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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:47

Je vais tenter dans ce billet de commenter la réponse de JL Mélenchon à JP Chevènement. Dans un premier temps je ne suis pas surpris de sa réponse : l'union des deux bords ne peut déboucher sur rien de constructible et la position qu'à prise J Sapir en évoquant cette possibilité met de côté ce qui différencie fondamentalement la droite et la gauche.

Jean Luc ne rentre pas dans le vif de la question car il aurait aussi bien pu énoncer la position de la gauche de combat autrement. Plutôt que de remettre sur le tapis le refus du Oui au référendum de 2005 – réaction qui constitue une charnière fondamentale dans la politique actuelle – auquel les gens de gauche mais aussi ceux de droite se sont ralliés, il eût été plus significatif de rappeler la façon dont la gauche de combat entrevoit les rapports entre les différents groupes : ces rapports ne sont pas des rapports cherchant à construire une convergence approximative sur un minimum commun – ce minimum existe-t-il d'ailleurs ? – mais des rapports sur l'analyse que l'on fait de la situation politique.

Certes, JL souligne notre engagement vers l'écologie – encore que cela aille plus loin que ce simple mot – mais ne souligne pas assez à mon sens l'analyse des rapports de forces qui opposent le 1%,( dont l'Europe actuelle est un pur produit), et les autres, nous en l'occurrence : ce rapport de force s'appelle lutte des classes. Nous ne pouvons nous allier avec des gens qui ne reconnaissent pas cette analyse et font au contraire tout pour la négliger.

JPC aurait-il oublié cet aspect fondamental du cœur de notre lutte ainsi que le PCF officiel l'a fait ? Sommes nous près à nous allier au PCF de l'équipe dirigeante actuelle alors que nous le ferions avec le mouvement de Chevènement ?

Le souverainisme de gauche ne repose pas sur la défense étriquée de l'état dans un repli sur nous mêmes mais évoque bien la reprise en main de la lutte par les citoyens eux-mêmes en mettant en avant la volonté de changer le système, noyer le capitalisme et inventer un modèle nouveau. Si nous voulons un état fort et capable de résister aux menées du 1% ce n'est pas en fermant ses frontières mais en n'acceptant plus les valeurs qui font le capitalisme associé au néolibéralisme actuel.

Les points essentiels sont la remise en cause de la propriété lucrative, la notion même d'intérêts positifs, l'interdiction de la spéculation et la coopération entre les pays. L'état doit être capable de gérer son propre budget en particulier en contrôlant les impôts de façon efficace. Les équilibres des balances des comptes doivent être gérés de façon centralisée, relativement à la coopération entre les pays. La nécessité d'une monnaie commune à un ensemble de pays liés par une constitution commune, un socle social commun, est absolument nécessaire pour pouvoir résister à la pression de l'extérieure qui sera encore d'obédience capitaliste.

La politique de répartition de richesses produites ne doit exclure personne et la notion de salaire à vie se doit d'être mise en place et accompagnée par une politique de la demande. Le développement technologique doit obéir à la fois aux avancées théoriques et techniques et à cette demande citoyenne. Cela suppose une gestion planifiée de l'ensemble de l'organisation de l'état.

Enfin et c'est sans doute un des piliers de l'ensemble une politique de diminution de l'empreinte écologique.

Ces gens de la droite souverainiste sont-ils d'accord avec ces perspectives ? Leurs propositions, toutes en demi-mesure pour conserver l'intégralité du capitalisme, ne saurait s'accorder avec une vraie souveraineté populaire nationale et internationale.

Pour cet ensemble de raisons, nous ne pouvons qu'approuver le refus d'amalgame auquel JLM s'est prononcé.

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Published by puég-pichot
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