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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:48

Après un long silence, durant lequel je ne voulais pas m'engager trop avant dans un discours particulièrement discordant d'avec les leaders et (maintenant, je peux le dire ainsi) des apparatchiks du Parti de Gauche. Le Conseil National du 14 et 15 juin dernier, et bien que nous n'en ayons que les bruits de couloir à l'heure où j'écris ce texte, me libère et me permets de mettre ici un texte écrit le 15 avril, à quelques amis, avant les élections européennes. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de découragement, mais d'amertume et de colère, je suis en attente du Compte-rendu du CN du 14/15 juin dernier pour donner ma démission du Parti de gauche pour désaccord profond, non pas sur les idées ou le programme, mais sur le comportement et les reniements des responsables de ce Parti, ainsi que sur leurs discours en trompe l'œil qui est développé avec une absence totale de réalisme et de volontarisme, pour ne pas dire de "j'm'en foutisme désespérant".


 

J’ai hésité longuement avant d’écrire ce qui va suivre, avec comme frein essentiel celui du découragement, et aussi du manque de visibilité pour l’avenir du mouvement de gauche, notamment celui du Front de gauche et de ses composantes. Je parlerais pour l’instant du parti que je connais le mieux, le mien, le PG. J’avoue, que depuis quelque temps, je ne suis plus en harmonie avec les décisions et déclarations faites par les instances dirigeantes du Parti de gauche et plus particulièrement avec celles de Jean-Luc Mélenchon. Ne faisant pas partie de ces gens ayant besoin d’un chef à suivre et à idôlatrer, je m’effraie chaque jour de la caporalisation qui prend une telle importance au PG, cela ne peut que nuire à son devenir, car des mots aux actes il y a un fossé qui s’agrandit de jour en jour davantage ; la démocratie n’étant pour l’heure qu’au stade des mots, des textes et des idées, nullement dans la vie du parti. Selon l’un de ses très proches, la détermination d’un Bonaparte, ne le choque pas, je parle bien de Jean-Luc Mélenchon, tant qu’à se voir Jacobin façon Maximilien, l’homme de la situation ferait face à ses obligations de sauveur de la Nation ; je sais cela semble énorme, mais réfléchissez y bien !...

 

La parfaite harmonie n’est pas un état nécessaire pour travailler à la réalisation d’un objectif, je le sais parfaitement, mais encore faut-il adhérer à minima aux thèses exposées, thèses à géométrie variable selon le sens du vent ; d’accord aussi pour admettre qu’il faille évoluer avec les circonstances, pourtant, il est des postulats avec lesquels même le plus souple des compères ne peut pas se soumettre. Après l’étape des « ayant-droits » de la présidentielle, nous sommes passé à celle de « l’opposition de gauche » des municipales pour aborder le « racolage nauséabon » des futures européennes, et ensuite, la prochaine étape sera celle de l’ « union des gauches » du PS. Ce rapprochement est pour moi impossible, même s’il s’agit de la gauche et non pas des cadres et élus du PS, quoique nous avons déjà assisté à des alliances douteuses lors des municipales. L’imposture de leur chef devenu monarque indétronable est pour ma part incompatible avec l’idée que je me fais de la gauche, de même la trahison commise par les instances du PCF est passée par pertes et profits au bénéfice d’une alliance pour les élections européennes prouve à l’évidence le manque de maturité et de force politique du PG, comme d’ailleurs, je ne crois pas plus à la «gauchisation» du parti opportuniste des verts EELV, à qui les bras sont tendus, sans complexes et sans retenues.

 

La rigueur politique se doit d’être accompagnée d’une grande exigence morale, hors je ne vois plus du tout, cette exigence morale chez nos leaders de gauche, et ne parlons surtout pas de rigueur politique, mais plutôt de politique politicienne ce que les vrais gens de gauche abhorent dans leur ensemble, ils nous l’ont parfaitement illustré par l’immense abstention qui a eu lieu pour les municipales et qui se reproduira pour les européennes telles qu’elles se présentent aujourd’hui. Mon analyse personnelle concernant la volonté intrinsèque des leaders du PG n’est guère réjouissante. Je ne décèle aucune envie concrète d’en découdre frontalement avec les dirigeants actuels de la France qui sont au service exclusif de l’oligarchie (mot vide de significations pour le commun des mortels qu’il va falloir un jour définir précisément), hormis la phraséologie de façade nécessaire à faire adhérer les convaincus d’avance, le summum étant le fameux « La consigne ... C’est qu’il n’y a pas de consignes !... », ceci amenant cela, chacun croit dur comme fer aux déclarations d’intention qui n’ont jamais dépassé ce stade, celui de l’intention bien sûr.

Hormis le fait d’organiser une marche - promenade de santé pour bobos friqués - tous les 6 ou 8 mois, histoire de ne pas se faire oublier de la populace et pour ne pas laisser la rue à la droite, comme l’on dit dans les hautes instances politiques du PG ; l’on est en droit de se demander ce qui a été objectivement fait de positif, pour contrer les réformes implacables faites à l’encontre des salariés de ce pays, à quelle obstruction a-t-on assisté à l’Assemblée Nationale ou au Sénat, quel mot d’ordre perturbant pour les gouvernants a été donné, et suivi par des syndicats acquis réellement à la lutte des travailleurs, enfin, il me faut arrêter de rêver les yeux ouverts, RIEN !... Et ceci depuis 23 mois ...

 

Donc, le premier constat que je suis amené à formuler concernant nos possibilités de lutte à gauche, c’est que non seulement le Front de gauche a perdu les valeurs de ses débuts pour devenir un fourre-tout où tout s’entasse pêle-mêle et cela l’entraîne à perdre toute consistance révolutionnaire, car dans ce méli-mélo, à qui faire confiance ? Cela m’amène à envisager un départ futur de ce parti, si je ne peux pas y créer un réseau capable de nous venir en aide le moment décisif, cette décision sera prise lors du prochain congrès où les orientations programmatiques du parti seront prises et son staff normalement renouvelé. Selon les résultats des élections européennes, nous devrions au Parti de gauche enregistrer un mouvement d’adhésion, c’est ce qui est attendu, mais je redoute qu’il n’y a encore là de réelles désillusions.

 

 

Personnellement, je garde entière ma capacité de révolte et de lutte, mais avec qui dois-je la partager ?

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commentaires

Fulgence 23/10/2014 14:28

C'est pas le tout de critiquer les dirigeants, la stratégie.L'union est un combat et avec EELV et le PCF surtout, c'est jamais gagné. Le PCF ne roule que pour lui et n'a aucune parole.Mais peut-on
casser le FDG? Si quelqu'un le fait, ça ne sera pas nous. Laurent et sa clique opportuniste n'attendent que ça! Alors que faire, comme dirait oulianov? J'attends tes suggestions que tu te gardes
bien ne serait-ce que d'ébaucher. Un blog c'est aussi fait pour ça non?

milous 18/06/2014 09:02

Si nous reussissons à nous faire entendre,vous pouvez compter sur nous.

maris 17/06/2014 18:16

Mon cher Ami et Camarade,
Je ne me fais pas plus d'illusion que toi sur l'avenir et du FdG que du PG. Comme je l'ai souligné assez souvent sur le blog de Mélenchon puis de Corbière, la structure de parti est dépassée car
elle conduit inévitablement à se renier elle-même, simplement par un réflexe malsain d'autoprotection. La dérive obligatoire de tout type de parti, après avoir été créé dans un but précis, est
factuellement d'oublier son origine et sa cause pour protéger l'existant, quitte à se renier.
C'est ce qu'on constate : je ne m'attarderai pas sur les causes, je ne fais que constater la dérive et la mort à petit feu d'une grande idée...