mon commentaire est validé et publié...


Je continue donc mon propos, si cette satanée machine le veut bien.

..cocottes en papiers dans le bureau de "l'orientateur", ou fichage, déjà, des capacités des élèves pour déterminer, dès la 6ème, où serait notre place future, col blanc ou salopette.
Au lycée, j'ai dû aller vers des bureaux trouver une documentation pu éclairante, et faire mon orientation moi-même.

Dans les familles plus au courant, les parents qui connaissaient les codes aidaient mieux leur progéniture. Je suppose que mon cas n'est pas unique, et que bien des élèves de ma génération et dans mon cas sont venus grossir les bataillons de salariés non spécialisés, précaires, de ceux que l'on jette comme des Kleenex à la moindre compression de personnel.

A la fac, pas mieux. Tout le monde, tant s'en faut, n'allait pas à la fac parmi les enfants issus du milieu prolo. Mais, même, parce que j'étais dans une immense fac de lettres, je voyais des étudiants, désorientés c'est le cas de le dire, s'inscrire "en attendant" de trouver leur voie en psycho, socio, toutes formations hautement improbables et qui ne débouchaient sur rien, environ 90% d'abandon de formation dès la deuxième année, soit pour une autre formation, soit pour, sans diplôme de l'enseignement supérieur, retour à la case départ. En général ces deux années d'errance universitaire non validées fournirent leur contingent de travailleurs précaires.

Devenue prof, j'ai assisté à la remise des soins de l'orientationau documentaliste de l'établissement, en grande partie. Il, ou elle, car c'est très féminisé, avait les précieuses brochure à la disposition des collégiens, les expliquait éventuellement, mais en général ne connaissait pas grand'chose à l'emploi et surtout aux débouchés ni aux secteurs porteurs ou d'avenir C'est ainsi que des contingents de coiffeuses esthéticiennes et de mécaniciens autos ne trouvèrent pas grand'chose en terme d'emploi après leur formation, et, faute d'une reconversion sérieuse, allèrent grossir les rangs des travailleurs non qualifiés et fragiles.

Il y avait bien, pour le coup, un conseiller d'orientation psychologue, COI, mais à mi-temps car partagé en général entre deux établissements et présent sur rendez-vous. J'ai connu du meilleur et du pire, le débordé, le sérieux, et l'aimable fumiste, il faut bien le dire. Estampillé Education Nationale, quand ce genre de dangereux imbécile sévissait quelque part, il n'en était pas moins le Saint Jean Bouche d'or pour les parents, et j'ai vu aussi pas mal de dégaâts.

Par ma formation et par goût, je me suis intéressée de près à la formation et à l'orientation. Cela tombait bien, car on s'est de plus en plus déchargé de celle-ci sur les professeurs principaux, le COI intervenant dans les cas pointus seulement. On a vu aussi apparaître les fameux "stages d'observation" en entreprise, censés donner aux élèves de troisième une idée du monde du travail, avec un rapport à la clef. Je dois dire que, pour trois stages utiles, le déchet (partie de rigolade et élève condamné à observer sans rien faire pendant cinq interminables journées) représentait la majorité. Si l'élève, doué, voulait être vétérinaire plus tard, hop, le piston de parents bien informés et notables était un sésame, comme dans un cabinet d'architecte, par exemple. Pour le reste...

On a vu aussi disparaître les classes d'orientation pour les élèves en difficulté, au profit d'options technologie dans les classes d'enseignement général. Il en est ressorti une infâme bouillie, les élèves en difficulté ne prenant évidemment pas d'option supplémentaire (eh..Trois heures en plus sur l'emploi su temps..), les meilleurs éléments squattant les options technologiques, qui à priori ne leur étaient pas destinées, pour se donner un sésame vers les secondes ST.

J'ai vu des absurdités, des monstruosités, des orientations incitées par des profs incompétents ou pour le moins inconséquents. Et j'ai retrouvé plus tard les jeunes employés précaires, dans le centre d'appel du coin, ou sans emploi du tout, ou "en attendant" dans un emploi à durée déterminé et qui n'avait à voir ni avec leurs goût, ni avec leurs compétences.


Enfin, ces jeunes, parfois plus si jeunes, une fois franchi dans le meilleur des cas la porte de l'orientation, se trouvent confrontés à des études longues, parfois très, très longues, pour un salaire peu proportionné: l'instit de votre gosse, messieurs-dames, est maintenant bac+5, y compris en maternelle. Idem pour bien des métiers. Pourquoi une formation si longue là où, il y a quinze ans, 3 ans suffisaient? Nous y voilà. Il y a une sujétion aux études qui sert à masquer le chômage, pendant 5 ou 6 ans ces jeunes, étudiants prolongés, n'iront pas se présenter chez Pôle emploi. Idem pour les études techniques. Avec un bac technologique, on prépare un BTS, deux ans. Sauf que, pour cette formation courte, la poursuite d'études est très conseillée, un à deux ans supplémentaires. Autant que les stats du chômage n'auront pas. Idem pour les CAP-BEP: ces diplômes, autrefois prisés sur le marché du travail, ne représentent plus que le bas de l'échelle. On vise directement le bac pro, et vlan, un an suppléméntaire, c'est toujours ça de gagné. Et je ne parle pas des options complémentaires, ou des spécialisations qui subdivisent une formation à l'infini.

Je ne crache pas sur les études, entendons-nous bien, mais je dénonce certaines études inutilement longues qui ne servent que de voies de garage provisoires. Et je dénonce, toujours, une orientation ridiculement faible et qui fait de nombreux élèves de la chair à emploi précaire et à chômage prévisible, au moins deux fois dans leur vie de salarié.

Il est curieux que toutes les réformes du collège n'aient jamais touché concrètement à l'orientation, sauf pour la remettre aux mains d'enseignants peu ou pas formés en la matière, et qui pour beaucoup ont une vision limitée ou en tout cas datée du monde du travail.
Ce n'est pas la cause principale du chômage, mais une des raisons, et aussi une formidable excuse.

puèg-pichot 10/09/2015 16:52

Salut Mireille !
Ton long texte décrit bien ce qui se passe dans la réalité : moi qui ait vu l'enseignement pendant 20 ans en tant qu'observateur( j'étais chef de travaux en LP/LT) je me suis toujours posé la question comment on pouvait passer d'une réforme à l'autre sans en avoir fait le bilan...publiquement. Des assertions venant d'on ne sait où conduisaient à une nouvelle réforme. Pour avoir organisé des enquête PISA dans les classes de seconde et de BEP/Bacpro, je me suis intéressé à ce qui en ressortait. Je crains que tout l'enseignement occidental fasse fausse route mais qu'en France cela soit particulièrement gratiné car les "autorités" (cabinet du ministre quel qu'il soit) persistent dans un seul sens, munis d'oeillères et allant toujours dans un sens : on pourrait croire que tout est fait pour discréditer l'EN et confier à terme l'enseignement aux acteurs du privé, pas confessionnel, mais privé entreprises...

Cronos 10/09/2015 15:41

Bonjour Mireille,

C'est vrai c'est un peu le bordel pour écrire des textes un peu long, car ce n'est pas vraiment un outil de traitement de texte, aussi je te conseille d'écrire ton texte dans un autre logiciel, et d'en faire un copié/collé ici, cela marche beaucoup mieux.

À+ amitiés Denis

mireille la rouge 10/09/2015 08:52

Il me semle, pour avoir longtemps et dans plusieurs lieux, été confrontée au problème, que se plus en plus (car cela fait quand même 35 ans que j'observe...) une étape essentielle de la formation, de l'emploi, est systématiquement, pour une partie de la population, traitée avec une négligence bien commode.

Je veux parler de l'orientation.

Jeune lycéenne, j'ai connu , moi qui étais d'une famille tout à fait modeste avec des parents qui n'y connaissais pas grand chose, une grande solitude vis-à-vis de l'orientation. Il y avait bien quelque part un "orientateur", mais l'homme invisible, vraiment. On avait fait passer,j en 6ème, dans uns salle style hall de gare, des tests abscons à des vingtaines de malheureux élèves dont j'étais, dont le prof principal avait rendu les résultats sans commentaires que...notre supposée intelligence ou manque d'icelle. Je me suis depuis demandé ce que l'on faisait de ces feuillets, cocottes en pa

puèg-pichot 08/09/2015 23:01

Salut Carol,
Tu vas tout à fait dans le sens que je voulais évoquer. Je crois que nous avons lieu de tenir compte de l'idée léniniste en combinant avec l'impératif absolu de notre époque, la sauvegarde de l'Humanité, ce que certains aimeraient résumer à "l'écologie" mais que j'ose appeler décroissance.

Carol Deby @ulg.ac.be 08/09/2015 20:20

Une économie planifiée, organisée selon le modèle léniniste, avait été mise en œuvre dans la Yougoslavie de Tito. Le pays s’est maintenu en auto-suffisance durant toute la vie de Tito, mais après, la corruption et surtout la subversion, dont le siège central était à Rome (père Draganovic : voir wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Krunoslav_Draganović).
Puis, la fin de l’URSS a hâté la montée en puissance de l’opposition croate, corrompue par le soutien de la CIA.
Le système titiste démontrait la réalité d’une mise en application d’une économie planifiée et devait, selon les plans des néocons, être détruite.