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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:12

Chers amis lecteurs et lectrices

 

je propose ce texte à votre méditation, il a été très mal compris et reçu par mes camarades de comité du Parti de Gauche, aussi j'espère qu'il le sera mieux de votre part, en tout état de cause je compte sur vos critiques et observations, c'est dans l'échange que le réel se crée et que le présent vit.

 

 

Pour sauvegarder notre République sociale

 

 

Notre République doit être Sociale. C’est l’essence même de notre désir de République, la République sociale est et restera une conquête de la Révolution.

La République Sociale est une démocratie, assortie d’un projet de société bien précis, fondée sur l’idée que la République n’est véritablement elle-même que si elle ajoute aux procédures démocratiques un contenu social.

 

La première Constituante a proclamé que “tout homme en naissant a droit à la protection et aux secours de l’humanité ”, créant ainsi un lien étroit entre la proclamation des droits de l’homme et la nécessité de ses droits sociaux. Cette particularité a été confirmée en 1848 et consacrée par la législation de la IIIème République.

 

La République sociale se réalise par:

- l’existence du droit social

- le développement du service public

- une politique sociale permanente fondée sur la solidarité.

 

Le droit social sera redéfini par la future constituante, et élaboré dès la première législature.

Nous devons agir essentiellement sur les deux points où les abandons et attaques sont manifestes, à savoir les services publics et une politique fondée sur la solidarité.

 

1/ Halte à la dégradation du service public

 

• Le service public est fondé sur l’égalité et la continuité. Son administration est censée satisfaire la demande des citoyen(ne)s concernant les biens et prestations considérés comme utiles ou indispensables à la vie.

 

Pour certains les services publics apparaissent comme étant une survivance surannée d’un temps ancien, survivance empêchant les profits tirés de l’exploitation des services et biens publics. 

La déréglementation et les directives européennes conduisent à mettre nos services et biens publics dans le domaine concurrentiel, c’est à dire à les privatiser. Les Télécom, l’électricité, sous peu le gaz, la Poste, la distribution de l’eau, bien commun par excellence. Et c’est jusqu’au dernier outil d’investissement public et de régulation des marchés, la Caisse des dépôts et consignations, qui va être démantelé et privatisé.

 

• Il est à noter que l’oligarchie financière qui entend désengager l’Etat de ses activités d’intérêt public au bénéfice de leurs intérêts particuliers sont les premiers au travers de leurs banques à faire appel à la solidarité de l’État lorsqu’ils sont en difficulté. Qui paye alors, le contribuable !…

 

• Le service public, avait pour objectif de se substituer aux “œuvres” de l’ancien régime, c’est à dire au secteur caritatif. A ce sujet la conquête de la Sécurité sociale est exemplaire, ceci dit la baisse du nombre des actifs et l’élévation du niveau des soins entraînent de grandes difficultés financières pour cette institution, dont il faudra envisager un autre mode de financement. Il n’en a pas fallu moins pour qu’apparaissent des projets de privatisation parallèle, chez Axa par exemple, ce qui ne manquerait pas de créer une protection sociale à plusieurs niveaux. Le projet de retraite par capitalisation procède du même calcul vicié par le libéralisme. (A contrario, réjouissons nous de la mise en œuvre de la CMU).

 

• Avons nous totalement perdu le sens de la solidarité ? Personne ne sait qui a inventé la Sécurité Sociale, mais tout le monde reconnaît dans la rue l’animateur du Téléthon. Posons la question : Les “restos du cœur”, association aujourd’hui plus qu’utile, ne sont-ils pas le retour aux soupes populaires, donc l’illustration de la dégradation du système social ?

 

2/ la mise en question de la solidarité et de l’égalité

faite par les socio-démocrates et le néo-libéralisme

 

La solidarité consiste à aider autrui sans rien recevoir en échange et sans que personne ne le sache. La solidarité n’a aucun sens sans la conviction de justice sociale et d’égalité.

La solidarité comme nous l’entendons nous gens de la gauche réelle, était un terme inconnu sous la Révolution française, elle prend toute sa force à la fin du XIX ème siècle, avec la montée de l’industrialisation.

La solidarité se fonde essentiellement sur le concept d’égalité. Or, précisément cette solidarité est remise en cause aujourd’hui, par la volonté des socio-démocrates et des néo-libéraux de substituer au principe d’égalité celui d’équité.

• Si l’équité doit servir de complément à l’égalité, cette notion est recevable, et elle existe déjà, par exemple dans l’impôt progressif.

Par contre l’ériger en principe absolu sous prétexte de refuser les soi disants excès de l’égalitarisme, mène à déformer l’esprit même de la République sociale.

 

La dialectique spécieuse de l’oligarchie consiste à dire que certaines inégalités sont “nécessaires au dynamisme de l’économie, donc que l’égalité est condamnable et que seule l’équité est raisonnable.

 

• Le concept d’équité est, tant par son contenu que par sa mise en œuvre juridique, bien moins précis que celui de l’égalité, lié à un raisonnement naturaliste, la loi du plus fort. L’équité a pour but d’adapter les mesures générales à la particularité des situations, ce qui ouvre la voie à toutes les contestations possibles.

 

• L’équité en matière de protection sociale débouche invariablement sur le déclin de l’universalité. On recentre, de ce fait, la protection sur les plus démunis en mettant de plus en plus de prestations sous conditions de ressources. Vouloir soumettre les prestations sociales au critère de l’équité, c’est immanquablement engager les plus gros cotisants à faire sécession, aux dépens des autres assurés, qui subirons de ce fait la charge totale de l’institution, et au profit des sociétés d’assurances et de retraites privées, dont c’est le but innavoué.

 

• La montée en puissance du principe d’équité est le cœur de la construction idéologique néolibérale auquel adhèrent de même les socio-démocrates. Il faut impérativement démystifier ce principe d’équité si mortel pour l’égalité sociale.

 

L’ “équitarisme”, en défendant le principe des inégalités “nécessaires au dynamisme de l’économie” se place en rupture totale avec le modèle républicain français.

 

Il n’est pas absurde de vouloir introduire plus de justice et d’équité dans le fonctionnement de la société, mais cela le deviendrait, absurde, si c’est au détriment de l’égalité qui doit être protégée, car les inégalités engendrées par l’équité aboutissent toujours à ce qu’il y ait des gagnants et des perdants.

 

Dénoncer au travers de cette analyse les objectifs et les arrière-pensées des Socio-démocrates du PS jusqu’aux néo-libéraux de la droite, ceux qui entendent saper les fondements de la République sociale, et qui entendent la faire passer sous les fourches caudines du marché, est un acte fondateur de la gauche que représente le Parti de Gauche.

 

Ce sont, bien évidemment, les mêmes qui prônent aujourd’hui une “refondation sociale” visant à donner la primauté à l’économie financière et à accroître le rôle des valets de l’oligarchie.

 

Le MEDEF veut imposer le contrat contre la loi, un accord est signé entre lui et les syndicats CFDT, CFTC et CGC. Le gouvernement Ayrault entérinera par la loi cet accord dit de «Wagram», remettant en cause le principe même d’égalité, puisqu’il privilégie l’entreprise comme niveau de négociation et favorise donc les rapports sociaux individualisés, et nous disons que cette loi inique est anti-constitutionnelle, nous l’abrogerons dés notre arrivée au pouvoir avec bien d’autres touchant le principe de la solidarité et de l’égalité.

 

La République sociale, elle aussi, est en danger !


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commentaires

cronos 16/02/2013 20:24

Commentaire en réponse à Jean Valjean à 00h11

Jean nous vivons en France et non au Canada, aussi nos frères du Québec n'ont pas tout à fait les mêmes concepts et façons de voir que nous.

Jean Valjean 16/02/2013 11:15

"l’équité est le moyen, l’égalité est le résultat."
C'est pas de moi, voir:
Connaître la différence entre l’équité et l’égalité
http://sgba-resource.ca/fr/?page_id=1590

Jean Valjean 16/02/2013 00:11

C'eut été intéressant d'avoir plus de détails sur les réactions !
Ben moi je le reçois très bien ce texte concernant les services publics et notamment aussi en ce qui concerne "Posons la question : Les “restos du cœur”, association aujourd’hui plus qu’utile, ne
sont-ils pas le retour aux soupes populaires, donc l’illustration de la dégradation du système social ?" Ces restos du coeur, c'est un scandale, non pas de les avoir crées mais qu'ils soient encore
nécessaires. Et pire il existe des monstres capables de piller leurs camions ou entrepôts et on se vante d'avoir aboli la peine de mort, enfin pas pour tout le monde, puisque avec les bombes
larguées par des avions en Afrique par exemple, il n'y a même pas de procès ni de jugement et il y a aussi le traité machin-truc européen qui autorise à tuer les émeutiers . Cherchez l'erreur !
Pour l'histoire égalité/ équité, je me demande si cela n'est pas un problème mal posé. En effet, je m'étonne que personne ne soulève sur le fond la question du salaire, salaire qui selon moi
devrait permettre de subvenir aux besoins de chacun (y compris foyer, famille avec enfants). En fait, on peut considérer que les prestations dites "sociales" sont encore des cadeaux déguisés faits
au patronat qui ne paye pas les travailleurs suffisamment pour qu'ils puissent vivre correctement, car en fait à quoi devrait servir un salaire sinon à cela ! Donc on fait abusivement des
redistributions surtout ponctionnées sur les moins riches pour les reverser à encore moins riches, alors que historiquement l'on pourrait penser que les allocations devraient servir uniquement à
inciter les ménages à suivre une orientation civique, par exemple autrefois concernant le développement de la natalité (ou de contrôle des naissances non IVG pour aujourd'hui) ou autre exemple à
investir dans des habitations et véhicules propres etc...
Personnellement je ne trouve pas logique de foutre en l'air du pognon équivalent à de la sueur des travailleurs pour qu'il aille atterrir dans les poches qui en dégeulent de ceux du genre Carlos
Goshn ou d'un Christophe de Margerie.
Une autre singularité, les amendes ! Par exemple, un smicard qui se fait flasher pour quelques km/h de trop même s'il est tout seul sur la route risque de devoir verser allez disons suivant son
temps complet ou pas de 15% à 25% de son salaire ce qui va le mettre dans des difficultés énormes, alors que les nantis du genre cités plus haut ne s'apercevront même pas de la différence sur leurs
millions de revenus. Alors égalité ou équité ?
Par ailleurs en relation avec les allocations familiales, je pense que se féliciter actuellement d'une augmentation du taux de natalité (cf JLM) est une ineptie monumentale qui correspond à ce
qu'en comptabilité on appelle de la "cavalerie" ou par ailleurs l'arnaque "à la boule de neige" (cf retraites) où c'est celui qui arrive en dernier qui se fait baiser (en l'occurrence nos enfants
et petits enfants).
Au passage, j'en profite également pour relever une anomalie qui me fait criser. N'avez-vous pas tiqué dans les reportages où l'on nous montre des familles en difficulté, en réalité des femmes en
détresse avec de nombreux enfants dont un bébé dans les bras. Ne vous êtes-vous pas posé la question mais où sont les pères, car enfin depuis JC, la génération spontanée se fait rare ! Alors 2
questions et pour moi 2 réponses comprises dans la question: contraception (ou stérilisation gratuite si nécessaire aussi bien pour homme que pour femme et je sais de quoi je cause) et choper et
contraindre les pères à subvenir aux besoins de leurs enfants, s'ils sont capables de niquer ils doivent être capables de ça aussi, ou alors qu'ils fassent comme le pape, quand on ne veut pas de la
capote, on se retire (ou on s'abstient, ou bien encore on achète une paire de chaussons neufs reliés avec un nylon bien résistant) ! Dans le vocabulaire français il existe 2 mots qui sont
"responsable" et "responsabilité" !
J'en ai marre du perpétuel poids d'un imaginaire péché originel ou au choix du syndrome de Stockholm.
Trop bon = trop con !
Bien cordialement à la (vraie) gauche non lobotomisée