Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
  • Le blog de cronos
  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
  • Contact

Recherche

Pages

28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:10
Sukhoï.

Sukhoï.

Je vous présente ci-dessous ma traduction d’un texte écrit par un géopoliticien russe qui vient de paraître traduit en anglais, sur le site de South Front.

On aurait pu le titrer : « La situation au Moyen-Orient vue par un Russe ».

Vous pouvez y avoir accès en tapant :

Open Fracture in Syria War - SouthFront

 

1.Introduction

 

Le rôle clé dans l'évolution de la situation géopolitique dans la région a été joué par les Forces aérospatiales russes (VKS). Sans elles, la destruction des terroristes en Syrie et les attaques sur leurs infrastructures de production de pétrole et de transport, par les actions de la coalition anti-terroriste dirigée par les Etats-Unis, seraient extrêmement douteuses. La jalousie des États-Unis des succès de la Russie s’est avérée être un stimulus plus efficace pour la guerre contre le terrorisme que la concurrence régionale avec l'Iran.

 

Néanmoins, les positions sur les lignes de feu sont ambigües. Les actions militaires de la Turquie à la frontière syrienne ont donné aux Etats-Unis un objectif presque impossible à atteindre : l’équilibre entre Ankara et les Kurdes. Les groupes islamistes, à Alep et dans la région de la frontière jordanienne, ont montré leur indépendance, ce qui n’a certainement pas plus aux bailleurs de fond saoudiens. En outre, la discorde règne chez les pro-Qatar, entre djihadistes étrangers, baasistes irakiens et les clans rebelles syriens. Avec toutes les surprises qui peuvent apparaître dans une guerre civile, un tournant s’est produit dans l'esprit de Washington (sinon des monarchies arabes) : les pourparlers entre Lavrov et Kerry, qui ont conduit à un résultat concret, en sont les témoins.

 

Examinons la situation actuelle en Syrie et certaines de ses perspectives de développement sur la base de matériaux de U.B. Scheglovin (préparé pour l'Institut du Moyen-Orient - MEI).

 

2. Evolution de la situation pour les terroristes

 

Le développement de la situation opérationnelle en Syrie est surveillé par les experts du MEI, qui ont évalué la situation à Deir ez-Zor, contrôlée par les partisans de ISIS. La raffinerie continue à fonctionner. Elle n'a pas été endommagée à la suite des raids aériens, mais en raison de la réduction de l'approvisionnement en matières premières, la production a chuté à un tiers seulement de ce qu’elle a été. Le nombre de camions qui transportent le carburant (la partie principale de celui-ci va à la Turquie) a diminué - ils sont tous extrêmement usés – l’ ensemble du parc de camions pétroliers a souffert des actions de la VKS russe. ISIS rachète la moitié du carburant produit à un prix inférieur et le vend aux Turcs. ISIS et les propriétaires d'usine sont à la recherche d'une source pour la rénovation technologique de la fabrication, dont le fonctionnement se termine dans un an ou deux. Le degré de raffinage du pétrole dans ces usines est de 20% à 25% - des valeurs extrêmement faibles.

 

Les relations entre les membres d’ISIS et la population en général se sont considérablement adoucies, et les meurtres et les exécutions extrajudiciaires se sont, en effet, arrêtés. Les barrages routiers sont habités par des résidents locaux sans la présence d'insurgés irakiens et de mercenaires. Ceci est également associé au départ des insurgés d’ISIS, étrangers et en provenance du territoire syrien, en raison de la diminution de leur solde (entre 800 $ par mois et 250-300 $, selon le grade). Les prédicateurs et imams qataris ont également disparu de la région contrôlée par ISIS - il y a un an, il y avait beaucoup : un Qatari dans toutes les mosquées.

 

Dans les zones de Deir ez-Zor et d'Alep encore contrôlées par ISIS, les émissaires saoudiens et les commerçants qui avaient gardé leurs boutiques mobiles ont disparu. Sur le marché local, les commerçants refusent d'accepter les riyals saoudiens à titre de paiement, le ryal était auparavant sur un pied d'égalité avec le dollar. Ceci est causé par une augmentation importante de fausse monnaie qui a été fabriquée en Turquie et à Idlib. Il est possible que les Saoudiens aient payé des mercenaires du «Jabhat Fatah al-Sham» (anciennement «Jabhat al-Nusra») avec de la fausse monnaie.

 

Le manque de financement (des djihadistes) est attesté par une forte baisse (deux tiers) dans le nombre d'attaques terroristes organisées par ISIS avec l'aide d'attentats à la bombe djihadistes. La croissance de l'indignation parmi les officiers baasistes irakiens, intermédiaires et supérieurs, qui commandent les unités d’ISIS est notée, mais pas encore ouvertement constatée). Ceci est typique du front syrien, et est particulièrement fréquent parmi les officiers qui ont étudié en URSS. La raison en est la diminution du financement et l'influence croissante des étrangers radicaux dans la direction d'ISIS. Cependant, une réaction de révolte ne pourrait se produire qu’en présence d'un leader qui serait intéressé par un changement de direction de l'organisation et disposerait de ressources financières importantes. Les officiers baasistes estiment que la présence d'ISIS en Syrie, vu l’évolution des événements actuels pourrait durer un ou deux ans.

 

Le soutien logistique de l'Arabie Saoudite aux escadrons de «Jabhat Fatah al-Sham» près d'Alep a cessé. Les djihadistes ont cessé de recevoir les systèmes US TOW et les cartouches de missiles anti-chars portables. Ceci est lié à la fois à la position turque pour un gel logistique d’Alep, et aux fluctuations dans les rangs de la direction saoudienne qui font la promotion d’une nécessité de nouvelles tactiques. Le soutien financier des mercenaires de Bahreïn agissant en Syrie a été suspendu. Les groupes pro-saoudiens ont subi de lourdes pertes dans la récente bataille d’Alep. Les experts estiment que jusqu'à la moitié de leurs effectifs (entre 7000 et 8000 combattants) a été perdue ; ils ont été soit tués, blessés, capturés ou ont déserté. «Jabhat Fatah al-Sham» a perdu le contrôle sur un fort groupe de Jordaniens.

 

Certains groupes pro-turcs (y compris «Ahrar al-Sham») près d'Alep sont entrés dans les zones de sécurité entre Jaarablus et Azaz. Deux camps de réfugiés sont construits là. Selon les responsables, la construction est financée par la Turquie. Il est prévu pour accueillir jusqu'à 100.000 réfugiés, ce qui permettrait la création de bases arrière pour les groupes d'opposition fidèles aux Turcs, à l'aide des fonds de l'UE et fournirait (le moyen) aux Turcs de maintenir l'équilibre nécessaire entre les populations arabes sunnites dans la région.

 

3. Situation économique du gouvernement de Damas

 

Dans le même temps, Ankara a intensifié les contacts informels avec Damas, base de la préparation pour une réconciliation. L'apparition à Damas. de la société pétrolière nationale turque, de deux banques de taille moyenne, ainsi que d'une grande banque européenne, EFG, appartenant à une famille turque, a été remarquée.

 

EFG est en train de négocier l'ouverture de bureaux de représentation dans la capitale syrienne. Des entrepreneurs turcs et syriens ont commencé la construction d'un supermarché turc sur le chemin de l'aéroport de la capitale.

 

Les Israéliens, qui ont tiré des conclusions (positives) au sujet de la survie politique du régime Assad, participent aussi activement (les Syriens, pour des raisons évidentes, ne tendent pas à se montrer ouvertement satisfaits). Il est connu que deux entreprises israéliennes ont négocié l'obtention de Damas, de licences pour l'exploration géologique de la mer syrienne (plateau sous-marin de Latakié) près des eaux du Liban. Un permis a été délivré. Le second est susceptible d'être obtenu en Octobre. Le représentant de la banque israélienne, Hapoalim, est actuellement à Damas, et organise l'ouverture d'un bureau de représentation. L'emploi des entreprises israéliennes dans le monde arabe a été réalisé avec succès depuis de nombreuses années, contrairement à la rhétorique traditionnelle anti-israélienne des médias locaux. Il en sera très probablement ainsi en Syrie que comme dans les pays du Golfe et du Maghreb.

 

Notez que la présence française en Syrie s’est intensifiée. La restauration de l'usine Citroën a commencé. Il existe actuellement de nombreux représentants de la communauté d'affaires française. Un haut diplomate du ministère français des Affaires étrangères, qui devrait devenir le consul général français à Damas à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine, a visité la ville incognito. Dans le même temps, des vols vers la Syrie sont prévus par Air France et d’autres compagnies aériennes. En outre, Damas a permis la retransmission des quatre principales chaînes de télévision françaises dans le pays.

 

4. Positions diplomatiques étasuniennes en Syrie

 

Nous doutons que les États-Unis tiennent leur promesse de faire une distinction entre l'opposition modérée et les islamistes. Ils ont déjà consacré «deux semaines» sur le problème, mais n’ont rien promis ni fait à ce jour. Notez également que les négociations avec les Américains ou les Européens ne tiennent compte que des obligations fixées juridiquement.

 

De toute évidence, les objectifs principaux des propositions américaines sont :

  • la faillite d'une offensive stratégique et de la consolidation du succès des forces gouvernementales à Alep,
  • la mise en place de «zones d'exclusion aérienne" en Syrie, ce qui réduirait considérablement la supériorité globale des forces aériennes syriennes et russes, et leur rôle crucial non seulement pour contenir l'ennemi, mais aussi dans le développement d'une offensive.

 

Les Etats-Unis ont offert à la Russie la possibilité de traiter les opérations contre les islamistes dans un mode de consultation avec droit de veto sur les frappes contre des cibles, sous prétexte qu'elles appartiendraient à l’ "opposition modérée". En tant que tel, la Russie ne pouvait pas accepter cet accord sans compromettre ses intérêts stratégiques. Par conséquent, il n'a pas été signé. Ceci est confirmé par la pause de cinq heures au cours des négociations, pendant laquelle les participants américains coordonnaient la position finale de la Russie avec celle de Washington.

 

5. Que pourraient faire les USA ?

 

Demandons-nous quelles mesures pourraient être prises par les États-Unis en Syrie en cas de rejet de son initiative? Principalement, rien.

 

Leur position en Syrie est incertaine et certainement pas de telle sorte qu'ils puissent dicter leur volonté. Cela coince dans le problème de Raqqa et cela mène à des négociations complexes avec la Turquie sur le degré de leurs opérations dans le nord de la Syrie.

Washington n’est pas satisfait de l'absence d'Ankara dans le calendrier de ces opérations. Les États-Unis ne savent pas comment se comporter en ce qui concerne l’appel à l'aide des Kurdes, et ils n’ont rien à offrir. Les USA reportent la solution de l'objectif fondamental de Washington en Syrie : la prise de Raqqa, qui est un mal nécessaire dans le cadre de la campagne électorale en Amérique. Dans le pire des cas, la réponse des États-Unis à l'absence de progrès dans l'adoption des propositions de la Russie pourrait être le bombardement des positions des forces syriennes ou le début de l'appui logistique massif aux groupes d'opposition qui sont fidèles aux Américains.

 

La première option peut être omise. La Maison Blanche ne prendra pas de telles mesures drastiques juste avant le changement de gouvernement, parce que personne ne serait en mesure de calculer les risques politiques et militaires qui pourraient se poser dans ce cas, y compris des mouvements de représailles de la «défense aérienne syrienne».

 

La deuxième option est très peu probable : il faudrait que les Américains fassent un choix entre les Kurdes, ce qui peut provoquer une vive réaction d’Ankara, et les groupes pro-turcs, ce qui provoquerait la même réaction chez les Kurdes. Il est particulièrement troublant pour les Américains que les dirigeants du Parti de l'Union démocratique (PDU) kurde aient commencé à chercher activement des contacts avec la Russie.

 

6. Entre la puissance réelle et les déclarations : le problème kurde

 

Si nous parlons du problème du choix des alliés, auquel les Américains sont confrontés en Syrie, (nous constatons) qu’ils sont contraints de continuer à soutenir les forces de la Syrie démocratique (PIF), à savoir la PDU, ou de rester fidèle à l'alliance avec Ankara. Sans la première, les Américains sont moins susceptibles de prendre Raqqa. Sans la seconde, leur activité militaire serait extrêmement compliquée, y compris l'utilisation de la force aérienne et le soutien logistique de la VTS. Le moment de vérité est arrivé et les Américains ne seront pas en mesure de s’asseoir entre deux chaises, comme en témoignent les déclarations faites par les dirigeants d'Ankara et de la PDU.

 

En octobre, les Kurdes adopteront la constitution de leur système de gouvernement dans le nord de la Syrie. Cela a été dit à l’ agence Reuters News par le chef de l'assemblée régionale qui dessert les zones contrôlées par les Kurdes, Khadidja Yusef. Selon elle, la capitale de la fédération kurde devrait être Qamishli et les Kurdes syriens ont l'intention d'unir les régions du nord-est et du nord-ouest de la Syrie sous leur contrôle, en dépit de l'intervention de la Turquie visant à perturber ces plans. Le 17 mars, la mise en place de l'administration régionale dans le nord (SAR ) - Fédération du Nord de la Syrie - a été annoncée par les représentants kurdes à la suite du Congrès de plus de 30 partis politiques dans le Rumeylane syrien.

 

Selon les auteurs de l'initiative, le gouvernement va représenter les intérêts de tous les groupes ethniques dans leurs territoires. Le forum, qui a eu lieu sous le slogan «La Syrie Démocrate Fédérative est une garantie de vie commune et de fraternité des peuples», a réuni 200 délégués représentant les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Turkmènes, les Circassiens et les Arméniens vivant dans les parties nord et nord -est du pays. Lors de la réunion avec le gouverneur d'Ankara, le président Erdogan a déclaré en réponse que la Turquie ne permettrait pas la création d'un corridor terroriste dans le nord de la Syrie - une zone où des groupes extrémistes pourraient prendre pied et auraient une chance d'agir.

 

En outre, le ministre turc de la Défense, Fikri Isik, a expliqué la position de la Turquie: "La Turquie souligne et insiste sur le fait ... que ... l'opération est effectuée par les habitants de la région, au lieu du SNA.» «La Turquie ne permettra pas au SNA d'élargir son territoire et de gagner de la force, en utilisant l'opération contre ISIS comme une excuse. "Il a dit que les troupes kurdes n’ont pas quitté la rive est de l'Euphrate, comme cela avait été prévu par les accords négociés par les États-Unis, et a souligné que Ankara ne poursuivra pas d’objectifs supplémentaires dans les opérations dans la région de Manbij ,si les Kurdes répondent à ces exigences.

 

Vraisemblablement, les Kurdes sont en train de bluffer. Nous constatons un déjà-vu de ce qui se passe au Kurdistan irakien (IR). Là, le président M. Barzani exploite régulièrement le thème d'un «référendum national» sur l'indépendance dans la poursuite de deux objectifs: le travail sur l'électorat et le marchandage des concessions supplémentaires avec les tranches financières de Bagdad. Immédiatement après la conclusion de l'accord sur la part des profits des ventes de pétrole de Kirkouk, Erbil a accepté de "reporter" le référendum. La même chose se passe en Syrie. Seulement, ce n’est plus le pétrole qui est en jeu, mais l'expansion turque dans les «zones kurdes» du pays.

 

Les déclarations sur l ' «indépendance» et la «constitution» dans ce contexte n’ont pas de contenu réel : pas un des plus grands acteurs internationaux ne reconnaît cette constitution et la direction de la PDU en est bien consciente Les Kurdes veulent un état naturel, résultant, à leurs yeux, d’un compromis : le rejet de la poursuite des négociations de l ' «indépendance», avec, en échange, la cessation de l'agression turque et la reprise des livraisons d'aide militaire américaine. Dans le même temps, les Kurdes syriens sont très satisfaits du fait qu'ils ne seront pas dans l’assaut de Raqqa. Ce n'est pas "leur" territoire traditionnel - ils sont sollicités par les Américains qui ne disposent pas d'une force significative "sur le terrain" dans ce domaine de la Syrie, à l'exception des Kurdes, pour prendre d'assaut la «capitale» de ISIS.

 

7. Les problèmes turcs et américains sont dificiles à résoudre

 

En ce qui concerne les menaces d'Erdogan d’établir une "zone de sécurité" autour du périmètre de la frontière syrio-turque, c’est peu probable, car cela nécessiterait plusieurs groupes d'amplification de l'armée turque dans le nord de la Syrie ; une entrée des troupes turques dans les régions kurdes du pays provoquant une guerre de guérilla avec des pertes respectives.

 

Cela montre une absence totale de perspective. Ankara ne sera pas en mesure de recueillir des unités de milice arabes afin de veiller à ce qu'ils prennent le rôle du principal garant de la sécurité dans des zones étrangères pour eux. Le capital peut à peine réussir à créer un groupe approprié des forces arabes fidèles (aux Turcs) entre Jarablusom et Azaz, pour cette situation. Et les Arabes ne seront pas disposés à s'exposer à des attaques par les Kurdes.

 

Dans le même temps, l'armée turque, qui est submergée par le niveau de répression dans l'armée, a permis sans résistance à Erdogan de les envoyer (les comploteurs) en Syrie, et il est peu probable qu'ils puissent bénéficier de la perspective d'une position (tranquille) de garnison à travers la frontière syrio-turque, mais bien des pertes permanentes. De ce point suit l'option qui a été formulée par le ministre turc de la défense dans un entretien avec son homologue américain. Dans cette situation, les États-Unis sont susceptibles de faire une pause en Syrie et finalement, de concentrer leurs efforts sur la capture de Mossoul, en Irak.

 

-------------------------------------------------------------------------

Glossaire :

VKS : Forces aérospatiales russes

MEI : l'Institut (russe) du Moyen-Orient

PDU : Parti de l'Union démocratique kurde

 

Originally appeared at VPK, translated by Vox Veritatis exclusively for SouthFront; Edited by Desi Tzoneva  The signing of the US-Russian agreement on the settlement of the situation in Syria has ended the period during which Washington could not come to terms with the failure of the ‘Arab Spring’ and the defeat of its allies there: Qatar, Saudi Arabia and Turkey.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Carol Deby - dans Syrie
commenter cet article

commentaires