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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:14
Le secrétaire d'état à la défense des USA, Ashton Carter.

Le secrétaire d'état à la défense des USA, Ashton Carter.

Les Etats-Unis s’avèrent être un pays à têtes multiples, mais jamais encore ces têtes ne s’étaient montrées de manière aussi flagrante. Nous assistons dans l’instant à une véritable guerre intérieure entre le Pentagone et l'administration O'bama. Les militaires US viennent de faire un vrai bras d'honneur au gouvernement étasuniens en bombardant l'armée arabe syrienne dans le but d'aider leurs mercenaires que sont les terrosistes d'Al-Qaïda.

Jusqu'où cela ira-t-il ?

 

***

 

Pendant que Washington et Moscou convenaient mercredi de prolonger un accord de cessez-le-feu durant encore 48 heures, les déclarations des huiles civiles et en uniforme du Pentagone ont soulevé des questions sérieuses quant à savoir si les haut-gradés de l’armée américaine sont prêts à se conformer à l’accord.

 

Derrière ces divisions il y a non seulement des préférences tactiques divergentes pour la poursuite des intérêts impérialistes américains en Syrie, mais aussi des questions beaucoup plus graves au sujet des tensions militaires croissantes entre les États-Unis et la Russie elle-même.

 

L’accord de trêve, qui est entré en vigueur lundi, fut négocié entre le ministre américain des affaires étrangères John Kerry et le russe Sergueï Lavrov lors de pourparlers prolongés à Genève à la fin de la semaine dernière. Il appelle à un cessez-le-feu de sept jours, à être renouvelé toutes les 48 heures dans la mesure où il y a une cessation des violences.

 

Après cela, les forces américaines et russes commenceraient à coordonner leurs opérations en Syrie, mettant en place un « centre conjoint de mise en œuvre » et le partage des renseignements de ciblage pour les frappes contre à la fois l’État islamique (ÉI) et le Front al-Nusra, affilié d’Al-Qaïda en Syrie, qui s’est récemment rebaptisé Jabhat Fatah al-Sham, ou Front pour la Conquête de la Syrie.

 

L’accord a ravivé les vives tensions au sein du gouvernement Obama au sujet de la guerre par procuration de l’impérialisme américain pour le changement de régime en Syrie. Ces divisions ont violemment fait surface précédemment sur le fait que le président Barack Obama n’a pas utilisé une plus grande puissance militaire pour faire respecter sa demande que le président Bachar al-Assad quitte le pouvoir et, en particulier, en septembre 2013, après que les États-Unis ont reculé après leur menace de mener un assaut « Shock-and-awe » (choc et effroi) sur Damas avec comme prétexte la fausse accusation selon laquelle le gouvernement Assad aurait utilisé des armes chimiques contre des civils. Washington préféra accepter un accord négocié par la Russie pour le désarmement chimique de la Syrie.

 

Plus récemment, quelques 50 fonctionnaires du ministère des affaires étrangères ont émis une note de dissidence interne en juin, demandant que les États-Unis lancent des frappes aériennes contre le gouvernement syrien, prétendument comme moyen de mettre un terme à l’effusion de sang des cinq ans de guerre que Washington lui-même a provoqués pour obtenir un changement de régime.

 

Les désaccords actuels sont beaucoup plus inquiétants, cependant, opposant les commandants militaires d’active américains à la politique du gouvernement, ce qui pose implicitement un défi au principe constitutionnel du contrôle civil de l’armée.

 

Selon un rapport publié mercredi dans le New York Times, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a été le premier à exprimer l’opposition de l’armée la semaine dernière lors d’une conférence téléphonique dans laquelle Kerry préconisait l’acceptation de l’accord avec la Russie. Kerry « est devenu de plus en plus frustré » au fur et mesure que le débat se prolongeait pendant des heures avant qu’Obama ait finalement approuvé l’accord, a rapporté le Times.

 

Même après que l’administration a décidé de cette politique, les commandants supérieurs en uniforme ont ouvertement exprimé des réserves, sinon une opposition catégorique.

 

Interrogé dans une téléconférence de presse si les militaires se conformeraient aux termes de l’accord et partageraient des renseignements avec les Russes après la fin de la trêve de sept jours, le lieutenant général Jeffrey Harrigian, le commandant du Commandement central des forces aériennes des États-Unis, qui dirige la campagne de bombardements en Irak et en Syrie, a répondu : « Je pense que… il serait prématuré de dire que nous allons sauter en plein dedans. Et je ne dis pas oui ou non. La décision de l’armée va dépendre de ce que le plan sera finalement », a-t-il indiqué.

 

Harrigian a dit des Russes, « Je ne vais pas dire que je leur fais confiance ».

 

Cette position a été soutenue par le général Philip Breedlove, qui a quitté le poste de Commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en mars dernier seulement. « Je reste sceptique sur quoi que ce soit à voir avec les Russes », a-t-il déclaré au Times dans un entretien. « Il y a beaucoup de préoccupations au sujet de ce que nous ferons là où nos gens se trouvent ».

 

Par « nos gens », Breedlove faisait apparemment référence aux diverses milices islamistes que Washington, en collaboration avec ses alliés régionaux, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar, a payées et armées. L’une des principales pierres d’achoppement de l’accord de cessez-le-feu est que les États-Unis sont censés faire en sorte que leurs forces par procuration se séparent des forces d’Al-Qaïda avec lesquelles elles sont alliées et desquelles, dans de nombreux cas, elles sont indiscernables.

 

Le ministère russe des Affaires étrangères a rapporté que dans une conversation téléphonique avec Kerry mercredi, Lavrov a souligné que : « Washington devrait tenir sa promesse d’écarter les groupes de ‘l’opposition modérée’ des groupes de l’ancien Front al Nosra et d’autres qui ont littéralement fusionné avec celui-ci. » Ces forces par procuration ont exprimé leur opposition à une telle séparation et il est loin d’être clair qu’ils puissent survivre sans être intégrés aux milices d’al-Qaïda, qui constituent l’épine dorsale des soi-disant « rebelles ».

 

Ces déclarations ont été suivies mercredi d’un discours prononcé à l’Institut pour l’étude de la guerre à Washington par un général de l’armée, Joseph Votel, le commandant du Commandement central des États-Unis, qui a exprimé des réserves similaires au sujet de l’accord de cessez-le-feu syrien.

 

« Nous devons voir comment cela va se présenter d’abord […] voir la direction que ça va prendre […] si oui ou non cela se matérialisera effectivement, je ne sais pas », a déclaré Votel. Il a ajouté : « Il y a un déficit de confiance avec les Russes. Leurs objectifs ne sont pas clairs pour nous. Ils disent une chose et puis ils ne s’y conforment pas forcement. »

 

Des sentiments similaires ont été exprimés la veille dans un discours prononcé devant le Conseil de l’Atlantique par le sous-secrétaire de la Défense pour le renseignement Marcel Lettre, qui a mutilé la traduction anglaise du proverbe russe répété sans cesse par Ronald Reagan au cours des négociations avec l’Union soviétique dans les années 1980 sur les traités d’armes nucléaires.

 

« Méfiance mais vérification », a déclaré Lettre. « Cela peut s’appliquer un petit peu dans ce cas ». Il a convenu que les « services de renseignement et le ministère de la Défense soutiennent fortement le nouvel accord, » tant que « les étapes se déroulent selon notre façon de voir les choses ».

 

En réponse à ce roulement des tambours d’opposition militaire, Kerry a prononcé une modeste défense de l’accord qu’il a négocié dans un entretien avec la National Public Radio mercredi insistant pour dire qu’Obama soutient l’accord et est prêt à le mettre en œuvre.

 

« Eh bien, le président des États-Unis est prêt et je pense que l’armée sera donc prête », a-t-il dit. « Personne ne demande aux gens d’abroger nos principes, mais il est important pour nous de respecter notre engagement dans l’accord ».

 

Le ministre américain de la défense « pense » que le Pentagone est prêt à se conformer à un accord approuvé par le président américain, tout en soulignant qu’il ne demande pas aux huiles militaires d’« abroger leurs principes. » Les remarques de Kerry expriment les relations réelles au sein de l’appareil d’État américain, l’influence prépondérante de l’immense appareil militaire et de renseignement et sa capacité à exercer de fait un droit de veto sur les responsables civils élus du pays.

 

Si Kerry et les militaires sont à couteaux tirés, c’est lié aux priorités contradictoires dans la poursuite par les États-Unis de leur politique impérialiste à l’échelle mondiale. Le soutien de Kerry et d’autres pour le cessez-le-feu n’est motivé par aucun souci humanitaire pour l’effusion de sang en Syrie, mais par leur désir d’utiliser la collaboration avec la Russie comme un moyen de sauver au moins une partie des forces par procuration qu’ils ont soutenues, lesquelles sont au bord d’une déroute complète aux mains des forces gouvernementales soutenues par la Russie. Ils espèrent pouvoir employer une combinaison de diplomatie et de menaces militaires pour faire pression sur Moscou de sorte qu’il se résigne à quelque chose qui ressemblerait au changement de régime que Washington a recherché avec son intervention sanglante en Syrie au cours des cinq dernières années.

 

Pour leur part, les couches décisives du commandement militaire américain se concentrent de plus en plus sur les préparatifs d’un conflit militaire direct avec la Russie. Des réserves concrètes ont été soulevées quant aux partage des informations permettant de viser des cibles de l’État islamique et du Front al Nosra – en dehors du fait que ce sont les principaux combattants soutenus par les États-Unis pour renverser le régime – car cela pourrait fournir à la Russie des renseignements sur les protocoles militaires des États-Unis que Moscou pourrait utiliser pour se défendre contre des frappes aériennes en Russie ou dans son voisinage proche.

 

Dans des conditions où les États-Unis renforcent leurs forces depuis l’Europe orientale et les anciens États baltes jusqu’à la mer Noire dans un encerclement de la Russie de plus en plus agressif, c’est devenu une préoccupation majeure.

 

L’hystérie anti-russe générée par les médias capitalistes américains – avec en tête le New York Times – au sujet d’une implication supposée du Kremlin dans le piratage du Parti démocrate et d’allégations que Donald Trump serait manipulé par Poutine est entièrement liée à ces préparatifs de guerre.

 

L’émergence de divisions entre l’armée et le gouvernement Obama sur l’accord convenu avec Moscou sur la Syrie constitue un avertissement urgent que le risque de guerres encore plus sanglantes, et même d’une conflagration nucléaire, ne cesse de croître.

 

Bill Van Auken

(Article paru en anglais le 15 septembre 2016)

 

source: http://www.wsws.org/fr/articles/2016/sep2016/pent-s16.shtml

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Published by cronos - dans lu ailleurs
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commentaires

Carol DEBY 21/09/2016 20:00

La Syrie nous montre les USA sous la férule militaire
'
Par Finian Cunningham-

21 septembre 2016 - Informations "Clearing House"
http://www.informationclearinghouse.info/article45521.htm
Kerry-Obama contre Pentagone-CIA.
Un schisme au sein du gouvernement américain est arrivé spectaculairement au grand jour, avec les militaristes du Pentagone et de la CIA subvertissant apparemment l’autorité du Président sur la politique de la Syrie.
'
Les éléments militaristes au sein de la structure du pouvoir américain apparaîssent être au-dessus de la partie civile du gouvernement. Cette lutte pour le pouvoir s’est fortement révélée avec la frappe aérienne américaine, le week-end dernier, sur la base syrienne près de Deir ez-Zor, dans laquelle plus de 60 soldats de l’armée syrienne ont été tués.
Ce massacre ne s’était pas produit par hasard, comme le Pentagone l‘a revendiqué par la suite. C’était un coup mortel délibéré au fragile cessez-le-feu établi la semaine précédente par le Secrétaire d’État John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov .
Dans les heures suivant l' attaque de Deir ez-Zor , samedi soir, on a signalé des frappes aériennes sur des zones civiles d’Alep tenues par les insurgés. Mais aucun des rapports n’était en mesure de confirmer l’identité des avions impliqués.
Deux jours plus tard, la couverture médiatique vers l’effondrement du cessez-le-feu syrien et ce qui est décrit comme une frappe aérienne « scandaleuse » par avions syriennes ou russes sur un convoi d’aide des Nations Unies près de la ville du Nord d’Alep. Encore une fois, aucun rapport n’a été en mesure d’identifier l’avion accusé d’avoir perpétré cette attaque, même si Washington accusait la Syrie et son allié russe.
Comme prévu, suite à l’attaque contre le convoi humanitaire dont 12 coopérants civils ont été tués et plusieurs camions transportant des aliments ont été détruits, les États-Unis ont déclaré qu’envisage de coopérer avec les militaires russes en Syrie
Il est vrai que le gouvernement syrien a déclaré plus tôt lundi que le cessez-le-feu était terminé. Les forces fidèles au Président Bashar al-Assad ont repris les raids aériens et les opérations terrestres contre les insurgés dans l’est d’Alep et autour de la capitale Damas. La Force aérienne russe est également un soutien à la reprise des opérations par l’armée syrienne.
Mais c’est la séquence ci-dessus de la violence qui doit être notamment déterminée afin d’apprécier l’importance réelle de pourquoi et comment le dernier cessez-le-feu syrien est en panne.
Tout d’abord, il faut noter que le Pentagone et sa branche secrète de la CIA étaient bien visibles dans leur opposition aux efforts diplomatiques de l’administration Obama de mettre en oeuvre un cessez-le-feu en partenariat avec la Russie.
Quand John Kerry a rencontré Sergueï Lavrov à Genève le 9 septembre pour finaliser la trêve prévue, le chef du Pentagone, Secrétaire à la défense, Ashton Carter, a dit ouvertement aux médias qu’il s’opposait à tout accord avec la Russie. Ce n’était pas uniquement Carter. D’autres chefs militaires américains ont également dénigré toute liaison avec la Russie au-dessus de la Syrie.
Néanmoins, Obama et son haut diplomate Kerry ont persisté – malgré les objections de l’armée américaine – de venir avec un « deal » avec la Russie qui prévoit un arrêt des violences, une aide humanitaire aux villes déchirées par la guerre comme Alep et, fait remarquable, une proposition ambitieuse pour les forces militaires américains et russes de former une force opérationnelle interarmées pour pourchasser les groupes terroristes lié à al-Qaïda, comme celui rebaptisé al-Nusra et Daesh (ISIS/ISIL/IS).
Du cessez-le-feu se tenir et pour les Etats-Unis et la Russie des opérations d’abord, l’affaire Kerry-Lavrov dépendait de la séparer du appuyé par les Etats-Unis supposée « modérer les rebelles » les extrémistes notoires de type al-Qaïda conjointes.
Même si le cessez-le-feu est entré en vigueur le 12 septembre, le Pentagone a été avec mépris expriment des doutes quant à sa réussite. Il était évident que l’establishment militaire US ne voulait pas de l’accord de cessez-le-feu avec la Russie..

Cadeux organisationsrol DEBY 19/09/2016 11:08

L'évidence de l'antagonisme (meutrier par peuples interposés) entre Pentagone et CIA est apparue clairement au début de cette année 2016, la CIA dirigeant les options de l'OTAN.
Obama, infortuné et ridicule prix Nobel de la Paix est tiraillé entre les les deux institutions.
Taper sur Google : , et vous trouverez des dizaines de confirmations de cet antagonisme/

Carol DEBY 19/09/2016 11:11

Prière de rectifier mon nom ci-dessus (fantaisie informatique)