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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 12:14
Fil conducteur…entre politique et écosystème

Nous assistons depuis la publication de la Loi EK à une montée en puissance du refus de la société de tout avaler à la manière dont les gens s'étaient habitués : courber la tête en sachant que l'on se fait pressurer toujours un peut plus mais la courber quand même en pensant que l'on y peut rien, que tous les beaux messieurs et les belles dames sont pourris jusqu'aux yeux mais comme ce sont eux qui possèdent les manettes...TINA quoi !

 

Dans ce sursaut de vigueur combative contre une loi inique, dont l'article n°2 est la philosophie sociale – le reste n'étant que de l'emballage pour distraire les gogos -, les observateurs attentifs peuvent constater que les luttes s'organisent à la fois selon des modalités traditionnelles : grèves et blocage divers, manifestations, actions particulières comme le blocage de l'entreprise du patron du Medef et parallèlement l'occupation des places publiques selon des modalités déjà éprouvées ailleurs, que ce soient le mouvement des indignés espagnols ou, plus ancien le mouvement OWS (Ocuppy Wall Street).

 

Il n'y a pas qu'en France où le mécontentement populaire s'exprime, comme en Belgique précisément où l'on brûle le premier ministre en effigie.

 

Ce mécontentement, intolérable pour les valets de l'oligarchie financière (mais aussi pour leur patrons) est passée sous silence, tel «nuits debout», traité médiatiquement sans analyse et au pas de course, ou systématiquement dénigré au moyens d'arguments factices ou tendancieux, toute cette contre propagande ayant pour but unique de disloquer le mouvement en opposant, comme de coutume dans un système libéral, les gens les uns contre les autres.

 

Les attaques contre les représentants actifs de ce malaise général se manifeste par des imbécillités notoires comme les remarques du ministre de l'économie ou d'un roquet du capital comme F.O. Giesbert.

 

Ce fatras de contre-attaque n'ont qu'un seul but : décrédibiliser le mouvement, car, à leur point de vue, il n'y a aucune raison à ce que les travailleurs français, les retraités et les jeunes en aient plus qu'assez d'une situation où l'exploitation atteint des sommets jusqu'alors inégalés dans une ambiance de matraquage consumériste accompagné d'un matraque physique exercé par les «forces de l'ordre» devenant pour l'occasion force du désordre, obéissant servilement à des donneurs d'ordre embusqués, en fait revêtus d'une autorité qu'ils ne détiennent que d'un pouvoir pseudo démocratique que sont les ministres dont ils dépendent.

 

Que dire d'un ministre de l'intérieur qui ne réagit pas à la mort d'un manifestant suite à l'utilisation impropre d'une « arme » non létale ?

 

La démission immédiate de ce ministre eût été de rigueur si l'honnêteté politique et la vigueur démocratique avaient été de mise. Mais le même personnage plastronne dans les médias officiels et continue à autoriser les officiers qui dépendent de son ministère de donner des ordres dans le sens d'une répression sauvage de la contestation, quand cela n'est pas patent, tel le vidage par la force du blocage d'un collège par les parents d'élèves mécontents. C'est le recteur qui l'a ordonné nous dit on. Depuis quand le Recteur d'académie a -t-il autorité de police ?

 

Et tout ce marasme politico-social pendant que l'eau monte un peu partout.

 

Certes la presse se fera écho des dégâts provoqués par la monté des eaux, certes on évoquera, à titre de banalisation le bétonnage forcené de l'espace urbain, certes on évoquera la saturation des sols, certes on fera appel à un historien, un expert -car absolument nécessaire pour valider l'info-, que des crues semblables se sont déjà produites dans le passé, même qu'à certains moments c'était pire.

 

Il semble bien que si ce fut pire par le passé, des travaux de structuration de l'espace aquatique avaient été réalisés précisément pour atténuer de tels événements, non ?

 

Certes, mais il est tombé des quantités purement incroyables de pluie que tous ces ouvrages d'art sont incapables de réguler le débit ainsi créé.

 

Précisément, c'est là le problème.

Est-ce de l'incompétence des ingénieurs qui ont fait réaliser ces travaux ?

Est-ce lié à une sous évaluation du phénomène ?

 

Non.

 

Tout cela provient du fait d'une situation nouvelle.

Vous n'êtes pas au courant ?

Les médias n'en ont pas parlé ?

Diable !

 

El Niño 2015-2016 est un gigantesque filou capable de la pire des ruses. Il refuse tout simplement de partir et se maintient même sous une forme herculéenne bien au delà des limites des lucarnes d’observation communément établies en El Niño 1+2, El Niño 3, El Niño 3.4 et El Niño 4 : à savoir l’ensemble de la bande tropicale d’observation représentée par la région (5°N-5°S, 80°-200°W). L’analyse seule de l’anomalie des températures de surface dans cette région n'est pas indicative. Il faut prendre beaucoup plus de recul -mais il ne faut pas affoler les populations, déjà que…- pour se rendre compte que quelque chose ne va pas. Car si chacun est d’accord pour dire que le phénomène El Niño 1997-1998 était vraisemblablement l’un des plus puissants du XXème siècle, alors les scientifiques -experts- devraient tous reconnaître que le phénomène El Niño 2015-2016 est à lui seul le plus puissant jamais enregistré.

 

Ajoutez à cela une conséquence qu'est la fonte prématurée et rapide de la banquise de l'océan arctique et les perturbations conjuguées : début mai 2016, la Mer de Beaufort située bien au delà du Cercle Polaire Arctique, au nord-est de l’Alaska, a vu sa banquise s’effondrer en l’espace de quelques jours seulement. Il s’en est suivi une gigantesque houle orientée du sud vers le nord à laquelle la banquise arctique devenue beaucoup trop fine au fil des années, n’a pas pu résister bien longtemps. La glace ainsi pilée ne devrait plus trop tarder à fondre désormais sous l’effet conjugué d’un forçage radiatif dû aux gaz à effet de serre, notamment au méthane, toujours plus violent, et des frictions au sein même d’une banquise désormais entièrement fracturée. L’enthalpie de fusion de la glace aidant, l’Humanité s’apprête donc à évoluer pour la première fois sur une Terre dont l’Océan Arctique allait se retrouver quasiment entièrement dépourvu de glace.

 

Où est passée l'eau qui constituait cette glace ?

 

Disparue ?

 

Au secours Lavoisier ! Au secours les lois de conservation de la masse !

 

Je pense que chacun a compris !

 

Les phénomènes cévenols à répétition, les orages déversant 54 mm d'eau au m² en deux heures, sont la preuve du dérèglement climatique.

Mais vous comprenez, il ne faut pas affoler la population !

Allez donc dire cela aux gens qui se retrouvent les pieds, et plus, dans l'eau !

 

IL EST URGENT DE RÉAGIR !

Il faut procéder autrement !

Il faut en prendre la décision rapidement !

C'est une question de dizaines de mois, pas de dizaines d'années !

 

Nous dépasserons le scénario +8,5°C bien plus tôt que le GIEC n'ose l'envisager !

 

Et comme ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent rien entendre et se crispent sur le court terme et le profit pour une minorité…

Je vous laisse en tirer une ligne d'action !

 

Le soliton, la vague scélérate composée de toutes les modifications/vagues mineures est en train de s'amorcer !

Nous n'y pouvons plus rien pour l'empêcher.

Nous ne pouvons que nous préparer à chercher des solutions pour nous adapter.

 

Le capitalisme/libéralisme ne propose pas de solutions.

Il ignore la réalité.

Sa philosophie : après moi le déluge !

 

Allons-nous accepter ça ?

TINA ?

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Published by puèg-pichot - dans écologie politique
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commentaires

Maignial 11/06/2016 17:59

Salut Puèg-pitchot!

J'ai bien aimé ton intervention, mais une remarque tout de même: j'ai l'impression (fausse?) que tu imagines que la banquise en fondant va contribuer à l'élévation du niveau des océans. Ce n'est pas le cas: la banquise en fondant perd 1/10ème de son volume, perte compensée exactement par le fait que le 1/10 de glace émergée se retrouve dans l'eau. Le niveau ne change donc pas.

Par contre, la fonte de la banquise, outre la disparition d'un écosystème unique et des cultures humaines arctiques, va entraîner un fort réchauffement "local". En effet, si la glace réfléchit les rayons solaires à 90%, les océans les absorbent au contraire à 80%. Ce sont donc de gigantesques quantités d'énergies qui vont se retrouver piégées dans le système climatique, et le déséquilibre va s'accentuer. Or, dans la régions se trouvent de nombreux glaciers et en particulier celui qui recouvre 80% de la superficie du Groenland. Soumis à un réchauffement supplémentaire intense et brutal, se glacier va accélérer son retrait vers les mers. Et cette glace là, provenant du continent, va elle entraîner une hausse des océans de plusieurs mètres.

mireille 09/06/2016 11:59

Bonjour,
si tu en as le loisir, sous l'article précédent il y a une réponse à ton commentaire.