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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:55

Un de mes amis, biologiste, disait un jour : « Des tas d'espèces ont disparu en 4 Milliards d'années, que l'espèce « Homme » disparaisse, cela me fait ni chaud ni froid, dans la mesure où c'est dans l'ordre des choses, puisque l'Humanité veut se suicider, qu'elle le fasse ».

Position fataliste mais je crois que nous pouvons changer le « fatum » : il n'y a pas de destin, l'Humanité ne veut pas se suicider, elle ne sait pas qu'elle est en train de le faire car elle ne veut pas voir ce qui arrive et qu'elle garde toujours l'espoir que la trajectoire peut changer. Je suis d'accord sur ce point : nous pouvons faire changer la trajectoire et la croissance des néolibéraux peut être remplacée par une croissance respectueuse de l'écosystème terrestre. Seulement il faut TOUT changer.

Il ne suffit pas de changer le mot croissance par « décroissance » , « a-croissance », « non croissance » pour que tout change. D'ailleurs tous ces mots font peur et les pro-système vous dirons toujours : votre « décroissance » c'est le retour à la bougie ! C'est difficile d'entraîner des gens dans une perspective de recul.

Non, la croissance respectueuse n'est pas un recul technologie bien au contraire : les défis technologique ne manquent pas. A commencer par la maîtrise de l'énergie solaire sous toutes ses formes(photovoltaïque, éolien, marémoteur...), le défi sanitaire et enfin il faudra bien l'envisager le contrôle des intelligences artificielles.

Nous connaissons finalement que très peu l'univers, la physique, la chimie, l'astronomie, la médecine, la biologie de manière générale en sont à leurs balbutiements. Il existe un potentiel énorme à développer pour continuer l'évolution qui a commencé avec le Big Bang. J'ai la faiblesse de croire, d'espérer à une évolution positive, à une croissance de l'Humanité, non pas dans la multiplication des individus, non pas dans l'accroissement des richesses, mais bien dans la capacité de l'Humanité à comprendre et s'intégrer à l'Univers.

Et cela l'Humanité en sera capable si elle se donne les moyens de neutraliser la poignée d'arrivistes qui veulent capter égoïstement une toute petite partie de son potentiel. Leur vision est à court terme, il n'ont aucune perspective d'ensemble, il ne connaissent que leur petit égo.

Neutralisons cette poignée de salopards et commençons à construire : il nous faudra des perspectives, de l'enthousiasme et de la technologie maîtrisée dans le sens de l'intérêt général et dans le respect de l'écosystème terrestre. La route n'est pas tracée de façon précise, il faudra l'inventer.

Alors peut-être, seulement, l'Humanité se répandra dans les étoiles, ayant conquis une force et un respect pour sa propre destinée.

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Published by Puég-pichot - dans philosophie
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:53

Nous voyons bien que le terme de croissance est tout à fait acceptable à condition que cette croissance se range dans un cadre dont l'Humanité doit assurer la gestion de façon cohérente à la réalité qui permet à cette Humanité d'exister.

On est alors obligé de sortir de la forme usuelle que les néolibéraux donnent au terme croissance pour indiquer une autre réalité. Non croissance ou décroissance qui signifie que nous rejetons la croissance telle qu'on essaie de nous la faire avaler au moyen de l'entonnoir de la consommation à tout prix.

Car pour ces gens-là croissance signifie croissance financière, camouflée derrière tous les indices économiques tronqués et illisibles, à commencer par le fameux PIB. La croissance financière est en réalité la croissance de leur propre pouvoir à nous faire avaler l'impossible, l'impensable, à nous transformer en consommateurs.

Or c'est précisément de cet état de consommateurs dont nous ne voulons plus car notre conscience du réel nous a fait toucher une réalité qui nous dépasse : la finitude de l'espace auquel nous appartenons, la Terre, et de ce fait l'écosystème terrestre.

L'Humanité pourtant est pleine de ressources et doté d'une intelligence multiple qui lui permet à la fois de se projeter vers un avenir (vers une croissance) et d'en inventer les outils pour y parvenir : la machine, sous toutes ses formes. Qu'elle soit simplement assemblage automatisé, robot multi-ressources ou logiciel la machine est une prolongation de la main de l'Homme, un substitut, une amélioration.

Le capitalisme, dans sa volonté de s'emparer pour lui seul de l'ensemble de la richesse disponible a fait de la machine un outil à remplacer l'humain, non pour soulager ses peines mais pour l'exclure de l'économie. Pourquoi en effet utiliser la main humaine quand on peut la remplacer par une machine qui ne se fatigue pas , qui ne tombe pas malade, qui ne rouspète pas et qu'il faut simplement entretenir...qui peut même s'entretenir elle-même ?

Le néolibéralisme a poussé à l'extrême ce raisonnement : il n'y a a plus de limite, tout est possible, on peut même utiliser une partie des humains pour asservir les autres et vice-versa. On fait travailler dans des conditions épouvantables une partie de l'Humanité tout en interdisant aux autres de travailler : ceux-là, leur utilité sera de consommer. Et quand on aura remplacé tous les esclaves par des machines, il n'y aura plus que des consommateurs. D'ailleurs à la fin il n'y aura plus d'entreprise, il n'y aura plus qu'une seule machine dont les éléments tous interconnectés produira tous ce dont nous aurons besoin, nous le gratin, l'infime minorité qui jouira indéfiniment d'une vie éternelle. Bien sûr on aura éliminé les consommateurs, puisque ne servant plus à rien, puisque nous serons les seuls. Aussi faut-il commencer immédiatement, détruisons les états, supprimons ce qui leur sert de démocratie, usons-les à petit feu tant que nous n'aurons pas obtenu notre paradis.

Sauf que d'une part ce raisonnement ne tient pas car l'écosystème terrestre ne pourra pas supporter leur folie dévastatrice, car il existe des limites, et que, fonctionnant sur des équilibres interactifs et archi complexes la machine terrestre est en train de se dérégler, au point que l'on entrevoit le déséquilibre, enfin l'évolution vers un autre équilibre où la quasi intégralité de l'Humanité aura disparu mais sans qu'un paradis merveilleux soit apparu pour quelques privilégiés. La chute d'ailleurs sera d'autant plus rude qu'ils tomberont de haut, entraînant le reste de l'Humanité dans leur chute vertigineuse.

Nous pouvons éviter cette catastrophe, qui tout bien considéré, serait un recul dans l'évolution naturelle, un échec non seulement planétaire mais universel. Et c'est pour éviter ce dérapage vers l'inconnu qu'il nous faut nous mobiliser, non seulement pour nous mais pour la planète et pour l'univers.

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Published by Puég-pichot - dans philosophie
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:52

Selon le mythe néolibéral seule la croissance économique – et financière (mais on ne le dit pas) – est capable de répondre … à quoi d'ailleurs ? A la survie de l'Humanité ? A l'amélioration du confort ? A la simplification du travail ? A la diminution de l'âpreté des tâches ? A contribuer à une meilleure hygiène , une meilleure santé ?

C'est vrai le mot croissance fait rêver : c'est humain. A quoi rêve le petit enfant ? A croître et de venir un adolescent. Et l'ado ? A devenir un adulte. L'adulte rêve moins car que faire d'autre ? Devenir une star ? Un patron de l'industrie ? Un inventeur reconnu ? S'enrichir ?

Je ne sais pas si les gens sont nombreux à rêver d'exceptions mais je suis sûr que la très grande majorité souhaite une vie paisible, sans tracas, sans peine, une vie pleine au sens noble du terme.

Mais qu'apporte le temps : des heures de transport pour se rendre au travail, une pénibilité des tâches qui s'avèrent être répétitives, mécaniques, juste pour obtenir un salaire, bien maigre souvent alors que « dehors » la pub vous fait miroiter tant de merveilles qu'il serait inconvenant de ne pas acquérir ? Alors on s'endette pour acheter une voiture, des voyages à l'étranger(il faut bien aller voir le monde !), une maison, que sais-je encore...Et après tout ça les soucis, le chômage, la précarité qui s'installe. Tiens, me voilà sous « les ponts », à la rue, divorcé(e), avec peu de chances de retrouver du travail...pensez-vous à 55 ans !

L'être humain possède cette capacité à toujours espérer et même dans des conditions de vie insalubres et dégradantes il continue à espérer. L'espoir fait vivre : les trop nombreux qui n'espèrent plus se suicident mais la grand majorité continue à espérer.

Cet espoir quasi indestructible permet une petite frange de nantis de maintenir les autres sous leur joug en se servant de l'espoir niché au plus profond de la pensée humaine. En effet le système entretenu par ces quelques nantis a besoin de consommateurs pour justifier leur existence. Et pour qu'ils consomment il faut entretenir l'espoir...la croissance libératrice, celle du petit enfant qui dans chaque adulte espère croître encore...indéfiniment.

Cette croissance-là nous sommes de plus en plus nombreux à la rejeter. Car si nos rêves sont toujours de pouvoir nous assurer une « bonne vie » nous savons bien que notre vie sera bonne qu'à condition de pouvoir partager ce que la Terre, le berceau de l'Humanité, peut nous fournir mais pas plus et pas sur une durée infinie ni une intensité infinie. La bonne vie de chacun des humains ne peut être que dans la modestie des envies et le respect des autres.

Pour y arriver nous avons des outils, nous avons amélioré notre conscience de la réalité, nous avons enfin compris que l'Humanité n'est qu'un rameau de l'évolution et que sa propre existence était conditionnée par le respect que ce qui nous est donné à notre naissance : l'écosystème terrestre dans son ensemble et qu'il faut le respecter et l'entretenir ne pas le faire déraper pour qu'il reste protecteur de la vie.

Il y a donc un compromis à réaliser entre l'espoir de mener une bonne vie et maintenir les conditions écologiques / économiques qui président à l'équilibre fragile dont nous sommes issus.

Insistons sur ce parallèle entre écologie et économie : deux mots dérivant de οίκoς = la maison et λoγoς = le discours/la raison et νoμoς = règle, la loi. Il existe une parenté évidente entre ces deux mots. Donnons lui le sens que leur assemblage peut contenir : la façon de gérer( νoμoς ) de façon ordonnée( λoγoς) notre maison, la Terre.

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