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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 16:57
ESPAGNE, PODEMOS FAIT DE LA RESISTANCE

Nous vous proposons une nouvelle rubrique sur l'évolution des actualités politiques en Espagne, cette rubrique est assurée par Mireille qui en fera la rédaction-traduction, ce qu'aucun média "mainstream" français ne fait, merci à elle pour cette collaboration précieuse, bonne lecture.

Aujourd'hui, pas grand'chose de nouveau.

 

Le contexte.

 

Non seulement les interrogatoires des élus P.P. corrompus de Valencia se poursuivent, mais il semble qu'ils ne sont pas les seuls à avoir quelques soucis. On a tendance à oublier que la corruption n'est pas l'exclusivité du gouvernement Rajoy. Le PSOE a connu quelques errements aussi.notamment sous le gouvernement de Felipe Gonzales, de 1986 à 1996. Bref, ce dernier a beau faire partie des "barons" qui dictent sa conduite à Sanchez, il n'a pas forcément le nez propre, les affaires de fraude, de corruption, d'enrichissement personnel ayant concerné pas mal de gens de son entourage politique, ministres inclus.Or, voici qu'un "revenant" des ces années-là, Jose Antonio Viera, est sur la sellette, et est actuellement mis en examen. ce n'est pas un menu fretin: successivement délégué du Conseil Education et Science, délégué du gouvernement de la junte d'Andalousie à Séville, délégué du gouvernement d'Andalouse, Conseiller pour l'Emploi et le Développement technique, ex-secrétaire général du PSOE d'Andalousie,ex député, et récemment démissionnaire, ou...démissionné. Il est interrogé pour des tripatouillages divers et variés et de détournement de fonds publics, avec, si j'ai bien tout compris, des emplois irréguliers.

 

Rien que de banal, hélas, mais gênant au moment où Sanchez veut combattre Rajoy sur le terrain de l'intégrité en politique.

 

 

Rajoy et le P.P.

 

Rajoy continue à camper sur sa position, il n'a désormais plus qu'un refrain: c'est la crainte du séparatisme, refrain d'autant plus seriné que le bilan économie et emploi parait faible, en dépit d'une embellie en trompe-l'oeil.

 

Il doit rencontrer Sanchez vendredi au parlement ( conseil des députés), mais je me demande ce qui peut bien sortire de cela, sachant qu'il a proclamé la semaine dernière qu'il ne voterait pas l'investiture à Sanchez, et qu'il a déclaré aujourd'hui que pour ce vote, le P.P. ne s'abstiendrait pas.

 

Ciudadanos

 

Rivera dévoile plus ou moins le secret de Polichinelle, en déclarant aujourd'hui qu'en l'absence d'accord (et comment y en aurait-il un, arithmétiquement parlant, la situation est bloquée), on s'acheminait vers des élections.

 

Sanchez et le PSOE

 

Sanchez a rencontré aujourd'hui deux formations autonomistes, le PNV(Parti nationaliste basque), ne pas voir dans "nationalisme" un indépendantisme forcené, ce terme recouvre souvent une volonté de reconnaissance identitaire, le PNV est une toute petite formation . Résultat: il montre ainsi sa volonté de dialogue, mais rien en terme de soutien n'est sorti de cette rencontre, le porte-parole du PNV a de toute façon rappelé l'importance de l'autodétermination, et des compétences de la province autonome.

 

Sanchez  a aussi rencontré l'ERC, la Gauche Républicaine de Catalogne, 9 sièges au parlement. C'est une gauche indépendantiste, moins radicale que En Comu Podem (Podemos catalann), mais indépendantiste quand même , et qui demande le referendum pour l'indépendance de la Catalogne, rejeté par les barons du PSOE. Autrement dit, pas de referendum, pas de soutien ppour l'investiture...

 

C'est aussi la condition sine qua non rappelée par Domenech, leader de En Comu Podem.

 

Aujourd'hui, les deux "Tititeros", c'est -à-dire marionnettistes emprisonnés pour délit d'apologie du terrorisme, ont été relâchés. En fait, ce que déclarait hier Podemos a été entendu: ce spectacle de marionnettes figurait bien sur une video de démonstration, et cette mili-troupe, tendance iconoclaste, a été retenus par l'organisation des festivités du carnaval. Il semble qu'il y a eu un gros malentendu: savoir que ce spectackle carnavalesque ne devait pas être destiné à des enfants.

 

Cet incident a donné lieu à un débat sur la liberté d'expression, et d'aucuns se sont référés à Charlie Hebdo, insistant de plus sur le fait que au moment où l'Espagne est en état d'alerte maximum, à cause des menaces islamistes pour récuperer Al Andalus, on avait fait un montagne d'un incident qui avait au plus choqué une cinquantaine de personnes , qui était partie d'un malentendu, et qui ne méritait pas cet excès de répression et de publicité. Sauf que l'occasion était sans doute trop belle pour la droite horrifiée et les socialistes hypocrites de demander la tête de Manuela Carmena, maire Podemos de Madrid.

 

Faut-il que Podemos inquiète, pour que à droite comme à la pseudo "gauche", on cherche tous les prétextes pour déconsidérer ce parti, voire le rendre suspect, ou le désigner comme danger public, poux compris.

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commentaires

raphaël 12/02/2016 01:11

Encore merci pour ta page actu d'Espagne, tu as raison, c'est mieux mis en valeur ici (merci aussi Denis). Tu devrais importer aussi les précédentes dans une rubrique "archives", pour garder le fil...