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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 16:11
«Aujourd’hui, nous devrions être prêts pour tout, et la guerre n’est pas le principal problème dans ce cas» – Andrei Fursov.

«Aujourd’hui, nous devrions être prêts pour tout, et la guerre n’est pas le principal problème dans ce cas» – Andrei Fursov.

Andrei Fursov est l’un des plus célèbres intellectuels russes, un maître avec une compréhension révolutionnaire des nouveaux événements puisée dans l’examen des idées traditionnelles. Il est historien et publiciste. Il évoque dans cette interview les dangers de la «vision du monde» actuelle, la difficile situation politique autour de la Russie, la nécessité d’une purge des élites et le retour révolutionnaire aux valeurs traditionnelles.

 

Katehon : – Les derniers jours montrent une situation qui est très similaire, au moins extérieurement, à celle d’avant-guerre. Les troupes sont inspectées, elles sont au plus haut degré de préparation au combat. Dans le même temps, les agences civiles sont en cours d’inspection pour s’assurer de leur capacité à travailler dans des conditions de guerre. En fait, une mobilisation civile a eu lieu sous les auspices des conditions de guerre. Alors, quelle est la suite ? Sommes-nous vraiment dans une situation d’avant-guerre ?

 

 

la russie n'a pas perdu son âme, et elle ne se noie pas dans la vodka

Andrei Fursov : – Il y a deux aspects dans ce cas : mondial et national (russe).

 

Du point de vue global, voilà près de deux décennies que nous vivons dans de telles conditions, lorsqu’il n’y a pas de ligne nette entre la guerre et la paix. Le point de départ peut être situé au moment de l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie. Puis nous avons eu l’Irak, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie. Et l’état dans lequel le monde est aujourd’hui peut être appelé «peacewar» ou «warpeace». Mais même dans ces circonstances, ce qui se passe ces derniers temps dans le monde, simplement l’an dernier, montre la plus puissante situation de déstabilisation. Et cette déstabilisation est vraiment proche de nos frontières.

 

Les inspections inopinées, organisées fin août, sont très sérieuses.

 

Premièrement, il y a l’examen de la préparation au combat dans un certain nombre de districts militaires : le district Sud en entier et en partie l’Ouest, le Nord, le Centre, deux flottilles (mer Noire et Caspienne), les forces de l’aérospatiale, les troupes aéroportées.

 

Deuxièmement, il y a l’examen d’un certain nombre d’activités d’agences civiles en situations «spéciales». Ce sont les conditions de guerre, par exemple. Les contrôles ont été effectués au sein du ministère des Communications, au ministère de l’Industrie, au Ministère des Finances, aux Réserves de l’État et à la Banque centrale de Russie.

 

Entre autres choses, on voit certaines forces occidentales, qui peuvent vouloir utiliser la force à nos frontières ; nous sommes prêts. Maintenant, il est évident que beaucoup de choses dans le monde dépendront du résultat des élections américaines. Si les élections étaient honnêtes, Trump gagnerait. La lutte sera rude. Le groupe élitiste mondial, appelé «Banksters», attend beaucoup de Clinton, pour plusieurs raisons.

 

Clinton la folle peut déclencher un conflit très grave. Il y a peu de doute que si elle devient présidente des États-Unis, la situation sur la frontière avec l’Ukraine, dans le Caucase et en Asie centrale va empirer. Surtout maintenant, après des événements notoires en Ouzbékistan, une lutte sérieuse pour le pouvoir peut commencer, il y aura un climat favorable aux activités islamistes, et à «l’acceptation de la mondialisation à l’américaine» (R. Labevier). C’est notre ventre mou.

 

En outre, comme la santé de Clinton n’est pas très bonne, si quelque chose arrive tout à coup, Tim Kaine sera président. Il est imprévisible ou pourrait être un joker. Nous devons être prêts, pas seulement pour la défense militaire, mais aussi pour défendre les lignes de la morale et des valeurs.

 

Je vous prie de noter que presque en même temps que l’«examen d’avant-guerre», l’un des plus odieux de nos ministres, le ministre de l’Éducation Levanov, a été renvoyé. Il a été remplacé par une femme patriote, qui a immédiatement commencé à purger le Ministère de l’éducation des partisans de Levanov. Je pense que ceci est juste le début.

 

Cela ressemble tout à fait à la situation en 1936-1937. Quand il est devenu clair que la guerre était inévitable, le gouvernement a fait appel aux traditions russes. Le «patriotisme soviétique» est apparu en 1936. Le 7 novembre a été choisi pour être le jour de la révolution prolétarienne mondiale ; plus tard, il est devenu le jour de la Grande Révolution socialiste d’Octobre. Les livres d’histoire ont été corrigés dans le sens patriotique voulu par l’État.

 

Par ailleurs, en 1936-1937, il y eut une forte purge, que nous appelons encore «la terreur stalinienne». Tout d’abord, la terreur n’était pas principalement Staline, mais quelque chose de plus compliqué. En second lieu, la terreur était la forme. Son contenu, le personnel appartenant à une cinquième colonne potentielle, a été purgé. Nous assistons actuellement à la même chose – un remaniement important du personnel, surtout dans les structures de pouvoir : le Comité d’enquête, le ministère de l’Intérieur, le Bureau du Procureur, et quelque chose se passe dans le Département des enquêtes criminelles.

 

Quel est le résultat ? Le résultat concerne le personnel, la défense, l’éducation, nous constatons une tentative de renforcement de l’État à la veille de la possibilité d’un test majeur. Nous voyons que, d’une certaine façon, l’accroissement de la menace de guerre conduit logiquement à une dictature anti-oligarchie. Les anti-oligarchie, tout d’abord, ont besoin de fonds supplémentaires ; d’autre part, comme le montre l’histoire de la Russie – et pas seulement de la Russie – les oligarques, dans une situation inquiétante, ont tendance à coopérer avec l’ennemi extérieur afin de sauver leur argent. Ainsi, les actions préventives sont nécessaires.

 

Pendant près de deux décennies, un processus de destruction était à l’œuvre, et maintenant il n’est pas complètement arrêté : le secteur de la science n’a pas été touché, tous les destructeurs de l’éducation n’ont pas été expulsés du système, l’organisation des soins de santé s’effondre. Les saboteurs espéraient le soutien occidental. Et l’Occident l’avait vraiment déjà fait quand Gorbatchev et Eltsine ont poignardé notre pays.

 

Au cours des dernières années, ce soutien a cessé. Au lieu de cela, nous pouvons voir des bourgeois occidentaux qui sont incapables de comprendre notre attitude militaire élémentaire. Au lieu de cela, nous pouvons voir les actions agressives de l’OTAN, principalement à travers l’Ukraine. Et après toutes ces années, les hommes de main de l’OTAN sont dans notre pays, travaillant à nous faire croire, pour 30 deniers, que l’Occident est sympathique et l’OTAN presque notre amie. Maintenant, nous voyons qu’il était clair, depuis longtemps, qu’elle n’a pas été notre amie. Donc, il se trouve qu’ils ont essayé de détourner notre attention, s’engageant dans la désinformation, agissant comme des forces spéciales de la propagande de l’OTAN. Eh bien, ce n’est plus le moment de tolérer ça.

 

Friedman, le premier directeur de Stratfor, la «CIA privée», a dit il y a quelques années que dès que la Russie commencera à se relever, il y aura une crise en Ukraine. Et c’est arrivé. Il est tout à fait clair que la Russie sera sous pression dans au moins trois directions. Tout d’abord, à l’ouest et au sud. Ensuite, nous aurons des problèmes dans nos républiques et nos régions. Il n’y a pas de hasard, le ministre allemand des Affaires étrangères aime visiter l’Oural, à Ekaterinbourg, où il dit constamment que l’Oural doit être «une partie active de la communauté internationale». Lorsque la même personne vient en Sibérie, dit-elle que la Sibérie doit être un sujet des relations internationales? Le sujet des relations internationales est l’État. Est-ce un appel au séparatisme ? Enfin, dernière direction, le segment pro-occidental des groupes dirigeants.

 

Dans ce contexte, le nettoyage des éléments de la cinquième colonne du pays est d’une importance particulière. En outre, par le mot purge, je veux dire assécher les réseaux d’information et les réseaux financiers. Personne ne demande à qui que ce soit d’éliminer les gens ou de les envoyer en prison, mais toutes ces personnes doivent être isolées [de leurs réseaux].

 

Sur ce site, un économiste libéral a récemment publié un article, disant que la Russie ne prospère vraiment qu’après une défaite militaire et politique comme dans la guerre de Crimée (1853-1856). Apparemment, il croit qu’il n’en paiera pas les conséquences. En fait, ces articles ne devraient pas rester impunis, il faut y répondre avec les lois appropriées à une période de préparation à la guerre.

 

Pourquoi n’y a-t-il aucune réponse des autorités ? Fonctionnent-elles toujours en regardant vers l’Ouest, en attendant sa réaction ? Il est trop tard pour avoir peur. Notre establishment peut tout faire pour obtenir la paix avec l’Occident, il ne sera jamais pardonné. En 1991, estimant que la Russie ne se relèverait jamais, qu’elle se tuerait elle-même, l’Occident, collectivement, n’a pas complètement détruit la Russie. Aujourd’hui, il considère cela comme une erreur et va essayer de la réparer. Si la Russie tolère vraiment une défaite militaire et politique, cela conduira à la désintégration du pays, et les Russes pourraient suivre les traces des Indiens d’Amérique du Nord.

 

Ainsi, si nous voulons être prêts pour une période difficile, nous devons réduire fermement la cinquième colonne en coupant ses ressources financières et ses réseaux d’information.

 

Katehon : – Il est peu probable que l’Occident déclenchera directement un conflit militaire. Va-t-il créer des problèmes aux frontières, nous épuiser économiquement et provoquer une explosion interne ?

 

Andrei Fursov : – Oui, comme en février 1917, lorsque le cercle intérieur qui haïssait les Anglo-Saxons plus que les Allemands, a renversé le roi et la monarchie, puis ils ont été remplacés, et le pays a commencé à tomber dans l’abîme, après quoi les bolcheviks et ensuite la guerre patriotique ont aidé le pays à retrouver ses assises.

 

Je dois dire qu’il est impossible de s’entendre encore avec l’Occident. Les élites politiques russes devraient bien réfléchir à leurs actifs à l’étranger, qui peuvent leur être enlevés par l’élite occidentale. Les biens à l’étranger ne sont pas le seul point faible des politiciens et hommes d’affaires russes. Il y en a un autre : leurs enfants qui vivent et (ou) étudient à l’étranger. Je ne parle même pas du fait que la plupart de leurs anciens, leurs aînés, ont tenté de mettre fin à la Russie, et comptent sur leurs enfants pour les remplacer. Enfin, l’éducation n’est jamais neutre ! Une personne reçoit certaines valeurs en même temps que les connaissances, et finit par voir ces valeurs d’une autre manière.

 

Une certaine partie de notre establishment est toujours en attente du soutien de l’Occident, mais cela ne signifie pas que celui-ci va répondre à leur main tendue. En supposant que la Russie soit militairement et politiquement vaincue, la classe dirigeante sera complètement éliminée. Ils élimineront tout le monde, sans prendre en compte les positions établies, créant une structure totalement différente.

 

Katehon : – Est-ce que cela signifie que dans le cadre de la préparation en vue de ces temps troublés, nous devons travailler sérieusement sur la situation idéologique dans notre société, que les gens devraient être moins orientés vers l’Ouest et les valeurs libérales ?

 

Andrei Fursov : – Non, il est pas nécessaire de réprimer l’absurdité du monde moderne, cela n’aura pas d’effet. Il est nécessaire d’expliquer aux gens le danger d’une adhésion idéologique aux valeurs occidentales. Nous devons montrer à la télévision ce qu’est l’Occident actuel, l’Europe moderne : ses villes, sa composition ethnique et raciale, ses problèmes économiques – croissance nulle, chômage élevé –, la perte de l’identité religieuse [et nationale, NdT]. À ceux qui veulent que l’Occident nous respecte, je dis toujours : «Voulez-vous être respectés par des homosexuels, des lesbiennes, des pédophiles ?» [Propos de l’auteur à remettre dans un contexte russe de re-virilisation de la société face aux risques de guerre et de dissolution de la société russe via le marxisme culturel, NdT] Je n’ai pas besoin de ce genre de respect. Je suis convaincu que la grande majorité de la population n’en a pas besoin non plus. Nous avons une société beaucoup plus saine que celle de l’Europe actuelle. L’Occident a trahi les valeurs européennes.

 

Dans l’Occident d’aujourd’hui – une société post-chrétienne, post-européenne – les valeurs européennes sont restées en Russie. Cela doit être expliqué.

 

Katehon : – Mais nous avons encore un bloc économique très pro-occidental au sein du gouvernement, qui est considéré comme un ensemble de professionnels. Que pensez-vous : y aura-t-il des changements ou tout restera-t-il comme avant, malgré les turbulences imminentes ?

 

Andrei Fursov : – Je doute de leur professionnalisme, à voir comment ils ont affaibli l’économie. Nous ne devons pas parler ici de professionnalisme,  mais seulement du fait qu’ils sont, oui ou non, des saboteurs économiques professionnels. Je pense que, si une période spéciale était établie de facto, le personnel économique devrait être remplacé.

 

Je veux parler de la triade «science – éducation – soins de santé». En Crimée, combattre durement pour la souveraineté est merveilleux. Mais ici, nous sommes dans la géopolitique moderne. La victoire géopolitique de demain viendra par les enseignants, les scientifiques et les médecins. Si nous continuons à laisser détruire la «triade», alors dans cinq, sept ou dix ans, qui se battra pour la souveraineté ? Il n’y aura plus d’hommes en bonne santé, plus de cerveaux. Il est impossible de mener le combat à l’époque actuelle, tout en ruinant l’éducation de demain.

 

Malheureusement, jusqu’à présent, nous avons utilisé essentiellement le principe du judo : nous avons attendu que l’adversaire porte la première attaque, fasse une erreur, et avons ensuite utilisé sa force contre lui. Une partie de cette stratégie est correcte, quand l’ennemi est plus fort que vous. Mais ce n’est pas toujours pertinent, par le fait que nous avons souvent raté le moment opportun. Cela peut parfois être fatal. Par conséquent, il est nécessaire de combiner les principes d’économie du travail et du temps.

 

Katehon : – Alors, quelle est la suite ? Nous avons vu le remplacement du personnel en 1917 et 1937 ? Allons-nous attendre 1918 et 1941 maintenant ?

 

Andrei Fursov : – Il y a eu plusieurs dates importantes pour la Russie au XXe siècle. La révolution de 1917, l’abolition de la NEP en 1929 (Nouvelle Politique Économique créée en 1921), la défaite du révisionnisme de Droite et l’expulsion des trotskystes. L’année 1917, malgré toute son importance, n’a pas changé la place de la Russie dans la division internationale du travail. La Russie est restée à la périphérie, en tant que source de matières premières. Et en 1929, le pays a entrepris de prendre une position complètement différente dans le système mondial. Boukharine et Trotsky sont comme des pôles opposés : droite et gauche. Cependant, ils ont de nombreuses caractéristiques communes. Pour Trotsky, la Russie était le «ferment» de la révolution permanente dans le monde, la source d’inspiration pour le socialisme mondial ; pour Boukharine, avec l’accent qu’il mettait sur l’extraction des matières premières et l’industrie légère en URSS, celle-ci était le périmètre des matières premières du système capitaliste. La mise en œuvre de l’une quelconque de ces stratégies pouvait conduire à la destruction de l’URSS à long terme.

 

L’année 1929 a signifié une rupture avec ces deux stratégies. En 1937, le pays a atteint l’autosuffisance militaro-industrielle, en équilibre avec le monde capitaliste, et a jeté les bases pour la victoire dans la Seconde Guerre mondiale. En outre, dans la seconde moitié de 1930, une nouvelle élite a été créée, qui travaillait à la victoire dans la guerre, l’événement le plus important de notre histoire. Ni Napoléon, ni Guillaume II n’ont cherché la destruction totale, physique et métaphysique de la Russie, pour l’effacer de l’Histoire. L’union du peuple russe, sur la base du système stalinien, a arrêté cette tentative [nazie]. Voilà pourquoi les russophobes détestent tellement Staline et le passé soviétique.

 

La guerre a été remportée par le peuple, d’abord en développant un type de personnalité, au cours des années 1930, basé sur l’héroïsme et l’enthousiasme du peuple soviétique. En 1915-1916 le corps des officiers a été éliminé, l’armée s’est effondrée, c’était une autocratie désorganisée, 1941 a vu la défaite de l’Armée rouge, l’armée s’est effondrée, mais la place a été prise par un jeune corps d’officiers : le peuple soviétique, qui après avoir grandi avec les idéaux soviétiques – patriotisme et socialisme d’État – a brisé l’échine de la Wehrmacht et planté son drapeau sur le Reichstag. Le 9 mai 1945 a été préparé dans les années 1917, 1929 et en 1937.

 

Katehon : – Voulez-vous parler des années de remplacement du personnel ?

 

Andrei Fursov : – Oui, la révolution du personnel qui, entre autres choses, a été réalisée par Staline pour contrôler les «barons régionaux», déchaînant la terreur de masse, et la fin de cette terreur : d’abord avec le contre-terrorisme de Yezhov, puis avec le dégel de Béria et aussi l’élimination de la cinquième colonne.

 

Cela a été fait en vue de la guerre presque inévitable. Staline avait peu de temps, mais il a réussi à le faire. Nous avons trop peu de temps. Les Banksters n’ont nulle part où se réfugier : le temps travaille contre eux. Ils doivent se hâter. La Russie les entrave ; donc ils détestent même nos athlètes paralympiques.

 

Eh bien, le temps de la revanche viendra.

 

Pourtant, «Si vis pacem para bellum» – «si tu veux la paix, prépare la guerre». Et, plus important, le processus devrait être anticipé.

 

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Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

source: http://lesakerfrancophone.fr/piqure-de-rappel-un-peu-dhistoire

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Published by cronos - dans Incontournables
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