Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
  • Le blog de cronos
  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
  • Contact

Recherche

Pages

25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 16:11
 Le zombi, l'homme du pouvoir. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP.

Le zombi, l'homme du pouvoir. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP.

Patrimoine et revenus d’Emmanuel Macron : Des avocats et des professeurs de droit s’interrogent

 

 

• Comment Emmanuel Macron peut répondre au journal Le Monde (04/04/2017) qu’il n’a jamais « flambé 1000 € par jour » alors qu’il a indiqué avoir gagné environ 2000 € par jour pendant les cinq années précédentes, sans même tenir compte des revenus de son épouse, et n’a déclaré en 2014 qu’un patrimoine de 156 000€ ?

 

• Alors qu’il a dirigé une transaction de 9 milliards d’euros, comment se fait-il qu’on ne trouve aucune trace de bonus dans ses déclarations ? On sait que dans les banques d’affaires le succès d’une telle opération est généralement largement rémunéré en sus des émoluments ordinaires. Il serait dès lors surprenant que la transaction considérée n’ait pas donné lieu au versement d’un "incentive" très conséquent à son profit, que ce soit sous forme de numéraire, d’attribution gratuite d’actions ou d’options d’achat d’actions.

 

• Comment peut-il soutenir qu’à cause d’importantes charges sociales, son revenu fiscal de référence a été insuffisant pour payer ses impôts alors que le revenu fiscal de référence est déterminé après charges ?

 

• D’où viennent les revenus de capitaux mobiliers qu’il indique avoir perçus pour 291.286 euros en 2011 et 270.296 euros en 2012 ? Peuvent-ils ne procéder que de la seule détention de la part unique de 16 euros qu’il détenait dans la société en commandite simple Rothschild et compagnie alors que ce type de société ne peut pas distribuer de dividendes à ses gérants commandités ? Ces dividendes de 560 000€ se rattachent-ils alors à d’autres participations ? Dans quel cadre et selon quelles modalités juridiques et financières ont-elles été acquises ? Enfin, que sont-elles devenues depuis lors ?

 

• Qu’a-t-il fait de ses 20 actions dans le capital de la SAS Financière Rabelais, l’un des principaux associés commandités de la société en commandite simple Rothschild & Cie Banque (SIREN 323 317 032), elle-même associé commandité à 99,99% de Rothschild & Cie ? Il devait les apporter pour une valeur de 372 187, 20€ à la société selon avis préalable de l’assemblée générale d’actionnaires de Paris Orléans prévue le 8 juin 2012. Mais dans l’avis de convocation lui-même quelques jours plus tard le nom de Monsieur Macron a disparu et les dites actions sont apportées par deux tiers. Leur a-t-il cédé ses parts ou les leur a-t-il confiées en garde ?(...)

 

• Comment Emmanuel Macron a-t-il pu ne payer que 53 652,97 € d’indemnité de rupture de son engagement dans la fonction publique alors qu’il n’a guère été fonctionnaire plus de six ans et que, dans ce cas, les anciens élèves de l’ENA doivent verser une indemnité égale à deux fois le dernier traitement annuel diminuée de 20% par année de service au-delà des six ans, et qu’il avait gagné 162 120 € en 2013 lors de sa dernière année dans la fonction publique avant d’être nommé Ministre ?

 

• Pourquoi a-t-il omis de ses déclarations sa part dans la créance de la communauté sur son épouse au titre des travaux qu’il a réalisés pour 500 000€ dans une maison appartenant en propre à sa femme avec laquelle il est marié sous le régime de la communauté, alors qu’il a porté au passif de ses déclarations la totalité de l’emprunt contracté initialement par la communauté pour 350 000 € afin de réaliser ces travaux ? Sans ces omissions, le patrimoine d’Emmanuel Macron en 2014 et 2017 aurait dû être respectivement plus de trois ou deux fois supérieur à celui qui ressort de ses déclarations, ce qui représente des manquements substantiels rendant leur auteur passible d’une peine de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ainsi que, à titre complémentaire, l’interdiction des droits civiques et l’interdiction d’exercer une fonction publique.

 

• D’une manière générale, qu’a-t-il fait de son argent alors qu’il a emprunté pour payer une grande partie des travaux exécutés dans la résidence de sa femme et que le montant des travaux dans son appartement parisien serait resté modeste ? Où cet argent est-il passé ? Etait-il lui-même dispendieux à ce point qu’il dut emprunter pour payer ses impôts ? Ca ne serait pas conforme à ses propos tenus à Libération.fr le 17 septembre 2012 pour expliquer ses années chez Rothschild : « L’idée était aussi de me mettre à l’abri financièrement. Je n’ai pas de goûts de luxe, ni de gros besoins, mais j’accorde beaucoup de prix à mon indépendance ». Et le même média d’ajouter, le 26 août 2014 : « Depuis son passage par Rothschild, suffisamment riche pour être à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours ». Mais alors, où est le patrimoine ?

 

 

Ces éléments ne peuvent pas être rejetés d’un revers de main. Il faut que M Macron s’explique sans délai ou que la justice se saisisse. La transparence de la vie publique doit s’appliquer avec la même rigueur aux uns et aux autres.

 

 

QUESTION : Y AURAIT-IL UNE IMMUNITÉ MACRON ?

 

Pour l'immense majorité des médias qui ont soigneusement étouffé le débat qui aurait dû s'installer sur la cohérence et l'exactitude des déclarations officielles du candidat , on connaît déjà la réponse. Mais pour la justice, la question -sans doute pour quelques jours- demeure encore pendante.

 

En effet, lorsque certains esprits chagrins se sont étonnés de la promptitude de la justice à ouvrir une enquête dans le cas Fillon, on leur a très officiellement répondu qu'il n'y avait rien d'exceptionnel. Certes cette promptitude était quasiment sans précédent, notamment en période préélectorale, mais enfin faute de comparaison, on en était réduit à des conjectures. Puis, chemin faisant dans cette campagne qui décidément ne ressemble à aucune autre, on a vu une nouvelle fois le cours de la justice brusquement s'accélérer dans l'affaire Le Pen. Mais là, les juges butèrent sur l'obstacle parfaitement prévisible d'une immunité parlementaire européenne revendiquée haut et fort par l'intéressée et dont la levée nécessite une décision du Parlement européen réuni en séance plénière. Dès l'origine, la justice savait donc parfaitement que la procédure requerrait plusieurs mois et que la décision ne pourrait intervenir que bien après l'élection. Comme par hasard, elle se décide pourtant à demander la levée de l'immunité, quelques jours seulement avant le premier tour du scrutin.

 

Or contre toute attente, cette assiduité et cette célérité doublement exemplaires s'essoufflent brusquement dès que des soupçons publics, solidement argumentés et documentés par plusieurs grandes plumes du droit, se portent dans diverses tribunes sur le candidat Macron. Avec les plaintes ou les saisines successives et réitérées de l'IREF et de plusieurs contribuables (certaines depuis le début mars !), la justice semble d'un coup se figer, se raidir et adopter le réflexe de l'huitre vis-à-vis du crabe. Cette fois-ci aucune confidence au Canard enchaîné, aucune note à Médiapart, pas le moindre entrefilet pour le Journal du Dimanche, aucune fuite d'aucune sorte, mais un silence radio qui commence à devenir pesant, avec l'amorce en filigrane d'une distinction à laquelle on n'ose encore croire entre les personnes "non gratae" à qui rien ne serait épargné et le candidat préféré du pouvoir auquel rien ne saurait être reproché.

 

Voici quelques années et parce qu'ils s'y sont indirectement reconnus, beaucoup de citoyens ont ressenti douloureusement l'affaire du "mur des cons" et comme, malgré sa relative ancienneté, elle n'est toujours pas jugée à ce jour, ils savent que la justice sait prendre largement son temps, tout spécialement sur des affaires sensibles ou qui la mettent en cause. Mais une chose est sûre : au fur et à mesure que les jours passent et que l'échéance de l'élection se rapproche, ces citoyens ne veulent pas voir s'édifier sous leurs yeux un nouveau mur : celui du silence et du déni qui serait encore plus honteux que le premier, après les premières fins de non recevoir émises par une HTVP qui n'avait visiblement nulle envie de réexaminer un dossier à la lueur d'une argumentation technique qui l'embarrasse.

 

Mais, alors que l'urgence est électoralement la même pour tous, comment peut-on expliquer que le candidat Fillon fasse séance tenante l'objet d'une enquête et ultérieurement d'une mise en examen, que les poursuites contre la candidate Le Pen soient opportunément réactivées quelques jours seulement avant la première échéance électorale, sans que de son côté le candidat Macron ne soit inquiété le moins du monde pour des déclarations officielles qui ne convainquent personne de ceux qui, à titre professionnel, traitent quotidiennement de patrimoine, de revenus et de fiscalité ? Chose curieuse et embarrassante : ce candidat d'ordinaire si prompt à faire valoir son bon droit et ses soutiens s'en tire par la pirouette d'un voyeurisme mal placé pour refuser de répondre dans le détail aux attaques qui pointent pourtant les nombreuses lacunes et contradictions de ses déclarations.

 

On sait que par le passé le Conseil constitutionnel a déjà validé au forceps une élection présidentielle en dépit de comptes de campagne non conformes. Mais dans le climat de défiance actuel et alors que l'abstention menace de devenir le premier parti de France, il est impératif que justice saisie par un des requérants depuis le début du mois de mars fasse à temps son travail. Et aussi qu'elle le fasse bien en développant une argumentation publique, claire et convaincante pour éviter que la prochaine élection ne risque de traîner indéfiniment dans son sillage le soupçon délétère d'une usurpation, dont tous ceux qui contestent la République ne manqueraient pas de tirer profit.

 

source : http ://fr.irefeurope.org/Patrimoine-et-revenus-d-Emmanuel-Macron,a4427

Partager cet article

Repost 0

commentaires