Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

  • : Le blog de cronos
  • Le blog de cronos
  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
  • Contact

Recherche

Pages

19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 15:09
Photo de Stéphane Burlot.

Photo de Stéphane Burlot.

 

 

JLM place de la Rép' le 18-03-2017

 

Discours à écouter ici

 

Retranscription faite par Vincent Christophe Le Roux

 

* * * * *

 

Je savais que vous seriez là !

 

Je savais qu’elle est inépuisable, la vague qui nous porte, génération après génération, de la Bastille à la République.

 

Écoutez ! Écoutez, vous tous, cette clameur qui monte de nos rangs. Ce son n’a pas de nom, comme le bruit du vent dans les feuilles, comme celui de la pluie sur le pavé.

 

Ce son n’a pas de nom mais il est un signal : celui de la force du peuple quand il surgit dans son Histoire !

 

Ce rugissement qui passe sur nos fils, c’est celui du lion de bronze au pied du monument dont l’auteur a voulu qu’il symbolise le suffrage universel, celui qui, bientôt, va parler et fixer notre destin.

 

Nos voix montent vers cette femme que voici : Marianne, la République, la République inachevée tant que le peuple n’est pas souverain dans son pays en tout et pour tout !

 

Regardez-la ! Elle porte fièrement le bonnet des affranchis, celui de la liberté retrouvée, celui de la servitude rompue.

 

À notre tour, nous épousons son insoumission, nous la faisons nôtre.

 

Nous avons marché, une fois de plus, de la Bastille à la République. De la Bastille où commencent tous les élans de la liberté du peuple de France puisque c’est là que fut abattu, pour la première fois, le symbole de la monarchie et de la caste des privilégiés. Parce que c’est là-bas qu’a été brûlé le dernier trône des Rois. Parce que c’est là-bas que s’est faite la première manifestation féministe pour arracher le droit de vote des femmes.

 

Et c’est là-bas qu’il y a cinq ans nous avons entrepris ce que nous poursuivons aujourd’hui avec constance et cohérence, avec confiance et patience, et jusqu’à la victoire !

 

Dans nos rangs, passent aussi les ombres des pauvres visages de l’humanité humiliée, les noyés de la Méditerranée, les suicidés au travail, les morts d’abandon dans la rue, tous ceux qui souffrent de ce monde écœurant où l’accumulation des uns se nourrit de la détresse sans fin des autres !

 

Ces autres, nous sommes leur revanche ! Nous sommes leurs sourires d’avant, nous sommes leur dignité intacte et l’espérance lumineuse des jours meilleurs !

 

Puissants de la Terre, puissants de la Terre, nous voici ! Nous sommes, une nouvelle fois, au rendez-vous de notre Histoire ! Le jour anniversaire du commencement de la glorieuse Commune de Paris qui inventa la République sociale !

 

Sur cette place, devant le monument édifié pour le centenaire de la révolution de 1789 qui a fait de nous un peuple un et indivisible, non du fait de nos ancêtres, de notre couleur de peau, ni même de notre parler, mais de l’horizon qui nous rassemble pour toujours : Liberté-Égalité-Fraternité !

 

Et nous ne voulons rien d’autre que cesse le mensonge et l’hypocrisie qui consiste à écrire la devise sur tous les frontons de France et, ensuite, agir exactement à son contraire !

 

Nous voici pour proposer la 6e République sur cette place où fut annoncée la 5e dont nous voulons tourner la page !

 

Sur cette place où naguère le peuple de Paris s’est assemblé après les attentats et les crimes destinés à le terroriser et à le diviser. En vain ! La force du peuple a gardé son unité, la force du peuple assemblé a tout surmonté !

 

Sur cette place encore où se retrouvaient, après chaque manifestation contre la loi El Khomri, les assemblées de Nuit Debout qui ont, jour après jour, au prix du rêve, dessiné l’épure d’un monde nouveau où de telles lois ne feraient plus la loi parce que nos vies méritent mieux qu’elles.

 

Une fois de plus, de Bastille à République, un fil rouge unit les boulevards l’un à l’autre. C’est celui de nos luttes et de nos engagements, de nos drapeaux toujours tenus haut.

 

Une fois de plus, nous le proclamons, sans nous, rien n’a de sens en France !

 

Nous voici non pour nous, non pour cet instant, mais par vertu, pour toi, notre peuple ! Et par amour, pour toi, notre France !

 

Peuple de France, et toi, le monde qui nous regarde si souvent étonné, nous sommes la révolution citoyenne toujours recommencée comme la passion de ce peuple pour les droits universels des êtres humains et des citoyens qu’ils veulent être.

 

Ces droits, qu’il a proclamés le premier, et qu’on voit dans cette déclaration que tient, ici devant vous, la Marianne de bronze.

 

Aujourd’hui, tant de gens sont venus, et parfois de si loin ! Oh, combien nous avions besoin de sentir notre force ! Elle est notre liberté. Elle est le feu qui brûle en nous et ne s’éteindra jamais. Elle est le recours dont dispose la France en toutes circonstances et d’abord son peuple de travailleurs.

 

De cette montée en masse, je prends la part de sympathie et d’encouragement personnel qu’elle comporte évidemment. Mais cela ne doit faire perdre de vue à personne que nous ne sommes pas là pour un personnage mais pour un programme, que ceci n’est pas seulement un évènement extraordinaire à l’intérieur d’une campagne électorale comme jamais on n’en a vu. Ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne conte la monarchie présidentielle.

 

Nous sommes venus ici, de partout, proposer à notre peuple de mettre fin à la monarchie présidentielle et à sa collusion intime avec les puissances de l’argent qui la subjuguent et la dominent !

 

Toute la situation nous invite à la ferveur que nous exprimons. Si tant de gens se sont rassemblés aujourd’hui, c’est qu’ils savent. Ils savent combien l’heure est grave pour leur pays ! Entre l’extrême-droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l’argent-roi qui n’en finissent plus de vouloir détruire l’État et les services publics, le pays, sans nous, serait menacé de dislocation.

 

À partir de cette place, nous voulons proposer une issue positive que contient notre bulletin de vote. Une sortie de l’impasse où l’ont enfermé, depuis au moins dix ans, des dirigeants frivoles qui n’ont pas d’autre vision du monde que ce dogme grossier d’après lequel le marché et la finance seraient, en dernière analyse, les seuls régulateurs légitimes de la civilisation humaine. Là où nous disons : c’est la fraternité, c’est l’amour, c’est le soin des autres qui est la raison d’être de la société !

 

C’est au nom de ce dogme, et de leur incapacité personnelle à tenir tête à quoi que ce soit, et à faire quoi que ce soit d’autre que de céder toujours à ceux qui semblent le plus forts, c’est au nom de cela qu’ils ont perpétré la pire des forfaitures en démocratie : la trahison du vote du peuple, la négation de sa volonté, l’inversion de sa décision.

 

En 2005, et en 2012, contre le vote des Français, contre leur volonté clairement exprimée, Messieurs Sarkozy et Hollande, présidents successifs de la 5e République, ont donné, sans aucune légitimité, l’accord de la patrie pour une organisation de l’Union européenne qui confisque la souveraineté du peuple et le soumet à la souveraineté de l’argent.

 

Dans cette construction, tous les pouvoirs ont été confiés à une banque centrale totalement indépendante dont l’unique mission est la protection de la rente.

 

Cette construction interdit l’harmonisation sociale et l’harmonisation fiscale entre les pays. Elle organise, de cette façon, une compétition sans fin entre les peuples et dans les nations de sorte que partout sont encouragés les nationalismes les plus aveuglés et les xénophobies les plus absurdes.

 

L’échec de cette construction éclate sous les yeux du présent.

 

La profonde aspiration des peuples de toute l’Europe à la paix – régime de la bienveillance – et au progrès social – régime du soin des autres – ces sentiments sont, depuis, totalement dévoyés.

 

Il faut donc que TOUT soit désobéi et rediscuté !

 

Pour finir, c’est au peuple et à lui seul, une nouvelle fois, que sera demandé, le moment venu, par une consultation populaire référendaire, ce qu’il voudra faire à propos de ce que j’aurais négocié en son nom. Et pour le futur, quoi qu’il arrive, tous les traités qui, d’une manière ou d’une autre, visent à déléguer telle ou telle part de la souveraineté du peuple comme parfois cela est nécessaire, tous ces traités seront automatiquement soumis à l’approbation référendaire du peuple !

 

D’ores et déjà, la parole de la France ayant été engagée de façon inconsidérée, je dis que si vous m’élisez, JE NE SIGNERAI PAS LE CETA !

 

Ni l’accord de libre-échange avec le Canada – et le peuple canadien est notre ami – ni aucun traité de libre-échange avec qui que ce soit, car cela n’aboutit qu’à tout détruire. Et chaque fois qu’il faudrait aliéner nos normes sociales et nos normes environnementales, j’en fais le serment, la réponse, ce sera : Non !

 

Si tant de décisions destructrices ont pu être prises sans que jamais nous n’ayons eu notre mot à dire, c’est parce que la constitution de la 5e République en donnait les moyens. Faisons la part des choses, le temps étant passé. Cette constitution avait été taillée sur mesure pour un homme exceptionnel, dans des conditions exceptionnelles, pour faire face à un contexte exceptionnel !

 

Ce temps est révolu mais il en reste un texte qui ne doit pas tomber dans certaines mains car il offre à la monarchie présidentielle des moyens incroyables de pouvoir absolu. L’un après l’autre, ces pouvoirs ont été utilisés. Qui pourrait oublier ici, comment, contre l’avis du peuple mobilisé, et du Parlement garrotté, a été déclenché le feu de l’article 49-3 de la constitution à six reprises : trois fois pour imposer la loi Macron, trois fois pour imposer la loi El Khomri ! C’est par ce moyen de violence incroyable, dans une grande démocratie, qu’a été renversé de fond en comble tout l’ordre public social de notre République !

 

J’en déduis que si je suis élu, il faudra, tout de suite, abroger la loi Macron, abroger la loi El Khomri.

 

La nouvelle constitution devrait rendre intouchable la trame fondamentale de l’ordre public social républicain. Il ordonne que soit placée au sommet de la hiérarchie des normes la loi voulue par le peuple et que les autres accords, de branche ou d’entreprise, ne puissent qu’améliorer la loi ! On ne doit plus supporter qu’il soit possible d’édicter un code du travail par entreprise sous la menace du chômage, pas davantage qu’on imaginerait un code de la route par rue sous la dictée des chauffards !

 

La nouvelle constitution doit être sociale d’abord ! Elle doit permettre de répliquer aux ravages des politiques de délocalisation dont une sur deux, compte tenu de la compétition de tous contre chacun, s’opère à l’intérieur de l’Union européenne qui était sensée nous protéger.  Et contre le pillage, le saccage des entreprises, il nous faut encadrer la liberté aujourd’hui absolue qui est celle des actionnaires, qu’il s’agisse de personnes ou de fonds financiers qui sont autant de parasites et de sangsues posés sur le corps productif. Pour cela, les travailleurs doivent recevoir des droits constitutionnels qui les rendent citoyens dans l’entreprise puisque la République qui a vaincu les monarques dans la cité les y a laissés serfs !

 

Il faut qu’ils aient le droit de remontrance et de défiance contre les décisions qui mettent en danger la pérennité de l’outil de production.

 

Il faut qu’ils aient le droit de préemption en coopérative, c’est-à-dire le droit de devenir pleinement et légitimement les propriétaires de l’outil de travail quand celui qui le possède prétend le vendre.

 

J’ai commencé ma démonstration du grand changement qu’il faut opérer dans l’organisation de notre démocratie par ces questions sociales. Oui, j’ai voulu balayer tout de suite l’idée que faire une constitution, ce serait au fond s’occuper de choses assez abstraites qui ne concerneraient que l’organisation des pouvoir publics.

 

Non ! Écrire une constitution, c’est décrire le type de société dans laquelle on veut vivre en disant quels sont les droits que l’on se reconnaît les uns envers les autres, et les uns envers les autres avec la nature.

 

Notre projet est celui d’une société bienveillante et douce pour ses membres, une société pacifique et démocratique, soucieuse de la dignité de chacun et des moyens d’y pourvoir, une société qui veut vivre dans l’harmonie entre ses membres, qui ne supporte pas la misère et la pauvreté au milieu de l’opulence ! Une société qui trouve enfin le chemin de son harmonie avec l’écosystème naturel, notre patrie commune à nous tous, les êtres humains.

 

En convoquant une assemblée pour écrire cette constitution, nous utilisons une méthode qui, de fait, met fin au règne des hommes et des femmes providentiels, des comités d’experts de toute sorte qui, sans cesse, se substituent à l’intelligence collective que forme le peuple tout entier.

 

Il ne peut pas être question que, comme en 1958 cela fut fait, un comité d’amis rédige un texte qui convienne au chef et le propose ensuite au peuple comme un plébiscite personnel. Dans ces conditions, c’est une assemblée qui doit être constituante. Elle doit prendre le temps de faire son travail en écoutant ses membres et en écoutant surtout, beaucoup, le pays lui-même !

 

Il y a urgence ! Il y a urgence à abolir la monarchie présidentielle actuelle. Écoutez-moi, je sonne l’alerte. Mesure-t-on bien aujourd’hui les dangers que ce texte permet si son usage tombait en certaines mains d’apprentis-sorciers ?

 

L’article 16 de la constitution actuelle donne des pouvoirs spéciaux, absolus, au Président de la République sans contrôle pendant trente jours.

 

L’article 35 donne la possibilité au gouvernement d’envoyer des troupes sans vote du Parlement pendant quatre mois.

 

L’article 36 permet au conseil des ministres de décréter l’état de siège pour douze jours et de transférer le pouvoir aux militaires.

 

C’est le transfert qu’on hue, c’est pas les militaires hein ! Eux ils servent et ils obéissent comme c’est leur rôle. Pour la patrie.

 

L’article 13 donne au Président le droit de nommer aux plus hautes fonctions civiles et militaires. J’arrête là une liste que je pourrais allonger. Beaucoup de ces dispositions ont déjà été utilisées. Mais j’alerte : elles pourraient être de nouveau utilisées dans d’autres circonstances, et pour d’autres objectifs.

 

Françaises, Français, ne confiez pas – fut-ce pour une période transitoire – à des gens déterminés à en faire l’usage qu’ils vous annoncent déjà, quand ils se prosternent devant l’ethnie ou devant l’argent !

 

Dans l’ambiance actuelle de l’Europe, et dans l’ambiance actuelle de la France, est-il raisonnable qu’un tel pouvoir personnel soit ainsi placé hors d’atteinte ?

 

Les gens ici assemblés proposent à la France d’y mettre fin. Je vous propose au contraire de maintenir en toutes circonstances une capacité d’intervention directe du peuple, en sorte qu’à tout moment, et du moment qu’en seraient réunies des conditions qui seraient à fixer – comme le nombre des pétitionnaires – un référendum puisse être organisé qui autorise la fin du mandat de n’importe quel élu, du maire, du conseiller général et bien sûr, aussi, du Président de la République !

 

À nous qui sommes les témoins et les porte-parole de la force du peuple, voici notre maxime : quel que soit le problème, la solution est le peuple !

 

On observe, à juste raison, que depuis 1958, ce peuple qui était alors rural est devenu massivement urbain. On observe qu’il s’est mélangé toujours et davantage par vagues successives. Et nous sommes de ceux qui se réjouissent de la part de bonheur que tout ceci apporte dans notre vie collective.

 

Mais après que tant de cupidité, tant d’exaltation absurde du pouvoir de la richesse, qui ne se concentre qu’au prix de la misère des autres, bref, notre peuple a été divisé, notre peuple a été éparpillé, notre peuple a été éclaté par ses statuts précaires, ses aller-retour entre un chômage de masse et une activité provisoire. Et tout cela a marqué les esprits, tout cela nous a fait maintes fois perdre de vue ce qui, pourtant, nous était commun.

 

Écrire une constitution ensemble, c’est d’abord décréter que nous sommes, qui que nous soyons, égaux en droits, et que c’est ensemble que nous nous reconnaissons mutuellement des droits. De la sorte, en écrivant la constitution, c’est le peuple lui-même qui se refonde et s’amalgame en un tout pour redevenir la République une et indivisible !

 

Pour qu’il en soit ainsi, et pour que nous décidions chacun avec son point de vue, avec son histoire, et sa propre trajectoire, pour que chacun puisse apporter librement sa contribution à la réflexion collective, il faut, par-dessus tout, protéger la liberté absolue de conscience des êtres humains que nous sommes !

 

Bien sûr, c’est l’affaire de la laïcité. L’État et les églises doivent être rigoureusement séparées. Il n’y a besoin pour cela, il n’y a besoin pour cela que d’appliquer la loi. Sans excès d’impatience. Sans mélanger ce qui tient de la loi et ce qui tient des convictions personnelles. Mais avec la tranquille assurance de ceux qui savent qu’en toutes hypothèses, chacun d’entre nous serait en première ligne si la liberté d’un seul d’entre nous était mise en cause, quel qu’en soit le contenu.

 

Au fond, il faut que la loi s’applique. Et il faut pour cela, d’abord, et avant maints bavardages, qu’elle s’applique partout, à tout le monde. Et dans les mêmes conditions ! En particulier, tous les territoires de la République doivent bénéficier de la bienfaisante laïcité de l’État. C’est pourquoi tous les régimes concordataires, ceux d’Alsace-Moselle, ceux de Guyane, et ceux de tous les autres territoires concernés, seront tous abrogés.

 

Entrer encore davantage dans les devoirs que nous fixe la liberté… La liberté de conscience a un pendant évident, une liberté humaine fondamentale, celle de disposer entièrement et absolument de soi. Il est donc temps, il est donc temps d’inscrire dans la constitution le droit à l’avortement car le corps de chaque femme, car le corps de chaque femme lui appartient absolument et exclusivement ! Cette liberté doit être inscrite dans la constitution pour ne plus jamais être soumise à des soubresauts électoraux comme ceux qu’on a pu observer en maints pays, en Pologne ou aux États-Unis avec les résultats que l’on sait !

 

Notre pays n’est pas protégé contre de telles infamies. Il s’agit d’un droit inaliénable et la constitution doit le proclamer solennellement.

 

C’est dans le même état d’esprit et avec, au cœur et dans la conscience, d’abord l’idée de ce qu’est la dignité humaine à laquelle chacun d’entre nous aspire du plus profond de son être, c’est en pensant à cela que je défends personnellement – la Constituante en disposera – que l’on inscrive, dans la loi fondamentale, le droit au suicide assisté.

 

Et quand vient le moment de se mesurer, quand vient le moment de se mesurer à ce contre quoi on ne peut plus rien, sinon d’opposer sa liberté de décider d’éteindre la lumière, alors il faut la main secourable qui vous y aide. Ultime liberté qui donne son sens à une vie vraiment humaine.

 

Ces droits individuels sont nouveaux, bien sûr, comme le sont les circonstances et les moyens qui ont permis qu’ils émergent. On ne pouvait pas bien sûr plaider pour la liberté et la neutralité du net avant qu’il existe ! Mais puisqu’il existe, alors c’est une liberté fondamentale et il faut la garantir !

 

L’œuvre constituante doit répondre aux défis de son temps et d’abord à celui qui est lancé à toute la communauté humaine et qui met en cause la pérennité de la civilisation elle-même.

 

Pour l’heure, le plus grand de tous les défis, et la plus grande responsabilité avant toute chose pour une grande nation techniquement avancée comme la nôtre, c’est que le changement climatique est commencé et qu’il faut savoir si on y répond chacun pour soi ou tous ensemble.

 

Certes, nous n’avons pas besoin de changer la constitution pour mettre en place la planification écologique, passer au 100% d’énergies renouvelables, sortir du nucléaire, et rompre avec l’abominable agriculture chimique qui, aujourd’hui, empoisonne et malforme les générations qui viennent.

 

Mais si on n’en a pas besoin pour tout cela parce que la loi y pourvoira, nous avons cependant le devoir de nous fixer une règle générale impérative qui nous oblige à changer nos manières de produire, et d’échanger, et de consommer ! Cette règle, c’est la règle verte ! Elle vaut bien mieux, et plus utilement que leur prétendue règle d’or qui est la seule vertu qu’ils honorent ! On se guérit d’un mal d’argent, on ne se guérirait pas de la destruction de notre monde !

 

La règle verte, c’est ne plus prendre à la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer. Ce défi technique et scientifique est la clé du nouvel humanisme dont nous portons les couleurs. Nous devons décider d’avancer, une fois pour toutes, le plus loin possible dans la compréhension de ce qui compte aujourd’hui comme jamais on ne s’en était rendu compte dans le passé.

 

Nous devons décider qu’il existe des biens communs inaliénables ; que l’air et l’eau sont ces biens communs, comme le savoir, les arts et la culture qui améliorent ce qu’il y a d’humain en nous.

 

Mais ces biens communs – l’air, l’eau – ils doivent être la propriété collective de la nation. C’est à elle qu’il revient d’en assurer la protection et d’en faire payer la réparation à ceux qui les détruisent !

 

Allez ! Avançons encore plus avant !

 

Au total, c’est un état d’esprit nouveau qu’il faut construire. Nous devons admettre pour de bon que la biosphère est un tout qui doit être respecté comme tel. Nous devons donc admettre et inscrire dans notre constitution que nous interdisons le brevetage du vivant. Et sans doute faudra-t-il aussi, proclamer comme une règle pour toujours, comme une preuve de notre amélioration collective, la règle que les animaux ne sont pas des choses et que la preuve de notre humanité consciente se constate quand nous décidons de faire respecter ce principe.

 

Je ne peux quitter cette place et finir ce que j’ai à dire sans vous demander de la regarder. La Marianne de bronze qui est là tient au bout de ses doigts un rameau d’olivier. Pensez-y ! Pensez-y FORT ! C’est le symbole de la paix !

 

Vous tous ici, et vous qui nous écoutez, à cet instant, entendez quel est notre devoir commun : la paix est un bien précieux qu’il faut chérir et protéger.

 

En Europe et dans le monde, les guerres s’étendent, les armes s’amoncellent, les tensions de domination s’exaspèrent sur toutes les mers, sur tous les continents. Des dirigeants belliqueux se font face, en Europe aussi !

 

Nous, en France, nous avons un rôle utile et décisif à jouer pour construire et organiser la paix dorénavant menacée. Nous ne devons pas accepter que, selon la formule calamiteuse de l’actuel Président de la République, l’Europe se relance par la défense ! Car l’Europe de la défense, c‘est l’Europe de la guerre !

 

L’Europe de la défense ? Mais contre qui ? Mais avec qui ? Pour quoi faire ?

 

Nous connaissons trop bien les engrenages qui, d’un mot après l’autre, entraînent jusqu’à des points où plus personne ne contrôle rien ! Notre Histoire en est entièrement remplie et nos peuples en ont été suffisamment martyrisés pour que nous soyons devenus vigilants !

 

La France doit être une puissance IN-DÉ-PEN-DAN-TE politiquement et militairement. Elle doit refuser d’être entraînée par des systèmes d’alliance automatique dans des conflits qui pourraient surgir ici ou là et dont au fond elle n’aurait rien à connaître d’autre que de tenter de les empêcher !

 

Nous voulons la paix et donc nous sortirons de l’OTAN si cette responsabilité nous est confiée.

 

La France, à notre initiative, tendra la main à tous les peuples qui refuseront de s’aligner derrière l’un ou l’autre des empires qui dominent aujourd’hui le monde.

 

La France construira une alliance non-alignée, PACIFIQUE, œuvrant à la paix en toutes circonstances.

 

Mais si tel doit être le chemin que nous prenons, alors, bien sûr, il faut commencer par retirer de la constitution cette disposition dangereuse et absurde qui permet à un homme seul de décider d’une guerre.

 

Il le faut pour que la France sorte de l’escalade belliqueuse dans laquelle elle est entraînée depuis dix ans et où ses armes ont été engagées d’une façon bien dangereuse et bien hasardeuse sans qu’on ne sache jamais comment ce qui a été commencé pourrait se finir bien, pour la raison qu’on en avait aucune espèce d’idée en commençant !

 

Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays. Nous sommes capables de faire de notre pays le point d’appui pour les grands défis que l’humanité universelle doit relever.

 

Pour la part qu’il m’en reviendrait, j’y suis préparé.

 

Notre marche aujourd’hui, notre volonté de construire une nouvelle France en construisant sa 6e République, est en continuité avec cette pensée fondamentale exprimée par le grand Jaurès :

 

« La démocratie politique se résume en une idée centrale, ou encore une idée unique : la souveraineté politique du peuple. Dans le passé, il a fallu, souvent, que la France traverse de grandes épreuves pour se montrer, ensuite, capable de se ressaisir. C’est souvent par le tumulte et le fracas que tout s’est brisé et que tout fut ensuite à reconstruire. »

 

Nous lui proposons cette fois-ci un grand et profond changement radical acquis tranquillement, pacifiquement, démocratiquement, par la délibération collective d’une assemblée composée de membres élus ou bien tirés au sort parmi les Français.

 

Ô toi, mon peuple, il faut que tu changes tout si tu ne veux pas que tout change contre toi !

 

Il faut faire cette révolution citoyenne si vous ne voulez pas subir un coup d’État ethnique ou un coup d’État financier, ou les deux à la fois !

 

C’est donc à lui, à VOUS, d’opérer la séparation radicale de l’État, de la démocratie, de nos devoirs d’humanité d’une part, d’avec l’argent d’autre part.

 

Les gens, les gens, écoutez, c’est maintenant qu’il faut montrer ce que vaut le peuple souverain. Il faut que les bulletins de vote donnent le coup de balai, qu’ils les fassent tous, sans exception, dégager !

 

Il y a un nouveau mot d’ordre qui est né après « Résistance », c’est « Dégagez ! »

 

Dégagez pour que soient abolis les privilèges de la finance, ceux de la caste insolente qui occupe tous les pouvoirs et se les répartit, ceux de la monarchie présidentielle et de toutes les suites dorées du capital !

 

Voyez grand, peuple français, voyez grand pour votre patrie.

 

Vous ne le ferez jamais si bien qu’en lisant les poètes qui ont chanté la France et qui vous aident vous autres, nous autres en particulier.

 

J’achève mon propos, moi aussi, avec Victor Hugo. Je vous offre ce texte comme un message personnel, pour toujours, et comme signal de la gratitude que j’éprouve à cet instant, comme à tant d’autres auparavant, pour l’honneur que vous m’avez fait de me désigner comme votre porte-parole.

 

Qu’à travers moi, chaque petite Française, chaque petit Français, surtout s’il vient de loin, sache qu’il n’est plus grand cœur que celui de ce pays, qu’il n’est pas vrai qu’il se soit voué à la haine, et qu’il est toujours disponible pour la main tendue, le secours, la protection mutuelle, la joie, le bonheur d’être ensemble.

 

Allez, parle Victor Hugo :

 

« Aujourd’hui, pour toute la Terre, la France s’appelle révolution. Et, désormais, ce mot – révolution – sera celui de la civilisation jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le mot « harmonie ».

 

Harmonie comme ce « phi » que nous avons choisi pour symboliser qui nous sommes à cette heure dans l’Histoire.

 

Oui, dit Victor Hugo, « tous, tant que nous sommes, grands et petits, puissants et méconnus, illustres ou obscurs, dans toutes nos œuvres, bonnes ou mauvaises, quelles qu’elles soient – poèmes, drames, romans, histoire, philosophie –, à la tribune des assemblées comme devant les foules du théâtre, comme dans le recueillement des solitudes, oui pour tout, oui toujours, oui pour combattre les violences, les impostures, oui pour réhabiliter les lapidés et les accablés, oui pour conclure logiquement et marcher droit, oui pour consoler, oui pour secourir, oui pour relever, pour encourager, pour enseigner, oui pour panser en attendant qu’on guérisse, oui pour transformer la charité en fraternité, l’aumône en assistance, la fainéantise en travail, l’oisiveté en utilité, l’iniquité en justice, la populace en peuple, la canaille en nation, les nations en humanité, la guerre en amour, le préjugé en examen, les frontières en soudures, les limites en ouvertures, les ornières en rails, les sacristies en temples, l’instinct du mal en volonté de bien, la vie en droits, les rois en hommes. Oui pour ôter des religions l’enfer et des sociétés le bagne. Oui pour être frères du misérable, du serf, du fellah, du prolétaire, du déshérité, de l’exploité, du trahi, du vaincu, de l’enchaîné, du sacrifié, du forçat, de l’ignorant, du sauvage, de l’esclave, du nègre, du condamné et du damné, oui nous sommes tes fils, République ! »

 

[Sont alors chantés deux couplets de la Marseillaise. Puis Jean-Luc Mélenchon reprend la parole]

 

On a dit parfois qu’au motif que je me présente devant tous, j’aurais oublié d’où je viens et qui je suis et quelle est ma patrie dans le temps. Alors, ce jour anniversaire de la Commune de Paris, c’est à nous maintenant, pour ceux qui la connaissent, d’entonner, à la mémoire des nôtres, ce chant pour la liberté : l’Internationale !

 

[On entend alors l’Internationale a capella puis Jean-Luc Mélenchon reprend la parole]

 

Que chacun d’entre nous fasse ce qu’il a à faire. Pour ma part, je prendrai, de tout mon cœur et de toutes mes forces, la part de tâche qui m’est dévolue. Et je compte bien que chacun d’entre vous en fasse autant.

 

VIVE LA RÉPUBLIQUE !

 

VIVE LA FRANCE !

 

Retranscription faite par Vincent Christophe Le Roux

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 12:01
Lettre ouverte aux Socialistes

Voici un texte auquel je ne rajoute rien, il est quasi parfait. Il faut le lire calmement sans haine et avec respect, ce texte est de Vincent Christophe Le Roux.

 

Cronos

 

Adresse aux socialistes

 

Un certain nombre d’entre vous venez, ces temps-ci, nous chanter l’intérêt de l’unité entre Mélenchon, Hamon et Jadot. Et même son caractère indispensable, sinon vital ! A vous entendre, si nous ne la faisons pas, cette unité de la « gauche », alors nous allons tous mourir…

*

Non, non, non, non, non !

*

Ce n’est pas NOUS qui allons mourir, mais le PS et tous les soutiens du Parti Socialiste !

*

Une fois cette mort constatée par le médecin légiste, on aura fait un bout de chemin vers le renouveau car on pourra dire alors : « Le Roi est mort, Vive la 6e République ! »

*

Alors qu’aussi longtemps que vivra le PS, il congèlera un réservoir de voix et empêchera qu’elles n’aillent là où elles devraient aller.

*

Beaucoup, parmi vous, raisonnez en faisant de stupides et simplistes additions.

*

Or, en politique, 2 + 2, ça ne fait pas toujours 4 ; et encore moins 5 ou 6. Ça peut aussi faire 3 ou 2, voire 1 ou 0. Tout dépend des conditions de calcul mais plus encore, tout dépend de ce qu’on additionne…

*

Si Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ont autant de force, c’est parce que justement Jean-Luc Mélenchon n’est plus lié avec le PS depuis longtemps ; et que, depuis longtemps, il a clairement coupé les ponts et proposé autre chose. Les Français le savent et donc lui en donnent crédit ; ils l’écoutent de plus en plus attentivement même ! Ils l’écoutaient déjà en 2012 mais ils étaient moins nombreux et surtout, ils croyaient encore que le PS incarnait la gauche. Et donc, au dernier moment, ils se sont dit qu’il valait mieux une victoire certaine avec un candidat moins engagé à gauche qu’une aventure incertaine avec un autre dont le caractère de gauche était sans doute plus vrai mais dont le tempérament volcanique plus abrupt, plus rugueux, moins suave risquait d’empêcher sa victoire finale.

*

Depuis, vous avez vu sur pièces. Depuis, vous avez goûté aux cendres en raison de la politique de la terre brûlée que « vos » élus ont menée depuis cinq ans.

*

Jean-Luc Mélenchon, depuis lors, n’a eu de cesse de contester ce qui était fait par les vôtres et de proposer une alternative. Il a travaillé à un projet ambitieux et a choisi cette fois une stratégie gagnante le situant en candidat libre pouvant parler au peuple tout entier et être entendu de lui !

*

Vous proposez à Mélenchon de s’allier avec Hamon. Mais s’il fait cela, à la seconde où nous l’apprenons, il sera politiquement mort.

*

Plus grave : s’il daignait accepter cette alliance-là, alors il se mettrait à dos presque TOUTE la France Insoumise. Et à coup sûr, il donnerait le coup fatal à ce mouvement comme à tout espoir de renaissance à bref délai car il renverrait vers l’abstention durable des milliers de citoyen-ne-s qui ont récemment décidé d’en sortir le 23 avril, grâce à lui. Pour ne pas dire plus grave encore…

*

C’est du « totalitarisme » que de dire cela, m’a-t-on opposé.

*

Une telle accusation est grotesque et pire, elle insulte et outrage toutes les victimes – véritables, elles – du totalitarisme qui a sévi ou qui sévit encore dans le monde.

*

Cette exigence, ce n’est que de la cohérence, ce n’est que de la clarté, ce n’est que de la fidélité à des idées et à des gens qui vous ont mandaté pour être « inflexible » et « indomptable », mais aussi pour être « redoutable » à l’égard de nos adversaires et de nos ennemis, et pour, après avoir été « tonnant », finir par être « triomphant ».

*

Finalement, ça lui va bien, je trouve, à Jean-Luc Mélenchon de porter ces qualificatifs qui sont les noms de nos différents SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins). Car les « missiles » que Jean-Luc Mélenchon emporte avec lui pourraient bien vitrifier demain ceux qui nous menacent toujours de cruautés et d’outrages plus odieux encore que ceux qu’ils nous ont infligés hier.

*

Oui, ce n’est que de la consistance et de la conséquence intellectuelle.

*

Car on ne gagnera qu’avec le peuple, jamais contre lui. Or aller avec le PS, de quelque manière que ce soit, et avec qui que ce soit de ce parti, c’est aller contre le peuple. Jamais plus, on ne gagnera avec le PS. Ce truc est devenu un virus mortel pour quiconque s’en approche !

*

Jean-Luc Mélenchon, c’est devenu la force de frappe de la politique française, la force de dissuasion nucléaire au bénéfice du peuple français. Jean-Luc Mélenchon est devenu l’arme de destruction massive du capitalisme de notre temps car un Président de la République française qui serait Jean-Luc Mélenchon aurait une puissance de feu (je parle toujours au sens figuré) qu’aucun leader de gauche n’a jamais eue, nulle part, depuis des décennies !

*

Alors, entendez-le, que cela vous chagrine ou vous dégoûte : le PS, c’est non ! Toujours Non ! Plus que jamais Non !

*

Et, voyez-vous, chat échaudé craint l’eau froide. Or, on a été échaudés depuis 2012, beaucoup échaudés. Brûlés serait plus juste. Ébouillantés pourrais-je même dire.

*

Et un autre proverbe sied bien à la situation : la seconde fois où tu te fais avoir [par les mêmes], c’est de ta faute.

*

Donc, nous sommes plus que méfiants et comme Jean-Luc Mélenchon l’a dit publiquement, nous exigeons des garanties, nombreuses, symboliques, signifiantes. Et dîtes-vous bien que nous ne nous contenterons pas de quelques douces paroles… Et comprenez bien que si Jean-Luc Mélenchon lui-même joue le jeu de la discussion avec Hamon et se fait diplomate, c’est aussi parce qu’il est notre représentant, notre porte-parole et il sera donc auprès de Hamon le messager de nos volontés et de nos exigences. Il sait bien quel est le mandat que nous lui avons confié et il sait bien que les fortes têtes que nous sommes ne lui pardonneraient jamais le moindre écart.

*

« Ni à vendre, ni à acheter, ni à domestiquer » disait-il dans son serment de la porte de Versailles le 19 avril 2012.

*

Bon, c’était il y a cinq ans. Mais depuis, les évènements lui ont donné raison quant à son analyse et quant à son diagnostic, mais en outre ils ont prouvé qu’il n’a pas manqué à sa parole, lui ! Et c’est la raison pour laquelle nous avons confiance en lui aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout. Et que vis-à-vis de Hamon, nous ressentons… comment dire ? Une défiance certaine !

*

Sachez que ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qu’il faut convaincre, mais nous. Et c’est peine perdue ! Car nous ne serons pas convaincus par autre chose que lui portant le projet L’Avenir en commun. C’est une fin de non-recevoir que je vous oppose ? Oui, en effet, c’en est une, si le « deal » consiste en une « alliance » politicienne !

*

Faîtes-vous bien à l’idée car refuser le réel, c’est la défaite assurée. Il n’y aura aucune alliance de quelque nature que ce soit avec Hamon et le PS ou quiconque en est membre. Ni le 23 avril, ni le 7 mai, ni en juin quand viendront les législatives.

*

Toute autre décision serait immédiatement et massivement désavouée par nous. Et surtout par le peuple français !

*

Nous avons un projet ambitieux, révolutionnaire. Nous avons un candidat sérieux, qui a une densité, une culture, une détermination qu’aucun autre ne possède ; qui a travaillé avec sérieux depuis des années ; qui n’a pas varié, seulement évolué quelque peu dans le bon sens sur certains sujets ; qui a continué à tenter de bâtir une force citoyenne et est en voie de réussir ce défi malgré les coups reçus de la part de certains de ses « amis », malgré les moqueries et les avanies de ses concurrents, malgré le venin de ses adversaires, sans compter la rudesse agressive, hostile le plus souvent, des medias français, et la docte campagne quasi permanente contre lui du « cercle de la raison » et de tous leurs griots !

*

Alors c’est au peuple qu’il revient de choisir maintenant. Nous irons jusqu’au bout, avec notre projet l’Avenir en commun, notre candidat Jean-Luc Mélenchon, son équipe, et nous tous qui œuvrons avec eux. Soit le peuple nous écoute et décide de faire un bout de chemin avec nous en nous mettant à la barre, le peuple – c’est fondamental – demeurant chaque jour mobilisé, restant sur la brèche, agissant sur le pont pour pousser au cul nos gouvernants de demain en même temps qu’en assurant leur protection face à la guerre – ouverte cette fois-ci – qui ne manquera pas de nous être livrée, soit il nous refuse sa confiance et remet celle-ci à d’autres. Ce sera alors SA décision et il devra en assumer TOUTES les conséquences !

*

Si, VOUS,  « socialistes » vous vous braquez à cause de ce que je dis ici ou ailleurs, à cause de ce que disent mes camarades et ami-e-s, à cause de ce que dit Jean-Luc Mélenchon, à cause de ce que disent entre autres Alexis Corbière, Raquel Garrido, Djordje Kuzmanovic, Charlotte Girard et toutes celles et tous ceux qui donnent tant de leur énergie, de leur intelligence, de leur temps à la France Insoumise et à la campagne, cette cause commune qui nous rassemble depuis si longtemps, eh bien braquez-vous !

*

J’en appelle à votre conscience de citoyen-ne éclairé-e qui devez décider non pas en fonction des cajoleries ou des piques que nous donnons à votre parti et à vos chefs, mais en fonction de ce que vous estimez nécessaire pour le pays, pour le peuple français, pour nous tous, eu égard au moment que nous vivons et aux années que nous avons à vivre.

*

Si, VOUS, socialistes, vous vous émouvez parce que Jean-Luc Mélenchon ne fait pas ami-ami avec Hamon, et qu’à cause de cela, vous vous détournez de l’alternative qu’il propose pour lui préférer Hamon, eh bien, voyez-vous, on s’en tape !

*

On ne vous brossera pas dans le sens du poil, on ne vous dira pas des gentillesses, et on ne taira pas tous nos griefs pour la seule raison de peut-être gagner vos suffrages.

*

Vous devez décider en adultes, pas en garde-du-corps de gens qui vous trompent et qui nous infligent tant de souffrances.

*

Et puis, combien sont-ils encore ceux qui, mettant leur parti et leurs chefs au-dessus de toute critique, ne décideraient pas de choisir la bonne voie simplement parce que les acteurs de celle-ci n’auraient pas été assez indulgents avec les héritiers voire les auteurs de la tragédie que nous vivons depuis des années ?

*

Combien sont-ils ceux-là comparé aux dizaines de millions d’abstentionnistes ?

*

Or ce sont ces derniers que nous avons envie de convaincre : les millions d’abstentionnistes. Grâce à nous, quelques-uns sont revenus à l’action politique et à l’engagement citoyen. Grâce à nous, grâce à Jean-Luc Mélenchon, grâce à la France Insoumise. En aucun cas, pardon de vous le dire, ce n’est grâce à vous.

*

Ce sont ces millions d’abstentionnistes de longue durée, que nous voulons aller chercher et ramener aux urnes en leur donnant envie de choisir Jean-Luc Mélenchon et toute la France Insoumise qui seront, lui comme elle, au seul service de l’intérêt général.

Et donc aussi du vôtre !

*

Et ces citoyens « perdus »-là, on ne les attirera pas à nous avec un accord avec Hamon. Parce que Hamon incarne le mandat finissant ; parce que, ne lui en déplaise, Hamon est comptable de ce qui a été fait par Hollande, Ayrault (ne l’oublions pas celui-là !), Valls, Cahuzac, Moscovici, Sapin, Touraine, Fioraso, Belkacem, Cazeneuve, El Khomri et tous les autres… Parce que Hamon est, sauf erreur de ma part, un ancien ministre du Président actuel et que, sauf erreur de ma part, il est le candidat du parti qui nous a tant trompés, mystifiés et violentés – au sens propre cette fois – depuis 5 ans.

*

Alors, oui, comme l’a dit abruptement Mélenchon il y a quelques semaines, « vous feriez mieux de demander des excuses que de présenter un candidat« . Et j’ajoute que vous feriez mieux de vous faire discrets, plutôt que de jouer toujours les dominants.

*

Le PS – sachez-le – va subir la pire défaite de son Histoire. Elle sera historique ! Et de cette défaite-là, jamais il ne se relèvera !

*

Pour conclure…

*

Si vous êtes socialiste et que vous désapprouvez sincèrement les choix faits en votre nom par Hollande-Ayrault-Valls et consorts, si vous vous sentez des « malgré-nous », si vous voulez passer le balai sur cette période sombre et désavouer ce qui a été fait en même temps que vous disculper, si vous souhaitez que la France redevienne souveraine à l’égard du monde et que son peuple redevienne souverain à l’égard de ses représentants et dirigeants provisoirement mandatés par lui, si vous voulez que l’humanisme inspire vraiment, pour de bon, la politique intérieure et internationale du prochain gouvernement de la France, et si vous voulez éviter de périr vous-même dans le naufrage dans lequel le PS va irrémédiablement sombrer, vous avez une possibilité de vous sauver : rompez les rangs, libérez-vous, désertez le PS et rejoignez-nous. Sinon, vous coulerez à pic avec vos leaders ! *

 

Vous disposez d’un « joker »avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ce joker peut servir deux fois mais vous ne pourrez le jouer qu’une seule fois si vous ne décidez pas, massivement, de l’utiliser la première fois où cela est nécessaire. Alors choisissez bien le bon moment… Je vous aide : c’est le dimanche 23 avril, jour du 1er tour de l’élection présidentielle, qu’il faut l’utiliser la première fois ; en mettant un bulletin officiel à son nom dans l’enveloppe que vous remplirez dans l’isoloir de votre bureau de vote dans lequel vous vous serez déplacé, et que vous glisserez ensuite dans l’urne avant d’entendre : « a voté ». Ce peut être un grand jour que ce dimanche 23 avril 2017, aussi bien pour la France que pour l’Europe et le monde. Ou ce peut être un jour de deuil pour la République, la démocratie, la paix, la justice, la vie. Comme dirait Laspallès : « C’est vous qui voyez !« 

*

Nous ne vous proposons pas une reddition mais un engagement à nos côtés afin que nous puissions créer un avenir enthousiasmant dans lequel vous prendrez votre part, vous savez cette fameuse « part du colibri ». Pour créer un avenir tout simplement car son existence même est aujourd’hui mise en question.

*

Voilà l’énormité de la question qui se pose à vous. Réfléchissez-y bien. Vous avez encore deux mois pour mûrir votre réponse. De nombreux meetings de Jean-Luc Mélenchon à écouter. De nombreux billets de blogs de Jean-Luc Mélenchon à lire. Et surtout, un projet à découvrir en lisant l’intégralité du bouquin le reproduisant et, si possible, les nombreux livrets thématiques qui détaillent ce projet sur les thèmes qu’il aborde.

*

Si vous avez une âme citoyenne, alors vous saurez trouver la bonne réponse.

*

Il ne s’agit pas de vous rallier à un homme, à un parti ou à des intérêts particuliers, mais d’embrasser une cause collective d’ampleur et de portée sans aucun doute historique !

*

Prenez-en conscience. Et soyez-en digne !

 

Soit vous écrivez l’Histoire avec nous, soit elle s’écrira sans vous ! Et vous demeurerez dans ses oubliettes.

 

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 17:31
Tomber dans le piège HAMON ou s’engager dans la révolution MÉLENCHON ? C’est vous qui voyez…

Ce billet est de la rédaction de Jean Christophe Leroux, j'adhère totalement et sans aucunes restrictions à ses propos.

Cronos

 

Vous qui envisagez de voter pour HAMON, prenez garde : si vous faîtes les moutons, vous serez tondus !
*
La candidature de Benoît HAMON est une véritable ARNAQUE ! Du même type que celle de HOLLANDE en 2012 !
*

Vous êtes nombreux à avoir cru à la bonhomie et à la sincérité de François HOLLANDE, n’est-ce pas ? Du coup, vous portez une part de la responsabilité de ce pouvoir car c’est grâce à vous qu’il a pu être en situation de gouverner. C’est sans doute un peu abrupt de vous le dire mais c’est la vérité. Votre ignorance ou votre naïveté d’alors nous a coûté très cher à tous ! Or il était assez facile de cerner le loustic pour peu qu’on se soit intéressé à lui, à son passé, à ses “oeuvres” !
*

Chacun a le droit, bien sûr, de se tromper, de s’égarer, de se faire avoir, hélas ! Mais comme le dit un proverbe berbère que MÉLENCHON aime citer : “La seconde fois où tu te fais avoir, c’est de ta faute !”
*

Donc, sauf si, vous avez été plongé, depuis cinq ans, dans un état d’hibernation bien plus long que celui prévu par la nature pour certains mammifères, vous avez pu constater, depuis ce jour glorieux de 2012 où le candidat qui avait décrit la finance comme son “ennemi” a été élu, combien ce combattant s’est opposé à cette finance, et comment il s’y est pris pour la domestiquer !
*

Et vous souhaitez pourtant, aujourd’hui, voter pour HAMON ? Vous envisagez donc de réitérer la même bévue que celle qui nous a fait avoir tant de cendres dans la bouche depuis cinq ans ?
*

Tout ça pour quoi ?
*

Parce que, pour certains d’entre-vous, HAMON, lui, est vraiment de gauche ? Vous y croyez vraiment ? Vous avez perdu la raison ? Ou bien croyez-vous, tel des enfants immatures ou des ados pré-pubères un peu attardés, que ses promesses l’engagent aussi peu que ce soit ? Croyez-vous que ses nouvelles propositions les plus à gauche viennent de sa propre volonté ? Croyez-vos que son désir ardent de rester dans l’UE actuelle soit cohérent avec un projet de gauche ? Croyez-vous vraiment que sa proposition de revenu universel soit un mieux alors que c’est une réforme suggérée depuis bien longtemps par le patronat qui se réjouirait de la mise en application d’une telle mesure puisque ce serait faire payer par l’État, et donc par nous tous, ce qui devrait être payé par les entreprises en salaire ? En outre, avez-vous entendu le montant qu’il propose ? On serait très loin du “minimum syndical” d’autant plus que ce revenu universel remplacerait toutes les autres allocations… Et, cerise sur le gâteau, comme il serait universel, les plus aisés le percevraient aussi ! Chapeau bas M’sieur HAMON. Le capital et le MEDEF vont vous adorer vous aussi, même s’ils ne le diront pas publiquement pour ne pas rendre jaloux leur poulain MACRON et son rival FILLON !
*

Parmi vous, il y en a d’autres pour qui voter HAMON se justifierait parce que cela nous éviterait LE PEN ou FILLON ou MACRON ?
*

C’est une blague ! Voilà encore une preuve que vous êtes victime du syndrome de Stockholm, vous savez ce mal qui fait que les victimes finissent par rechercher l’affection ou la reconnaissance de leurs bourreaux… Et encore, je n’ai pas dit le syndrome du larbin bien qu’à étudier certains, ce soit davantage ce mal-là qui les ronge…
*

Pensez enfin par vous-mêmes. Ne vous laissez plus affoler par les faux bergers qui crient au loup pour que vous mainteniez au pouvoir les bons pasteurs. N’oubliez pas toutes leurs turpitudes et toutes les violences qu’ils ont causées eux-mêmes ou cautionnées en ne se levant pas contre elles et contre ceux qui les organisaient. Ne forgez plus vos opinions en écoutant les marchands du Temple. Heu, je voulais dire les MeRdias !
*

Comme le dit encore MÉLENCHON : “Si vous abandonnez vos convictions dans le bureau de vote, ne vous étonnez pas ensuite de ne plus les retrouver à la sortie !” On vote pour ses convictions, pas pour le moindre mal.
*

Aux naïfs de gauche qui donneraient la moindre sincérité à HAMON dans son discours de « gôche », je suggère ceci : si vous souffrez des mêmes handicaps que les poissons rouges, si vous avez une tendance à oublier ce qui a été dit – et fait – hier et avant-hier, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en étudiant, non pas seulement ses paroles, mais ses actes depuis des années. Étudiez par exemple ses votes à l’Assemblée Nationale depuis cinq ans, notamment ceux sur les textes les plus odieux, les plus régressif… Voyez qui il a soutenu dans les choix qui ont sali notre pays et dévasté nos acquis sociaux. Observez son courage politique quand il a préféré si souvent s’abstenir ou jouer les “frondeurs” de pacotille. Réalisez que lorsqu’on entre dans un gouvernement comme il l’a fait, c’est qu’on en cautionne la politique, TOUTE la politique et pas seulement celle que le Président et le Premier ministre vous laissent mener vous-même dans votre ministère… C’est un bloc. On ne trie pas et on ne peut dire ensuite : ça j’approuve et ça je rejette. S’il avait été sincère, il aurait démissionné bien avant le jour où il a quitté le gouvernement. Car bien des horreurs avaient déjà étaient accomplies par les gouvernements auxquels il a appartenu. Prenez conscience que quelques miettes de mieux qu’il a pu obtenir dans son secteur ministériel (par exemple la loi sur l’économie sociale et solidaire) ne sauraient compenser les immenses régressions menées par ses collègues du gouvernement et de l’Exécutif ! Sachez que cela aussi est une stratégie des dominants, et pas qu’en France. Pour faire passer une loi inacceptable, nos maîtres se résolvent assez souvent à insérer, dans le texte scélérat, quelques menus progrès. Et vous demandent ensuite de vous prononcer en bloc sur le texte en vous faisant miroiter les miettes d’améliorations et en occultant tout le reste. Et si vous rejetez le texte comme violemment régressif, ils vous reprochent de refuser les quelques améliorations qu’ils vous ont concédées.  Ou pour de nombreux textes régressifs adoptés, ils vous concéderont un texte qui l’est moins… C’est ce qu’on peut dire de la “loi HAMON” sur l’économie sociale et solidaire. Qu’a-t-il dû accepter pour pouvoir la faire passer ? Eh bien tout le reste… Tout ce qui a été fait depuis 2012… Quand vous en arrivez au bilan, vous ressentez de fortes douleurs au bas du dos !
Et puis, constatez qu’HAMON affiche le même européisme habituel de ces « élites” qui disent travailler pour notre bien, fut-ce contre notre gré, en voulant l’Europe sociale, ce mantra étant sans cesse repris depuis la première élection du parlement européen en 1979 et qui, JAMAIS, n’eut le moindre début de commencement en pratique ! En fait d’Europe sociale, ces “élites” nous ont ramené au XIXe siècle, elles ont réduit à presque néant ET notre souveraineté populaire ET notre indépendance géopolitique. Et maintenant, elles semblent clairement vouloir franchir une étape supplémentaire : une nouvelle guerre avec la Russie ! NOUS N’EN VOULONS PAS ! CECI NE SE FERA PAS EN NOTRE NOM ! Et tous ceux qui ne s’élèveront pas on ne peut plus clairement contre ce risque-là seront violemment rejetés par le peuple français !
*

HAMON n’a qu’un objectif : mystifier une fois de plus un nombre suffisant d’électeurs de « gauche », faire en sorte que ceux-ci ne votent pas cette fois pour MÉLENCHON. HAMON a exprimé en 2012 son rôle : constituer un pilier gauche pour le PS en vue d’éviter une fuite des électeurs vers MÉLENCHON. “On assure à Hollande le flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon” a-t-il dit au Figaro (voir cet article).

Dans le Figaro, hamon-contre-jlm.

Dans le Figaro, hamon-contre-jlm.


Vous avez pigé ou ce n’est pas assez clair ? Et ne venez pas me dire que ça c’était avant ! Rien n’indique qu’il ait changé !
*

HAMON s‘est vu confier une mission qu’il a acceptée : tout faire pour que MÉLENCHON n’atteigne pas le second tour. HAMON sait très bien que lui perdra. Car il ne peut ignorer le désaveu massif que le PS, et le pouvoir actuel, inspirent dans les têtes de TOUS les Français, quels qu’ils soient, de droite, de gauche, du centre, ou de nulle part ! Le peuple français réserve un châtiment impitoyable à ceux qui se sont joués de lui ! Le PS va connaître l’épuration !
*

In fine, c’est l’élection de MACRON ou de FILLON que prépare HAMON ! Peut-être se voit-il comme le principal opposant d’un Président qui serait MACRON ou FILLON pour la période 2017-2022. Ainsi, avec HAMON principal opposant au nouveau pouvoir, on aurait le candidat “naturel” pour l’élection de 2022.
*

En votant HAMON au premier tour de cette élection, vous remettriez une pièce de plus dans la machine de la 5e République. Pour faire tourner le manège encore une fois… Sauf qu’avec cinq ans de MACRON ou de FILLON, où en serons-nous en 2022 ? Que restera-t-il au peuple français ? Dans quel état serons-nous plongés ? J’ai froid dans le dos à y penser. Pas vous ?
*

Le moment que nous vivons est historique. Plus qu’aucune élection ne l’a jamais été depuis l’avènement du Conseil National de la Résistance. Si on ne saisit pas cette occasion de commencer à sortir MAINTENANT, TOUT DE SUITE, SANS ATTENDRE CINQ ANS DE PLUS, du système et de la société capitalistes, si on ne commence pas dès le 8 mai prochain (lendemain du second tour de la présidentielle) à mettre en oeuvre la libération de notre pays de l’oligarchie qui le dirige depuis trente ans, si on ne met pas en oeuvre, dès le 8 mai prochain (date symbolique s’il en est !) les mesures pour reprendre notre pleine et entière SOUVERAINETÉ – à la fois populaire et nationale -, si on ne rend pas très vite le pouvoir – TOUT le pouvoir – au peuple souverain, alors nous vivrons collectivement de biens cruels moments ; car tous, autant que nous sommes, et quelles que soient nos vies, nous allons subir le pire. En tant qu’individus, en tant que peuple, en tant que nation !
FILLON ou MACRON, ce sera l’accomplissement du grand projet des oligarchies mondiales : la France sera transformée en vulgaire « région » d’une superstructure européenne qui aura encore affermi sa puissance et son autoritarisme, aux ordres et pour le seul intérêt des multinationales ; et à l’intérieur du « pays », le peuple français redeviendra ce Tiers-Etat qui souffrait tant des caprices des « Grands » et des “Princes”avant la Révolution, sans avoir son mot à dire sur quoi que ce soit, et ce peuple sera toujours plus contraint de se tuer au « travail » pour le plaisir de quelques-uns et pour n’avoir pas le temps ni la force de se rebeller.
*

Non ! HAMON n’est pas un « gentil » de l’aile gauche du PS. Il est un outil du système destiné à tromper et à empêcher le basculement de la France dans une forme de résistance mondiale à l’ordre capitaliste. HAMON a été choisi pour jouer le même rôle qu’OBAMA en 2008, quand le peuple américain menaçait d’entrer en révolution après les deux mandats calamiteux de BUSH le petit.
*

Imaginez une seconde ce que serait la force de frappe de la République française (je ne parle pas ici de la force de dissuasion nucléaire…) si son prochain Président de la République était Jean-Luc MÉLENCHON !
*

Imaginez le message que le peuple français, en l’élisant lui, enverrait au monde ! Nous deviendrions un pôle de résistance à l’ordre capitaliste mondial et à son vecteur impérialiste.
*

John Fitzgerald KENNEDY, dans son discours inaugural prononcé le 20 janvier 1961, a dit ces mots :   “L’énergie, la confiance, le dévouement que nous allons offrir pour rendre possible cet avenir éclaireront notre pays et tous ceux qui le servent et l’éclat de ce feu est de nature à illuminer le monde.”
*

Ces paroles lyriques, Jean-Luc MÉLENCHON, j’en suis certain, pourrait les faire siennes. Il les a d’ailleurs déjà dites – autrement – à de multiples reprises ces derniers mois. Et, comme lui, je ne doute pas que son élection réveillerait des millions de gens en France, des millions de gens qui seraient prêts à prendre leur part du combat à mener et des changements à mettre en oeuvre. Je dis cela sans ignorer ou négliger que cette élection éveillerait aussi des sentiments bien peu amicaux à notre encontre, et déclencherait contre lui, contre ses ministres, contre nos ambassadeurs, contre les nouveaux responsables supérieurs des administrations de l’État et contre nous tous, des réactions très violentes de la part du système et de ceux qui le servent. Car les “collabos” ne se déclareront pas vaincus sans avoir lutté pied à pied contre nous. Qui sait ce qui peut nous arriver ! La stratégie du choc est leur stratégie de lutte contre les peuples qui ont des volontés rebelles ! Tenez-vous le pour dit et préparez-vous-y !
*

Cela ne doit pas vous faire mettre un genou à terre pour autant. Car je crois aussi qu’aucun pouvoir, aussi despotique soit-il, ne peut rien contre un peuple qui a décidé de prendre – ou de reprendre – son destin en mains ! “Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux” disait LA BOÉTIE qui ajoutait : “ Un tyran n’a de pouvoir de nuire qu’autant que les hommes veulent bien l’endurer”.  “La plus grande force des tyrans est l’inertie des peuples” disait pour sa part Nicolas MACHIAVEL  tandis que Dimitris PAPACHRISTOS a écrit très justement que “Celui qui attend qu’on le libère restera un esclave toute sa vie”. Louise MICHEL avait fait sienne cette maxime : “Le peuple n’obtient que ce qu’il prend” et dans le même esprit :  “Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent” avait reconnu Pierre KROPOTKINE.
*

Un autre extrait, célébrissime, du discours inaugural de JFK disait : “Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que VOUS pouvez faire pour votre pays !”
Ce que VOUS pouvez faire pour votre pays – et donc pour notre peuple – c’est déjà de ne pas vous tromper le 23 avril et, si MÉLENCHON parvient au second tour, le 7 mai !
Ensuite, quoi qu’il arrive, c’est de rester mobilisé et éveillé. Même si MÉLENCHON est élu Président de la République, VOUS devez TOUS rester sur le pont car il ne fera pas tout, tout seul. Son gouvernement ne pourra tout faire de ce que nous envisageons de faire si le peuple tout entier n’exerce pas une pression très forte pour, d’une part, pousser au cul les “timides”, et, d’autre part et en même temps, jouer le rôle de “garde prétorienne” du nouveau pouvoir sur lequel les coups ne cesseront de pleuvoir, à verse !
*

Il ne s’agit pas – ou il ne s’agit plus – en 2017 de simplement voter pour un Président et lui donner carte blanche. Il faut passer à une autre ère de la démocratie, et cela sans même attendre le temps où sera rédigée collectivement puis mise en oeuvre une nouvelle constitution. Dans notre façon d’appréhender le pouvoir, le principe représentatif et la délégation, nous devons devenir des adultes et donc être instruits de ce qui se fait pour bien “conseiller” et orienter celles et ceux qui décideront pour nous, en notre nom. Nous devons exiger une pratique constante de la démocratie participative en attendant que la future constitution de la 6e République nous rende TOUT “le” pouvoir, TOUS “les” pouvoirs !
*

Et le peuple français, s’il se comporte ainsi chez lui, redeviendrait un exemple pour le monde. Bien plus encore : si ce nouveau pouvoir, exercé au sommet par Jean-Luc MÉLENCHON, son gouvernement, l’administration, nos ambassadeurs et leurs services, accomplissaient l’oeuvre  que nous aurions légitimée par l’élection de ce candidat-là, donc si le Président MÉLENCHON et les pouvoirs publics français entamaient, dès le 8 mai, un dialogue nouveau avec ces États européens, africains, asiatiques, sud-américains qui sont nos alliés naturels, bien plus que d’autres avec qui nous sommes actuellement liés, et si la France commençait à parler au monde au nom des peuples insoumis, des peuples opprimés et des nations dont le vocable officiel dit qu’elles n’ont pas encore “émergé”,  peut-être même que la France ne serait plus seulement un “exemple” comme je l’ai dit ci-dessus, mais un véritable “phare”, dans l’esprit kennedyen du premier extrait que j’ai cité plus haut !
*

D’autres pays dans le monde ont amorcé cette résistance et cette reconquête. Et même si nous ne nous retrouvons pas entièrement en eux, il serait utile et profitable à tous que nous travaillions de concert avec eux pour vaincre ces oligarchies capitalistes qui ont repris le contrôle du monde, alors qu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les peuples étaient entrés, pour certains d’entre-eux, notamment en Europe, dans une ère de progrès, progrès qui a été interrompu dans les années 70 et qui n’a cessé d’être déconstruit, pierre après pierre, les pouvoirs politiques de nos pays se dessaisissant de leurs prérogatives au profit soit des entreprises, soit de structures politiques et juridiques illégitimes, tout ceci bien sûr en violation constante des volontés populaires si souvent exprimées.
*

Alors, il est vrai que certains d’entre vous pensez que MÉLENCHON n’est pas le candidat idéal. Sans doute n’est-il pas parfait. Sans doute défend-il parfois des positions qui ne sont pas les vôtres. Nous sommes un peuple divers et il est donc logique que nous ne pensions pas tous la même chose sur tous les sujets. Moi-même, je ne suis pas le doigt sur la couture du pantalon vis-à-vis de MÉLENCHON quand je le trouve trop timide sur la question européenne ou sur certains thèmes économiques et sociaux.
*

Pour autant, et j’insiste sur ce point, quelle alternative avons-nous ? Je n’en vois aucune. TOUS les autres candidats en situation de parvenir au second tour sont détestables, soit par leur projet, soit par leur passif.
*

Alors, certains me disent que ce genre de discours, c’est finalement appeler à soutenir « le moindre mal ». Je ne suis pas d’accord ! MÉLENCHON , ce n’est pas le moindre mal ! C’est un bien ! Ce n’est peut-être pas « LE » bien, mais c’est un plus grand bien, comparé à ce que nous vivons depuis le début de la mise en oeuvre de la stratégie du choc.
*

MÉLENCHON – ce n’est pas rien, d’autant qu’il est le seul à le proposer parmi les « grands » candidats – s’engage à organiser une Constituante, c’est-à-dire à rendre au peuple son pouvoir constituant. Via des représentants élus et tirés au sort (selon des conditions et modalités à définir), NOUS, LE PEUPLE FRANÇAIS, réécrirons notre constitution et ainsi nous déciderons du type de régime que nous voulons, des droits nouveaux que nous nous reconnaissons, des obligations que nous acceptons, et de celles que nous imposerons à tous nos représentants et à tous les détenteurs d’une parcelle de pouvoir dans l’État, les collectivités locales, les entreprises…
*

MÉLENCHON est le seul à s’engager à cela et c’est ce qui est le plus fondamental pour moi, au-delà de l’accord que je peux avoir avec lui sur une très large partie de son projet. Aussi longtemps qu’une révolution au sens traditionnel n’éclate pas pour que le peuple reprenne par la force le pouvoir qui lui a été enlevé par la loi, il n’y a que la loi pour défaire la loi et la refaire, à commencer par la loi fondamentale, la constitution ! Et donc les urnes ! Pour que celui qui présidera le régime, et celles et ceux qui seront envoyés dans nos institutions pour faire la loi, soient les bonnes personnes… Au-delà de la question du projet, d’autres paramètres seront à prendre en compte, avec la plus grande attention. Car si, dans les prochaines semaines, se confirme la montée en puissance et en crédibilité du candidat MÉLENCHON, ne doutez pas que se rallieront à lui les amis du dernier jour, ceux qui n’en sont pas, et qui se rapprochent seulement d’une force de nature à sauvegarder leurs propres intérêts ! Ceux-là, nous les repérerons aisément. D’ailleurs, ici ou là, il y en a déjà qui se font remarquer… Il est si facile de les reconnaître…
*

Cet engagement de faire la Constituante et tout ce qui a été dit par MÉLENCHON à ce sujet, de même que certaines déclarations, plusieurs fois répétées, quant à ce qu’il envisage de faire lui-même, indiquent – sauf à l’accuser de mensonge – qu’il sera fidèle à l’esprit nouveau qu’il essaie, depuis deux ans au moins, de faire souffler sur le pays. Ce nouvel esprit non pas tant des lois que du pouvoir, est en phase avec son temps. MÉLENCHON, sur ce sujet comme sur bien d’autres, a saisi ce qui fait notre temps et essaie d’y adapter la manière de gouverner et de traiter avec le peuple. Qui d’autre que lui, aujourd’hui, parmi les “grands” candidats susceptibles de parvenir au second tour dans notre inique système électoral de monarchie présidentielle, a choisi d’adopter la même ligne de conduite ? Cherchez bien, vous ne trouverez personne !
*

Le système politique que propose MÉLENCHON et la France insoumise dans le projet L’AVENIR EN COMMUN, c’est notamment que chaque citoyen-ne, quelles que soient ses opinions, ses préférences, ses affinités, ou à l’inverse ses aversions… pourra prendre sa part dans le débat politique de la nation ou de son territoire, et participer à la prise de décision juridique. Et sur cette base, les politiques menées seront alors de nouveau le reflet de la volonté populaire et nos lois (comme les délibérations de nos assemblées locales) deviendront vraiment l’expression de la volonté générale dans l’esprit de Jean-Jacques Rousseau.
*

En conséquence, sauf si vous êtes partisans du système actuel de confiscation du pouvoir par quelques-uns, je pense que vous devriez appuyer Jean-Luc MÉLENCHON, quel que soit votre sentiment à son sujet, car il vous donnera, à vous aussi, la possibilité concrète de vous exprimer et de prendre votre part, quand bien même vos opinions politiques ne seraient pas les siennes. Vous pourrez, grâce à lui, peser sur la décision après que de larges débats aient été organisés et souvent des votes directs car, il l’a souvent répété, “Nous voterons beaucoup désormais”. Réfléchissez à cela.
*

Enfin, pour conclure, je dirais que ses opinions à lui, comme les miennes, et comme celles de toute la France insoumise, opinions qui sont aussi partagées très au-delà de ce mouvement citoyen qu’est la France insoumise, c’est de rendre le peuple français libre, indépendant, souverain, à l’intérieur du pays, comme à l’égard des autres pays du monde. Or redevenir ainsi, libres, indépendants et souverains, nécessite des ruptures géopolitiques et géostratégiques majeures (telles que sortir de l’OTAN et de l’UE mais aussi de la Banque Mondiale, de l’OMC et du FMI par exemple, tout en renforçant l’ONU, contrairement aux velléités du nouveau Président et du Congrès des États-Unis dont il est fait mention dans la presse depuis quelques jours) et aussi des ruptures avec la trame économique, politique et culturelle qui guide notre pays depuis trois décennies, ce qui nous impose de restaurer le plein pouvoir économique et monétaire de nos institutions nationales et le plein pouvoir du peuple dans tous les domaines de la vie publique, sans oublier le plein pouvoir des travailleurs dans l’entreprise, afin que nous puissions mettre en oeuvre notre projet de progrès pour tous, cet “Avenir en commun” que nous proposons comme ferment national et républicain pour les 5 ans à venir.

Repost 0
Published by cronos - dans incontournables
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:12
Soutenir Mélenchon ? Entretien avec Frédéric Lordon – Là-bas si j’y suis – Le 27/01/2017

Une nouvelle fois, Christine Duplaissy a fait le travail de retranscription à partir de l’entretien de vendredi 27 janvier 2017 organisé par l’équipe de Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet, nous l'en remercions.

La question qui a été posée à Frédéric Lordon était :

“Soutenir Mélenchon ?”

*

Il ne s’agit pas encore d’un soutien au sens où on l’entend d’ordinaire. Frédéric Lordon a toujours souhaité rester en dehors des alliances politiques. Il a toujours cherché à rester libre, y compris à l’égard de celles et ceux dont il pouvait peut-être, se sentir proche.

Ce qu’il dit dans cet entretien est donc d’autant plus important et ses paroles contiennent une force gigantesque pour celles et ceux qui en discernent le sens et la portée. J’espère que Jean-Luc Mélenchon lui-même saura en apprécier la saveur…et les conséquences positives pour lui, à condition toutefois qu’il se rapproche encore davantage de la pensée de Frédéric Lordon, ce qui serait, pour lui, la garantie d’un succès électoral.

*

Je signale que Frédéric Lordon achève l’entretien sur cette idée fondamentale aux yeux de Christine Duplaissy, de moi-même et de beaucoup d’autres :

 

à savoir que même si Mélenchon était élu Président de la République, nous devrions tenir la rue, et nous mobiliser massivement à la fois pour exprimer notre soutien, et pour exercer une pression très forte sur le nouveau pouvoir sorti des urnes…

*

Je laisse la parole à Frédéric Lordon.

*
 
*

Frédéric Lordon : Alors, les prochaines élections… Je dois dire que, les années passant – et ça fait un moment que j’ai arrêté de voter pour ce qui me concerne – j’en suis venu, vraiment, à considérer que la pantomime électorale, dans le cadre des institutions de la 5ème République, était une affaire nulle et non avenue ! Et, d’un certain point de vue, ce qui s’est passé sur « Nuit Debout » était l’expression de cette disposition d’esprit. Jouer le jeu, dans ces institutions, est une affaire, soit perdue d’avance, soit entièrement privée de sens…

*

Daniel Mermet : Comme une caution, en fait ?

*

Frédéric Lordon : Oui, voilà, c’est ça ! Mais la seule question politique vraiment pertinente à poser, c’est la transformation des institutions politiques en cessant immédiatement de les cautionner par notre participation.

*

Et puis, contradictoirement…

*

Daniel Mermet : Ah ?

*

Frédéric Lordon : Oui ! Contradictoirement, je pense que c’est une élection à nulle autre pareille. Je pense que cette élection soulève des enjeux politiques d’une intensité que l’on n’a pas vue depuis 1981, et peut-être même supérieure, et que, par là, d’ailleurs, elle s’annonce d’une redoutable violence !

*

Alors, où sont localisés ces enjeux, qui font, peut-être, la singularité de cette élection ? Pour l’instant, je vais essayer de rester aussi analytique que possible.

*

Là où un enjeu surgit, c’est autour de la candidature de Mélenchon ! Bon ! Voilà ! Alors, on peut avoir toutes les réserves du monde vis-à-vis de Mélenchon, de sa personnalité ou de ses orientations politiques, etc. et on en discutera éventuellement tout-à-l’heure. Mais, il y a au moins une chose, si l’on regarde le paysage avec un tant soit peu de distance, qu’on ne peut pas ne pas reconnaître : c’est qu’il est le porteur, pour la première fois depuis très longtemps – bon, allez, y’a eu 2012 évidemment – mais pour la première fois depuis très longtemps, il est porteur d’une différence significative de gauche dans le paysage de l’offre politique, et ça, ça n’est pas RIEN !

*

Qu’il y ait une différence significative installée dans le paysage politique, cela, on le sait depuis longtemps : c’est le F.N. ! Bon ! Mais c’était la seule, qui prospérait, évidemment, sur l’indifférenciation générale, cela va sans dire !

*

Mais là, pour une fois, il y a une différence qui peut retenir notre attention, et retenir l’attention de tous les gens qui se reconnaissent authentiquement de gauche.

*

Et nous voyons bien que nous vivons une conjoncture très particulière dans laquelle précisément l’arrivée de cette différence peut, peut-être, produire des effets.

*

Cette conjoncture très particulière, elle se signale par un symptôme caractéristique qui est la confusion générale. On peut en donner plein de signes :

*

des électeurs de gauche se mettent le cervelet au court-bouillon pour savoir s’ils vont aller voter à la primaire de droite. Là, c’est qu’il y a un truc qui ne va pas !

*

– Les médias eux-mêmes sont sujet à cette très grande confusion, parce que, à force de prendre baffe sur baffe, le niveau de contestation monte, et ils ne peuvent pas ne pas l’intégrer d’une certaine manière ! Ils se rendent compte que tout ce qu’ils disent est voué au démenti, que tous les candidats qu’ils portent sont menacés de finir dans le talus, que les vainqueurs des sondages finiront comme les perdants, etc, etc.

*

Et les médias eux-mêmes commencent à tenir un discours sur les médias qui disent « Oh là-là, mais on n’arrête pas de se tromper ! Alors là, [Frédéric Lordon s’adresse à Daniel Mermet] je voudrais que tu m’accordes une minute « d’universitaire ». Très rapidement, je vais faire un petit tour par un paradoxe qui est connu depuis la philosophie antique et qui a traversé les siècles et qui est une grande question pour la logique : c’est le « paradoxe d’Épiménide ».

*

Alors Épiménide est un bon gars, c’est un Crétois ! C’est important, hein, qu’il soit Crétois !

*

Daniel Mermet : C’est un bon gars ?

*

Frédéric Lordon : Oui, c’est des bons gars !

*

[Rires dans le public]

*

Épiménide se pointe, et il dit : « Moi, Épiménide, Crétois, je dis : tous les Crétois sont des menteurs ! Et puis, il se taille ! Alors là, tu vois, les gens, qui voudraient savoir si les Crétois mentent ou disent la vérité, commencent à se mettre les méninges en surchauffe et alors, ils vont de mal en pis, parce que, écoute-moi : si Épiménide n’a pas menti, alors, tous les Crétois sont des menteurs, c’est vrai ! Donc tous les Crétois mentent ! Donc Épiménide, qui est Crétois, ment aussi ! Donc, s’il n’a pas menti : il a menti !

Mais s’il a menti, alors, la proposition « tous les Crétois sont des menteurs  » est un mensonge, donc tous les Crétois disent la vérité ! Et Épiménide, qui est Crétois, dit la vérité aussi ! Donc : s’il n’a pas menti, il a dit la vérité !

*

Alors là, tu sais : on peut rester comme une poule devant un couteau 107 ans, hein, devant ce truc-là : on n’en sortira pas !

*

La logique a fini par trancher et elle dit : là, on a un type d’énoncé dont la propriété est très caractéristique, qui est d’être auto-référentielle, c’est-à-dire : c’est un « dire » qui prend pour objet ce qu’il dit. Eh bien, ce type d’énoncé auto-référentiel donne lieu à des propositions qui sont indécidables : on ne peut ni dire si elles sont vraies, ni dire si elles sont fausses ; ce qui, par parenthèses, est embêtant pour les fact-checkers ! Je referme la parenthèse.

*

Eh bien voilà : les médias, si tu veux, sont dans un « devenir Épiménide » ! Parce que les médias viennent et ils disent : « nous nous trompons ! Donc : s’ils ne se trompent pas, c’est qu’ils se trompent…

*

[Rires généreux dans le public]

*

Et s’ils se trompent, c’est qu’ils ne se trompent pas !

*

[Rires généreux dans le public]

*

Alors, évidemment, là, si tu veux, le paradoxe n’est pas formulé avec ce degré de clarté dans les têtes médiatiques, mais ça les travaille souterrainement ! [Daniel Mermet rit] Et ça les laissent tout « neuneus » !

*

[Rires généreux dans le public]

*

Alors, ils disent : « Oh là-là : bon, si on soutient Valls, il va perdre, puisque nous nous trompons !

*

[Rires généreux dans le public]

*

Mais si jamais nous disons que nous nous trompons, est-ce que ça peut le faire remonter, déjà ?

*

[Rires généreux dans le public]

*

Bon, tu vois : dans ces têtes, c’est un merdier à n’en plus finir ! Bon voilà !

*

Là-dessus passe Macron : alors, un autre signe de confusion, quoi : le gars qui se dit « anti-système » qui a toutes les étiquettes du système, qui écrit un livre qui s’appelle « Révolution », et qui se présente comme « le Chantre du progressisme » ! Bon ben là, c’est bon, quoi : le filet est garni !

*

Donc, dans cette situation-là, avec des degrés de liberté qui se rouvrent de partout, des idées qui sombrent, d’autres qui se mettent en torches, etc… Il peut, peut-être, se passer quelque chose !

*

Daniel Mermet : C’est-à-dire ?

*

Frédéric Lordon : Moi, je ne sais pas, parce que je n’ai pas de boule de cristal, je ne vais pas prendre le risque de me tromper, tu comprends, dans ces conditions…

*

[Daniel Mermet rit généreusement]

*

Frédéric Lordon : Et j’suis pas totalement idiot ! Bon, on ne va pas parler du parti socialiste, parce que, ça, si tu veux, virtuellement, ça n’existe plus ! Là, ça s’agite à la télé, tout ça, mais moi, ça me fait vraiment penser, tu sais quand les astronomes nous disent qu’on reçoit de la lumière qui a voyagé si longtemps qu’elle a été émise par un astre qui est déjà mort. [Rires généreux dans le public] Je pense que l’on est typiquement dans ce type de situation.

*

Daniel Mermet : Il y a encore de la lumière qui arrive ?

*

[Applaudissements nourris dans le public]

*

Frédéric Lordon : Tu vois, ça fait un petit peu scintiller nos écrans, mais je t’annonce la mire pour bientôt ! Et puis la neige ! [Daniel Mermet rit généreusement] Et c’est quand même la bonne nouvelle de la période ! C’est la bonne nouvelle de la période…

*

Daniel Mermet : Benoît Hamon n’a aucune grâce à tes yeux ?

*

Frédéric Lordon : Pffffffff….

*

Daniel Mermet : Moi, j’lai trouvé pas mal avec ses p’tits objets.

*

Frédéric Lordon : Ouais…

*

Daniel Mermet : On a fait un p’tit pot en grès… On a fait un petit abat-jour en macramé… Là, y’a l’atelier. Non ? Ça ne t’a pas ému un peu ? Des p’tits objets politiques qui n’ont pas trop de liens entre eux mais il est plein de bonne volonté….

*

Frédéric Lordon : Pfff ! Ben… Il est ému comme un p’tit animal qui va disparaître ! [Daniel Mermet rit généreusement] Mais moi, je n’ai pas de limite à la compassion, hein ! [Daniel Mermet rit généreusement] Bon, non mais il faut dire les chose, non j’suis peut-être un peu vache, mais bon, pffff à peine !

*

Si tu veux, ça fait très longtemps que je pense que l’un des grands enjeux pour la gauche, c’est de parvenir à opérer cette conversion symbolique qui réussisse à priver ENFIN le parti socialiste de l’étiquette « gauche » ! Et il me semble que nous avons vécu un quinquennat Hollande qui, à défaut d’être révolutionnaire, aura été réellement historique ! Je pense réellement que ce quinquennat-là est historique. Il est historique parce que précisément, il aura réussi cette performance de convaincre un nombre de plus en plus important de personnes que qualifier ce personnel politique-là de gauche était une erreur majeure, et que, maintenant il faut travailler, presque psychologiquement pour ceux qui y ont cru, à s’en débarrasser !

*

Et tu vois, moi je pense que, sur cette histoire de Hollande, du hollandisme, j’ai toujours pensé que le lexique de la « trahison » était inadéquat ! On a beaucoup dit : Hollande a trahi, il a trahi le discours du Bourget, etc. Mais non, je ne crois pas ! Je ne pense pas qu’ils aient trahi, en fait ! Moi, ma thèse, c’est plutôt qu’ils sont fidèles à eux-mêmes !

*

Alors, je complète la thèse : évidemment, quand on remonte le fil des ans, il leur arrivait, jadis, dans le passé, de faire un petit truc de gauche, tu vois, une verroterie par ci, par là ! Mais, en réalité, depuis toujours, c’étaient des hommes de droite, mais c’étaient des hommes de droite contrariés. [Rires dans le public] Eh oui ! Ils étaient contrariés par une histoire, éventuellement quelques médias qui continuaient de les taquiner etc. etc. Mais cela fait TRÈS longtemps qu’ils sont de droite ! Simplement, ce qu’il s’est passé, c’est que, les années s’écoulant, de plus en plus, ils se sont déboutonnés, ils ont fini par envoyer toute contention à la rivière, et sous Hollande, ENFIN, ils ont pu être eux-mêmes ! Voilà : il y a là, tu vois, un effet de révélation très puissant !!!

*

Je voudrais te lire une petite chose que j’ai dégotée dans un bouquin, que je recommande, qui s’appelle : Le Concert des Puissants – dernière production de Raisons d’Agir, collection Bourdieu, ça a été fait par François Denord et Paul Lagneau-Ymonet – il y a un encadré sur des documents que publiait le parti socialiste, et notamment ceux du parti socialiste que l’on appelait « les trans-courants » dont Hollande était un représentant notoire. Tu vas voir, ça « décoiffe », hein, ça annonce TOUT ! Quand t’as lu ça, t’as tout compris aux trente années qui suivent, parce que ça date de 1985. Alors, accrochez-vous, voilà ce qu’écrivent les fameux « trans-courants » :

*

–  » Le toujours plus, et le besoin d’assistance ne sont pas l’apanage d’un groupe social mais semblent faire l’objet d’un certain consensus. L’excès de réglementation et de bureaucratisation ne sont pas toujours le symptôme d’un socialisme rampant mais correspondent plus souvent à des demandes catégorielles, un souci de protection des rentes et des privilèges.

*

Bureaucratisation et corporatisme même combat. Dans un tel contexte – et c’est là, donc, qu’est le point crucial – dans un tel contexte, la déréglementation change de camp. La généralisation des pratiques concurrentielles devient une exigence pour la gauche afin d’assurer une plus grande mobilité sociale » etc. etc.

*

Donc, tu vois, là, dès le milieu des années 80, la matrice idéologique est formée ! Alors, évidemment, crier des choses comme ça sur les toits en 1985, c’est un peu compliqué, donc ce sont des documents internes au PS, un peu publiés mais pas trop lus, etc. etc. Trente ans plus tard : nous avons la Loi Macron. Et nous avons le gouvernement Valls/Hollande ! Voilà : le grand cycle est accompli et il est temps de le refermer !

*

Daniel Mermet : Oui, je crois entendre les sifflets qui accompagnaient l’arrivée de François Mitterrand à Charléty, en juin 1968. Ils ont toujours trahi ! Ces gens-là ont toujours trahi ! C’est une coutume, chez eux ! Et là, ils viennent de le faire à nouveau, voilà, quoi ! Et alors, ta confiance en Mélenchon ? Lui, c’est la gauche ?

 

Frédéric Lordon : Écoute…

*

Daniel Mermet : Parce que je me souviens d’un Lordon disant : « Ah non, non, on ne peut rien faire dans ce cadre-là, il faut changer le cadre, il faut renverser la table, etc. Et puis là, tu dis : mais non : peut-être que, dans ce cadre-là, on peut faire quelque chose, et puis alors après… Parce que j’ai aussi entendu cela en 2012 de la part de nos amis, qui disaient : aujourd’hui dans les urnes, et demain dans la rue. Hollande, on va lui mettre la pression après. Votons Hollande contre Sarkozy et après on va lui mettre la pression ! Même certains amis ont parlé de hollandisme révolutionnaire ! C’était du deuxième degré mais ça a quand même été dit ! Est-ce que tu ne crains pas, aujourd’hui, d’être devenu un Lordon un peu moins radical que d’habitude ?

*

Frédéric Lordon : Non, non, ne t’en fais pas. Je suis toujours aussi méfiant. Et cependant, je maintiens ce que j’ai dit tout-à-l’heure. Je pense que, pour la première fois, nous avons une différence significative, qui est émise, qui a pris sa place dans l’offre politique et que l’on ne peut pas complètement faire l’impasse dessus !

 

Alors, ne pas faire l’impasse, cela ne veut pas dire se rendre avec armes et bagages ! Moi, je n’ai pas le goût du ralliement inconditionnel, et particulièrement en l’occurrence. Bon, dans le programme de Mélenchon, y’a « prendre le pouvoir pour nous le rendre ». C’est le genre de promesse avec lequel il y a lieu d’être méthodologiquement précautionneux.

*

Daniel Mermet : Voilà !

*

Frédéric Lordon : Un petit plaisantin a, sur Internet, a dégoté une affiche de Mitterrand, lors de la campagne de 1981, dont c’était exactement les mots : « je veux vous rendre le pouvoir » Ben : on l’attend toujours au Bureau des Objets trouvés, hein !

 

 

 

Daniel Mermet : C’est ce que Trump a dit !

*

Frédéric Lordon : Oui, voilà, c’est ça ! Alors, moi, j’ai toujours une très grande méfiance vis-à-vis des stratégies qui se proposent de passer par les institutions pour changer les institutions. Donc regardons mais regardons précautionneusement !

*

Et ceci d’autant plus que – comment le dire sans être inutilement blessant ? – les institutions de la 5ème République correspondent bien à la personnalité de Mélenchon, je pense qu’il ne s’y trouverait pas mal, tu vois !

*

Et puis, voilà : après, on sait comment ça se passe, hein : on arrive au pouvoir, on a un agenda dont, moi, j’admets qu’il comporte des choses intéressantes, alors, on commence à le mettre en oeuvre etc. Et on dit : Ouh là : attendez, la Constituante, oui, bien sûr, refaire les institutions, bien sûr, mais c’est pas la priorité, on a des grosses réformes à faire, il faut nous donner le temps, puis après que nous lui ayons donné le temps de faire les réformes, il faut le temps que ça paye, et puis, les temps changent, et puis cinq ans sont passés… Voilà : alors ça, c’est un problème !

*

La question, c’est comment on fait pour sortir de ce genre de contradiction ? Tu l’as dit, d’une manière un peu plaisante et moqueuse, et pourtant, je crois qu’il n’y en a pas d’autre : c’est que, en effet, je ne vois pas d’autre solution à ce genre de difficulté que de reconnaître que, contrairement à ce qui se passerait pour n’importe quel autre Président élu, une élection de Mélenchon ne serait pas la fin du processus mais le début ! Et le début d’un processus qui passerait – nécessairement – par des mobilisations de rues extrêmement intenses !

*

Alors, tu disais, oui, « on vote Hollande, et après, on lui mettra la pression dans la rue ! » Mais il fallait avoir un moral d’acier pour descendre dans la rue avec Hollande Président ! Parce qu’il n’y avait rien à défendre, en réalité, tu vois : y’avait juste à essayer de ne pas se laisser dépouiller d’un certain nombre de choses qui nous restent.

*

Et je ne sais pas si tu te souviens, d’ailleurs, ben, voilà, je vais faire mon autocritique : y’a trois ans de ça, j’avais dit : Hollande, c’est pire que Sarkozy parce que c’est la même politique que Sarkozy mais avec l’anesthésie en plus ! Eh bien, tu vois : nous avons vaincu la malédiction du penthotal, ce printemps ! Et ça aussi, c’est un signe d’un quinquennat historique. C’est la première fois qu’on a un mouvement social de cette ampleur , sous un gouvernement de gauche, qui, d’habitude, tue radicalement toutes les mobilisations autres que sectorielles…

*

Bon, alors, voilà, si tu veux, je pense que le camarade Mélenchon, s’il se retrouve au pouvoir et qu’il a VRAIMENT l’intention de joindre le geste à la parole, va se retrouver confronté à une adversité formidable. C’est que le Capital, en trente ans, a pris ses aises, et qu’il n’a pas du tout l’intention de se laisser raboter toutes les libertés qu’il a conquises et toutes les aises qu’il a prises !

*

Il faut bien se rendre compte de ce que c’est, hein, de rentrer en confrontation avec le Capital ! C’est vraiment des batailles politiques épiques !

*

Daniel Mermet : Tu as bossé sur Syriza, tu as bossé sur Podemos…

*

Frédéric Lordon : Oui. Il faut imaginer le ministre des finances de Mélenchon qui se tape la Direction du Trésor et les inspecteurs des finances, c’est-à-dire toute une technostructure hostile ! C’est VRAIMENT quelque chose ! Et ça, tout seul… On le sait bien, d’ailleurs, les institutions sont souvent beaucoup plus fortes que les individus : elles les absorbent par phagocytose, et elles les re-normalisent. En deux années, c’est fait !

*

Alors voilà ! Aussi bien pour le protéger que pour le surveiller, il faudra que l’élection ne soit que le début d’un processus politique d’une toute autre ampleur, qui passera nécessairement par des mobilisations populaires.

*

Alors, est-ce qu’il s’agit de réveiller les vieux souvenir du Front pop’ ou je ne sais pas quoi, voire…

*

Daniel Mermet : Ça a marché !

*

Frédéric Lordon : Ça a marché. Là, si tu veux, mon espoir serait que nous soyons d’autant plus incités aux mobilisations que nous pourrions avoir le sentiment que là, il se passe quelque chose, et qu’il nous appartient aussi de le défendre pour qu’il soit accompli !

 

Note de Vincent Christophe Le Roux

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 17:28
Les États-Unis dangereux comme un fauve blessé

Depuis le 11 septembre 2001, l’Amérique n’est plus l’Amérique. Avec l’élection de Donald Trump, elle poursuit sa descente aux enfers. Elle qu’on a connue triomphante, impériale, dominatrice, parfois magnanime, est méconnaissable. Voyez les débats sur Youtube, les talk-shows sur FoxNews, sur CBS, sur HBO… La paranoïa retrouve outre-Atlantique des niveaux inconnus depuis l’époque du Maccarthysme.

 

Le monde à l’envers : traversant le miroir des doubles standards, les bourreaux s’érigent en victimes. Hackant depuis des décennies serveurs et routeurs du monde entier, entreprises et États, alliés ou ennemis, ils pleurnichent sur les « cyber-attaques russes et chinoises » ; sponsors de centaines de groupes terroristes et d’ONG subversives, ils redoutent les attentats d’Al-Qaeda et de Daech ; champions de la manipulation d’élections étrangères, ils fulminent que Poutine leur aurait gâché la leur. Rumeurs, affirmations, rapports interprétés et réinterprétés jusqu’à la nausée… le complotisme se généralise comme un cancer, depuis les survivalistes des couches les plus modestes jusqu’aux castes les plus privilégiés de Washington. Barack Obama lui-même cède à l’hystérie ambiante et dénonce sans preuve la « main de Moscou » qui aurait fait élire M. Trump (sans toutefois, cherchez l’erreur, avoir influencé le vote ni le comptage des voix, dixit le rapport de la CIA, le FBI réservant sa position).

 

Expulsion de diplomates, renforcement des sanctions, diabolisation médiatique sans précédent de M. Poutine, il prend des mesures désespérées, quoique peu efficaces, pour brouiller autant que possible les relations de la future administration avec le Kremlin. Avant même l’entrée en fonctions du milliardaire, le populisme prend ses quartiers à la Maison Blanche, le futur pouvoir se dispute ouvertement entre magnats du pétrole et membres de la famille.

 

Népotisme, corruption, hystérie médiatique : effondrement d’un empire.

 

Les élections de novembre 2016 ont révélé l’ampleur du malaise. Pendant la campagne, de nombreux Étasuniens ont déploré le choix calamiteux dans lequel ils étaient enfermés. Dans un pays plein de gens créatifs, charismatiques et talentueux, cette alternative entre peste et choléra que leur laissait le système des primaires avait quelque chose de surréaliste, de scandaleux.

 

L’Amérique aborde une phase critique de son histoire, et le monde entier avec elle. Le risque est immense : dangereuse comme un fauve blessé, elle se trouve des ennemis aux quatre coins du monde. Impliquée dans des logiques contradictoires, elle se livre à elle-même, par alliés interposés, une guerre impitoyable. Aveuglée par la douleur, en proie à une terreur impuissante, elle sur-réagit, frappe, se déchaîne, et semble prête à entraîner à tout moment le reste du monde dans une guerre mondiale suicidaire.

 

Observant le discours qui fait rage sur les écrans étasuniens, on ne peut qu’y voir un remake de la fin de l’Union Soviétique. L’ampleur du désastre n’est pas la même (pas encore), mais le syndrome est similaire. Un pays habitué à la suprématie, à une obéissance inconditionnelle de ses vassaux, à la crainte respectueuse de ses ennemis, se réveille soudain endetté, déculotté, ridiculisé. Sur tous les fronts où il étalait naguère sa force incomparable, des ennemis sont apparus ou se sont renforcés qui contestent sa suprématie. Sa supériorité militaire est contestée, sa domination économique n’est plus qu’un souvenir. Le privilège exorbitant du dollar, cœur du système, est menacé.

 

Il y a pire. Les politiques à court terme, la corruption massive, les dépenses inconsidérées entraînées par les récentes aventures militaires, ont provoqué un chaos intérieur bien analysé par quelques observateurs étrangers et parfaitement ignoré par la plupart des analystes étasuniens, dans un curieux exercice de déni médiatique. Bernie Sanders était bien seul à tirer la sonnette d’alarme, et même s’il fut écouté par un grand nombre de citoyens des classes modestes, il a rapidement été écarté par Mme Clinton et l’élite libérale du Congrès démocratique. Endettement massif des étudiants, surpopulation carcérale exponentielle, police détroussant impunément les citoyens, populisme échevelé des juges, ravages des prêts usuriers dans les classes populaires, absence de protection sociale des travailleurs pauvres, inégalités de revenus et de patrimoines dépassant tous les records historiques connus, retour des tensions raciales… La société étasunienne est malade, son état se dégrade, et la présence d’armes à feu dans chaque tiroir de commode du pays est une bombe à retardement qui attend son heure. D’un instant à l’autre, semble-t-il, dès que Donald Trump aura épuisé sa capacité déjà très limitée à rassembler, le désespoir va exploser et le pays se déchirer.

 

Les conséquences seront terribles pour l’Amérique et pour le monde. Tous les humoristes s’y sont collés et ont suggéré l’idée que Donald Trump serait non pas le 45e, mais le dernier président des USA. Et s’ils avaient raison ?

 

On a beaucoup glosé sur la dangerosité de Saddam Hussein ou de Kim Jong-un. Sur la nécessité de désarmer l’Iran. Sur la menace chinoise, sur l’interventionnisme de Poutine. Il faut constater que ces menaces et ces risques ne sont que broutilles face à une Amérique déstabilisée qui se bat contre ses fantômes, qui veut traiter tous les problèmes à coups de bombes et qui projette son chaos dans un nombre sans cesse croissant de pays. Qui la ramènera à la raison ? Qui la désarmera ? Qui provoquera l’indispensable changement de régime… à Washington ?

 

Plutôt que de ricaner des malheurs de l’ex-première puissance, le reste du monde ferait mieux de s’inquiéter des conséquences catastrophiques de son effondrement désormais probable. De prendre, comme le font la Chine et la Russie, et d’autres sans doute, de discrètes mesures préventives pour rester aussi loin que possible hors de portée des convulsions du titan épileptique.

 

Christophe Trontin

 

source: https://www.legrandsoir.info/les-etats-unis-dangereux-comme-un-fauve-blesse.html

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 11:54
Sionistes antisémites

Ce qui m’a particulièrement touché fut les applaudissements. Ils étaient là, assis autour de la table (du Conseil de Sécurité de l’ONU), les représentants du monde entier, applaudissant leur propre boulot, la résolution qu’ils venaient juste d’adopter unanimement.

 

Le Conseil de Sécurité de l’ONU, comme la Knesset, n’est pas habitué aux applaudissements ou à toute autre manifestation spontanée et pourtant ils frappèrent dans leurs mains comme des enfants qui venaient de recevoir leurs cadeaux de Noël. C’était en fait la veille de Noël et le 1er jour d’Hanoukah, une coïncidence qui se produit une fois par décennies dans la mesure où les chrétiens utilisent un calendrier solaire et les juifs un calendrier lunaire modifié.

 

Les délégués étaient joyeux au point du délire. Ils venaient juste de faire quelque chose qui leur échappait depuis bien des années: condamner la violation ouverte de la loi internationale par le gouvernement d’Israël.

 

Des présidents consécutifs des Etats-Unis ont utilisé leur pouvoir anachronique de veto pour empêcher l’ONU de faire son devoir. Maintenant, le président Barack Obama, à la toute fin de sa présidence, osa défier le gouvernement de Benjamin Netanyahou, une personne qu’il déteste du plus profond de son cœur.

 

Ainsi donc, après des années de frustration, le corps le plus élevé de la réglementation internationale a pu adopter une résolution sur Israël en accord avec ses convictions profondes. Pas étonnant qu’ils se comportèrent comme des gamins quittant l’école pour les grandes vacances. Des vacances qui hélas pourraient bien être de très courte durée.

 

A l’analyse, cette joie était sans doute exagérée. La résolution n’avait pratiquement aucune signification. Elle n’avait pas de pouvoir puisque non contraignante. Netanyahou aurait pu utiliser le vieil adage oriental et dire: “les chiens aboient et la caravane passe” ; mais la réaction immédiate de Netanyahou fut bien différente. Il a agi comme un animal blessé: pétant les plombs, gesticulant, mordant tout ce qui passait à sa portée.

 

Certaines de ses réactions frisèrent le ridicule. Il aurait pu minimiser la résolution, la moquer, comme tant de leaders israéliens l’ont fait auparavant. Au lieu de cela, il a rappelé ses ambassadeurs du Sénégal et de Nouvelle-Zélande (traditionnellement des nations amies dociles), annula des visites de personnalités étrangères, appela les ambassadeurs étrangers pour un remontage de bretelles le jour de Noël, insulta et calomnia le président Obama.

 

C’était bien évidememnt une chose stupide à faire. Le président américain a toujours 21 jours de mandat à effectuer, 21 longs jours qui pourraient faire bien du mal à Netanyahou. Il pourrait par exemple, permettre le vote d’une résolution irrévocable de l’ONU reconnaissant l’état de Palestine comme menbre de plein droit de l’ONU. En ce moment, tous les hauts-fonctionnaires israéliens sont en panique totale en anticipation d’une telle chose.

 

Si Netanyahou avait lu Machiavel, il saurait qu’on ne défie pas un lion, à moins d’être capable de le tuer. Spécifiquement pourrais-je ajouter, un lion que vous avez insulté et blessé plusieurs fois auparavant. Même les lions parfois se fâchent. Mais l’attitude de Netanyahou n’est peut-être pas si stupide qu’il y paraît. En fait, elle pourrait même être maligne, tout dépend de son objectif.

 

Comme stratégie diplomatique, c’est absolument désastreux. Mais comme stratégie électorale, c’est intéressant. Voilà le grand héro, le nouveau roi David, combattant pour son peuple, faisant face à la terre entière. Y a t’il quelqu’un en Israël qui pourrait se comparer à lui ?

 

Dans les vieux mauvais jours de l’ère Golda Meir, un des orchestres militaires israéliens chanta une chanson joyeuse qui commençait avec ces mots: “Le monde entier est contre nous/Mais on en a rien à foutre…” l’orchestre dansait aussi sur la musique.

 

Pour une raison inconnue, les juifs sont satisfaits de la condamnation du monde entier. Cela ne fait qu’affirmer ce que nous savons depuis bien longtemps: que les nations du monde nous détestent. Cela montre à quel point nous sommes spéciaux et supérieurs. Cela n’a bien entendu rien à voir avec notre attitude, non, non, ce n’est juste que pur anti-sémitisme.

Netanyahou est parti pour faire plus fort que Golda (Meir). La vieille bonne femme maintenant le comtemple du ciel (ou de l’enfer ?) avec envie.

 

Le Sionisme était supposé libérer Israël de ces vieux complexes juifs. Nous étions supposés devenir une nation normale, des Israéliens au lieu de juifs “exilés”, admirés par les autres nations. Il semblerait qu’on n’ait pas réussi la manip’.

 

Mais il y a un grand espoir, un espoir géant en fait qui s’appelle Donald Trump.

 

Il a déjà twitté qu’après son intronisation au pouvoir, tout allait changer en ce qui concerne l’ONU. Vraiment ? Y a t’il quelqu’un, lui inclus, qui sait vraiment ce qu’i a en tête ? Netanyahou peut-il en être si certain ?

 

C’est vrai, il a envoyé un juif américain enragé ultra-méga sioniste comme ambassadeur à Tel Aviv (ou à Jérusalem on verra) ; un type tellement à droite qu’il fait passer Netanyahou pour un gauchiste.

 

Mais dans le même temps Trump a nommé comme son assistant le plus proche un suprémaciste blanc radical possédant tout le pédigré antisémite. Peut-être, comme le croient certains, cela dépendra de l’humeur de Trump. Qui sait de quelle humeur sera t’il le jour du premier vote important à l’ONU sur Israël ? Sera-ce Trump le sioniste ou Trump l’antisémite ?…

 

En fait, çà pourrait bien être les deux, pas de problème vraiment. Le but avoué du sionisme est de rassembler tous les juifs du monde dans un état juif. Le but avoué de tous les antisémites est de virer tous les juifs de leurs pays. Les deux côtés veulent la même chose !! Pas de conflit là-dessus.

 

Theodor Hertzl, le père fondateur du sionisme (moderne), a reconnu cela depuis le départ. Il alla en Russie tsariste, dont le gouvernement était profondément antisémite et offrit un accord: on vous retire les juifs de chez vous, mais vous nous aider à les convaincre de partir. C’était au bon vieux temps des pogroms meurtriers. Mais les juifs qui s’enfuirent de Russie allèrent en masse aux Etats-Unis, très peu d’entre eux s’en allèrent en Palestine sous contrôle ottoman (turc).

Ceci ne fut pas un chapitre unique de cette histoire. Au travers de l’histoire sioniste, bien des tentatives ont été faites pour enlister les antisémites afin d’aider à la mise en place du projet sioniste.

 

Avant même que le mouvement sioniste ne naisse. Les évangélistes américains et britanniques prêchèrent le rassemblement des juifs exilés sur la terre sainte. Ils furent peut-être une inspiration pour Hertzl. Mais quoi qu’il en soit, ce message de rédemption pour les juiifs avait une clause secrète.

 

Le retour des juifs en Palestine permettrait la seconde venue du christ. Mais alors, les juifs se convertiraient au christianisme. Ceux qui refuseraient seraient annihilés.

 

En 1939, lorsque le danger nazi devint évident, le leader extrémiste sionsite Vladimir (Ze’ev) Jabotinski appela pour une réunion de ses suiveurs en Pologne. Les leaders de l’armée secrète de l’Irgoun en Palestine furent de cette réunion. L’un d’entre eux était Abraham Stern, de son nom de guerre Ya’ir.

 

La réunion déboucha sur la décision d’approcher les commandants antisémites de l’armée polonaise et de leur offrir un accord: vous armez et entrainez la jeunesse juive polonaise et nous libérerons la Palestine et y transporterons les juifs polonais. Les officiers acquièscèrent et des camps d’entrainement furent établis en Pologne. La seconde guerre mondiale mit un terme à ce plan.

 

Avec la guerre, Jabotinski, ardent anglophile malgré tout, ordonna à l’Irgoun d’arrêter toutes actions et de coopérer avec les britanniques. Stern proposa une approche inverse. Son credo était: notre ennemi est la Grande-Bretagne. La guerre nous donne une grande opportunité de les mettre dehors. L’ennemi de notre ennemi est notre ami. Adolf Hitler est un antisémite, mais maintenant il est notre allié potentiel.

 

L’approche de Stern causa une scission de l’Irgoun. Un débat envenimé éclata dans toutes les cellules secrètes. J’y pris part alors que j’avais juste 16 ans. Etant un réfugié de l’allemagne nazie, je rejetais la thèse de Stern.

 

Stern créa alors son propre groupe, plus tard appelé Lehi, initiales hébreues de Combattants pour la Liberté d’Israël, aussi connu sous le vocable de “Gang de Stern”. Il envoya un émissaire à la Turquie neutre, où il fit délivrer une lettre adressée à “Mr. Hitler” à l’ambassadeur allemand en place, y offrant sa coopération. Hitler n’y répondit pas. C’était bien sûr avant l’holocauste.

 

Stern fut attrapé par les Britanniques et abattu “en tentant de s’échapper”. A la fin de la guerre et lorsque l’URSS devint l’ennemi de la GB et de l’occident, les héritiers de Stern approchèrent Staline et leui offrirent leur coopération. Staline, dont l’antisémistisme grandissait à cette époque, ignora l’offre.

 

Pendant la guerre, un des architectes de l’holocauste fut Adolf Eichmann, l’officier SS qui fut en charge de l’organisation du transport des juifs hongrois vers Auschwitz. A Budapest, il établit le contact avec un groupe de sionistes emmené par Israël Kastner, avec qui il passa un accord. Comme geste de bonne volonté, il lui permit d’envoyer plusieurs centaines de juifs en Suisse neutre.

 

Eichmann envoya un membre du groupe, Yoel Brand, à Istanboul, porteur d’une offre paraissant démente au leadership sioniste à Jérusalem: si les alliés fournissaient aux nazis 1000 camions, la déportation des juifs hongrois seraient arrêtée.

 

Contrairement aux instructions qu’il avait reçues, Brand passa la frontière en Syrie occupée par les Britanniques et y fut arrêté. La déportation des juifs hongrois, dix mille par jour, continua.

 

Quel était le but des nazis dans cette affaire bizarre ? Ma propre théorie est que Heinrich Himmler était déjà déterminé à détrôner Hitler et à faire la paix avec les alliés occidentaux. Eichmann servait son plan d’établir le contact avec les alliés. En tant qu’antisémite convaincu, Himmler était convaincu que les juifs contrôlent le monde.

 

Quelque temps après la guerre, en captivité en Israël, Eichmann écrivit ses mémoires. Il déclara qu’il croyait que les sionistes étaient l’élément “biologiquement positif” de la race juive. Mahmoud Abbas, soit dit en passant, a écrit sa thèse de doctorat à l’université de Moscou sur la coopération entre les nazis et les sionistes.

 

Les assistants de Trump peuvent-ils inclure dans le même temps des sionistes enragés et des antisémites tout aussi enragés ? Bien sûr que cela est possible !

 

Cette semaine, notre ministre de la défense de l’extrême droite Avigdor Lieberman, a condamné le plan français de réunir à Paris dans quelques jours, une conférence sur la paix israélo-palestinienne.

 

Le gouvernement israélien a peur que là, le ministre des AE américain John Kerry, n’y soumette son plan pratique détaillé pour un accord de paix, incluant l’établissement de l’état de Palestine. Ce plan serait adopté à la conférence, puis par le CS de l’ONU.

 

Ceci constituerait le coup de départ du président Obama. Pas de veto. Au fait, le plan de Kerry est presque identique à celui qu’un de mes amis et moi-même avions publié en 1957, il y a 59 ans et appelé “Le Manifeste Hébreu”.

 

En fureur totale, Lieberman a comparé cela avec l’affaire Dreyfus. Il y a quelques 120 ans, un capitaine juif de l’armée française fut condamné à tort pour espionnage au profit de l’Allemagne et fut envoyé au bagne de Cayenne sur l’île du diable. Il fut plus tard acquitté. La mythologie sioniste veut que Theodor Herzl, alors correspondant à Paris pour un journal autrichien, fut si secoué par cette affaire que cela lui inspira son idée sioniste.

 

La conférence de Paris à venir, a supputé Lieberman colériquement, est une nouvelle affaire Dreyfus, simplement cette fois-ci, il s’agit du peuple juif entier. Mais pas d’inquiétude à avoir: Donald Trump et ses sionistes antisémites vont tout remettre en ordre.

 

Uri Avnery & Gush Shalom*

 

url de l’article original: http://www.veteranstoday.com/2017/01/01/avnery-the-unsc-resolution/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

(*) Uri Avnery est écrivain, journaliste israélien et le fondateur du mouvement pour la paix “Gush Shalom”, 94 ans, juif allemand émigré en Palestine en 1933, ancien de l’Irgoun, ancien député de la gauche israélienne à la Knesset, anti-sioniste.

source:https://resistance71.wordpress.com/2017/01/06/resistance-au-colonialisme-janus-trump-israel-et-conseil-de-securite-de-lonu/

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 18:30
Les guerres modernes (US) percées à jour : « Plus jamais de guerre ! »

En fait tout le monde le sait. La guerre est à peine justifiable. Après la Première comme après la Seconde on disait partout : « Plus jamais de guerre ! »

 

Le droit international le dit clairement lui aussi. Selon l’article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies, les guerres violent aujourd’hui en général le droit international. Les crimes de guerres sont également définis clairement dans le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, comme par exemple :

– les attaques intentionnelles contre la population civile en tant que telle

– les attaques intentionnelles contre des biens à caractère public

– les attaques intentionnelles en connaissance du fait que cela provoquera des pertes humaines, la blessure de civils et l’endommagement d’objets civils.

 

 

 

 

Comment se fait-il alors que depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à aujourd’hui, d’innombrables crimes de guerre aient eut lieu sous les yeux du public mondial et qu’ils soient tolérés ? Et il ne s’agit pas de n’importe quelles guerres, puisque la plupart ont été lancées et dirigées par le gouvernement des Etats-Unis ainsi que par l’OTAN. Et il est avéré, comme le décrit le journaliste américain Norman Solomon dans son livre « War Made Easy », en français « La guerre rendue facile », que ce sont justement dans ces guerres auxquelles les Etats-Unis ont participé que 70 à 90% des morts étaient des civils.

 

En fait il y a un principe tout à fait simple et totalement logique, de sorte qu’il devrait être clair pour tout journaliste, politicien ou citoyen du monde, qu’il n’y pas même une seule guerre menée par les Etats-Unis ou l’OTAN qui soit justifiable ni tolérable. Ce principe correspond au droit international sur la guerre et c’est le suivant :

« Les maux, causés par la guerre ne doivent pas être plus grands que l’injustice qu’elle doit éliminer. Aucun Etat ne doit mener une guerre sans penser aux conséquences à long terme pour tous ceux qui sont concernés. »

Mais jugez vous-même si ce principe simple a été respecté, c’est-à-dire si le mal causé par la guerre était inférieur au mal que la guerre prétendait éliminer. Une grande vague de dévoilement est en cours, qui étudie les guerres les plus importantes depuis l’entrée des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam en 1964. On y révèle comment étaient les conditions de vie AVANT et APRES la guerre. Kla.TV a assisté pour vous à quelques-uns de ces exposés.

 

 

1. L’intervention militaire internationale de 2011 en Libye – Résumé d’une conférence à Berne

 

Sous prétexte de protéger le peuple libyen contre son dirigeant Mouammar al-Kadhafi, la Libye a été bombardée pendant 7 mois par les forces armées de l’OTAN sous le commandement des Etats-Unis.

 

AVANT :

La manière dont ce pays était gouverné, c’était vraiment une chose extraordinaire. Ce n’était pas seulement un président ou dictateur, comme nous l’avons entendu, qui gouvernait ce pays, mais le peuple était impliqué de manière consciente.

– Le régime libyen était une démocratie directe. Le pays était divisé en communes plus petites. L’objectif était que chacun participe à toutes les décisions.

– La partie du Coran qui parle de tuer les infidèles était bannie de la Libye par Kadhafi.

– Dans les années 1970 Kadhafi a permis aux femmes de s’émanciper. Il n’y avait pas de directive concernant les vêtements et des formations de grande qualité étaient à la disposition de toutes les femmes, si elles le voulaient. Il y avait des femmes médecins, des femmes ministres, des femmes d’affaires ou aussi de simples femmes au foyer, selon ce qu’elles souhaitaient devenir.

– La Libye avait un des plus hauts revenus par tête du continent africain.

– Il n’y avait pas de taux d’intérêt sur les crédits. – Avoir un domicile, c’est-à-dire une maison, était comme un droit de l’homme.

– L’électricité était gratuite.

– La formation était gratuite.

– Avant Kadhafi seulement 25% des Libyens savaient lire, après lui 83%.

– Les consultations médicales étaient gratuites.

– Tous les nouveaux mariés recevaient l’équivalent de 45 000 € de l’Etat libyen pour acheter leur propre appartement et pour fonder leur famille.

– Les mères qui mettaient au monde un enfant recevaient 5 000 dollars US.

– Pour démarrer rapidement, les agriculteurs recevaient pour leur exploitation, de la terre arable, une ferme, des outils, des semences et du bétail – et tout cela gratuitement.

– Pour les personnes pauvres et affamées il y avait des entrepôts agroalimentaires gigantesques, où on recevait du riz, du lait, du fromage, de la farine et aussi de l’argent pour acheter de la viande.

– Une partie de la vente du pétrole libyen était versée directement sur les comptes des citoyens libyens.

– Quand un Libyen achetait une voiture, le gouvernement subventionnait 50% du prix d’achat.

– Le prix de l’essence était de dix centimes par litre.

Maintenant nous en venons au projet principal que Kadhafi a réalisé. C’était le projet de l’eau potable. La Libye se compose de 95% de désert et la superficie est environ cinq fois plus grande que la République fédérale d’Allemagne. C’est un très grand pays.

– La Libye n’avait pas de dettes étrangères, mais au contraire des réserves à hauteur de 150 000 000 000 $

– Kadhafi planifiait l’établissement d’une banque et l’introduction d’une monnaie basée sur l’or pour l’Afrique, par laquelle la Libye aurait conduit toute l’Afrique à la liberté – à être libérée des élites financières et des impérialistes, qui contrôlent les pays pauvres et ce qui leur appartient.

– De surcroît Kadhafi aidait à contrôler les flux de réfugiés des pays africains. Pour leur accueil il se servait des standards européens, pour endiguer l’afflux vers l’Europe.

 

APRÈS :

– Je passe maintenant à l’époque après Kadhafi. Quel a été le premier acte du gouvernement central institué par l’OTAN ? La banque centrale a été dissoute, parce qu’elle n’était pas dans l’intérêt des puissances occidentales.

– La guerre a coûté la vie à 50 000 civils libyens, et au moins autant de civils ont été blessés.

– L’infrastructure économique de l’Etat a été détruite par les bombardements de l’OTAN.

– Les installations du grand réseau d’eau ont été attaquées et bombardées par l’OTAN, comme le montrent différentes vidéos sur YouTube. Selon Global Research, un centre pour la recherche scientifique globale dont le siège est au Canada, la guerre de l’OTAN contre la Libye aurait mis en péril l’avenir du projet de l’eau potable – et par là l’aisance du peuple libyen.

– L’extraction du pétrole a chuté à 90 000 barils par jour – dix fois moins qu’avant la guerre.

– Le taux de chômage est passé à 30%.

– Les réserves d’argent de la Libye de 150 000 000 000 $ (cent cinquante milliards de dollars) sont gelées dans le monde entier et probablement perdues pour toujours.

– Après l’intervention militaire internationale, le pays a été bouleversé par des combats de milices rivales. Celles-ci opèrent arbitrairement et impunément sous la direction de seigneurs de la guerre islamiques et régionaux – ce sont des commandants militaires.

– Des combats entre ces milices, des attaques contre le gouvernement et l’assassinat de fonctionnaires du gouvernement sont monnaie courante.

– Depuis 2014 une guerre civile acharnée règne entre le gouvernement, le contre gouvernement islamiste qui règne dans la capitale Tripoli, et d’autres groupes de rebelles comme « l’Etat islamique » (EI).

– Le chaos règne.

– Un rapport adressé au conseil de sécurité des Nations Unies du 26 août 2015 donne les chiffres suivants jusqu’en août 2015 : Il y avait 435 000 réfugiés à l’intérieur du pays, un million de Libyens ont quitté le pays en direction de la Tunisie, environ 2 millions ont besoin d’aide humanitaire, pendant qu’environ 1,2 million souffrent de la malnutrition ou de la faim.

– En gros 250 000 réfugiés venant d’autres pays se trouvent en Libye.

– Après Kadhafi la Libye est devenue un paradis pour des gangs de passeurs, qui transportent les réfugiés de Libye en Europe sans encombre.

 

 

2. La première guerre d’Irak (2ème guerre du Golfe) 1990/91– Résumé d’une conférence à Steyr

 

Après que le président irakien, Saddam Hussein, a fait occuper le Koweït – en affirmant que celui-ci exploitait illégalement des champs pétroliers de l’Irak – l’armée irakienne a été presque complètement vaincue par une coalition menée par les Etats-Unis. Pour justifier la guerre, les médias principaux ont d’abord diffusé des informations sur des atrocités commises en Irak et celles-ci ont ensuite été dévoilées comme étant des mensonges. Parmi ces atrocités, le célèbre mensonge des couveuses, dans lequel une soi-disant infirmière de 15 ans affirmait en larmes que les troupes irakiennes avaient assassiné des nourrissons. Il s’est avéré plus tard que celle-ci était la fille de l’ambassadeur du Koweït aux Etats-Unis.

 

AVANT :

Dans les années 70, l’Irak a vu un redressement économique dont la population a aussi énormément profité. A la fin de cette décennie, l’Irak possédait des réserves d’or d’une valeur de 35 milliards de dollars américains, et était même sur le point de devenir un pays industriel.

– l’Irak a réussi en 1972 à prendre le contrôle national sur ses réserves de pétrole dont les entreprises internationales avaient profité auparavant.

– Avec 112 milliards de barils, l’Irak aurait disposé de l’une des plus grandes réserves de pétrole du monde.

– Grâce aux revenus liés à l’exploitation du pétrole, un système de santé irakien a entre autre pu être établi, qui a fonctionné jusqu’au début des années 90 comme le meilleur du monde arabe.

– A partir de 1979, Saddam Hussein encourageait activement la modernisation de l’économie irakienne, la construction de l’industrie, de l’administration et de la police, l’utilisation de la technologie dans l’agriculture, la réforme agraire ainsi que la formation de la société, la réorganisation complète du service public ainsi que des transports et l’éducation. –

Hussein a lancé une campagne nationale d’alphabétisation et l’enseignement obligatoire généralisé a été introduit.

– Avant 1990 plus de 90% des filles savaient lire et écrire.

 

APRÈS :

Après cette destruction, la roue de l’alphabétisation a de nouveau tourné dans l’autre sens. 75% des enfants ou des filles sont de nouveau devenus analphabètes. Nous constatons un grand nombre de morts : 120 000 soldats irakiens et environ 60 000 civils.

– 320 tonnes de munitions à l’uranium enrichi ont été utilisées par les alliés. Les dommages à long terme ont été désastreux et il le sont encore : ce qu’on appelle le syndrome de la guerre du Golfe, à savoir une augmentation du taux de cancer ainsi qu’une forte augmentation du nombre de nouveau-nés ayant de sévères malformations.

– Plus de trois millions de personnes se sont enfuies d’Irak, du Koweït et des pays voisins.

– Les sanctions économiques décrétées par les États-Unis ont empêché une reconstruction de l’Etat irakien après la première guerre d’Irak.

– Depuis 1991, environ 1,5 million d’Irakiens, dont 550 000 enfants de moins de 5 ans, sont décédés suite aux sanctions économiques infligées à l’Irak, à cause de carences alimentaires et d’un approvisionnement médical insuffisant.

– La destruction des stations d’épuration a transformé le Tigre en un cloaque ouvert. De 1990 à 2003, les États-Unis ont empêché l’importation de pompes et de chlore pour le traitement de l’eau. En conséquence, le taux de mortalité chez les nourrissons est monté de 3,3% en 1990 à 12,5% en 1997.

 

 

3. La guerre du Vietnam de 1965 à 1975 – Résumé de conférences à Berlin et Dresde

 

Maintenant nous allons considérer la guerre du Vietnam, qui a duré de 1965 à 1975. Sous le prétexte que des vedettes nord-vietnamiennes avaient attaqué sans raison des navires de guerre américains dans le golfe du Tonkin, le président américain Lyndon B. Johnson a fait en sorte que le Vietnam du Nord soit bombardé à partir de février 1965. Les Etats-Unis sont intervenus dans la guerre civile entre le Vietnam du Sud et le Vietnam du Nord communiste. Plus tard le secrétaire d’Etat des Etats-Unis a admis que les navires de guerre américains avaient été envoyés dans le golfe du Tonkin uniquement pour provoquer une raison pour faire la guerre. Les ripostes immédiates auraient été préparées depuis des mois.

 

AVANT :

Lors des accords de Genève sur l’Indochine en 1954 il avait été décidé qu’il y aurait des élections pour la réunification du Vietnam du Nord et du Sud. Le Vietnam du Nord communiste approuvait ces élections. Mais le Sud, soutenu par l’Occident, était contre. Et ils ont probablement empêché la réalisation de ces élections à l’instigation et sur le conseil des Etats-Unis.

 

APRÈS :

Que s’est-il passé au Vietnam après la guerre ? Sept millions de tonnes de bombes ont été lancés pendant la guerre. C’est environ deux à trois fois le nombre de bombes que les Américains avaient larguées au total pendant la Seconde guerre mondiale. Sept millions de tonnes ! Deuxièmement, le 16 mars 1968 a eu lieu le « massacre de My Lai »– évidemment cela n’a été connu qu’après – où des soldats américains ont assassiné de sang-froid plus de 500 civils. Et après la fin de la guerre, on a aussi appris que cela n’avait pas été le seul massacre, mais les vétérans américains qui étaient en guerre au Vietnam ont avoué et décrit que ceci s’était produit presque chaque jour. De tels massacres de la population civile ont vraiment eu lieu.

– En tout 5 millions de personnes ont trouvé la mort au Vietnam et dans les pays voisins du Laos et du Cambodge. 70 à 80% étaient des civils.

– Pour détruire les feuillages des forêts, les Etats-Unis ont à l’époque dispersé 72 millions de litres d’herbicides sur le Vietnam. Parmi ceux-ci, « l’Agent Orange » extrêmement toxique, une dioxine qui endommage le patrimoine génétique. Ce poison a un effet d’une durée extrêmement longue, parce qu’il ne se dégrade biologiquement que très lentement. Les conséquences sont des enfants gravement handicapés avec des malformations et plus de cent maladies. Depuis, trois générations d’après-guerre sont concernées par ces séquelles. Tandis que d’anciens soldats américains contaminés ont été indemnisés après de longues procédures juridiques, les victimes vietnamiennes n’ont jusqu’à aujourd’hui pas reçu d’indemnisation.

– Et pour finir voici encore un fait extrêmement grave : environ 10% de ces sept millions de tonnes de bombes n’ont pas explosé. Elles se trouvent encore maintenant comme des mines dans le sol et provoquent aujourd’hui comme dans le temps de graves blessures.

 

 

4. La guerre du Kosovo 1998/99 – Résumé d’une conférence à Augsbourg

 

A cause d’une prétendue catastrophe humanitaire, l’OTAN a attaqué l’ancienne République fédérale de Yougoslavie par des attaques aériennes du 24 mars 1999 jusqu’au 10 juin 1999. Selon l’organisation pour la sécurité et la collaboration européenne, il n’y a pas eu avant le bombardement de l’OTAN de catastrophe humanitaire qui aurait dû être punie. Il n’y avait eu que 39 morts suite à des combats entre l’armée de « libération » kosovare (UCK) – un groupe terroriste – et des policiers serbes. Et même, d’après des témoins oculaires, le prétendu camp de concentration dont le ministre de la défense Rudolf Scharping avait parlé, n’a jamais existé.

 

AVANT :

– Du point de vue économique la Yougoslavie était le pays le plus fort de l’Europe du sud-ouest.

– La Yougoslavie était en situation de plein emploi – donc tout le monde avait un travail.

– Il y avait une sécurité sociale : Tout le monde était couvert par le système.

– De plus, fait également significatif pour un système social qui fonctionne parfaitement, l’espérance de vie était très élevée.

– L’enseignement scolaire était assuré, tous les enfants étaient instruits ; et le niveau des prix était bien réglementé, ce qui fait que les prix étaient adaptés aux salaires. Donc on y vivait bien.

– Le Kosovo avait une bonne source de revenus grâce aux exportations.

– L’ancienne Yougoslavie avait toujours refusé les conditions de crédit du Fonds Monétaire International (FMI) pour des raisons sociales.

– Le pays était, à côté de l’Espagne et de l’Italie, la destination de vacances préférée des Européens.

– D’après un sondage de l’année 2014, 78% des Serbes disent qu’avant 1990, donc avant la division de la Yougoslavie, ils avaient un meilleur niveau de vie, un plus haut standard économique et une plus grande liberté politique.

 

APRÈS :

Le résultat de cette guerre tient en un mot : La destruction ! Toute l’infrastructure a été détruite : 110 hôpitaux, 480 écoles, 13 aéroports, 19 gares, 60 ponts et des entreprises industrielles. La chose la plus grave : dix tonnes de munitions à l’uranium ont été larguées.

– Plus de 2 500 civils et 10 000 soldats ont été tués.

– Plus de 850 000 personnes ont fui depuis le début des opérations aériennes.

– D’après Bakary Kante, dirigeant du département de l’ONU pour les accords de l’environnement, l’OTAN a utilisé de l’uranium qui a détruit l’air, le sol et l’eau, causant jusqu’à aujourd’hui un grand nombre de cancers, de fausses couches, et de malformations graves chez des nouveau-nés.

– Un grand nombre d’entreprises industrielles et des établissements d’infrastructure, dont 480 écoles et 110 hôpitaux, ont été réduits en cendres.

– Après la guerre, le Kosovo a été administré de manière politique et militaire par les États-Unis et l’OTAN. Une des plus grandes bases militaires américaines se trouve à présent dans le pays.

– Les pays de l’ex-Yougoslavie souffrent aujourd’hui encore des mauvaises conditions économiques. C’est ainsi que dans la première moitié de 2015, environ 33 000 (15%) demandeurs d’asile en Allemagne était des citoyens kosovars et 18 000 (8,4%) étaient des Serbes. Ils viennent ainsi après la Syrie, en 2ème et 4ème position. Mais si on regarde les morts : 4 000 personnes sont mortes pendant la guerre au Kosovo, 5 000 suite aux opérations militaires de l’OTAN en 1999 en Serbie et environ 125 000 mourront encore à cause des munitions à l’uranium qui ont été utilisées.

 

 

5. La guerre en Afghanistan depuis 2001 – Résumé d’une conférence à Osnabrück

 

Je suis content que nous soyons aujourd’hui si nombreux réunis ici. Et je suis particulièrement content aussi de pouvoir saluer un grand nombre de jeunes pour ce sujet très important : La guerre en Afghanistan depuis 2001. Le gouvernement américain met les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis à la charge de l’organisation terroriste Al-Qaïda sous la direction d’Osama Ben Laden. Celle-ci a une base sur le territoire du mouvement taliban islamiste et était alliée à ces derniers, qui dominaient de grandes parties de l’Afghanistan de 1996 à 2001. L’attentat du 11 septembre 2001 est considéré par le gouvernement américain comme étant une attaque armée au sens de la charte des Nations Unies (articles 39 et 51). De cette manière, les Etats-Unis se sont octroyé un droit de légitime défense, suite auquel la clause de défense mutuelle de l’OTAN a été invoquée. Le gouvernement des Etats-Unis a commencé ses interventions militaires contre le gouvernement taliban en Afghanistan en automne 2001. Après la chute des talibans fin 2001, les conflits armés avec ce pays n’ont pourtant pas cessé. Depuis lors, des troupes de l’OTAN sont stationnées en Afghanistan.

 

AVANT :

Mais comment était-ce avant ? En 2 000 le gouvernement taliban a décrété une interdiction totale de la culture de l’opium sous peine de poursuites.

 

APRÈS :

Et après que les Etats-Unis ont pris le contrôle sur le pays, il y a eu un accroissement rapide – et cela nous pouvons le voir dans le graphique à colonnes tout en bas à gauche – en 2001 il y avait une récolte d’opium de 185 tonnes. Et six ans plus tard – 2007 – nous en sommes là : 8 200 tonnes. C’est-à-dire qu’elle a été multipliée par 44. Alors bien sûr se pose la question : Qui est le grand consommateur de cette quantité d’opium ? Le consommateur principal, c’est l’industrie pharmaceutique occidentale. Nous avons ici un témoin important : le journaliste Wayne Madsen. Il dit que la production d’opium en Afghanistan est la source la plus importante pour le commerce de drogues de la CIA.

– Selon différentes sources, jusqu’au milieu de l’année 2015, plus de 70 000 personnes ont péri en Afghanistan à cause des attaques de troupes internationales, et autant de personnes ont été blessées. Les chiffres continuent à augmenter.

– Selon une étude de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW) on estime que jusqu’à 2012 il y a eu au moins 43 000 victimes civiles.

– Et bien sûr, les plus grandes victimes sont les plus innocents : les enfants. Des centaines de milliers ont perdu leurs parents dans cette guerre, ils sont orphelins de guerre et doivent être logés dans des orphelinats spéciaux.

– En tout jusqu’à fin 2014, on compte environ 2,59 millions de réfugiés d’Afghanistan.

– Le pays a été complètement détruit.

– Selon le député du congrès américain Ron Paul, les troupes américaines devraient rester au moins jusqu’en 2024 dans le pays.

 

 

6. La 2ème guerre d’Irak (3ème guerre du Golfe) 2003 – Résumé d’une conférence à Steyr

 

Avec l’argument que Saddam Hussein possèderait des armes de destruction massive et coopérerait avec Al-Qaïda, les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés sont entrées en Irak le 20 mars 2003. Par la suite le Sénat et la commission des services secrets américains ont reconnu que les deux accusations étaient fausses.

 

AVANT :

Le pays ne se rétablit que lentement des conséquences dévastatrices de la 1ère guerre d’Irak. Saddam Hussein commençait alors à reprendre en main le destin du pays et a proclamé en septembre 2000 que les ventes de pétrole de son pays se dérouleraient dès lors en euros, et non plus en dollars américains. C’est ainsi que le système du pétrodollar, c’est-à-dire le commerce du pétrole en dollars américains, a été secoué pour la première fois. Car ce système permet aux Etats-Unis de continuer à agir à grande échelle en tant que puissance économique et de diriger des guerres coûteuses et sans fin, et ceci bien qu’ils aient une montagne de dettes de 17 000 milliards de dollars.

 

APRÈS :

– Après la chute de Bagdad et l’effondrement du régime de Saddam Hussein en avril 2003, le marché du pétrole est de nouveau passé au dollar américain.

– Selon une étude indépendante du « Lancet », 600 000 civils sont morts jusqu’en 2006. Cela représente 90% des victimes.

– Rien que pendant l’intervention de trois semaines en 2003, les Etats-Unis ont utilisé entre 1 000 et 2 000 tonnes de munitions à l’uranium.

– A Falloujah, une ville à 70 kilomètres de Bagdad, la pollution radioactive était maintes fois plus élevée qu’à Hiroshima après la bombe. Depuis lors, un nombre croissant de bébés naissent avec des malformations affreuses : sans tête, avec deux têtes ou avec des membres manquants. Ici aussi nous voyons à nouveau les conséquences, jusqu’à aujourd’hui : nous sommes là confrontés avec horreur à des malformations de nouveau-nés.

– D’innombrables crimes de guerre des troupes américaines pendant l’occupation de 2003 à 2011 ont été rendus publics entre autre par Wikileaks.

– Il y a eu des actions de tueries ciblées, au cours desquelles des civils innocents ont aussi perdu la vie.

– En 2011 l’armée américaine s’est retirée d’Irak. Elle laissait derrière elle un pays en ruines. Et dans un tel chaos, où chacun lutte pour sa propre survie, on a affaire à des conditions proches de la guerre civile et il y est extrêmement difficile de rétablir l’ordre public.

– Depuis 2014, certaines parties de l’Irak, comme la ville de Mossoul, ont été occupées par l’organisation terroriste EI (Etat Islamique).

– De 2003 à 2011, la guerre d’Irak a coûté plus de 800 milliards de dollars au contribuable américain, ce qui représente environ 250 millions par jour !

 

7. La guerre de Syrie depuis 2011 – Résumé d’une conférence à Fribourg

 

Pendant le printemps arabe de mars 2011 un conflit s’est développé entre le gouvernement de Bachar al-Assad et différents « groupes d’opposition ». A partir de juillet 2011, d’anciens membres de l’armée ainsi que des civils ont formé l’Armée Syrienne Libre comme adversaire d’Assad. Peu après, le journaliste Ali Hashem a filmé à la frontière syro-libanaise des groupes lourdement armés qui ont passé la frontière et sont intervenus dans la guerre civile contre Assad. Il est connu que les pays occidentaux, surtout les Etats-Unis, mais aussi Israël, le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie ont formé des troupes de combat étrangères, les ont fait entrer de manière illégale dans le pays et les ont soutenues par des livraisons d’armes, ainsi que par des moyens financiers. Le groupement EI (Etat Islamique) s’est établi dans le nord en 2013 comme présence militaire dominante. En prétendant que la Syrie aurait utilisé des armes chimiques, les Etats-Unis ont essayé, en collaboration avec les pays de l’OTAN, d’entrer en guerre contre la Syrie. Mais on n’a pas pu prouver qu’Assad ait utilisé des armes chimiques. Au contraire, il les a fait détruire.

 

AVANT :

– Le président syrien Bachar al-Assad avait introduit la démocratie quelques années avant la guerre. Il a fait libérer de prison des détenus politiques. La population syrienne se tient majoritairement derrière Assad, 80% de personnes lui étant favorables.

– La Syrie était un pays tellement riche et en émergence, qu’après que les Etats-Unis ont commencé la guerre d’Irak, il a pu accueillir 2 millions de réfugiés irakiens.

– La banque centrale syrienne se trouve sous le contrôle de l’Etat et n’a aucune dette auprès du Fonds Monétaire International (FMI).

– Le système de santé était gratuit.

– Les semences génétiquement modifiées n’étaient pas permises, afin de protéger la santé de la population.

– La Syrie possède d’énormes réserves de pétrole et de gaz.

– La Syrie construit un pipeline avec l’Iran, sans être dépendante de la coopération de multinationales pétrolières occidentales.

– La population syrienne est très bien informée sur le NOUVEL ORDRE MONDIAL. L’influence de l’élite du pouvoir global est un sujet débattu dans les universités.

– La Syrie protège son identité politique, culturelle et nationale.

– Avant que la guerre éclate, le guide « Lonely Planet » décrivait Damas avec euphorie comme le nouveau Marrakech, comme le centre culturel de l’Orient.

 

APRÈS :

– Selon les chiffres les plus récents des Nations Unis, plus de 250 000 personnes ont été tuées, sans compter les chiffres non officiels. Un tiers des victimes, donc plus de 80 000 personnes, sont des victimes civiles.

– Lors des attaques aériennes des Etats-Unis contre l’Etat Islamique, ce sont toujours des centaines de civils qui ont été tués.

– Jusqu’à maintenant, plus de 3,8 millions de Syriens ont fui à l’étranger, plus de la moitié d’entre eux sont des enfants.

– Toute source de revenu a été coupée par les sanctions économiques occidentales. Les exportations de combustibles, de pétrole et de technologie ont été interdites. Les importations de blé deviennent insuffisantes. Le pain manque. Les produits alimentaires sont deux fois plus chers qu’avant la guerre. Selon Joshua Landis, professeur à l’Université d’Oklahoma, c’est la stratégie des Etats-Unis, pour affaiblir les Syriens et les forcer à capituler.

– Selon les informations données par l’ONU, déjà fin 2013 trois personnes sur quatre vivent dans la pauvreté et la moitié de la population vit dans la misère extrême.

– Laissons-nous impressionner une fois de plus par les images qui montrent l’avant et l’après.

 

 

8. La guerre en Ukraine depuis 2014

 

Après le renversement anticonstitutionnel du président Viktor Ianoukovitch le 22 février 2014 à Kiev, le nouveau gouvernement a envoyé des troupes dans les régions orientales de Donetsk et Lougansk. Ces régions n’avaient pas reconnu le changement de régime et avaient proclamé des « républiques populaires » indépendantes. Selon divers historiens, les États-Unis étaient derrière le gouvernement putschiste. Victoria Nuland, secrétaire d’Etat assistante américaine, a témoigné involontairement dans une conversation téléphonique sur écoute que les Etats-Unis ont investi cinq milliards de dollars pour mettre au pouvoir en Ukraine un nouveau gouvernement sous la direction des États-Unis.

 

AVANT :

– Avant la guerre, l’Ukraine était un pont entre la Russie et l’UE en tant que pays non-aligné.

– Par l’accord de Kharkov en avril 2010, qui a permis en Crimée le stationnement de la flotte russe dans la mer Noire au moins jusqu’en 2042, l’Ukraine a reçu du gaz russe à des prix très avantageux.

– Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, décrit l’Ukraine comme le cœur de l’île du monde, c’est-à-dire de l’Eurasie ; en Eurasie, se trouve 75% de la population mondiale, 60% de la production économique mondiale et les trois quarts des ressources énergétiques connues du monde. Celui qui domine l’Ukraine, domine l’île du monde, et donc le monde.

 

APRÈS :

– Plus de 6 000 morts – sans les chiffres non officiels – Plus de 15 000 blessés (à nouveau sans les chiffres non officiels) et jusqu’à présent plus de trois millions de personnes qui ont fui leurs maisons. Plus de 150 000 ont demandé la protection de la Russie, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

– Dans l’est de l’Ukraine, tous les jours il y a des tirs, les maisons sont bombardées. L’infrastructure technique est fortement affectée : dans de nombreuses villes, l’eau et l’électricité sont rationnées quelques heures par jour et certaines villes sont même privées d’électricité.

– Le niveau de vie s’est dramatiquement dégradé en Ukraine depuis le licenciement de Ianoukovitch en 2014 :

– Près de 80% de la population ukrainienne vit sous le seuil de pauvreté.

– Avant le licenciement de Ianoukovitch la pension de retraite minimale était d’environ 120 euros par mois, maintenant 40 euros ; le salaire minimum était de 90 euros par mois et maintenant il est de 50 euros. Aujourd’hui le salaire moyen est d’environ 120 euros par mois.

– De 2010 à 2013, l’inflation était de 3,5%, en 2015 elle atteint déjà 40%.

– Le taux d’inflation de ces deux dernières années est de 30% pour les transports, de 200% sur le fuel domestique. Le prix des aliments a été multiplié, les aliments de base – le pain, la viande, le lait – ont augmenté de 40%. L’électricité et le gaz de 110%. Une nouvelle augmentation des prix est prévue tous les six mois.

– Les sociétés étrangères élargissent leur influence sur le secteur agricole ukrainien, comme par exemple les sociétés de biotechnologie comme Monsanto, Cargill et Dupont. Celles-ci ont augmenté leurs investissements de manière significative au cours des dernières années.

– Selon des députés du Bundestag allemand, on utilise le conflit en Ukraine pour faire un transfert massif de terres à des entreprises et des sociétés financées par des grandes banques internationales.

– Selon les déclarations de parlementaires ukrainiens, le gouvernement de Kiev est sous le contrôle total du gouvernement des États-Unis.

– Selon le projet de loi 2953 de mai 2015, l’Occident devrait être autorisé à déployer des armes nucléaires en Ukraine.

– Les Etats-Unis sont prêts à risquer une guerre en Europe pour maintenir leur présence militaire et leur suprématie.

 

 

9. Intervention militaire au Yémen en 2015 – Résumé d’une conférence à Cologne

 

Depuis le 26 mars 2015 l’alliance militaire arabe dirigée par l’Arabie Saoudite effectue des attaques aériennes sur les positions des rebelles houthis. Ces attaques sont soutenues et coordonnées par les Etats-Unis en matière de logistique. Auparavant les Houthis avaient pris le contrôle de grandes parties du pays et destitué le chef d’Etat. Le diplomate et ancien représentant spécial de l’ONU pour le Yémen, le marocain Jamal Benomar, a dit que le soulèvement des Houthis a seulement eu lieu parce que le président provisoire Hadi n’avait pas accompli son unique devoir, à savoir mettre en place des élections démocratiques. Selon Jamal Benomar ses efforts pour trouver des solutions pacifiques n’ont pas abouti parce qu’ils ont régulièrement été boycottés par les Saoudiens.

 

AVANT :

– En 1990 il y a eu un accord de paix, qui a tenu quatre ans. Et après cet accord de paix il y a eu une presse libre comme le monde arabe n’en avait pas connu auparavant. Il y avait une diversité parmi les partis, et cela aussi est inhabituel pour le monde arabe. Il y a aussi eu des élections parlementaires tout à fait équitables. Quatre ans plus tard, le pays est déchiré dans une guerre civile sanglante.

– Après une unification accomplie, l’économie nationale devait recevoir une impulsion formidable grâce à des capitaux étrangers. Au premier plan il y avait : les projets pour l’extraction du pétrole et du gaz naturel, l’extension d’Aden pour devenir la capitale économique, incluant la mise en place d’un port franc à Aden et le développement rapide du tourisme. A cause de l’opinion pro-Irak du pays pendant la guerre du Golfe de 1990 à 1991, les aides financières provenant des pays arabes voisins ont pourtant été arrêtées et les projets n’ont jamais vu le jour.

 

APRÈS :

– Selon une information de Reuters (du 17 avril 2015) des milliers de familles ont actuellement fui leurs habitations. – On compte 767 morts. – 150 000 personnes étaient en fuite ; environ 7,5 millions de personnes avaient besoin d’aide ; 5 hôpitaux, les trois plus grands aéroports du pays, 15 écoles, de nombreux ponts et mosquées ont été détruits.

– Selon différentes organisations de droits de l’homme, les camps de réfugiés auraient été touchés par les attaques aériennes. On n’aurait pas trouvé de preuves pour des cibles militaires pertinentes.

– Dans un camp de réfugiés au Nord il y aurait eu au moins 45 civils tués et 200 autres auraient été blessés.

– Fin septembre 2015, 131 civils sont morts lorsque des avions de combat de l’alliance ont tiré des missiles sur une cérémonie de mariage.

– Un stock alimentaire de l’organisation d’aide internationale Oxfam a été bombardé avec toutes ses installations pour l’approvisionnement en eau de milliers de familles.

– En une semaine, au moins 62 enfants ont été tués au Yémen et 30 autres ont été blessés.

– Le bombardement des aéroports et le blocus des ports yéménites ont coupé les citoyens du pays arabe le plus pauvre de l’approvisionnement en aliments et en carburant. Les organisations humanitaires internationales parlent d’une catastrophe humanitaire imminente.

– En fin de compte les gens n’ont plus d’eau potable. Oxfam signale que deux personnes sur trois n’ont plus accès à l’eau potable fraîche par suite de la guerre.

– Et un porte-parole de l’armée yéménite a dit que tout récemment au moins 2 571 personnes, dont beaucoup de femmes et d’enfants, ont trouvé la mort.

– 1 200 bâtiments publics et 72 écoles auraient été détruits.

– Des camps de réfugiés, des réserves alimentaires, des installations de télécommunication, des stations de radio et des centrales électriques auraient été bombardés.

– 3 stades de foot et 16 stations essence où il y avait de longues files de voitures auraient été bombardés ; dans un de ces cas on dit qu’au moins 17 civils auraient été tués et 50 personnes blessées. – La branche locale d’Al-Qaïda a pu continuer à étendre son territoire à l’est du pays par le biais de la guerre.

– Enfin après les bombardements, l’Arabie Saoudite a passé des commandes à l’industrie d’armes américaine à hauteur de presque 2 milliards de dollars. Et ceci est le résultat de cet affrontement militaire. Pourquoi ? A quoi cela sert-il ?

 

On peut clairement reconnaître le fil rouge de la manière de faire la guerre moderne. Maintenant cela devrait être clair pour tout le monde ! Les stratèges américains ne veulent pas libérer les peuples des prétendus dictateurs ou bien assurer la sécurité et la démocratie dans le monde. Il s’agit plutôt, comme les faits le prouvent, de déstabiliser des pays en plein essor et importants d’un point de vue géostratégique. Le but est d’étendre et d’assurer la suprématie américaine. Tout cela se passe toujours d’après le même déroulement en 4 phases :

 

Premièrement : un pays en plein essor et important d’un point de vue géostratégique et politique est déclaré pays cible.

 

Deuxièmement : montré du doigt par les médias et les politiciens qui fonctionnent ensemble, le pays est déclaré danger incalculable pour l’humanité.

 

Troisièmement : après que la population mondiale a été préparée pour une guerre contre le pays cible, une entrée en guerre est justifiée par un mensonge ou par une opération sous faux pavillon. Une opération sous faux pavillon est une opération militaire secrète qui est imputée à l’adversaire.

 

Quatrièmement : après un temps, le public va apprendre que l’attaque militaire était basée sur un mensonge. Alors les médias commencent à critiquer pour la 1ère fois. Mais c’est déjà trop tard. Car la situation après la guerre sera désastreuse et on ne pourra pas la réparer !

 

Mais maintenant encore un sujet actuel. Encore une fois le même déroulement se répète : il est prouvé que l’humanité se tient entre les 2 premières phases.

Cela montre qu’une guerre désastreuse et terrible nous attend si jamais on croit au mensonge des politiciens et qu’on les suit.

Et voici un exemple pour n’en citer qu’un : voici comment est le monde avant une guerre :

 

 

10. La Russie avant la guerre – Résumé d’une conférence à Moscou.

 

AVANT

– La Russie sous Poutine. Le président russe Vladimir Poutine a renationalisé des entreprises qui avaient été privatisées et a aussi nationalisé les sources d’énergie.

– Entre 2000 et 2013 la production industrielle a augmenté de plus de 50%. Dans certaines branches encore plus que cela.

– Les branches qui évoluent le plus vite sont les suivantes : la production du caoutchouc et de la matière plastique avec une hausse de 430 %, la production de machines électriques, électroniques et optiques avec une hausse de 346 %, la fabrication, la transformation du cuir et la fabrication de chaussures ont augmenté de 218%.

– La production de nourriture a augmenté de 100%.

– En même temps la production industrielle de la Russie a été modernisée et adaptée au standard international. Les exportations russes ont augmenté de presque 500%. Tous les grands pays occidentaux ont été dépassés. – Le taux d’impôts global en Russie est de 29,5%, un des plus bas dans les pays développés.

– De 2000 à 2010 le chômage a baissé de presque 30%. – En 2013, les dettes d’Etat de la Russie étaient de 13 % du PIB. En comparaison : le Japon 243%, les USA 105%, et l’Allemagne 78%.

– Le 30 juin 2013 Poutine a signé une loi qui condamne tous commentaires positifs de l’homosexualité en présence de mineurs ou bien dans les médias.

– Le 5 avril 2014, le 1er ministre russe Dimitri Medvedev a proclamé une interdiction de l’importation d’OGM. Avec cela il a fermé la porte à beaucoup de sociétés américaines.

– En avril 2014, la Russie a déclaré ne plus vouloir utiliser pour les ressources énergétiques le dollar mais le rouble et les monnaies des partenaires commerciaux. Si la Russie commence à utiliser directement l’or et pas le dollar pour la vente du gaz et du pétrole, cela va amener une accélération mondiale de la sortie du marché en dollars.

– D’après un sondage en avril 2015, le président Vladimir Poutine était plus aimé que jamais : 76% des Russes allaient le réélire encore une fois aux élections présidentielles.

– Les opinions favorables pour les activités de Poutine ont augmenté de 89%.

 

APRÈS ?

Les provocations et les incitations à la guerre contre la Russie et son président Vladimir Poutine se déchaînent :

– de manière rhétorique de la part des médias occidentaux, des politiciens occidentaux et d’autres personnes influentes.

– de manière économique et politique par des sanctions et par le maintien très bas du prix du pétrole.

– de manière militaire, par une augmentation de l’armement aux frontières russes.

 

C’est ainsi que Washington a décidé en mars 2016 de faire stationner en Europe de l’est une brigade complète de chars, d’engins modernes et en plus de cela 4 200 soldats. Si jamais la Russie perdait son sang-froid et s’il y avait une guerre contre la Russie, cela aurait des conséquences désastreuses car 2 puissances atomiques se dresseraient l’une contre l’autre. Ici nous n’avons plus qu’une réponse : « Plus jamais la guerre ! »

 

Sara K. / Daniel D.

 
Sources / Liens :
Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 10:49
Alexis et  Raquel (les poudrés) garde raprochée de JL Mélenchon.

Alexis et Raquel (les poudrés) garde raprochée de JL Mélenchon.

Presque un séisme sur le blog du porte parole de Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a pas que des connards qui s'y expriment, pour preuve le billet du camarade vox sur le blog d'Alexis Corbière qui nous profile la réalité du parti fascistoïde qu'est le FN. À lire absolument !…
 
 
318. Le dimanche, 11 décembre 2016, 14:37 par vox

Le FN, ce parti de la cacophonie populiste, de la démagogie programmatique, du pot-pourri idéologique

 

A force de pratiquer l'électoralisme à tous crins dans le but de ratisser l'électorat le plus large, sans distinction de sensibilité politique, le fn a franchi le seuil du discours démagogique pour atteindre le stade du délire schizophrénique. Ce parti promet en apparence tout et n'importe quoi pourvu que ce soit accrocheur, pire qu'une tapineuse qui racole.
 

Premier exemple : ce parti se prétend laïc, consacre une page entière sur ce thème sur son site officiel en affichant un message qui semble clair : "la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 a, dans la douleur (!), permis l’instauration d’un équilibre tout à fait propre à la France et particulièrement heureux (!), celui d’une laïcité à laquelle nous sommes profondément attachés [...] Ainsi, la République française reconnaît la liberté religieuse, tout en séparant très clairement d’une part cette liberté, qui ressort de la sphère privée, et d’autre part l’autorité publique [...] il a été justement interdit que dans les espaces de la République, comme l’école, l’appartenance religieuse puisse être ostensiblement revendiquée [...] Les Anglo-Saxons ignorent ce principe de neutralité de l’action publique en fonction de l’appartenance religieuse, ethnique ou plus largement communautaire..."

 

Petit zoom sur Marion MLP, figure montante du fn que beaucoup considèrent comme la véritable héritière du « mehnir », catholique pratiquante, ce qui, selon l'Express, structure sa pensée et ses relations, celle qui incarne le rapprochement entre les nationaux-catholiques et les identitaires.
 

En août 2015, Marion Maréchal-Le Pen est invitée à prendre la parole aux universités d’été organisées par l'Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon et par la Province des dominicains de Toulouse à la Sainte-Baume (Var).

 

Sur « Radio Courtoisie », en octobre 2015, elle s'étonne, concernant le mariage civil, qu'il faille « demander l’autorisation à la République française » pour recevoir un sacrement. Elle se dit favorable à la laïcité en tant qu'« outil utile contre la propagation […] des revendications de certains musulmans », mais contre « le laïcisme, c’est-à-dire la religion de la laïcité, qui voudrait que l’on rejette la religion de toute sphère publique ». Dans un entretien au quotidien Présent, elle estime que les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang que la religion catholique » en France, tout en jugeant qu'« il n'y a aucun phénomène d'islamophobie en France ».

 

Pas très laïc, tout ça…

 

Pour info, 6 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende ont été requis mercredi contre Henry de Lesquen, président de Radio Courtoisie et candidat à la présidentielle poursuivi par la justice pour « injures publiques, contestation de crimes contre l'humanité et provocation à la haine raciale ». 08/12/2016

http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...

 

 

Qu’en est-il de la présidente du FN ?

 

Ouvrez maintenant la première page du site officiel du fn, vous tomberez sur une MLP tout sourire (et quel sourire, je ne laisserais pas traîner un doigt devant), en compagnie du père noël, avec, pour légende : "Marine Le Pen en visite au marché de Noël des Champs-Élysées à Paris (08/12/2016)".

 

Noël, célébration de la naissance de Jésus, la plus connue des fêtes chrétiennes, mais ça vous le saviez déjà. Tout politique qui se revendique laïc se doit comme chacun sait d'honorer ses racines chrétiennes.

 

Lancez à présent la vidéo, qui démarre sur fond de chant de noël - douce nuit, sainte nuit ♫♪♬ - et vous entendrez MLP commencer à entonner doucement le chant de la laïcité : "ce marché de noël c'est le Paris populaire, celui qu'aime les Français, celui qu'aime les Parisiens, et moi je souhaite que Paris reste une ville ‘populaire’ (Traduisez vous-même !), accessible à l'ensemble de la population qui doit pouvoir y trouver cet "esprit" (saint ?) qui fait sa ‘particularité’.

 

Et vive la laïcité et la séparation entre État et religions ! Vive le principe d'impartialité et de neutralité à l'égard des confessions religieuses...

 

Le FN, parti nationaliste autocratique, c'est avant tout un petit clan familial irréconciliable - à l’instar de la droite du "blanco" Valls, selon ses propres termes, au sujet du mouvement progressiste de la FI/JLM2017 - divisé entre des lignes incompatibles, des positions souvent totalement opposées. Le programme qu'il affiche est à l'avenant, tout y est flou, ambigu, fluctuant, contradictoire, les questions essentielles y sont survolées, pour y croire, il faut nécessairement avoir la foi.

 

Prenons un autre exemple, sur la question des droits des femmes et du planning familial, quelle est la position des gouvernants du fn ? Tout dépend à qui l’on s'adresse, si c'est à MLP et son énarque-roi-du-boniment Philippot, la réponse est claire : on ne propose pas le déremboursement de l’IVG, sauf en cas de "dérives", d’utilisation deux, trois, quatre ou cinq fois de l’IVG, là il faut dérembourser.

 

Sauf qu’en 2011, la même MLP répondait à la même question : "Je pense qu’il faut cesser de rembourser l’avortement. Il existe suffisamment de moyens de contraception aujourd’hui. D’une manière générale, il faut promouvoir le respect de la vie dans notre société."

 

Et si l'on pose cette question à Marion Maréchal LP, seule élue FN à l'Assemblée nationale, qui s’est opposée à l’éviction du « menhir », c’est un tout autre son de cloche. On obtient la position que défendait MLP en 2011, c’est-à-dire, la fin du remboursement intégral et illimité de l’avortement : "ce n'est pas à l'État de réparer les inattentions de certaines femmes".
 

La récente réaffirmation de cette position par l’intéressée a d’ailleurs suscité l’ire et une condamnation sans appel de la part du bras doit de MLP, F. Philippot : « Cette personne est seule, ‘cette personne’ est isolée sur cette question. Ce qui compte, c’est ce que dit la candidate à la présidentielle, ce que dit le mouvement, ce que dit notre projet présidentiel : pas de remise en cause de l’IVG, remboursement total de l’IVG. »

 

Fin de polémique ? Loin s’en faut, l’excommunication prononcée par Philippot a provoqué un tollé immédiat, une levée de bouclier de la part de cadres locaux et de militants : « Non aux diabolisations internes. Marion Maréchal-Le Pen n’est pas seule et isolée. Elle est un atout majeur de Marine pour 2017 ! ».
 

http://www.lemonde.fr/politique/art...

 

Marine Le Pen, une féministe à la mémoire courte

 

Après l’affaire de Cologne, la présidente du FN multiplie les déclarations sur les libertés des femmes, oubliant les positions peu féministes de son parti ou de ses élus.

 

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs...

 

6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN

 

http://www.huffingtonpost.fr/adele-...

 

Le FN et les femmes, un tournant féministe ?

 

http://lahorde.samizdat.net/2016/06...

 

Le FN, un parti manifestement composé d’éléments divergents, dont l’hétérogénéité idéologique est telle qu’elle forme un cocktail détonnant qui évoque la nitroglycérine, et qui finira immanquablement par détonner. C’est simple, ils ne sont d’accord que sur une chose, prendre le pouvoir. Je vous laisse imaginer pour quel résultat, car dans ce parti, ce n’est pas la base qui décide, la démocratie n’a aucune place, le pouvoir tient entièrement dans les mains d’une poignée d’autocrates qui fixent la ligne entérinée par son instance suprême MLP. Une ligne prodigieusement volatile, dont les incessantes fluctuations s’expliquent par leur caractère essentiellement axée sur des visées électoralistes, et sur lesquelles, par conséquent, personne ne peut s’entendre. Après l’exécution opportuniste du "menhir", qui n’avait rien de politique, sacrant MLP nouvelle présidente incontest(able)ée de ce parti, qui sera la prochaine cible à abattre ?

 

Désaccords au FN : la réponse de Marine Le Pen à sa nièce Marion Maréchal-Le Pen : "Les électeurs ne nous pardonneront pas de tomber dans ce genre de chicayas", a déclaré Marine Le Pen à l'attention de sa nièce. Les électeurs du FN et les électeurs patriotes seront sévères si on tombe dans des bisbilles sur des sujets qui leur apparaissent aussi lunaires." « Prions », mes frères avec MLP, pour que sa vision se réalise.

 

http://www.lci.fr/elections/desacco...

 

Sauf que... les « bisbilles ne concernent pas que des sujets « lunaires », mais une multiplicité de sujets.

 

D’autres exemples du grand boxon idéologique au sein de ce parti ?
Marion MLP associe le mariage homosexuel et la polygamie et s'oppose donc fermement à la loi qui a ouvert le mariage aux couples de personnes de même sexe, là où Florian Philippot estime quant à lui que la question de l’abrogation du « mariage pour tous » est aussi importante que la « culture du bonsaï ». Pour Gilbert Collard, Président du comité de soutien de Marine Le Pen, en revanche, c’est une certitude : « Oui, on abrogera le mariage pour tous ». Mais pour sa présidente, dont le bras droit serait marié, et bien, euh… Rien n’est clair, vous auriez peut-être une idée ?


 

Marine Le Pen, le FN et l'homosexualité : un double visage révélateur d'un parti divisé

 

http://leplus.nouvelobs.com/contrib...

 

Concernant l’Europe et l’euro, que dit le FN aujourd’hui ? Aujourd’hui, précisons bien, car là aussi, on nage naturellement en plein flou artistique. Sur cette question essentielle pour l’avenir des Français, une question de survie pour la démocratie et pour l’ensemble de nos droits pour être clair, le FN propose sur son site la simple renégociation des traités afin d’obtenir un « statut dérogatoire ». La question d’un référendum populaire n’y est nullement abordée contrairement à ce qui est avancé par certains de ces représentants. Pas de plan B, pas de sortie clairement stipulée contrairement à ce que la FI a toujours mis en avant en cas d’échec. L’Europe, nous, on la change ou on la quitte !

 

Vous en doutez ?

 

Rendez-vous sur la page du site officiel du FN qui traite succinctement ce sujet, comme tous les autres : « Une Europe au service des peuples libres »…
Là non plus, rien de très surprenant, le FN ayant déjà défendu successivement 21 positions contradictoires sur l'UE et l'EURO jusqu’en Décembre 2015 !

 

https://www.youtube.com/watch?v=yYk...

 

Vous exigez une politique sociale ?
 

Sur le plan économique, Marion MLP déclarait en 2013 : « L'État a fait la France, l'étatisme l'a tuée. Ma génération critique fortement l'assistanat. Il faut remettre le goût du travail, réformer la protection sociale ». Lors d'un bureau politique du FN, elle a notamment contesté la priorité donnée, selon elle, à l'économique et au social plutôt qu'à la sécurité et à l'immigration au sein de son parti : « Sinon on fait du sous-Chevènement ou du sous-Mélenchon ».
 

Du "SOUS"-Mélenchon, elle fait bien de le préciser même si on est encore très loin de la réalité. Marion MLP, c’est le courant montant ultra-libéral et ultra-conservateur à la Fillon qui traduit le profond fossé idéologique qui divise le FN en son sein.

 

"Le FN se proclame la voix des oubliés, de tous ceux qui n’ont pas droit à la parole et qui subissent la politique des partis traditionnels, des gouvernements successifs et de Bruxelles. Dans cette énumération de responsables, il en oublie volontairement un : le patronat [...] Ainsi à propos du projet de loi dite El Khomri, les dirigeants du FN, F. Philippot et M. Le Pen dans un communiqué expliquent de long en large qu’ils approuvent ce texte. Et Philippot ajoute qu’il condamne les manifestations organisées contre cette loi.

 

« Nous devons être attentifs aux problèmes des entreprises ».

 

Le Vice-Président du FN Louis Alliot s’en est expliqué longuement à ce sujet dans le journal « Le Figaro » : Extraits : « Si l’on porte un discours social, il faut aussi l’avoir pour les entreprises… Il faut bien admettre que les fonctionnaires, même les petits, sont mieux lotis… Je suis favorable à l’Etat fort mais cet Etat doit être au service des entreprises. Il doit peser sur un certain nombre de lois ». Ces propos récents s’ajoutent à tout ce qu’ont pu déjà dire Marine Le Pen, sa nièce Marion Maréchal et bien d’autres.
Autre exemple, France Inter reçoit Maréchal le Pen le 9 mars. Au journaliste qui l’interroge sur la proposition du FN de revenir à l’âge de départ à la retraite à 60 ans, elle répond : « le FN est pour 40 années de cotisations ce qui amène aujourd’hui à un départ effectif aux environs de 65 ans pour toucher une pension complète ». C’est exactement la position du patronat…

 

Le FN ne demande jamais l’augmentation du SMIC et de l’ensemble des salaires ? Pourquoi ? Parce que ce serait au patronat de la payer. Marine Le Pen ne désapprouve pas les 270 milliards versés chaque année par le gouvernement au patronat comme le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), le pacte de responsabilité, etc… Mais elle précise qu’elle est pour la réduction des cotisations sociales et des impôts des entreprises. Arrêtons-nous sur sa position vis-à-vis des syndicats telle qu’elle est exprimée dans son programme. Il veut « des syndicats représentatifs qui seront mieux à même de discuter dans des logiques de concertation constructives et moins tentés de recourir à un rapport de force (grèves, manifestations) pour pallier leur manque de représentativité ». En clair, des syndicats à la solde du patronat chargés de désarmer les travailleurs face aux exigences de celui-ci.

 

Avec de telles propositions c’est sans surprise que les dirigeants du FN sont accueillis dans les médias nationaux et locaux, par les journaux tous aux mains des capitalistes et de leurs gouvernements. En donnant au FN de telles tribunes, ils lui permettent de jouer son rôle en détournant la colère populaire du véritable responsable : le système capitaliste. Il est bien le troisième fer au feu envisagé pour prendre la relève du gouvernement socialiste.

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

 

Attardons-nous encore un peu sur l’étoile montante, Marion MLP. Pour elle, « il y a eu une incapacité de cohabitation humaine entre Marine [Le Pen] et Jean-Marie Le Pen, dont j'ai souffert. Mais nous sommes tous des héritiers de Jean-Marie Le Pen. » Non, le menhir et ses idées ne sont pas mortes, l’idéologie fasciste est fondamentalement ancrée à la base du FN et rien, aucune dédiabolisation artificielle, pas plus que l’éviction et la disparition de l’ancien leader ne changeront cette réalité.
 

Le 8 décembre 2012, Marion Marion MLP pose aux côtés d'Edouard Klein, leader du groupuscule d'extrême-droite Groupe union défense, plus connu sous l'acronyme GUD, organisation étudiante française d'extrême droite réputée pour ses actions violentes Devant les micros, Le Pen (Marine) nie toute relation avec le GUD. Le GUD entretient aussi des relations étroites, quand ce n’est pas un pur et simple changement d’étiquetage de ses membres, avec les « Jeunesses Nationalistes »
 

Pourtant ses leaders ont bel et bien été accueillis à la « Convention présidentielle Marine Le Pen » en février 2012 à Lille (voir ici Le Monde). Et plus récemment, lors de la soirée du FN pour célébrer les 40 ans du parti, le GUD était de nouveau de la fête, quand il n’assure pas le service d’ordre.

 

http://www.isere-antifascisme.org/a...

 

@ tous les lecteurs de ce blog, procurez-vous notre programme, lisez-le avec la plus grande attention, vous ne pourrez pas dire que vous n’aurez pas été prévenus. Le FN ne propose pas la 6ème République mais le renforcement de la monarchie présidentielle qui vous accable, le FN ne sortira pas de l'Europe du capital, le FN ne défend pas les travailleurs mais les intérêts de l'oligarchie, le FN ne défend pas la parité et les droits des femmes, le FN ne défend pas les minorités, le FN n'est pas un parti laïc, le FN est xénophobe, le FN est un parti divisé au programme incohérent et aux propositions fallacieuses qui n'ont d'autres but que de vous appâter et de vous détournez de vos intérêts. Le FN vous cible, ne vous tirez pas vous-même une balle dans le pied, ne vous trompez pas de vote !

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:21
Plan pour l’évacuation du gouvernement.

Plan pour l’évacuation du gouvernement.

« Ce que ne peut se figurer aucune tête d’oeuf gouvernementale, c’est l’attachement des êtres, de ceux qui y vivent comme des milliers qui y sont passés et en ont été irrémédiablement touchés, au lieu de la ZAD. »

 

 

Un lecteur nous a fait parvenir ses prédictions quant à la séquence politique qui s’ouvre. Expulsion de la ZAD, Revenu Garanti et autres manoeuvres en cours.

 

Ouvriers, soldats, citoyens ! Les divisions que je commande ne sont pas les instruments de la contre-révolution. Elles ne viennent pas pour vous opprimer, mais pour vous libérer du joug terroriste inouï que la masse de la population berlinoise a dû subir. Ce que je tiens absolument à garantir, c’est la sécurité des personnes et des biens, la liberté de la presse et le libre exercice du droit le plus noble de tout citoyen : l’élection d’une Assemblée nationale.

Noske, le 14 janvier 1919,
alors que ses corps-francs ratissent Berlin

 

Gouverner est essentiellement affaire de tactique, puisque la stratégie, pour tout gouvernement, se ramène à rester aux affaires, ou du moins à y rester le plus longtemps. S’il y a une supériorité chronique du gouvernement sur nous qui le combattons, elle réside autant dans l’ampleur des moyens à sa disposition que dans une certaine maîtrise du calendrier. De là découle un certain privilège de l’initiative doublé d’une quasi-certitude dans l’anticipation, qui nous fait le plus souvent défaut. Si bien qu’il est vital pour nous de déchiffrer les tactiques adverses à peine celles-ci formées, afin de les déjouer sans tarder et de les ruiner plus sûrement. Ce qui suit est un modeste exercice de divination appliqué à ces tactiques, pour les mois qui viennent, à partir des « signaux faibles » émis par les différentes agences de communication gouvernementales.

 

Enterrement de la lutte contre la loi « travaille ! »

 

En annulant son université d’été à Nantes, le PS a dérobé à ce qui s’était levé au printemps de manifestation en manifestation tout point de jonction, tout point à partir de quoi reprendre son élan. Les directions syndicales, qui ont tiré de ce conflit tout le bénéfice symbolique et politique qu’elles en pouvaient attendre, ont finement joué en acceptant l’humiliation de manifester en nasse. Elles qui n’avaient fait que suivre le mouvement, et notamment les jeunes masqués, s’en sont dissociées au bon moment et, avec un peu d’aide de leurs collègues policiers, ont eu la peau de ce dont elles n’étaient que le parasite le plus flagrant. L’enterrement final du 15 septembre, concession forcée à une base encore remontée, a démontré, avec à Paris un cortège de tête faisant un bon tiers de la manifestation et ayant réussi à se reconstituer malgré la nasse, que le printemps n’était pas mort, bien loin de là, que les vacances avaient été des vacances, et non une reddition. Il était d’autant plus urgent, de tout côté, de faire comme si de rien n’était. Pas d’hystérisation autour des cocktails molotovs explosifs que les flics se sont pris, ce jour-là, par salves. Pas de grandes déclarations gouvernementales au sujet de la « violence » des « black blocs », des « casseurs » et autres « zadistes ». Il ne s’est rien passé le 15 septembre, passons à la suite si vous le voulez bien. Valls pourrait dire en substance, au sujet de la lutte contre la loi « travaille ! », ce que Blum répondait en juillet 1936 alors qu’on l’interpellait sur le mouvement d’occupation des usines : « Ils nous interpellent sur une crise dont le ministre de l’Intérieur a démontré qu’elle est terminée ! Vous nous reprochez une politique qui a réussi. Eh bien moi, je vous demande à tous d’éprouver la même satisfaction qu’une crise si grave se soit terminée sans qu’il soit survenu entre les citoyens d’un même pays un accident irréparable ! ».

 

Expulsion de la ZAD

 

L’existence de la ZAD est un scandale. Un scandale dont le gouvernement peut au fond se satisfaire qu’il ne soit pas plus ébruité que cela, du moins hors de la Loire -Atlantique et d’une partie de la Bretagne. Pour un État qui n’a cessé de se construire comme état territorial depuis plus de mille ans, au travers des guerres, des jacqueries, des insurrections et des révolutions, qu’une portion du territoire national se détache ainsi de l’Hexagone, se constitue en îlot autonome d’où la police est bannie, où des checkpoints sont tenus par des punks, où l’on construit sans permis et où les habitants vivent comme bon leur semble dans une illégalité revendiquée, voilà qui n’a pas titre à exister dans le merveilleux monde hideux de Candy la républicaine. On a tout de même des mots pour cela, des mots-épouvantails : « zone de non-droit », « territoires perdus de la République », « repaire d’anarchistes », etc. Si l’on n’a pas, jusqu’ici et en dehors de la Loire-Atlantique, poussé de grands cris d’orfraie démocratique au sujet de l’existence même de la ZAD, c’est seulement qu’en parler, après le piteux échec de l’opération César de 2012, aurait été reconnaître et par là accroître l’impuissance gouvernementale face à « ce dossier », comme face à tant d’autres.

 

Seulement voilà, en France, la politique existe encore, même si elle est moribonde, et même si les opérations politiques se réduisent de plus en plus à des opérations policières. Et il se trouve que l’expulsion de la ZAD arrange bien Manuel Valls, qui y voit une excellente occasion de continuer à camper son personnage de socialiste-droit-dans-ses-bottes, de Noske du XXIe siècle, de social-démocrate autoritaire. Et elle arrangerait bien Hollande qui, si on lui assure qu’il n’y aura pas de mort, y voit une bonne occasion de mettre ses concurrents Verts et Mélenchon dans une bien fâcheuse posture : au vu des niveaux de violence qui seront prévisiblement atteints lors de l’expulsion du côté des opposants et qui seront au fond les seuls efficaces face à la brutalité du déploiement policier, on voit mal quel candidat à la présidentielle pourrait se permettre de les soutenir à quelques mois des élections. Quelle belle occasion de piéger la « gauche de la gauche » : si elle soutient les manifestants, elle se discrédite, et si elle ne le fait pas, elle perd toute raison d’être.

 

Quelle que soit l’entente retrouvée entre la fraction « citoyenne » de la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et ses composantes plus « radicales », quel qu’ait été l’échec de l’opération César en 2012, quelque massive que soit la manifestation du 8-9 octobre, quelques beaux et grands que soient les hangars d’hébergement alors construits, il est rassurant mais faux de penser que l’opération de reprise de la zone soit militairement impossible. Une bonne vieille stratégie de la tâche d’huile expérimentée si souvent dans les colonies – prendre une zone ravitaillable et l’étendre -, un quadrillage de tous les accès routiers à la zone pour empêcher les soutiens d’affluer, une campagne de propagande adroitement menée, et au reste entamée depuis bien longtemps, sur la « violence » des opposants, une flopée d’assignations à résidence et d’interdiction de paraître, un déploiement policier et militaire massif et un emploi tout aussi massif de la violence armée des « forces de l’ordre », voilà qui est tout à fait à même de permettre de reconquérir la zone. Si l’on veut empêcher cette reconquête, du moins faut-il partir de cette hypothèse, et non d’un triomphalisme que viendrait anéantir le premier contact avec les forces adverses.

 

Ce que ne prend pas en compte le gouvernement dans cette affaire de l’expulsion de la ZAD, ce qu’il ne peut pas prendre en compte étant donnée l’existence lamentable de ceux qui tiennent le manche, c’est que la ZAD est peut-être la seule « cause » en France pour laquelle des gens sont prêts à mourir, qu’une partie de ceux qui se retrouveront face aux forces d’occupation de l’État ne défendent justement pas de manière abstraite une « cause politique », mais leur vie même, celle qu’ils ont choisie et non celle qu’ils subissent, celle qu’ils ont construit jour après jour avec des moyens de fortune, mais pour cela même d’une rare beauté, celle qui n’existe nulle part ailleurs tant elle s’est ancrée , s’est voulue . Ce que ne peut se figurer aucune tête d’oeuf gouvernementale, c’est l’attachement des êtres, de ceux qui y vivent comme des milliers qui y sont passés et en ont été irrémédiablement touchés, au lieu de la ZAD. La ZAD est un lieu où l’on respire mieux que partout ailleurs en France, et c’est pourquoi elle sera férocement défendue. Voilà ce que ne prennent en compte aucun des militaires qui ont élaboré les plans d’évacuation. Ils seront face à des Indiens, pas à des militants français.

 

L’expulsion de la ZAD, l’anéantissement de la ZAD, c’est vraiment le mort qui saisit le vif. C’est la vieille politique zombifiée qui se venge de la vie, des vies politiques qui lui survivront. C’est le vieux capital des bétonneurs sommairement repeints en vert qui vient écraser le vivant vivace. Ce n’est pas sans raison qu’il n’y a rien sur la ZAD dans l’exécrable documentaire Demain de l’infecte Mélanie Laurent ; c’est parce que ce qui se joue à la ZAD, c’est maintenant, c’est toujours maintenant, toujours problématique maintenant, et d’autant plus intense. Rien à voir avec un kit de solutions pour mieux gérer localement la même vie aberrante que celle de Mélanie Laurent.

 

On se souvient de la banderole que le peloton de vélos et de tracteurs parti de la ZAD à l’occasion de la COP 21 avait déployé sur la place d’Arme en arrivant à Versailles, devant le château : « Gardez Le Bourget, on prend Versailles, Vive la commune ! ». Au fond, ce qui aura manqué à la lutte contre la loi « travaille ! » pour être plus qu’une lutte, c’est une visée qui transperce l’impasse du présent. La ZAD offrait quelque chose comme une telle visée, dans le présent : l’idée de Commune. Et c’est encore cette idée qui est convoquée pour la manifestation des 8-9 octobre, et qui fait sa puissance d’appel politique : prêter serment de venir déterrer son bâton en cas de tentative d’expulsion et de se battre. La Commune, non comme forme d’auto-organisation alternative, égalitaire, etc., mais comme serment de se tenir face à l’adversité, face au monde. Serment qui est la base muette de toute élaboration politique possible, qui ne prescrit aucune forme particulière d’auto-organisation et demeure irréductible à toute institution.

 

Revenu universel

 

La social-démocratie a toujours consisté en un certain art faux-cul de manier la carotte et le bâton. D’où son génie dans le registre contre-insurrectionnel. Après la séquence désastreuse pour le pouvoir socialiste de la déchéance de nationalité suivie de la loi « travaille ! », des débats sur le burkini puis de l’expulsion de la ZAD, le moins que l’on puisse dire, c’est que François Hollande aura perdu tout crédit à gauche. Mais l’amnésie spectaculaire, l’égarement général et la crainte de l’extrême-droite aidant, il ne désespère pas de se refaire une petite virginité politique par une proposition de campagne, et un nouveau « modèle de société », à même de prendre de court à peu près tout le monde : François Hollande veut instaurer le revenu universel à partir de 18 ans. Voilà qui présente d’innombrables avantages : cette vieille proposition négriste que chérissent tant d’économistes libéraux - qui y voient une bonne occasion de faire fondre définitivement une bonne partie de la bureaucratie étatique attachée au vieil État-Providence et l’occasion d’accroître encore la précarité du travail puisque l’on assure à chacun la possibilité de survivre misérablement - « ringardise » à peu près tous les autres candidats, lui permet de racheter les jeunes qu’il n’a cessé de s’aliéner, et offre ce petit soupçon d’utopie – heureusement compatible avec la meilleure ingénierie sociale - sans laquelle Hollande resterait Hollande : un technocrate malin et cynique tentant de se faire passer pour un être humain. Le revenu universel, sorti suffisamment tard du chapeau du prestidigitateur pour que nul ne s’avise qu’il est l’autre face de l’uberisation de la vie, aurait l’avantage de replacer Hollande au centre du jeu de la campagne, pourrait même passer pour une petite révolution. Sans compter qu’un revenu universel pour tous les Français permettrait de rivaliser savamment avec l’extrême-droite, dont c’était déjà l’utopie sous Vichy, au bon temps du professeur Duboin. Parce qu’évidemment, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, et si être Français vous donne titre à 700 euros par mois, il va être de plus en plus difficile de le devenir, et il faudra veiller d’autant plus impitoyablement sur ceux qui prétendent l’être. Là, la déchéance de nationalité prendra un sens autre que symbolique. Avec le revenu universel, Hollande qui n’aime rien tant que se croire plus malin que tout le monde, croit gagner sur tous les tableaux de la campagne quand il ne fait que préparer le terrain à l’extrême-droite. Cela aussi, c’est une fatalité de la social-démocratie. Quant à Toni Negri et ses suiveurs, il ne leur reste plus qu’à écrire leurs mémoires et espérer une fin prochaine : eux qui présentaient le revenu garanti comme la revendication qui ferait imploser le commandement capitaliste se retrouvent à la pointe de sa modernisation désastreuse. À force de « chevaucher le tigre »...

 

Et nous dans tout ça ?

 

Si telle est, dans les termes gouvernementaux, la séquence prévue à compter d’octobre : liquidation de l’ultra-gauche et mise à mal de l’extrême-gauche par l’expulsion de la ZAD puis, en décembre-janvier, proclamation de la nouvelle utopie socialiste : le revenu universel, le tout sur fond de primaire de droite en forme de croix gammée, la moindre des choses est, pour nous, d’opérer en connaissance de cause. Ce qui signifie, d’abord, que la clef de la victoire à la ZAD, maintenant que nous ne pouvons plus compter sur l’effet de surprise dont nous avons bénéficié lors de l’opération César, se trouve autant dans l’affrontement sur la ZAD même que dans l’attaque ou l’occupation de l’ensemble des lieux, des domiciles et des instances où il reste des socialistes dans ce pays (mairies, conseils généraux, communautés de communes, domicile des élus ou des responsables de tout poil, journaux et journalistes complices, etc.). Précisément parce que l’expulsion de la ZAD est dans le fond une opération de politique classique non moins qu’une exigence de Vinci, c’est par une attaque généralisée de la politique classique qu’il faut répondre à l’attaque de la ZAD. Et ce qu’il faut alors défendre, ce n’est pas seulement la ZAD, c’est le dépassement de la politique qui s’y joue, la possibilité de la Commune. La défense de la ZAD est le terrain logique de déploiement et de recomposition de toutes les forces autonomes qui se sont agrégées dans la lutte contre la loi « travaille ! ». Et défendre la ZAD signifie d’abord : attaquer la politique partout où elle tente de se manifester impunément, briser le processus électoral, bloquer l’économie, arrêter le monde. Son expulsion doit faire détonateur pour l’ensemble de la situation, bien au-delà de la ZAD. C’est l’impasse du présent qu’il s’agit de faire sauter.

 

 

source : lundimatin#74

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 16:01
  Mehdi SHOHRATI .
  Mehdi SHOHRATI .

Mehdi SHOHRATI .

 Avant explication, les définitions données ici et là :

 

         

"La solidarité est Le lien social d'engagement et de dépendance réciproques entre des personnes ainsi tenues à l'endroit des autres, généralement des membres d’un même groupe liés par une communauté de destin (famille, village, profession, entreprise, nation, etc.)." Wikipédia

         

« Dépendance mutuelle entre les homme », « Vien de solidaire ( du latin, In Solidum, Solidairement ). Qui est dans un rapport d’aide mutuelle. »… Dictionnaire Larousse (Livre).

         

"Rapport existant entre des personnes qui ayant une communauté d'intérêts sont liées les unes aux autres : Il existe une solidarité entre les membres de cette profession." LAROUSSE

         

" Solidarité. nom féminin, Sens 1 : Dépendance mutuelle, fait d'être solidaire. Synonyme : Interdépendance. Sens 2 : Sentiment humanitaire, lien qui pousse des personnes à s'entraider, Synonyme : Unité" Internaute.com

 

         

La solidarité est issu de la sociabilité de l’être humain. Tout comme certains animaux, l’Homme est un être sociable. Cette sociabilité de l’homme est un élément de droit inné. Les droits innés sont des éléments par lesquels un être vivant (l'humain) vient au monde, vit et meurt. Donc la sociabilité de l’homme n’est pas un élément acquis mais inné.

          

La solidarité, permet le maintien de la société, c’est également le moyen par lequelle on peut tout supporter. 

         

La solidarité existe à partir du moment ou on aime nos prochains. 

         

On ne peut pas détruire la solidarité sauf si on détruit l'humanité. 

         

Normalement la solidarité, c'est construire la vie ensemble.  

         

Le manque de solidarité  crée et aggrave la peur et la haine.  

         

Dans la solidarité, la décision est sociable et pris en commun. Les voleurs, les malfaiteurs et les dictateurs sont toujours individualistes. C'est la raison pour la quelle ils se battent même si dans certains circonstances il ont unis. Il en va de même pour la religion. Ils vont à un lieu de prières mais ils se sentent tout seuls et très seuls. 

         

La solidarité qui est un élément de droit inné c'est à dire un ensemble des éléments fondamentaux et vitaux avec quoi l'homme naît, vit et meurt peut empêcher n'importe quelle séparation, les profits, les abus et les dictatures.      

         

La solidarité n'a pas de visage et ni de forme. Elle est comme "un esprit" qui est à la fois partout et nulle part.   

         

La société qui ne fonctionne pas avec la solidarité est individualiste et donc très vulnérable. 

         

La solidarité est une forme d’assurance mutuelle et contribue à la santé.  

         

Pour la solidarité il n’existe pas de lois gouvernementales ni pour aucun des éléments de droit inné. Le terme «solidarité » n’existe dans aucune religion, même si celles-ci prétendent le contraire. La solidarité est très liée à l'entraide, le camaraderie, l'égalité et la liberté. 

         

La solidarité qui est un élément de droit inné permet le maintien de chaque élément de droit inné et leur amélioration. Tous les éléments de droit inné pour leur applications, doivent être appropriés et propres à ces besoins, c’est-à-dire doivent être calculés, décidés, étudiés, préparés et voulus. 

         

La solidarité n’est pas compatible avec le système hiérarchique. La forme organisationnelle de solidarité est basé sur le droit inné, structurée au travers des règles, lois et donnés scientifique. 

         

La solidarité ne s'associe pas avec la religion par contre les dictateurs (domination d'un ou de plusieurs sur les autres) ont de bonnes relations avec les religions.  

         

La plus grande et la plus puissante arme bien entendu reste la solidarité.         

         

L'Amour et l’Amitié sans la solidarité ne peuvent pas fonctionner. 

         

La solidarité est très lié au Communisme ( Vivre en commun) en réalité le communisme existe déjà dans la société Humaine mais il n’est pas structuré. Les gens le pratiquent automatiquement et volontairement et sans contrepartie. On voit la solidarité la ou l’Argent, la propriété et l’échange ne joue pas de rôle. Là où sous certaines conditions et situations les gens s’unissent et se battent pour la cause commune. Le mot de solidarité est très employé dans le Mouvement Communiste mais en « disparaissant » la solidarité n’est pas autant utilisée.

         

La solidarité est le seul élément de droit inné qui n'a pas de relation directe avec l'Argent, la Propriété et l'Echange (A.P.E.). Par contre les autres éléments de droit inné ont une relation directe et presque vitale avec l'A.P.E. de telle sort que si il n'y a  pas l'A.P.E, il n’y a pas de santé, de sécurité, de nourriture et..... 

    

Les mots associés et lié :

          Entraide,     Aide mutuelle,     Camaraderie,

          Amitié,    Amour,

          Commune,     Communisme,     Cohésion,      Cohérence,     Egalité,

        

Fraternité ; fraternité n'est pas solidarité mais vient du mot frère. Avant les frères ou dans certain cas les frères avait une solidarité accentuée mais en détruisant la famille le sens de la solidarité a été perdu.  

         

Coordination, relation

Partage, participation,

Communication,     Association,     Ensemble,

Compassion,      Sympathie,     Empathie, 

         

Dans l’histoire, les mouvements ouvriers ne visaient pas directement le droit inné et ne contribuaient pas à la disparition de l’A.P.E. c’était toujours en vu de  l’amélioration des conditions de vie.   

         

La vertu de la solidarité, la ou réside son génie et son entité propre engendre obligatoirement une révolution et une évolution permanente. C'est le seul espoir de la vie et de l'Humanité. 

         

La solidarité organisée (de façon scientifique, c'est à dire avec des réglés, des lois et des donnés) en faveur du droit inné peut facilement remplacer l'A.P.E. et doit si substituer si on tient à l'Humanité.

 

  Mehdi SHOHRATI  

 

http://manifesteducommunisme.com/photolivre.html

Repost 0
Published by cronos - dans Incontournables
commenter cet article