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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 16:20

La litanie du « désert médical » devient lassante. Reposant sur le concept passéiste d’une médecine individuelle plutôt villageoise et banlieusarde, ce slogan, amplificateur de toutes les peurs, traduit malheureusement l’absence de réflexion pertinente sur une organisation sanitaire de proximité efficiente utilisant les outils de la modernité. Les sénateurs pestent de ne pouvoir obliger les médecins à s’installer là ou il n’y en a plus, des députés veulent réguler l’accès au conventionnement selon les besoins locaux et la ministre de la santé feint de croire encore à la médecine libérale en ne voulant pas contraindre mes confrères à exercer là où la demande devient pressante. Incompréhensible imbroglio généré par un vide d’imagination inquiétant. On décide, on promulgue sur la base du concept éculé du médecin à tout faire.

 

Voici ma réaction plus qu'à fleurde peau…

 

 

Je viens de lire tous les commentaires (60 de médecins exclusivement) ci dessus, et je constate amèrement que les malades et patients sont traités à l'air du temps et à l'eau de pluie.

 

Bizarrement le professionnel de santé qu'est le pharmacien n'apparait dans aucun scénario décrit, ne serait il que le boutiquier de l'imagerie non médicale, mais d'Épinal qu'il traine à ses basques ? N'est-il pas un élément majeur de la santé publique ? 

 

C'est à l'heure actuelle le seul praticien de santé qui peut, moyennant peu de formation continue, maitriser parfaitement l'amont et l'aval des problèmes de santé, c'est le seul praticien de santé qui puisse réellement servir d'inter-face médicale en ZONE SINISTRÉE.

 

Or qu'en est-il ? Il est ignoré, voir méprisé, la preuve est magistralement démontrée dans les 60 commentaires qui précédent le mien, IL N'EXISTE PAS…

 

Aujourd'hui, il est capable de SUIVRE et SOIGNER la majorité des pathologies, et dans le cas ou il ne sait y pourvoir son conseil est écouté et il renvoie  vers les spécialistes compétents quand ils existent encore, le suivi des patients et des malades est quotidien dans son officine, les technologies ayant fait d'énormes progrès lui permettent de contrôler et de suivre les diabétiques, les cardiaques, les hyper tendus, est-il rémunéré pour tout cela ? NON !… 

 

Chaque augmentation du prix de la consultation médicale, est suivi par une baisse du prix des médicaments, cela en devient grotesque, car à l'évidence c'est la ruine est la fin de la fonction de pharmacien sous peu, il vous faudra distribuer vous même, Messieurs les médecins et spécialistes, les médicaments que vous prescrirez.

 

Messieurs les docteurs généralistes ou spécialistes, vous qui êtes rémunérés à l'acte, combien vous a couté votre installation ? Fort peu au regard d'une pharmacie aussi petite soit-elle, plusieurs centaines de milliers d'euros, voir millions pour les plus grosses d'entre elles. À la campagne elles sont devenues invendables même pas à 40% de leur valeur d'achat, invendables ! Cette profession subit, elle aussi, le problème du numérus clausus et personne ne veut plus prendre le risque de l'investissement dans son outil de travail qu'est une officine de pharmacie, surtout en zone rurale, voilà où nous en sommes rendu !…

 

La pharmacie de campagne qui reste le seul maillage médical pouvant endiguer la désertification rurale est en train de mourrir, le seul praticien de santé qui permet encore la sauvegarde sanitaire des populations rurales et péricitadines va disparaitre.

 

Le pharmacien subit toute la rigueur et l'imbécilité de la politique de santé menée depuis des années et des années, le déremboursement frénétique des médicaments, et là excusez moi mais, peu importe la couleur politique des décideurs ministériels, ils sont aussi incompétents et incapables les uns que les autres, et ils sont souvent à l'image d'un Cahuzac. Si vous n'êtes pas convaincus par ce que je vous dit, c'est certainement que vous en faites partie.

 

Le mari d'une pharmacienne de campagne, entre Vierzon et Châteauroux.

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