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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:51

Rien de bien nouveau depuis quasiment une semaine, ou plutôt, on s'agite, on s'agite, on donne des dates, des échéances, et au total la situation est exactement celle que j'avais décrite et celle que je prévoyais pour les jours suivants?. Sauf que les dates se précipitent, et que le 2 mars, donné par P. Sanchez comme date du dépôt de la formation en vue de son investiture, se rapproche pas mal,k et ça rend certains nerveux.

 

LE CONTEXTE

 

Les révélations se succèdent concernant les scandales dans lesquels le P.Populaire est impliqué, et pendant une semaine A. Rivera, le photogénique leader de Ciu's , a semblé prendre quelque distance avec Rajoy, qui parait de moins en moins avoir été ignorant de tant de turpitudes et autres prévarications et autres fausses factures. Par exemple l'ex-maire de Valencia Rita Barbera, mise en examen, libre mais sous contrôle de la justice, n'a pas démissionné de son mandat de conseillère , fait toujours partie du P.P., at que Rajoy a déclaré que, tant qu'elle n'était pas déclarée coupable, il ne voyait pas pourquoi elle démissionnerait (en fait elle se fait porter pâle aux divers conseils auxquelqs elle devrait assister), et estime peu crédibles les accusations de corruption dontelle fait l'objet. Un tel aveuglement stupéfie tout le monde.

 

LES POSITIONS DES UNS ET DES AUTRES

 

Rajoy a donc tenu congrés, et a réaffirmé ses intentions:

-Former une grande coalition avec Ciu's et le PSOE (qui pour le coup derait dans une coalition de droite, tu parles que ça va marcher...), coalition dont il serait naturellement le chef, vu que, selon lui, avec 7 millions et demie d'électeurs, il a remporté les élections.

-Lutter contre la corruption et mettre les choses au net. sauf que son soutien à Rita Barbera ruine totalement ce discours, absolument plus crédible.

-Voter non à tout gouvernement présidé par P. Sanchez, même si Podemos n'en faisait pas partie. Le patron, c'est lui Rajoy, un point c'est tout. A part ça il ne bloque rien...Les Espagnols sont de plus en plus excédés par ce pou qui s'accroche désespérément à la toison du pouvoir au mépris de toute réalité.-Et il a réitéré que, si le 2 mars P.Sanchez échouait à présenter un projet de gouvernement pour l'investiture, il se présenterait lui-même. Sans se soucier de savoir si le roi, qui lui avait déjà proposé de se porter candidat à l'investiture, acceptera ànouveau de le faire, car il avait refusé, au motif qu'il n'aurait pas assez d'appuis pour avoir une majorité parlementaire. Sauf qu'aujourd'hui il est plus impopulaire que jamais, et que, même en cas de nouvelles élections au mois de juin, il serait sèchement battu par le PSOE, ou...Podemos.

C'est pourquoi Sanchez, lui, dans cette dernière perspective, tente à tout prix d'éviter des élections qu'il n'est pas sûr de remporter.

 

A. RIVERA, POUR CIU'S

 

Il a pris quelque distance avec le P.P. qui sent bien un peu le soufre à présent, mais pas trop rudement quand même: en effet le P.P. compte quelques jeunes lassés des vétérans de leur parti et qui veulent lui donner un nouvel élan: en ce cas, une entente avec eux pourrait être un bon coup de pouce à CIU'S, qui se pose en centre démocrate mais est de plus en plus identifié comme droite modérée, mais droite quand même.

Il prône le dialogue et la main tendue, et clame un peu partout qu'il faut différencier l'investiture de l'exercice du gouvernement.

Pour ma part j'ai du mal à faire cette différence, car l'investiture est quand même un sacré chèque en blanc, mais bon.

Bon garçon, Rivera a déclaré également qu'il ne verrait pas d'empêchement à faire partie d'une grande coalition de droite , à condition qu'on y accepte 70% de ses propositions, comme ce sont des propositions réformistes on ne risque pas une révolution, c'est sûr. 

Mais Sanchez étant également pour un gouvernement de changement ET Réformiste, ça leur fait au moins quelque chose en commun.

Rivera l avait donc programmé une réunion bilatérale avec P. Sanchez ce matin 23 Février, avec 5 points d'accord possibles: la lutte contre le terrorisme, la révision de la fiscalité entre autres, mais aussi la révision de la Constitution, avec la limite à 8 ans maximum des mandats électifs, et la suppréssion des députations des grandes agglomérations, qui forment une sorte d'Etat dans l'Etat. C'est un petit futé, Rivera: car il fait partie de ces trentenaires vierges en politique, et qui surfent sur la vague du "tous pourris" générée par la corruption. En éliminant d'entrée de jeu les caciques vieillissants, il ménage une jolie place pour lui-même et ses copains pour les années à venir. Et supprimer les députations, c'est priver les vieux partis historiques, comme le P.P. et le P.S.O.E., d'un vivier où les amateurs de hochets et autres sièges , entretiennent leurs affidés. Pas bête du tout.

De plus, avec sa tête de premier communiant propre sur lui, il répète qu'il souhaite que l'Espagne se dote au plus vite d'un gouvernement, qu'il met tout en oeuvre pour cela, et que dans la plus totale transparence il est prêt à discuter à droite comme à gauche, pour trouver une solution.

"Dans la transparence" est une expression qui lui est quand même revenue à la figure telle un boomerang ce matin lors de la conférence de presse qu'il a tenue au sortir de sa rencontre avec Sanchez. En effet, hier après-midi,  le P.S.O.E. était en réunion avec Podemos, En Comu et la Izquierda Unida, réunion annoncée à grand son de trompe, et strictement   en même temps, le P.S.O.E. était en réunion secrète avec Ciu's, ces socialistes, on ne les refera pas, mais bref, tout se sait, et ce matin une journaliste a demandé à Rivera comment il pouvait parler de transparence et en même temps tenir une réunion secrète. Embarras de Rivera, qui a répondu que la réunion était "discrète, pas secrète". 

De l'art de se faire flinguer en une phrase au bout d'une demi-heure d'efforts pour se faire une image...

Et voilà, Ciu's n'a plus qu'à attendre deux ou trois jours pour savoir ce qui va sortir de la réunion entre P.S.O.E. et Podemos pour savoir à quelle sauce il doit s'accommoder, une grande coalition P.P.+Ciu's+PSOE, qui a mon sens a fort peu de chances de voir le jour, sauf à prendre le risque d'ancrer durablement le P.S.O.E. à droite. J'ajoute que lCiu's est toujours incompatible avec une forme quelconque de gouvernement où entrerait Podemos.

 

LE P.S.O.E.

 

 

Comme je viens de l'expliquer, le P.S.O.E. joue aussi du violon sur l'air de l'entente dans l'intérêt de l'Espagne, et de la possibilité d'une coalition de gauche, celle-ci excluant Ciu's, incompatible avec Podemos.

Hier, donc, réunion qui a duré fort tard entre les représentants du PSOE, de Podemos, de En Comu Podem, et de Izquierda Unida. Cordialité affichée, points d'accord, dialogue, les ingrédients pour que la mayonnaise prenne, surtout que les calculs avaient été mis sir la table et que la proposition était d'offrir à Sanchez une majorité absolue et plus que confortable pour son investiture et plus si affinités. 

Sauf que...Au même moment le P.S.O.E discutait en secret avec Ciu's, que cela a fuité, et que ça n'a pas fait le meilleur effet.

En plus, Sanchez avait, si vous vous souvenez, la semaine dernière, refusé de renconter Podemos avant la réunion Bilatérale entre Iglesias et lui, ce qu'il avait accordé au P.P. et, donc, à Ciu's.

C'est un brin gênant. Je ne sais pas si Sanchez, à la suite de Rivera, a tenu sa propre conférence de presse après leur réunion de ce matin, mais à midi il n'avait pas encore fait le moindre commentaire, ni personne de son parti d'ailleurs.  

 

PODEMOS, EN COMPROMI & Cie, IZQUIERDA UNIDA

 

Ils se sont donc réunis hier longuement, pour jeter les bases d'un accord pour une large entente de gauche. 

La question catalane est plus que jamais au coeur du débat, mais avant-hier il y a eu un événement marquant: le roi a fait une visite officielle en Catalogne, a pris la parole au Parlement de Catalogne...en catalan, j'avoue que les premiers instants j'avais cru à un doublage habile, mais non.  C'était surréaliste, car le président du Parlement de Catalogne, Carlos Puigdemont, non seulement a dans son discours d'intronisation avait refusé de prêtrer serment au roi, et Rajoy avait déclenché une demande de recours pour savoir si ces élections étaient valides, et le Parlement de Catalogne a voté en novembre une motion demandant l'indépendance de la Catalogne. Reçu néanmoins fort courtoisement, le roi a souhaité que dans le futur l'Espagne et la Catalogne oeuvrent conjointement pour le bien des Espagnols, ce qui peut tout dire, y compris le fédéralisme...C'est aussi une façon de dédramatiser le débat, en ne faisant pas de la Catalogne un point d'achoppement pour les négociations.

Bref, tout se passait au mieux, jusqu'à l'annonce de la réunion secrète en parrallèle du P.S.O.E. et de Ciu's.

Ce matin Iglesias, interrogé téléphoniquement par une télé , n'a pas fait de commentaires inutiles , et attend sa réunion avec Sanchez.

 

 

EN RÉSUMÉ

 

Quand Sanchez et Iglesias se seront rencontrés, il y aura quelques jours de réflexion, les dés seront jetés.

Rajoy attend de moins en moins discrètement de nouvelles élections, qui ne pourraient se produire que mi juin.

Ciu's ne se mouille pas.

Sanchez doit se déterminer avant trois ou quatre jours, faire ou non le pari du changement avec Podemos, sinon...Sinon nélections en juin.

Ce qui serai le moyen le plus net de trancher enfin, de toute façon le P.P. est encore en pente descendante , et l'attitude pusillanime du PSOE, ainsi que le double langage de Sanchez, ne peut que conforter Podemos.

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Published by cronosMireille - dans actualités espagnoles
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