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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 15:55
SAA Armée Arabe Syrienne

SAA Armée Arabe Syrienne

Syrie : situation au 26 mai 2016

 

 

L’armée syrienne souffre de sérieux revers dans le gouvernorat d'Alep (d’après un reportage de Chris Tomson, daté du 23/05/2016)

 

Rappel : Le 1er avril 2016, un groupe islamiste, Jaish al- Fatah, prenait l’offensive.

 

L'armée arabe syrienne (SAA) a depuis perdu le contrôle de deux villes clés au sud de la ville d'Alep, à savoir al- Eis et Khan Touman. Certains soutiennent que cette perte de territoire est due partiellement aux tensions entre les centres de commandements iraniens et russes, deux alliés par ailleurs dévoués aux forces armées syriennes. Voir Al-Masdar News (AMH)

https://www.almasdarnews.com/article/southfront-syrian-army-suffers-s-erious-setbacks-aleppo-governorate/

 

De sévères combats ont eu lieu durant le mois d’avril.

Les troupes loyalistes occupant Palmyre ont été quelques jours menacées.

Début mai, la situation militaire semblait reprise en main par Damas.

On se demandait, le lundi 16 mai : « Est-ce le début de la grande offensive ? » car AMH publiait:

«L’Armée Syrienne et les marines russes ont coupé la route de ravitaillement d’ISIS Raqqa-Homs ».

https://www.almasdarnews.com/article/syrian-armed-forces-cutoff-isils-supply-route-raqqa-east-homs/

 

La veille, la 68e Brigade de la 18e Division de tanks de l’armée arabe, les marines russes et les paramilitaires afghans Liwaa Al-Fatemiyyoun – ont pris le contrôle total de 4 collines près des champs gaziers de Al-Sha’ar après une courte bataille avec ISIS. Selon une source militaire de l’aéroport military T-4, les forces syriennes et leurs alliés ont libéré Tal Karbala, Tal Taha, Talat Majd, and Tal Karar occupés par les terroristes d’ISIS, dans le nord-est de Homs. Comme résultats de ces opérations militaires pleines de succès, les Forces Armées syriennes et leurs alliés ont maintenant coupé la route de ravitaillement principale allant du gouvernement d’Al-Raqqa aux champs gaziers de Al-Sha’ar, au nord-est de Homs.

https://www.almasdarnews.com/article/syrian-armed-forces-cutoff-isils-supply-route-raqqa-east-homs/

 

Mais…

Le 23 mai, une mise au point de South Front, peignait une autre réalité

https://southfront.org/international-military-review-syria-may-23-201

 

L’armée régulière mise en difficulté à Alep.

Le fonctionnement des forces gouvernementales syriennes dans la ville d'Alep est confronté à un véritable défi. Un moment critique dans l'activité des loyalistes a été la chute de la ville de Khan Touman qui a été prise par Al Nusra et les alliés de ce groupe. Les Iraniens ont subi des pertes majeures dans ces affrontements. Pendant ce temps, les milices palestiniennes ont échoué à couper les lignes de ravitaillement des militants d’ISIS dans le domaine de Handarat. La source de cette situation n’est pas un secret. Il est du au niveau d’entraînement et de la tactique de l'armée arabe syrienne (SAA) et de l'Armée des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ainsi qu’à la faible planification du personnel. Par exemple, à ne compter que sur les formations militaires irrégulières dans les tentatives de couper les lignes d’approvisionnement d’ISIS, près d'Alep, ce qui fut une erreur majeure.

 

Dissensions entre Russes et Iraniens

Décrivant cette opération, les experts occidentaux font valoir quelques difficultés entre Moscou et Téhéran. Selon eux, l'Iran pousse la crise syrienne vers une solution militaire, tandis que la Russie soutient les efforts diplomatiques internationaux, qui pour eux, constituent le seul moyen de réussir. Les forces iraniennes sont également insatisfaites par le faible niveau de l'appui aérien russe à Khan Touman, ignorant les mauvaises conditions météorologiques à ce moment-là. Southfront ne défend pas les vues radicales des experts occidentaux parce que les efforts diplomatiques en cours n'excluent pas la capacité de mener des opérations militaires contre les groupes, exclus du cessez-le-feu. Cependant, les développements récents ont montré clairement que le CGR ne parvient pas à des opérations offensives ou défensives indépendantes sans le soutien de l'air russe et, soyons clairs, sans les stratèges militaires russes.

L'Iran a toujours donné l’image d'un négociateur intransigeant et d’un allié capricieux. Les troupes iraniennes ont versé un large tribut de tués, depuis septembre 2015.


 

Que fait le Hezbollah ?

D’autre part, Southfront ne peut pas confirmer les rumeurs, lancées par les médias occidentaux, que les unités du Hezbollah doivent être redéployées d'Alep à la frontière syro-libanaise et que le groupe chiite diminue son implication dans le conflit. Cette désinformation a surgi du fait que certaines unités du Hezbollah ont été récemment envoyées d'Alep à Daraa et Homs où la situation est critique. La mort de Mustafa Badreddine ne change rien à l'approche du Hezbollah en Syrie. Le groupe participera au conflit tant que cela est nécessaire pour son sponsor principal étranger, l'Iran. Le problème est que le CGR, le Hezbollah et le SAA ne sont pas en mesure de porter un coup dévastateur pour les terroristes dans le pays, en raison d'un bas niveau de qualification des officiers. La solution du problème pourrait être la reconnaissance du rôle de premier plan du personnel de commandement russe dans la planification et la coordination des opérations en cours. Si Téhéran n’est pas prêt à le faire pour certaines raisons, nous allons continuer à observer de lourdes pertes des loyalistes dans des tentatives guère réussies pour augmenter leur action contre les terroristes.

Une incertitude : une attaque soutenue par les USA serait en préparation

Kurdes et Américains se prépareraient à attaquer Raqqa, capitale de l’ « Emirat Islamiste »

https://southfront.org/kurds-and-their-allies-launch-operation-in-northern-raqqa-syria-video/

L'annonce du FDS, postée sur son compte Twitter officiel, affirme que l'opération serait axée sur les zones en grande partie kurdes, au nord de la capitale d’ISIS, Raqqa. Les médias occidentaux font valoir que cette opération fait partie d'un mouvement plus large, en poursuivant l'objectif de libérer la ville de Raqqa.

Les Russes font des offres de coopération pour cette opération. Le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, a déclaré que la Russie est prête à coordonner ses efforts anti-terroristes avec la coalition menée par les USA afin de battre ISIS à Raqqa.

Addition : un communiqué de Southfront a confirmé le 27 mai le début d’un engagement des Kurdes et des Américains.

L’embrouille entretenue par les USA

Moon of Alabama était rassurante, la semaine dernière. Arrêt sur info a traduit cet article en français :

http://arretsurinfo.ch/syrie-apres-des-detours-les-etats-unis-ont-finalement-accepte-le-plan-de-cessez-le-feu-russe/

Mais le 23 mai 2016, Finian Cunningham, le journaliste de Belfast passé à la contestation, révélait sur ICH : «  Kerry Threatens War-Without-End on Syria (Kerry menace d’une guerre sans fin en Syrie) ».

http://www.informationclearinghouse.info/article44724.htm

 

« En d'autres termes, le top «diplomate » de l'Amérique fixe un ultimatum criminel à l'état souverain de la Syrie et au gouvernement élu du président Bachar-al-Assad. Kerry dit, en termes clairs, que si les autorités syriennes n'acceptent la demande de Washington pour un changement de régime, le pays sera confronté une guerre sans fin. »

« Pas de changement de régime ? La guerre. Ce cher Kerry ! Il est sympathique, l’air d’un dadais devant Lavrov. Mais les fous de Washington veillent, et Kerry, le toton docile, revient sur ses propos » (Traduction fidèle des phrases de Cunningham).

 

Il semble qu’il y ait co-existence d’un clan « tempéré » (Pentagone) et d’une faction néocon, impérialiste, antirusse et belliqueuse à la Maison Blanche.

 

Seymour Hersh avait fait cette constatation au début de cette année.

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=166923&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

Chronique d’un brigandage international en terre d’Islam  (suite)

Conclusions actuelles

 

1) ISIS a encore beaucoup de ressources (armes, équipements et mercenaires envoyés par les « monarchies » pétrolières.

 

2) ISIS constitue un réel danger pour l’Europe.

 

3) Les USA ne constituent pas, actuellement, un adversaire efficace contre les islamistes.

 

4) La Syrie devient un bourbier où les Russes devraient limiter leur participation. Les 10 années de guerre menées en Afghanistan ont démoli l’URSS.

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Published by Lantiquon - dans chronique syrienne
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commentaires

puég-pichot 01/06/2016 15:46

Commentaire intéressant et conclusion raisonnable.
Mais la Russie peut elle laisser faire en abandonnant le terrain aux USA et au chiites extrémistes de l'Iran et du Hezbollah ?
Non certainement. C'est la raison pour laquelle S. Lavrov essaie d'obtenir un règlement pacifique mais dans mesure où les alliés objectifs de USA versent continuellement de l'huile sur le feu en alimentant ISIS et ses satellites en armes, munitions et logistique, que les USA privilégient une guerre d'usure, la Russie ne pourra pas se tirer du sac de noeuds, sauf en fermant ses frontières à l'intrusion potentielle, en fait qui résulterait d'une extension dans la durée du conflit, de façon radicale.
Mais cela ne me paraît guère réalisable...

Carol DEBY 02/06/2016 16:01

La Russie ne peut oublier que la chute de l'URSS est du en très grande partie à une crise financière, due à une décennie de combats stériles dans le bourbier afghan