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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 00:20

Suite de lapremière partie

 

Aucune alliance avec un parti bourgeois est admissible, jamais ! parce qu’aucune section de la bourgeoisie n’a de différence d’intérêt fondamental avec le reste de sa classe qui pourrait la conduire à être une alliée fiable et combative pour le prolétariat. Qui plus est, pour former une telle alliance elle poserait comme condition préalable que le prolétariat subordonne sa lutte de classe (pour les revendications immédiates et son combat pour le pouvoir) aux objectifs limités de l’alliance. Bref, une telle alliance serait un front populaire. Où est la différence ? Le front populaire est un bloc entre des forces bourgeoises et des organisations ouvrières par lequel ces dernières acceptent des programmes qui retiennent les travailleurs à l’intérieur des limites de la propriété privée et qui protègent l’Etat bourgeois.

 

Ce qui distingue un front des masses prolétaires d’un front populaire, ce n’est pas la participation en elle-même d’une force ouvertement bourgeoise ou petite-bourgeoise, mais plutôt la subordination politique du prolétariat à la plate-forme de la bourgeoisie. Un tel bloc peut être aussi dangereux lorsqu’il comprend une force bourgeoise très faible ("l’ombre de la bourgeoisie").

 

Les partis ouvriers qui ont appliqué ces pseudo "alliances" "en défense de la démocratie" ont tous fini par défendre la bourgeoisie et le capitalisme contre le prolétariat (par exemple en Espagne en 1936, au Chili en 1973). Aucun front populaire n’a jamais ouvert la voie au socialisme. Ils ont ouvert, au contraire, de façon répétée, la voie à la contre-révolution.

 

Nous exigeons donc des partis ouvriers et des syndicats dont les dirigeants ont suivi la voie de la collaboration de classe et du front populaire, qu’ils rompent avec les partis capitalistes, qu’ils défendent les droits ouvriers et qu’ils luttent pour le pouvoir ouvrier.

 

 

Savoir mettre en place et continuer le FMP

 

La possibilité ou non d’un FMP donné ne dépend pas de l’histoire des autres partis faisant partie du bloc. 

 

En effet, la liberté de critiquer ses dirigeants à travers l’action commune est un principe essentiel du FMP. Une telle critique doit être dirigée aussi bien contre les vacillations des partenaires du bloc au moment de l’action commune, que contre leurs erreurs politiques plus larges. Il ne faut pas se limiter à une propagande commune, car cela conduirait à ce que des différences importantes - voire décisives - entre réforme et révolution soient mises de côté.

 

Le seul matériel commun autorisé sont des publications liées au front unique (par exemple les bulletins du comité de grève, des tracts appelant à une manifestation). L’équilibre exact entre l’action commune et la critique ne peut pas être avancé selon des formules toutes prêtes. Nous nous réservons le droit de critiquer nos partenaires avant, pendant et après l’action commune. Le moment et la façon dont nous exerçons ce droit dépend du jugement concret que nous faisons dans des circonstances données. Mais cette critique doit obligatoirement être faite.

 

Le FMP doit être orienté simultanément vers la base et la direction du bloc à convaincre. Je rejette l’idée du Front des Masses Prolétaire "à la base" comme un piège gauchiste voué à l’échec. Si les travailleurs pouvaient être convaincus de rompre avec leurs dirigeants par un tel appel direct et unilatéral, il n’y aurait aucunement besoin d’un front. En orientant l’appel au FMP vers les dirigeants, l’objectif est de les obliger à entrer en action.

 

A travers cette expérience, et non pas par des "révélations" déclamatoires, nous pouvons montrer aux masses que les limitations de leurs dirigeants sont fatales. Dans la grande majorité des cas, le FMP demeurera au stade d’une proposition, sans pouvoir se transformer en accord formel avec les dirigeants réformistes. Dans ces conditions, il restera au niveau d’une campagne d’agitation et de propagande populaire, orientée vers la base des organisations réformistes.

Parfois, le front "à la base", peut être nécessaire là où les dirigeants ont refusé d’agir avec les révolutionnaires. Alors, il est nécessaire de combiner les dénonciations des dirigeants avec des propositions d’action dirigées vers la base, dont l’objectif est qu’elles soient menées par une direction révolutionnaire. Néanmoins, même ici la tactique a pour but d’exercer une pression sur les dirigeants afin qu’ils mènent l’action qui, si elle réussit, ne pourra qu’entraîner encore plus de couches à agir.

 

 

Il faut savoir rompre un front ...

 

Rompre le front des masses prolétaires peut être aussi important que de le créer. Quand le front a rempli son objectif, que le but soit atteint ou non, il doit être redéfini ou rompu et il faut en tirer les leçons. C’est ce que nous sommes amenés à faire concernant le Front de Gauche.

 

Les circonstances suivantes pourraient nécessiter la rupture du front des masses prolétaires : quand le front n’est maintenu que sous la forme d’un exercice littéraire ou diplomatique et n’implique aucune obligation d’agir ; quand les partenaires du bloc sabotent ou minent les objectifs du front en refusant de le mettre en œuvre ou en passant des compromis avec l’ennemi de classe (PCF/PS) ; quand les partenaires du front refusent de prendre au sérieux l’extension du front des masses prolétaires à d’autres forces de masse et limitent le bloc à la taille d’une secte.

 

Mais en même temps, les révolutionnaires doivent tenter de maintenir l’unité d’action avec la direction de la base, établissant leur propre direction et gagnant à leurs rangs les meilleurs éléments des organisations non-révolutionnaires.

 

Ainsi donc, pour que le front des masses prolétaires soit admissible, il est essentiel de suivre les conseils ci-dessus. Toutefois, pris seuls, ils ne garantissent pas qu’il sera correct ou qu’il réussira. Seule une analyse concrète d’une situation concrète peut révéler quelle est la base correcte pour une proposition de front des masses prolétaires.

 

Il faut du leadership et de l’expérience, accumulés depuis des années d’intervention dans la lutte des classes, pour déterminer quelles propositions de front des prolétaires sont admissibles et nécessaires, et vers quelles forces il faut orienter ces revendications. Néanmoins, en comprenant l’objectif et les principes fondamentaux du front des masses prolétaires, les révolutionnaires peuvent éviter bien des erreurs élémentaires et inutiles.

 

 

Le Front des Masses Prolétaires

 

L’objectif du front des masses prolétaires est de créer le maximum d’unités d’action pour le prolétariat contre la bourgeoisie. Au cœur de cette tactique se trouve le besoin de l’indépendance de classe. Son principe fondamental est le défi lancé par l’organisation révolutionnaire aux dirigeants réformistes ou centristes des organisations ouvrières de masse ou d’une certaine taille: "Rompez avec la bourgeoisie !"

L’unité des travailleurs implique une rupture avec la bourgeoisie, son Etat et ses partis. Les principes du front des masses prolétaires sont ceux exposés ci-dessus, appliqués à la lutte de classe unie du prolétariat, qu’elle soit défensive ou offensive. Il peut être appliqué à la fois aux actions les plus limitées ou défensives, et à une offensive contre tout l’ordre bourgeois.

 

Dans les pays sous l’emprise du capitalisme, les partis bourgeois sont incapables d’effectuer des actions progressistes systématiques, et les révolutionnaires doivent s’opposer avec virulence à leur participation à des fronts communs avec les organisations ouvrières.

 

Le front des masses prolétaires ne peut être limité aux seuls syndicats comme le veulent les dits «partenaires sociaux». Il s’applique également - et encore plus lors d’une lutte aiguë - aux partis politiques qui se disent des partis ouvriers et qui organisent des secteurs importants du prolétariat. L’objectif est d’arracher les dirigeants réformistes aux chambres des députés, aux banquets et des réunions secrètes avec l’ennemi de classe, et de les obliger à conduire leur base dans la rue, sur les piquets de grève, voire, dans des conditions révolutionnaires, sur les barricades.

 

Le fait que ces dirigeants puissent être des agents assermentés de la bourgeoisie ne peut être considéré comme un argument empêchant que la proposition de front des masses prolétaires leur soit adressée. Ce qui est décisif, c’est que ces traîtres aient encore, sinon la confiance, du moins le contrôle des larges secteurs du prolétariat, et que le PG parti révolutionnaire n’ait pas encore gagné la confiance ou la direction organisée de ces masses.

 

Nous devons rejeter tout soutien à un gouvernement des partis ouvriers réformistes et des partis de la bourgeoisie, une coalition de "gauche" ou un front populaire. Si un pseudo-front des gauches est organisé ou un front populaire est formé entre les organisations ouvrières de masse et les partis bourgeois, les révolutionnaires doivent développer des tactiques afin de chasser ces partis en démontrant aux travailleurs qu’ils ne peuvent pas mener un combat de masse, qu’ils bloquent et trahissent de tels combats, et que les dirigeants réformistes mettent sans cesse en avant la "nécessité" de conserver leur soutien pour freiner les luttes.

 

La tactique de front des masses prolétaires nécessite aussi de revendiquer que les partis réformistes rompent avec la bourgeoisie et luttent pour une nouvelle constitution, celle de la 6è république faite par et pour les citoyens prolétaires. Lors de crise politique aiguë, ce slogan peut devenir la revendication principale de l’heure, elle le fut déjà, mais, hélas, sans réussite notoire.

 

 

Front des masses prolétaires et gouvernement des prolétaires

 

Qu’est-ce qu’un véritable gouvernement des prolétaires ? C’est un gouvernement qui prend des mesures décisives pour désarmer la bourgeoisie et armer les travailleurs ; qui aide les travailleurs dans leur lutte afin de saisir les principaux bastions du pouvoir capitaliste - les banques et les principaux monopoles industriels. Evidemment, de telles mesures ne peuvent pas être mises en œuvre sur le terrain de la politique électorale et parlementaire.

 

Aux travailleurs réformistes qui ont des illusions dans le parlementarisme, nous disons :

"Mettez vos partis au pouvoir, obligez-les à prendre de telles mesures, mais organisez la mobilisation de vos syndicats et de vos partis afin de vous préparer à l’inévitable déclaration de guerre civile que ne manquera pas de lancer la bourgeoisie si vos dirigeants prennent des mesures sérieuses menaçant la propriété industrielle,commerciale et de service privé. Nous soutiendrons de façon critique la victoire électorale de vos partis et nous les défendrons contre une attaque bourgeoise."

 

Aux travailleurs centristes qui croient que la combinaison d’une victoire parlementaire et d’une mobilisation de masse indépendante sera suffisante, nous disons :

"Il serait suicidaire de lier les actions de masse de la classe ouvrière aux échéances électorales, de respecter les majorités et les minorités, de refuser d’attaquer les forces armées au nom du respect de la constitution."

 

Un "gouvernement des prolétaires" qui ne gagne pas, dans un premier temps, les militaires à sa cause et qui ne prend pas les commandements des mains des officiers, qui ne crée pas une milice ouvrière et qui ne dissout pas la police, est condamné à mort.

 

Un tel gouvernement doit être basé sur des conseils prolétaires de commune, ainsi que sur des milices d’ouvriers, d’employés et de jeunes retraités. Il doit attaquer et désarmer immédiatement la bourgeoisie en tant que classe. Il doit imposer le contrôle sur la gestion de l’économie et sur tous les outils de production et permettre la critique totale de l’action gouvernementale par les conseils de commune ; le PG parti révolutionnaire, moteur de la révolution aura en responsabilité la coordination, l’encadrement opérationnel des actions, jamais il n’en sera l’ordonnateur, seulement le contrôleur.

Bref, un tel gouvernement sera un gouvernement de prolétaires révolutionnaires, une forme de gouvernement transitoire vers la démocratie humaniste au service du prolétariat et de la population, qui aura pour tâche essentielle le renversement de l’oligarchie financière et du système capitaliste afin d’instaurer une démocratie humaniste et universaliste.

 

 

En conclusion : des comités de grèves aux conseils communaux prolétaires

 

Dernier élément du front des masses prolétaires : la création des organisations de base de la classe ouvrière. Quand des grèves éclatent, nous devons exiger la création de comités de grève de la base, à travers lesquels les masses peuvent contrôler l’orientation de leurs luttes et empêcher les trahisons bureaucratiques. Pendant les moments de lutte de classe intense, les révolutionnaires doivent développer des organisations plus larges, plus combatives et plus démocratiques : les conseils ouvriers.

 

Dans ces instances, nous combattrons pour que les représentants soient élus et révocables par des assemblées de masse. Les conseils prolétaires de commune doivent être construits partout dans le pays, mais coordonnés au niveau départemental,régional et national. Ils doivent avoir pour objectif de s’armer et de gagner les militaires à leur cause.

 

De cette façon, le front des masses prolétaires joue son rôle à chaque niveau de la lutte révolutionnaire : du travail syndical, en passant par des mouvements de grève jusqu’à l’organisation des travailleurs pour qu’ils exercent leur propre pouvoir sur toute la société.

 

L’application flexible et correcte de cette tactique fournit une arme puissante au service des masses. A un moment ou un autre, les révolutionnaires qui n’apprennent pas comment s’en servir vont se tromper profondément, menant ainsi tous ceux qui les suivent vers l’échec. L’enjeu est de taille. Nous n’avons aucune échéance devant nous, mais les pauvres, les prolétaires eux sont fatigués et pressés, nous nous devons donc d’agir dans les meilleurs délais afin d’abréger leurs souffrances depuis trop longtemps déjà endurées.

 

Deux définitions qu’il faut garder sans cesse en tête :

- prolétaire : classe sociale constituée par les gens ne vivant que du revenu de leur travail ou emploi.

- peuple : ensemble de tous les citoyens composant un état, le bourgeois fait parti du peuple à l’égal du rentier, tout comme le sdf ; ces gens n’ont à voir ensemble que le fait d’être le peuple français.

 

 

En avant camarades !…


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