Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
  • Le blog de cronos
  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
  • Contact

Recherche

Pages

21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 16:01

Je porte ici à la connaissance de mes lecteurs, la lettre d'un intellectuel de gauche qui prend ses responsabilités en tant qu'économiste émérite et reconnu, il expose clairement à monsieur François Hollande Président de la république française la réalité palpable de l'économie et de l'état dans lequel nous nous trouvons ; ceci est d'un grand courage de sa part à contrario de la couardise et du silence de l'intelligencia française de gauche comme de droite !…

 

Je vous demanderez de divulguer le plus largement possible cette lettre auprès de votre réseau de connaissance et d'amis dans la mesure ou vous êtes d'accord avec l'analyse qui est faite par son auteur, soit par l'intermédiaire demon blog soit en recopiant ou en imprilant son contenu, merci à vous par avance.

 

Denis Faict alias Cronos

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

Notre pays connaît, depuis maintenant plusieurs années, une crise profonde, qui ne cesse de s’approfondir. Les derniers chiffres, désastreux, publiés par l’INSEE le confirment. Avec une croissance à 0% pour les 6 premiers mois de l’année, la situation est objectivement grave. Cette crise ne disparaîtra pas tant que l’on n’aura pris les mesures nécessaires en ce sens. Ces chiffres apportent un démenti aux diverses déclarations et proclamations que vos gouvernements, et vous même, avaient fait depuis mai 2012. Il n’y a nulle inversion de la courbe du chômage et vous passerez pour l’Histoire comme le Hoover français, attendant la croissance à chaque carrefour. Il faut reconnaître la vérité. La France est aujourd’hui au bord de la déflation, et cette dernière entraînera une récession encore plus profonde, avec plus de chômage et plus de misère pour la population. Cette crise a aussi des conséquences politiques importantes. Elle va limiter de plus en plus vos marges de manoeuvres politiques. Au-delà, l’impopularité qui vous frappe, et qui n’est pas imméritée, met en cause votre légitimité et votre capacité à exercer la fonction présidentielle.

 

Le résultat d’erreurs tant stratégiques que tactiques

 

Cette crise est en partie le produit d’erreurs qui ont été commises tant par le gouvernement de François Fillon, que par celui de Jean-Marc Ayrault, et désormais de Manuel Valls. Il y eut tout d’abord une erreur stratégique, qui fut de croire que l’on pouvait réduire les déficits avec une faible croissance et une inflation déclinante. Seule, la combinaison d’une croissance ET de l’inflation permet cela. Vous le savez (ou devriez le savoir). La dette ne se réduit que quand le déficit (exprimé en pourcentage du PIB nominal) est inférieur à la hausse de ce même PIB nominal. De même, une forte hausse de la croissance nominale entraîne mécaniquement la hausse des recettes fiscales, ce qui permet de réduire le déficit budgétaire. Regardez les chiffres : le déficit s’établira, au minimum, à 4% du PIB pour 2014. Avec une inflation de l’ordre de 0,5% ET une croissance réelle de l’ordre de 0,5% (en étant optimiste), il faudrait baisser les dépenses publiques de 3% du PIB pour arriver à une stabilisation de la dette. Le choc récessif que cela provoquerait tuerait l’économie française.

 

Cette erreur stratégique s’est doublée d’une erreur tactique. La croyance que la baisse des dépenses publiques nettes, que soit par la hausse des prélèvements ou par la baisse des prestations sociales, n’aurait pas d’impact sur la croissance était erronée. Cette erreur provient de la sousestimation du multiplicateur des dépenses publiques, que l’on croyait de l’ordre de 0,5 alors qu’il était à cette époque compris entre 1,4 et 1,6. Une erreur subsidiaire, qui fut commise par François Fillon comme en son temps par Alain Juppé, fut de ne pas comprendre que la dégradation des retraites allait pousser les ménages à épargner plus, et donc à consommer moins, avec un choc négatif sur la croissance. Ces trois niveaux d’erreurs ont lourdement pesé sur la conjoncture économique de la France depuis 2011.

 

Face au drame qui se noue, vous croyez trouver une solution en faisant sauter la règle, inscrite depuis le Traité de Maastricht, des 3% de déficit. Si vous y arrivez, cela voudra dire que le poids de la dette, déjà élevé aujourd’hui, va continuer à rapidement augmenter. C’est un expédient de courte durée, Monsieur le Président ! Nous serons, un jour ou l’autre, rattrapé par les réalités.

Cela aura aussi des conséquences profondes sur le fonctionnement de l’Union Européenne. Si vous n’y arrivez pas, si nos partenaires, lassés des tergiversations continuelles des gouvernements français successifs se refusent à remettre cette règle en cause, vous serez politiquement isolé. Que reste-t-il donc des espoirs engendrés par votre élection, de votre volonté de fédérer les pays d’Europe du Sud ? En fait, tout cela, vous l’avez gâché quand vous avez accepté de signer, avec un codicille ridicule, le pacte de stabilité. Monsieur le Président, en politique, le manque de

courage se paye au prix fort.

 

Le carcan de l’Euro.

 

Mais, la situation actuelle s’enracine, aussi, dans des causes plus profondes, au premier rang desquelles on trouve l’union économique et monétaire, ce que l’on appelle la « zone Euro ». La zone Euro oblige tous les pays à avoir le même taux d’inflation. Or, les conditions structurelles de l’économie française font qu’elle a un taux d’inflation « naturel », autrement dit le taux d’inflation compatible avec le plein emploi des facteurs de production, supérieur à l’économie allemande. Aussi, en quelques années se constitue un écart important de compétitivité entre les deux pays. Par ailleurs, le taux de change de l’Euro convient à l’Allemagne mais pas à la France. Si la France veut avoir un taux d’inflation égal à l’Allemagne, elle devra avoir une croissance très inférieure à sa « croissance potentielle ». Or, ceci implique aussi un faible investissement et par conséquent une perte de compétitivité cette fois par le biais du progrès technique et non plus seulement par celui des prix. De plus, est clair que les relations entre la France et l’Allemagne vont se dégrader car ces deux pays ont des besoins opposés en matière de politiques économiques, mais aussi démographiques. L’Allemagne, dont la population décroit, peut se permettre d’avoir une faible croissance. Le PIB par habitant augmentera toujours plus rapidement que le PIB. Pour la France, si elle veut que son PIB par habitant augmente, elle doit avoir, elle, une forte croissance. L’incompatibilité des besoins en politiques économiques de ces deux pays condamne la zone Euro, ou condamne l’un à subir la politique de l’autre. Cette situation porte en elle le risque de nouveaux conflits en Europe. Vous qui vous faites souvent emphatique lors des commémorations du centième anniversaire de la guerre de 1914-1918, vous devriez en avoir conscience. L’Euro tue la France, mais il tuera l’Europe aussi.

 

De tout cela, vous fûtes informé dès l’été 2012. Mais, vous avez cru possible de finasser alors que les problèmes exigeaient de vous décision et courage. Encore une fois, en politique, le manque de courage se paye au prix fort.

 

Regardez la réalité en face.

 

Nous voici devant la question essentielle : faut-il rester dans la zone Euro ? Le seul argument qui vous reste est politique. Vous prétendez que la fin de l’Euro signifierait la fin de l’Union Européenne. Mais, l’UE agonise sous nos yeux. Où était-elle quand il fallu intervenir au Mali ? Où est-elle quand il s’agit d’apporter une aide militaire décisive à la région autonome du Kurdistan ? Nous nous retrouvons seuls, comme toujours, ou avec des alliés qui n’ont rien à voir avec l’UE, pour gérer ces crises. Pourtant, pour faire face à ces crises nos forces diminuent, et ceci en grande partie du fait des conséquences de l’Euro mais aussi des politiques qui furent choisies pour, dit-on, « sauver » la zone Euro. Notre économie décline, notre industrie s’effondre. Nos forces armées sont dans un état de dénuement tragique. Monsieur le Président, il vous faut regarder les réalités en face. Même si elles sont déplaisantes, même si elles impliquent que certaines des choses dans lesquelles vous aviez beaucoup investit se révèlent fausses, vous ne pouvez faire l’économie d’un examen de conscience. Vous avez voulu la position qui est aujourd’hui la vôtre. Vous vous êtes employé, depuis des années, à l’atteindre. La chance est venue à l’aide de votre ambition, et vous avez été élu Président de la république. Cette position implique, elle exige même, que vous soyez prêt à vous libérer des fragments morts de votre idéologie.

 

Des choix radicaux.

 

Monsieur la Président, la gravité de la situation exige de vous des actes graves, des actes décisifs. Vous devez reconnaître que le gouvernement Valls est un échec, et en tirer les conséquences. Vous devez, surtout, mettre sans délai l’Allemagne devant ses responsabilités. Aucun pays ne peut, au sein d’une union économique et monétaire, avoir l’excédent structurel qui est le sien. Il lui faut donc soit sortir de l’UEM soit prendre acte du fait que c’est la France qui sortira de la zone Euro, solution la plus probable. Soyez-en sur, nous ne sortirons pas seuls. A peine l’annonce de notre sortie, et ceci peut se faire très rapidement, vous le savez bien, rendue publique, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Belgique annonceront qu’ils nous imitent. La Grèce suivra rapidement. L’éclatement de la zone Euro rendra possible à la voix de la France de se faire de nouveau entendre. Un accord de co-fluctuation des changes pourra être signé avec certains de ces pays. La dévaluation qui se produira, tant par rapport à la zone Dollar que par rapport à l’Allemagne, redonnera les forces nécessaires à l’économie française pour faire face aux défis du XXIe siècle.

 

Monsieur la Président, vous pouvez encore reprendre la main, mais vous ne le pourrez pas très longtemps. Vous avez le choix. Soit, ayant nommé un nouveau gouvernement et surtout un nouveau Premier Ministre, un homme décidé mais aussi un homme d’expérience, vous prenez la décision de confronter l’Allemagne aux réalités, et de sortir de l’Euro. Par ce geste, vous pourriez redevenir le dirigeant clef de l’Europe du Sud. Soit, pour éviter le marasme où vous vous enfoncez chaque jour un peu plus, reconnaissez votre échec et démissionnez. Il y aurait de la grandeur à prendre sur vous la responsabilité des échecs depuis mai 2012. Mais sachez, en tout état de cause, que si vous ne faites ni l’un ni l’autre, vous êtes condamné à une impopularité toujours plus grande, à une perte de légitimité toujours plus profonde qui mine votre fonction et à travers elle la République, et – au mieux – à un départ sous les huées.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments attristés mais farouchement républicains.

 

Jacques SAPIR

Partager cet article

Repost 0

commentaires

raphaël 12/09/2014 01:23

bonjour camarade,
me rvoilà "blacklisté" chez A.C., et ce coup-ci pas sur les pseudos. C'est assez rageant quand tu t'es pris la tête à écrire un petit texte et que le voilà englouti!
Je vous épargne les deux commentaires que j'ai tenté (en dehors du contexte...) mais tiens à partager ces deux liens, concernant le CETA, accord avec le Canada dont la signature est
imminente(explication de texte et interpellation des députés à envoyer telle quelle ou à personnaliser):

https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports-37/article/structure-generale-de-l-accord

https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/ceta-le-cheval-de-troie-du-tafta

bonnes vacances et j'espère à bientôt
Raphaël

raphaël 29/08/2014 02:26

re-bonjour!
d'abord un petit complément à mon commentaire précédent, pour illustrer le rôle du PS quant au transfert de souveraineté vers l'Empire: DSK prônait lui carrément que ce soit directement la
Commission Européenne qui établisse le budget des états, et pas seulement les valide...
Sinon voilà, j'ai tenté de mettre un lien vers ici sur le blog de A.C., pour ceux qui auraient été intéressé par mon commentaire, puis je t'ai fait une réponse quant au discours de JLM (que je
livre plus bas): modéré dans les deux cas! Suis-je donc personnellement "black-listé"?
"@ cronos: j'ai personnellement apprécié le discours de clôture de JLM, surtout couplé avec la conférence de presse quelques jours avant. Notamment sur un point que j'ai déjà évoqué dans des
commentaires précédents: le découplage des deux objectifs prioritaires que se donne le PG, la VIème République et l'éco-socialisme. Mais aussi sur tout un tas d'autres points (dollar-roi,
problématiques géopolitiques, ...). Moins sur le flou entretenu quand à l'avenir du FdG...
Néanmoins, je te rejoins complètement sur ta critique de la nature de ce discours, qui en fait ne conclue pas vraiment ces Remue-Méninges (on apprend rien finalement de ce qui s'y est passé), et ne
nous donne pas vraiment de perspectives concernant la vie de notre parti..."
Si j'étais interdit de post sur le blog d'un de mes camarades, cela m'emmènerait effectivement à me poser encore plus de questions sur la vie de mon parti...

raphaël 29/08/2014 01:57

bonjour camarade,
je poste ici un commentaire que j'ai voulu ajouter chez A.C. en réponse au débat en cours. Il a été modéré, je ne comprend pas pourquoi. Si tu as un avis sur la question...
@ constat69: je partage l'avis de Maignial, Torquemada, mb49, ...: l'élection en 2012 de Hollande était nécessaire pour se débarrasser de l'idée que le PS est un parti de gauche. L'analyse de
Laurent Baumel que tu nous livres est à ce titre fort intéressante. J'en retiendrai un point: l'accent qu'il met sur le fait que les "socialistes" s'appuient depuis longtemps sur les "experts",
hauts fonctionnaires formés désormais à l'école "néo-libérale", loin des traditions colbertistes et keynésiennes qui les ont caractérisé jadis. Ceci constitue un des éléments du glissement de la
souveraineté nationale vers une souveraineté impériale.
Et là je rejoints complètement Vox pop (50). De même quand JLM finit par affirmer que "Hollande, c'est pire que Sarkozy". C'est vrai parce que l'illusion "PS de gauche" lui a permis d'aller
beaucoup plus loin que ne l'aurait pu la droite au pouvoir, qui aurait rencontré des résistances au sein de la société (cf la différence entre les mouvements contre les réformes de la retraite des
deux quinquennats).
Mais c'est aussi vrai du point de vue de l'Empire: si l'UMP est finalement assez classiquement "au service du capital", des puissances de l'argent (la "machine de guerre" du capitalisme), le PS y
ajoute le service au transfert de souveraineté vers l'Empire (l' "appareil d'Etat" du capitalisme). Alors que l'UMP est encore fortement traversé par des tendances "souverainistes" (voir par
exemple la position de X. Bertrand lors du débat à l'AN sur le GMT, sans équivoque).
Et ce n'est pas sans lien avec "l'esprit de 68". A la base, le capital se serait bien contenté de conserver le système des états nations, qui permet de maintenir les peuples en compétition sans
trop se fatiguer en subtilités diverses. Mais le souffle de liberté, d'internationalisme, d'auto-gestion, de fin du colonialisme (guerre du Vietnam, dernière de type coloniale), ... de la multitude
est un des éléments-clés de la nécessité pour le capital pour passer à un nouveau système de souveraineté, en réseau mondialisé, a-démocratique (par le pouvoir des "experts"), et néanmoins
horizontal du point de vue de l'élite et de ses serviteurs directs.
Le PS est devenu un des agents les plus zélés de ce transfert de souveraineté, soudoyant l' "esprit de 68" qui a contribué à l'emmener au pouvoir en 81 ("changer la vie"), et l'internationalisme
qui a depuis toujours été au coeur du socialisme authentique.

raphaël 22/08/2014 10:58

bonjour camarade

je me permet un "presque copié-collé" du commentaire que j'ai posté hier chez A. Corbière suite au lien que tu as proposé:

La lettre ouverte de Sapir à notre Gouda 1er est certes la bienvenue, elle exprime bien les critiques que l'on pourrait formuler à sa politique, mais à l'intérieur du système libéral.
Compétitivité, recherche de la croissance, réduction de la dette publique, on reste dans le même paradigme.
La compétitivité est nuisible à nos sociétés, la croissance est intenable à terme, et la dette est illégitime!
C'est sur ce dernier point que je voudrais insister: Sapir parle de sortir de l'euro, mais il ne dis pas pour faire quoi (je ne lui jette pas la pierre, j'ai bien compris qu'il s'adressait à Gouda
1er ...).
La création monétaire est un des piliers de la domination impériale. En la confiant aux banques privées (par le crédit, qui crée l'argent prêté à partir de très peu de capital de réserve et le
soutien des banques centrales, qui prêtent aux banques privées sans intérêts), l'Europe s'est assuré du contrôle des états en les amenant à développer leurs dettes vis à vis du système financier,
développement qui se fait tout seul, sans même qu'il y ait besoin de crise, de baisse de la croissance ou de "dépenses inutiles", juste par le biais des intérêts. Un rappel nécessaire: la dette
publique française (env; 2000 mds d'euros) est grosso modo équivalente à la somme des intérêts versés aux banques depuis que la Banque Centrale n'est plus autorisé à prêter directement aux états
(1973). Alors si on ajoute la baisse continue des impôts et cotisations des plus riches et des grandes entreprises, l'évasion fiscale, et toutes les "aides à l'emploi" et autres niches
improductives, l'état serait bien riche aujourd'hui, ou alors bien plus développé.
Avant de quitter l'euro, et en vue de créer justement l'effet "boule de neige" souhaité par Sapir (entraîner d'autres pays avec nous), il serait déjà possible de reprendre le contrôle de la Banque
de France, qui pourrait émettre des euros prêtés sans intérêts à l'état, et non aux seules banques privées (que l'on pourrait nationaliser à la prochaine crise qui ne manquera pas de survenir d'ici
peu, tant qu'à faire!). Ainsi les autres pays d'Europe seraient au pied du mur: sanctionner la France (mais c'est une contributrice nette au budget européen...), suivre son exemple, entamer une
procédure d'exclusion (qui n'existe pas dans les textes), procéder à une refonte globale des traités... Plus certainement quelque chose comme la création de deux zones monétaires, celle qui restera
attachée à l'euro de la BCE "indépendante" et celle qui suivra l'exemple de la France.
C'est me semble-t-il la position défendue par Mélenchon et Généreux. Elle me paraît intéressante car elle permettrait de poser au départ les bases de fonctionnement de la création monétaire, avant
de s'occuper de son produit (la monnaie). Elle limiterait les attaques des marchés financiers, qui ne manqueraient pas à l'annonce d'une sortie simple de l'euro. Et permettrait d'assurer à ses
éventuels partenaires du caractère "solidaire" de la démarche, sans volonté de créer une nouvelle arme de compétitivité entre nations, ce que peut très facilement devenir une monnaie nationale
(dévaluation compétitive, ...).
Quant à la dette déjà existante, un seul mot d'ordre: annulation!