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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 09:02
PODEMOS FAIT DE LA RESISTANCE

Aujourd'hui, 50 ième jour de ce nous pouvons appeler La Résistance de Podemos.

 

Situation inchangée.

 

 

Rajoy et Rivera se sont rencontrés, et comme d'habitude Rivera a déclaré qu'il était hors de question de participer à un gouvernement où figurerait Podemos ou des indépendantistes. Ce faisant, il participe au bloquage de la situation, ce qui serait comique si la situation de beaucoup d'Espagnols n'était aussi dramatique. En effet, Ciudadanos, c'est 40 sièges, et Podemos avec les partis "satellistes", c'est au minimum 85 sièges. Et Rivera agite ses petits bras...

 

Il fait le digne pendant de Rajoy, qui , pour sa part, répète obstinément qu'il a gagné les élections, puis qu'il dispose de 123 sièges, alors qu'il en a au moins 185 contre lui. Car c'est ainsi, la fin du bipartisme aboutit à ce que chaque formation est  fondée à se maintenir , à constituer ou, selon le cas, à participer à une coalition, et à condition d'avoir un nombre de sièges suffisant, à avoir une minorité de blocage. Donc, Rajoy estime qu'il est, lui seul, en droit de diriger un gouvernement, avec ces seuls pauvres arguments: d'abord il pense, contre toute évidence, être majoritaire, ensuite il martèle qu'il est le recours de l'unité espagnole contre le séparatisme et le terrorisme indépendantiste (celui-ci étant terminé avec le cessez-le-feu de l'ETA depuis 5 ans, mais ce détail a échappé à Rajoy).

 

Mais les deux se livrent à ce marché: Rajoy somme le PSOE de se rallier à sa coalition , car de toute façon lui n'accordera jamais l'investiture au PSOE, et Rivera somme le PSOE de choisir entre Podemos ou Ciu's.

 

Pendant ce temps Sanchez poursuit la tournée des popotes. Après les acteurs de la vie culturelle, qu'il veut inclure dans un projet commun, après l'ERC et le PNV (Gauche Républicaine Catalane et Parti Nationaliste Basque dont le soutien, quoi qu'il arrive, dépend de la tenue d'un referendum pour l'indépendance de la Catalogne, aujourd'hui ce sont les collectifs et syndicats de travailleurs ou patronaux. Il peut toujours se faire plaisir, après tout, et cela donne aux Espagnols l'illusion qu'il se démène pour débloquer la situation. En réalité, un syndicaliste catalan , s'il est indépendantiste, votera toujours en tant  que catalan avant de voter comme syndicaliste , et un entrepreneur ou un patron catalaniste fera strictement pareil, alors...

 

Cette tournée des popotes, à mon avis, n'a de sens que parce qu'elle est en fait une mini-campagne électorale déguisée avant les élections générales qui ne manqueront pas de se produire, pour essayer de faire bouger l'opinion.

 

Dans cette perspective, plus on tape sur Podemos, mieux c'est.

 

Sauf que cette triste lutte pour le pouvoir écoeure de plus en plus de gens. Sauf que les scandales dévident chaque jour leurs révélations, que ce soit à Valencia, que ce soit en Andalousie fief PSOE, que ce soit jusque dans la famille royale, ou dans la fraude fiscale soupçonnée de Jordi Pujol, l'ex president de la Generalité de Catalogne dans les années 90, pour la CDC, Convergence Democratique de Catalogne, un truc centriste socio-libéral. Sauf que les chiffres de l'économie ne sont pas vraiment bons...

 

Demain, rencontre de Sanchez et de Rajoy au Parlement ( Congrès des députés), je présume que chacun agitera son embryon de programme avec des poins de convergence pour montrer l'ouverture à la discussion, mais que chacun prétendra avoir la légitimité à former un gouvernement. 

On n'en sort pas...

 

Les marchés boursiers, après une timide et relative embellie hier, ont replongé dans l'affolement, les banques ne font confiance à pas grand'monde, et l'instabilité politique aggrave encore la situation. 

 

 

ET MAINTENANT?

 

Pas un flash d'info sans des interrogatoires ou des mises en examen, soit ça dégoûte les électeurs, soit ça les pousse vers Podemos, à la rigueur Ciu's, mais ce dernier parti risque de payer devant les urnes le soutien trop appuyé au P.P.

 

Sanchez a encore une quinzaine de jours pour former sa coalition. Tout le monde se livre à cette guerre de position, quant à Podemos, le parti ne retire rien de son programme anti austérité, mais si le temps joue pour lui, la lassitude des électeurs et les mauvais coups auxquelles se livreront les autres formations sont aussi des dangers?

 

demain CR de l'entrevue Sanchez-Rajoy.

 

Mireille

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commentaires

Mireille 13/02/2016 19:32

Merci Carol, et merci Dnis.

Comme Denis le propose, le compte-rendu de la situation en Espagne ne pourra demeurer quotidien, car les situations de blocage entraînent fatalement des redites, et cette lecture deviendrait vite fastidieuse.

C'est pourquoi je ferai une synthèse de l'actu de plusieurs jours, quand il y aura un fait remarquable à signaler. Ainsi, je me propose de faire demain le compte-rendu des journées du 11, 12 et 13 février, sachant que le dimanche les rencontres et autres contacts entre les partis sont plus rares.
Les événements se préciseront sans doute dans le courant de la semaine, car Podemos est le seul groupe que Sanchez n'a pas encore rencontré, et il a demandé à Iglesias de discuter pour savoir si il pourait y avoir un début d'accord. Le temps commence à presser: Sanchez est censé présenter sa demande d'investiture dans les premiers jours de mars...

Carol DEBY 13/02/2016 12:59

Excellente, cette rubrique. Claire et dynamique.
Merci à Denis pour l'hébergement