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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:01

Soyons clairs : quand des nervis de la droite extrême molestent des citoyens français sous prétexte qu'ils sont musulmans n'est pas identique à l'action menée par les suppôts de DAESH ce dernier vendredi.

Mais faisons le tour : Que veut l'extrême droite française ? Officiellement elle se pare d'attributs visant, dans le discours, l'intérêt des citoyens : en pointant sur les malversations des politiques et des financiers, elle agit en trompe l’œil, afin de placer son contenu idéologique de base : cristalliser la haine sur un objet à la portée de tout un chacun. Il est plus facile de dire qu'Ahmed est favorisé par les lois de la protection sociale que d'aller regarder de près dans les malversations/arrangements divers que les financiers/spéculateurs pratiquent quotidiennement. Ahmed, au moins, on voit qui c'est.

Il est donc facile à la droite extrême de faire porter sur des individus reconnaissables la rancœur des gens, qui ont quelque chose de concret à évoquer...voire à tabasser. Ce procédé est celui de toutes les droites extrêmes : détourner les gens des véritables causes en utilisant un bouc émissaire . Ce procédé va à l'encontre de nos principes républicains, et c'est d'autant plus facile à faire passer qu'on peut aussi pointer certains individus en vue, genre Cahuzac, qui ne se sont pas embarrassés des principes républicains. En bafouant les règles de la république un certains nombre d'individus donnent un marchepied évident aux théories les plus inégalitaires et anti humanistes d'un mouvement totalitaire qui s'avance masqué. Son but ultime est de faire survenir une société déséquilibrée socialement où seule une élite triée sur le volet aura le droit pour elle, les autres étant finalement des sous-hommes. C'est en fait le but des financiers qui eux se servent de la concentration de la richesse pour créer deux classes : celle des nantis et celle des esclaves. La droite extrême tend à faire avancer encore plus vite le mouvement d'esclavagisation, leur but n'étant pas homogène à celui des financiers mais si peu différent.

Résumons : la haine envers un groupe pour assurer sa maîtrise politique des pays et avoir les mains libres pour aller au bout de ses projets.

Venons-en aux salafistes de tout poil : là, le but est affiché d'emblée, utilisant un des vieux démons de l'Islam( procédé que toutes les religions connaissent ou ont connu), la confusion entre croyance et politique : la religion au service de la politique , la politique au service de la religion. Bien évidemment cela peut sembler étrange mais c'est une tendance avérée, celles des extrémistes religieux. L'occident et la chrétienté n'a pas été historiquement avare de ce genre de manœuvres : les différents schismes, l'anéantissement des cathares, les guerres de religions, les massacres liés à la colonisation sous le prétexte d'apporter la civilisation.

Le salafisme est de cette pensée étroite : en considérant tous ceux qui ne sont pas salafistes comme des traîtres à leur islam et tous les autres incroyants qui vivent en dehors des principes qu'ils voudraient voir appliquer des suppôts du démon : la seule solution qu'ils voient, réduire les incroyants, les convaincre de force(moyennant des têtes qui tombe et des mains qu'on coupe) ou en détruisant "l'adversaire". De la même manière que l'Inquisition a brûlé force hérétiques en s’immisçant dans les rouages du pouvoir, les salafistes poussent leurs convictions à inventer un califat, pur et dur, à l'image de leur doctrine. Et tout comme les conquistadors, poussés par l'Inquisition, tentent de réduire les autres peuples, au mieux en esclaves ou simplement en les rayant de la surface du globe.

Mais quel est le moteur de cette « religion » ? La haine de l'autre, la haine de tout ce qui n'est pas en phase avec la ligne : un totalitarisme visant à aboutir à un troupeau d'esclaves obéissant afin que les maîtres puissent régner à leur guise.

Objectivement les buts sont les mêmes que ceux de la droite extrême : aussi les salafistes ont bien compris qu'en s'arrangeant pour faire porter sur la population de rite musulman en Europe la vindicte des extrêmes droites, ils espèrent provoquer le déclin, voire l'explosion de la civilisation européenne et tant pis, ou plutôt tant mieux, si certains musulmans se font massacrer par les fachos de service. De toute façon tous ceux qui sont en Europe sont des suppôts de Satan. Alors on tire dans le tas, et comme disaient les croisés : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »

En continuant à pointer les étrangers (surtout musulmans) sur le territoire européen, en les molestant si nécessaire, l'extrême droite fait un boulevard pour DAESH, qui compte bien exploiter la guerre civile instillée : c'est d'ailleurs un des buts avoués d' Al Baghdadi, le « Calife » en titre de DAESH.

L'extrême droite européenne est confusément en synergie avec les salafistes, à la fois dans la mesure où sa pensée est tout autant totalitaire, mais aussi dans les moyens et les aides qu'ils tendent à leurs homologues salafistes. Un même but : faire des esclaves dociles dominés par un parvis de maîtres.

Nos dirigeants seraient bien inspirés de ne pas croire que la restriction de la liberté des citoyens sous prétexte de « guerre » sera un moyen d'empêcher ce qu'ils n'ont pas vu venir à temps. En effet, la restriction des libertés préfigurent à une société totalitaire. C'est bien connu que les citoyens ne doivent concéder aucune perte de leur liberté afin d'avoir une sécurité, car à terme ils perdront l'une et l'autre.

La liberté couplée à la liberté et la fraternité sont les valeurs communes contre lesquelles la droite extrême et les salafistes luttent. Veillons à ce qu'ils échouent !

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Published by puèg-pichot - dans sociologie-politique
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commentaires

mireille la rouge 18/11/2015 09:55

Voir le commentaire de Norbert sur le blog d'Alexis Corbière.
A quoi j'ajoute:


On fait de grands effets de recherche de terroristes pour rassurer une population effrayée, alors que la Turquie ne rend guère de comptes sur sa frontière-passoire. Pendant tout ce temps, quid des flux de migrants qui fuient cette guerre épouvantable? Eh bien la réaction n'a pas tardé: un des terroristes aurait transité par la Grèce, se mêlant à la population de réfugiés. Commode, n'est-ce pas, pour se débarrasser en même temps du problème? Le contrôle en lieu et place d'accueil, c'est tout ce que l'Europe a à proposer? Rétablissement des frontières, sans voir que nous aurons, tôt ou tard, des terroristes pur jus Made in France, poussés par la rage? Contrôle tous azimuts? Ils sont irréalisables de fait: essayez donc de faire passer la foule des vacanciers partant pou les sports d'hiver avec leurs sacs et leurs mômes, sous des portiques dans une gare SNCF? J'ajoute:Essayer de faire dégrafer leur doudoune à tous ceux qui, jeunes ou moins jeunes, hommes ou femmes, entreront dans une gare? Fouiller les poussettes? On voit bien que c'est impossible. On sait bien que les bombardements se traduiront, ici ou là, aujourd'hui ou dans trois mois, par des représailles, avec des participants de nationalité française. On sait bien que les contrôles aux frontières ne pourront se maintenir longtemps de façon hermétique sans mettre à mal le commerce.

Tout ceci n'est que leurre et gesticulation, avec en prime la surenchère sécuritaire qui fera les choux gras de l'extrême-droite, du racisme et de la xénophobie, et rendra la vie irrespirable dans notre pays et en Europe. Nous aurons u état d'urgence appliqué, renouvelé, renforcé, nous vivrons dans la peur perpétuelle du voisin, je ne suis pas optimiste. Seule une i stance internationale comme l'ONU peut être un frein à l'horreur galopante.

Et moi, je ne dis pas "même pas peur", c'est un slogan imbécile. Je ne m'empêche pas de vivre, mais j'ai peur, et j(ai peur que cette peur ne fasse partie du bagage culturel de la génération qui vient, avec la surenchère qui va avec, et toutes les applications suspectes que cela entrîne: voir l'exemple d'Israël.

puèg-pichot 17/11/2015 14:56

Suite à la mascarade du pouvoir devant le congrès, j'ose affirmer que ce qui est proposé va exactement dans le sens attendu : à moins de réduire à néant l'intégralité des populations sunnites du nord Syrie et du Nord Irak, la seule intensification des bombardements de "camps d'entraînement"(par exemple) est l'outil adéquat pour susciter de nouvelles vocations terroristes.
Quand les dragons s'en prenaient à la population cévennole le nombre de parpaillots prêts à s'engager contre les troupes du Roi ne faisait qu'augmenter. Deux chefs de guerre successifs s'y sont cassé les dents et ont été discrédités auprès de la cour. Il a fallu un gouverneur muni d'un mandat de négociation pour que l'horreur s'arrête.
De la même manière il faut que la négociation entre oeuvre dans l'affaire Syro-Irakienne. Il faut bien évidemment avoir un outil pour forcer à la négociation : la mise au banc des monarchies du Golfe(quoi qu'il en coûte), la mise en prison des trafiquants de pétrole/gaz /matières premières(qui sont majoritairement turcs et connus) sont deux des outils à mettre en oeuvre. Cela coûtera cher à la finance internationale mais ne sont-ils pas les véritables responsables de la situation ?
Certes, Poutine a fait le maximum au G20 pour convaincre ses partenaires qu'il fallait arrêter les colonnes de camions transportant les matières premières : c'est une chose -histoire de dire qu'on ne rigole plus -, mais bloquer les avoirs des monarchies du golfe et arrêter les trafiquants étouffera rapidement la capacité de nuire des groupes armés sur le terrain. Cela risque aussi de bloquer Assad - qui au passage profite, aussi(!), de fournitures de pétrole en contrebande -, et l'obliger aussi à s'asseoir à une table de négociation !