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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:32
De la servitude volontaire .2. JC Verges

progrès or not to be

 

 

Si l'on mesure le progrès à son éthique, alors, où est le progrès en effet…

Où est le progrès humain, le progrès de l' h-u-m-a-n-i-t-é, car il faut le préciser maintenant dans ce monde pourri sens dessus dessous. Où est le progrès d'envoyer sur la lune, et nous dedans, d'un bond de géant, une poignée d'hommes grandis jusqu'aux étoiles, quand sur terre l'on oblige chacun d'entre nous à faire mille petits pas qui nous nanifient chaque jour un peu plus, d'éviter les moins-que-rien cachés par millions sous notre nez, sur le trottoir, rendus invisibles par un tour de passe-passe sémantique.

 

Quand un scientifique me montre fièrement du doigt, la lune, je regarde ce qu'il est en train de piétiner pour cela, non pas quelques moins-que-rien malchanceux, mais coupables, mais toute l'Humanité, dans sa grandeur d'équipe qui pose comme principe moral pour passer la ligne victorieuse, que pas un seul coéquipier ne soit laissé en arrière, à fortiori dans le fossé. C'est celui-là, qui fixera le chrono et sa performance le podium*. Autant dire que l'on ne risque pas d'arriver.

 

Qui est l'imbécile dans cette affaire ?

Ne serait-ce pas plutôt ce progressiste et son progressisme cataclysmique, les yeux au-delà du ciel et sa conscience aveugle, car six pieds sous terre ? Par cette étrange loi de sagesse de Mère Nature qui dicte aux miroirs de vous renvoyer votre image, mais aussi celle de vos actes, mettant parfois cul-par-dessus-tête les plus solides axiomes, vous voilà giflé de la censée merde que vous piétinez. Cela ne porte jamais chance, parait-il, quand c'est la nôtre. Mais, relèverez-vous votre propre gant, ou bien ne vous reste-t-il plus d'honneur ? Donneurs de leçons en voilà une : ce duel interne est le plus âpre, il est sans pitié, il y aura un mort sur le carreau, mais c'est le prix à payer, car les étoiles se méritent.

 

Et c'est ainsi que la condition d'esclave est bien plus confortable que celle de son maître, car l'un est libre, de ne pas avoir choisi son mauvais sort, tandis que l'autre s'est enchaîné lui-même par une aliénation, forgée par les petits plaisirs de briller en société, mais laquelle ?

En paradant de toutes ces bimbeloteries que sont nos valeurs actuelles de réussites.

Et de nous moquer de ces Indiens, qui n'ont eu d'âme que lors du "clap" final de la contreverse de Valladolid, et qui se laissaient acheter par quelques vagues promesses de campagne pour voir un vague nouveau monde au-delà des océans, ou bien par quelques vagues verroteries. Que de vagues dans cette voie à suivre, comme autant d'écueils. L'histoire repasse toujours les plats des leçons non assimilées. J'aimerais bien voir quelles images distordues renvoyaient de nous ces bouts de verre. Nous avons nos propres bouts de verre tordus, ici et maintenant, jetés aux "sans-dents" comme autant d'os à ronger son frein. Nous trouvons le moyen de nous y voir beau, c'est donc que par l'effet de la distorsion, nous sommes bien vilains, merci Monsieur le Président de nous ouvrir les yeux. Votre nez fera bientôt un nouveau cratère à la lune.

 

Je laisse la dernière sentence à l'Église, qui, pour sauver les entreprises espagnoles de la faillite, déjà, due à la perte de cette main-d’œuvre gratuite, l’œuvre de Dieu sans aucun doute, conclura en émettant une nouvelle traite par : « Fort bien, je comprends votre problème économique d'ordre privé, mais les Indiens c'est fini, ils ont une âme. Dans ces terres où vivent des bêtes toutes noires qui nous ressemblent comme deux gouttes d'eau, il y a tout le cheptel qu'il vous faut, et eux c'est sûr, d'âme, ils n'en ont pas.»

 

Nous sommes en réalité tombés plus bas que le premier des clochards rencontrés. Seul un piédestal à notre gloire entretient cette impression de hauteur. Le vertige n'est pas dû à l'air vivifiant des hautes sphères, mais à la peur du vide sous nos pieds, entraperçu à travers cette construction de verre, et au vague sentiment de catastrophe certaine qui plane aux frontières de notre clairvoyance.

La chute sera dure, quand le building et sa bulle technologique imploseront d'un coup, et elle nous fracassera en autant de paillettes que contient le feu d'artifice de nos illusions, multiplié par le nombre de mètres de l'altitude soi-disant atteinte. Et multiplier encore par le carré de notre bêtise qui est infini comme l'a dit Einstein : « Il y deux choses infinies au monde, l'univers, et la bêtise humaine. Mais pour l'univers, j'ai des doutes. » Il était bien placé pour le savoir, et de s'ériger en exemple absolu, pour se racheter peut-être ? C'est un peu tard vieux fou, le mal est fait.

Les châteaux de cartes sont faciles à construire, mais ne résistent pas aux séismes provoqués sur la table, par la tempête de quelques grains de sable, virevoltant dans la brise de l'été et sa brume d'insouciances grisantes. C'est le dernier, les feuilles tombent sur les trottoirs.

 

Nous avons un choix à faire. Et faire un choix, c'est être libre. C'est poser un acte, une création, et cela donne le vertige. C'est aussi recevoir sur la tête une responsabilité qui pèse cent tonnes : les possibles conséquences de nos erreurs. Le vertige d'être face à un vide abyssal sans aucun repère, car c'est notre création, quand mille chemins s'ouvrent à nous, seul face à soi-même, devant l'infini des possibles.
 

Alors oui, nous avons des choix à faire. Une multitude, émiettée en petits cailloux, ils n'en sont que plus faciles, mais demandent d'avoir une certaine rigueur, de la suite dans les idées, que le temps parsèment sur le chemin de notre vie de "Petit Poucet". Et c'est un choix que de prendre ceux qui nous paraissent les plus justes, ou d'enfiler comme des perles les mauvais et les pendre à son cou, chaque jour, chaque minute pour peu que vous fassiez usage de la parole, le propre de l'homme.
 

À nous de les faire, les bons et avancer, c'est loin, ou les mauvais et revenir en arrière, c'est encore plus loin, en nourrissant le système, le gavant de leurs énergies destructrices.

Les jeux ne sont pas faits, pourtant rien ne va plus.

P.S : vous m'excuserez des gros mots, le temps n'est plus aux gants, mais aux fusils et c'est un bien, car sinon viendra celui des piques pour les têtes.

* Vous avez reconnu le tour de France, n'est-ce pas ? C'est le clin-d’œil de Dame Nature.

 

 

Jean-claude Verges

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Published by Jean Claude Verges - dans Humeur
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commentaires

Parpalhol 10/09/2016 17:05

Excellent article dénonçant avec un certain humour froid l'incroyable chapelle technologique des techno-cons.
Bravo !