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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 22:01

Introduction :

L'action militante est faite à la fois d'action sur le terrain mais aussi de réflexions d'ordre général afin de défricher le terrain de l'action à venir. La connaissance d'une philosophie/éthique ne peut en elle-même définir les moyens d'action mais peut aider à les élaborer.

La philosophie de Spinoza prise selon les critères anciens feront toujours référence à une éthique en rapport étroit avec la théologie. Mais pour comprendre son travail il faut remonter à la base de la pensée de cet immense philosophe. Des travaux qui datent d'environ 45 ans ont mis en lumière un des aspects oubliés et pourtant fondateurs de sa pensée bien que lui-même ne l'ait pas exprimé en ces termes, mais l'habitude est venu d'évoquer le mot conatus, l'élan, pour établir une référence à la philosophie de cet auteur.

Définitions :

Pour être un peu plus disert nous dirons que c'est l'effort que chaque ensemble déploie pour persévérer dans son être. En terme de thermodynamique c'est la lutte de tout système agrégé pour contrer l'action naturelle de l'entropie, qui représente l'énergie du désordre. Cependant le philosophe qui a extrait de l'œuvre de Spinoza la notion de conatus est Alexandre Matheron : la force de son travail a été de définir le mot, lui donner une sémantique.

De quel contexte l'a-t-il extrait ?

Le « conatus » est un des outils qu'utilise Spinoza pour entériner la rupture avec le concept humaniste de la métaphysique du sujet qui peut se résumer en : « Nous sommes tous libres et déterminés, et notre esprit commande à nos corps ». Le cartésianisme, dont le domaine a été défini par Descartes lui-même, pourrait s'énoncer selon la question : « Comment s'organisent les rapports entre une âme et un corps ». Descartes y apporte une réponse : « l'homme dispose d'un libre arbitre »et Spinoza prend l'antithèse totale à cette réponse : « il n'y a pas de libre arbitre, le déterminisme règne partout ». Il s'agit donc bien d'une réponse dans le cadre du cartésianisme mais totalement opposée à la position de Descartes. Spinoza n'admet pas la position suivante : « Alors que tout l'univers est gouverné par des lois de cause à effet, l'espace humain peut en faire l'abstraction ». En effet, par quel « miracle » l'Homme serait-il capable de s'affranchir de la puissance de la causalité ?

Développement :

Cet aspect est sociologiquement et politiquement en rupture totale avec « l'air du temps » de notre XXIème siècle, qui prétend que chacun est responsable de ses actes et possède donc une liberté intrinsèque. La vision spinozienne de la société humaine n'exclut, de fait, pas que cette société possède ses propres spécificités qui la distingue de celle des gibbons, de baleines, etc. mais elle reste uniquement dans un cadre déterministe.

La philosophie de Spinoza est une antidote radicale à la pensée néolibérale mais on ne saurait se contenter de l'expliquer pour faire changer quoi que ce soit.

A ce point du discours il est inévitable de souligner qu'une telle façon d'envisager la sociologie du groupe humain conduit à penser que Marx avait tort de prétendre que l'on pouvait faire la révolution en faisant disparaître les aliénations des groupes sociaux en leur permettant ainsi de se libérer.

En effet dans les premiers travaux de Marx la notion d'aliénation est un pivot de construction de sa pensée(*). En fait il n'y a pas de contradiction simplement une révision de la méthode. En effet, Spinoza introduit une aliénation générale de tout le groupe social humain, aliénation à une causalité extérieure. Cependant sa vision de cette aliénation rejoint les travaux récents des neurologistes à propos de la notion d'affect(voir le texte : « Pourquoi les libéraux... sur ce blog »). Spinoza admet que notre différence individuelle s'explique par la multiplicité des affects qui nous concernent et que nous avons acquis de façon causale à travers notre expérience. Nous sommes « gouvernés » par nos propres affects.

Nous n'avons donc aucun libre-arbitre, chacune de nos décisions étant l'aboutissement d'une convergence d'affects qui nous sont personnels. Il n'existe donc pas de « liberté » intrinsèque et cette position explose complètement les théories sur l'individualisme chères aux libéraux.

Spinoza introduit la notion de « complexion passionnelle » pour expliquer les choix que nous faisons : cette notion recouvre l'ensemble des expériences que nous avons pu faire et qui ont façonné chacun de nos affects. Mais pour lui l'acquiescement ou le refus d'une chose est déterminé non pas par la liberté de le faire – ainsi que les subjectivistes le prétendent – mais bien par le résultat pondéré de l'ensemble de nos affects.

Conséquences :

Cette façon de voir ne réduit pas à néant les résultats des travaux des sociologues mais change simplement le point de vue : la complexion passionnelle des individus appartenant à la même nation ( sentiment national), au même groupe social a plus de chance d'être similaire dans la mesure où les expériences que chacun a vécu conditionnent cette complexion passionnelle. Les enfants d'agriculteurs ont plus de chances d'avoir fait les mêmes expériences alors que ceux qui appartiennent à un groupe social urbain auront eu d'autres expériences. La complexion passionnelle dépend aussi de l'individu qui de toute façon n'a pas fait non plus au même âge ou dans exactement les mêmes circonstances des expériences similaires. On constate ainsi une différence d'intensité dans la complexion passionnelle d'individus appartenant à la même famille, à la même région, au même groupe social et à la même nation.

Donc, et c'est fondamental chez Spinoza, chacun est tributaire, aliéné par la complexion passionnelle résultant de ses expériences passées mais il n'est pas libre intrinsèquement et donc éminemment prévisible pour quiconque connaîtrait en détail sa complexion passionnelle.

Abordons un point singulier dans notre action en tant que militants de la gauche de combat. L'individualiste de base nous dira : « mais comment peut-on dans un tel cadre envisager le combat politique puisque la notion même de valeur est mise en cause ? » En effet, en multipliant les complexions passionnelles on pourrait aboutir à un parfait capharnaüm, où chacun sera mené par sa propre expérience de la réalité.

De l'inexistence de la valeur :

D'abord reprenons la notion de valeur chez Spinoza. Dans la pensée des subjectivistes la valeur est une donnée objective sur laquelle personne ne peut diverger. Spinoza reprend la définition de la valeur en sens contraire : un « objet » n'a de valeur que par rapport à l'ensemble des affects qu'on lui porte. Autrement dit seul le poids des affects donne la valeur. Donc il n'y a plus de valeur commune possible.

Mais il ne faut pas oublier que dans une société il existe de puissants moteurs. En effet, et pour cet angle le structuralisme va servir, nous dirons que la société n'est pas une structure horizontale mais un ensemble coordonné des différents niveaux. Certaines structures comme par exemple la souveraineté de l'état, les valeurs morales, les lois, etc. Ces structures en fait sont complexes car si elles ont tendance à niveler chacun par une action de haut en bas. Mais l'origine des ces structures prend naissance « en bas » par coalescence globale d'une communauté de complexion passionnelles d'où ces structures tirent leur existence. C'est un effet de « transcendance immanente » : les règles qui s'imposent à nous en venant du haut ne sont acceptables, n'ont de valeur, que parce qu'elles proviennent d'un consensus qui a pris naissance en bas.

Résumons-nous car cette approche est féconde : en premier chef nous dirons qu'il n'existe aucune valeur absolue intrinsèque valide pour le groupe humain dans son ensemble pour Spinoza. Il n'existe que des prétentions à l'affirmation de diverses valeurs, portées chacune par des groupes qui les supportent. Ainsi on n'assiste pas à un conflit de valeurs mais un conflit de prétentions à la valeur.

On butte en ce point de la réflexion sur la notion de légitimité. Des milliers de pages ont été écrites autour de la légitimité mais Spinoza rejette la légitimité comme la valeur en assumant que les légitimités sont construites sur des « prétentions coalisées » à cette légitimité. Prenons un exemple historique : la légitimité du maréchal Pétain en tant que chef de l'État reposait sur le fait qu'il était le « vainqueur de Verdun ». Qu'est qui objectivement le rendait légitime à ce poste dans l'État ? Immédiatement sa légitimité a été contestée par les résistants qui ont fait de lui le responsable de la collaboration avec le régime nazi, ce qui le délégitimait au poste qu'il occupait en tant que représentant de la France, la France Libre bien sûr.

La valeur en économie...libérale :

Il est cependant étrange de constater que le mot valeur est utilisé dans de nombreux secteurs sociaux : les valeurs morales, les valeurs artistiques, les valeurs économiques. C'est précisément sur cette valeur économique qu'il faut pointer. En effet les « économistes » prétendent avoir accès à une valeur absolue en économie car ils prétendent mettre des nombres en face de la valeur économique. C'est une totale illusion. Il suffit de penser aux bulles financières qui éclatent les unes après les autres après être passées par un maximum. C'est P. Orléan(économiste atterré) qui en fait un démontage remarquable(++).

A ce point de l'explication il apparaît une tentation de relativiser totalement les différentes prétentions à la valeur, quel qu'en soit le champ, de les renvoyer toutes dos à dos : c'est une vision qu'on appellerait agoniste, c'est-à-dire en lutte constante( Voir le livre de Ch. Mouffe : « Agonistique. Penser politiquement le monde »).

L'éthique de Spinoza en elle-même :

Spinoza n'en reste donc pas là, sinon il n'aurait pas écrit « une éthique ».

En effet, Spinoza affirme l'existence d'au moins une valeur absolue : la connaissance, ou plutôt il définit trois genres/catégories de connaissance :

• Les connaissances du premier genre correspondent à la perception sensible (je vois, j’entends, je ressens), aux opinions courantes (connaissances acquises par « ouï-dire ») et à l’expérience. Ces connaissances sont partielles et douteuses car nos sens nous trompent parfois, les opinions sont diverses et contradictoires, et l’expérience de la vie est relative à chacun.

• La connaissance du deuxième genre nous est donnée par la raison. Elle s’exerce en mathématique, par exemple. Ce savoir est objectif, universel et affranchi des passions. Mais il ne nous donne qu’une connaissance abstraite et désincarnée du monde, telle qu’on la trouve dans la physique galiléenne de l’époque ou la théorie des cordes de la fin du 20ème siècle .(+)

• La connaissance du troisième genre est celle que peut acquérir le philosophe. C’est une sorte de perception globale et intuitive, obtenue au terme d’un long cheminement intellectuel. Elle permet de percevoir les choses dans leurs relations, leur développement, leur unité. Cette vision synthétique ou « holiste » du monde est censée procurer sérénité et béatitude. À ce moment, le philosophe vit une sorte de communion avec Dieu et la nature (pour Spinoza, « Deus, sive natura » : Dieu et la Nature sont une et même chose). Selon Spinoza, la connaissance du 3ème genre nous permet d'avoir une plus haute conscience de Dieu, de nous-même et des choses.

Action militante et conatus.

Si nous voulons imaginer une application militante de ce qui vient d'être expliqué nous pourrons dans un premier temps en conclure que selon Spinoza la vie n'est que conflit puisque le conatus poussant les différentes complexions passionnelles à s'exprimer, seul le conflit va pouvoir avoir une réalité. C'est sans compter sur le fait que la raison peut conduire à organiser les conflits et les transformer en une dynamique positive unissant dans différents groupes les complexions passionnelles que ces différents groupes possèdent en commun.

En disant cela, on comprend que l'action militante sera gouvernée par des ensembles synthétiques, pas nécessairement des partis, qui auront mis en synergie des affects pouvant être réunis et qui vont définir ainsi un affect supérieur gouvernant l'action du groupe.

Quel ensemble d'affects peut-être aujourd'hui mis en commun afin de créer une dynamique politique suffisante et capable d'assumer une action collective pouvant aboutir à un changement de société ? C'est le rôle des militants, de la discussion, de la comparaison, des occasions de luttes autour de problèmes relevant du quotidien . Une méthode expérimentale pour trier le bon grain de l'ivraie, de définir une ligne d'action efficace. Beaucoup de choses restent à faire.

(+) Même si les sciences ont beaucoup évolué depuis l'époque de Spinoza nous ne pouvons pas nous écarter grandement de cette vision : si nous nous en tenons aux contenus et à l'organisation des sciences dures( Pas l'économie « scientifique » s'entend !), ou des sciences naturelles. L'apport du deuxième genre reste la raison, et la capacité qui est donnée de suivre un raisonnement enchaîné. Toutefois les théories, et aussi bien « ficelées » qu'elles puissent être ne constituent pas une connaissance tant qu'elles ne sont pas confronté de façon harmonieuse et cohérente avec l'observation. C'est la raison pour laquelle nous sortirons « l'économie scientifique » de cet exemple car elle n'est presque jamais, ou si peu, vérifiée par l'expérience. Ce n'est donc pas une connaissance du deuxième genre. Une simple prétention à la légitimité mais qui a envahi l'espace au point de donner l'illusion d'une connaissance.

(*)
Dans la théorie marxiste, l'aliénation est la condition de l'individu qui ne possède ni son outil de travail, ni sa production. Le travail n'est alors plus qu'une simple marchandise vendue, qui détruit l'homme en détruisant son temps de vie :

"Un homme qui ne dispose d'aucun loisir, dont la vie toute entière, en dehors des simples interruptions purement physiques pour le sommeil, les repas, etc., est accaparée par son travail pour le capitaliste, est moins qu'une bête de somme. C'est une simple machine à produire la richesse pour autrui, écrasée physiquement et abrutie intellectuellement. Et pourtant, toute l'histoire moderne montre que le capital, si on n'y met pas obstacle, travaille sans égard ni pitié à abaisser toute la classe ouvrière à ce niveau d'extrême dégradation." (Karl Marx)

Pour Karl Marx, les causes de l'aliénation que sont le travail, l'argent, l'État (aliénation par le mythe des "citoyens" égaux), la religion (aliénation morale) doivent être détruites. Pour y parvenir, l'homme doit passer par une prise de conscience : ne plus croire en l'État, ne plus croire en la religion, refuser de se servir de l'argent comme moyen d'échange, arrêter de travailler en tant que simple marchandise. Cette prise de conscience doit s'accompagner d'un changement radical des institutions et de l'organisation de la société pour s'affranchir du capitalisme et fonder le communisme.


(++)https://www.youtube.com/watch?v=6RvCQH8ZQi0

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Published by puég-pichot - dans philosophie politique
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commentaires

constat69 27/01/2016 15:02

Tout un symbole ! la ligne dur du gouvernement s'affirme dans une mise en esclavage progressive , durable et concomitante avec la droite de LR.
C'est pas un hasard si c'est Mme Taubira qui se barre du système Valls / Macron.
Les prochaines étapes du développement de l'esclavagisme en France sont destruction du code du travail en accord avec la droite (joint venture) , la déprotection des chômeurs et pauvres de se pays pour faire plaisir aux libéraux et banquiers ! La destruction systématique et structurée des services publics remplacés par des services payant.
l'esclave Français est dominer par l'argent est le Maître symbolisé par l'europe.

La négritude est maintenant multi langues , multi couleurs. Le blanc comme le noir sera esclavagisé selon les critères des 3% pour faire plaisir à la Reichfurher Merkel qui pilote de mains de maitre le couple Valls / Hollande.
Le modèle du PS maintenant c'est le Medef ! et gare aux clowns socialistes qui essayeraient d'incliner la tête à gauche ! le Taubira , Montbourg, Fillipetti, Hamon on été durablement mis à la niche par le système oligarchique de l'argent et du lobby Libéral !
Montbourg revait d'une sidérurgie à la Francaise, Macron est arrivé pour mettre en place les actions du medef afin de développé des projets financiers , plus que nationaux.
Le parti socialiste réalise dans une silence de mort la fin du parti socialiste "de gauche". Valls entame la restructuration d'un parti socialiste de droite et le mot socialiste sera vite changé car Cambadélis est l'actionnaire du trio Valls / Macron / Hollande.

Melenchon qui vient d'entrer politiquement en réaction plus pour essayer de se faire élire que pour tirer la charrette à gauche, permet de voir que le PG n'a pas muri depuis les Régionales et que les constats à faire n'ont pas été fait ! Mélenchon se trompe manifestement et il va lui en cuire sévèrement d'ici 2017.
Toutes mes actions seront de maintenir mon analyse à gauche et le NPA ou LO auront une meilleur perception que des clowns de gauche qui à part dire Hollande est une bille, n'ont pas été capable de fédérer la gauche sur ces valeurs historique.
Le PS et Cambadélis ont réalisé une magnifique opération de terre brulée , même si force est de constaté , qu'il en sera une des victimes à terme. Mélenchon vient de rater la marche à gauche, dommage pour lui car elle ne se représentera plus ...
La gauche existe toujours et gardera sa ligne face à une ligne de liquidations sociales soutenues maintenant par l'UMPS et le FN .
L'avenir reste dans le soutient des partis comme le NPA et LO , les seuls qui gardent le visuel sur la société et attend qu'elle batte de concert avec eux !
Aux régionales, le PS à perdu c'est indéniable (malgré encore une certaine résistance artificielle), la droite n'a pas vraiment gagné ! le PG et les Verts ont perdu (faut savoir le reconnaitre) , le FN à gagné sur le déséquilibre de l'abstention (parti artificiel vivant des lacunes de la 5eme Ripoublique)

Valls croit avoir un boulevard ! les communiquants chargés en douce de liquider le gros hollande sont à l'oeuvre. Un Parti socialiste avec le coeur à droite est en place ! le mien n'a de place qu'a gauche et donc je combat ce parti au même titre que LR ou FN.

Mélenchon n'est plus crédible voilà la réalité de janvier 2016 ! la dure réalité.

puèg-pichot 24/01/2016 17:24

Je vais commenter moi-même ce billet car j'aimerais pointer certains détails:
1° Ce qui nous sépare de la droite, toutes famille confondues, c'est que dans notre "complexion passionnelle" l'obéissance au libéralisme n'est pas inscrite en positif mais plutôt en négatif.
2° Cependant on ne peut pas exclure que chacun d'entre nous ait été atteint à des degrés divers par les sirènes libérales et que dans certaines situations notre affect ne soit pas perturbé par cette "pollution" inévitable.
3° Comme je le souligne dans la dernière partie, notre propre dynamique d'affect peut entrer en symbiose avec certains affects "propulsés" par le néolibéralisme ambiant. Ce n'est pas un problème mais je tiens à comparer une réaction éventuelle qu'on pourrait nous reprocher, à la manière et selon les méthodes utilisées sous le le régime stalinien sous le nom d'autocritique ou pendant la révolution culturelle maoïste. Il n'est pas question de laver le cerveau des gens, et c'est ce à qui peut servir cette "éthique", c'est ce connaître sans avoir besoin d'une psychothérapie.
4° Inversement, certains termes dont la sémantique est complexe, comme par exemple tout ce qui tourne autour du "souverainisme" est balisé par des affects négatifs, excluant à priori l'expression de ceux qui se veulent "internationalistes". C'est au cours de discussions et d'explications(voir le sommet pour un plan B) que la connaissance du second genre peut modifier notre affect relativement à cette notion et la réinscrire selon une dynamique d'affect positive,rendant ainsi la notion opérante pour notre action.
C'est d'une des raisons qui me pousse à expliquer, toujours expliquer...

raphaël 24/01/2016 23:51

c'est bien, c'est bien, continue comme ça!
merci Jean Marie pour ta dernière livraison, vraiment très intéressante, instructive, ça me parle tout ça...
A relire...