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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:23

Je l'ai déjà écrit, je suis d'origine aveyronnaise de l'est. Plus cévenol que caussenard. La Cévenne, est une montagne assez aride tranchée par les vallées des gardons qui réunis donnent le Gard. Quand il arrive de pleuvoir fort sur la montagne, le sol étant à peu près que de la lauze, du schiste, il ne se produit pas d'infiltration, ou très peu et l'eau ruisselle violemment du haut vers le bas au point que les gardons qui sont de gentils ruisseaux l'été deviennent des torrents impétueux emportant tout sur leur passage. Les ponts sont emportés par le flot, les routes coupées, les chaussées noyées. On appelle ça une gardonnade et quand j'étais jeune il y avait une époque dans l 'année, à l'automne avec des crues à plus de 9 mètres à Alès !

Aujourd'hui les météorologistes appellent ça : « épisode cévenol »

Les pentes raides, l'impossibilité de s'enfoncer dans le sol font du ruissellement d'un nombre quasi infini de gouttes d'eau un torrent qui emporte tout.

Cet effet météorologique me fait penser à la « géographie » politique que j'évoquais dans mon précédent billet. La situation économique de la population est comme la situation d'une goutte d'eau qui commence à ruisseler dans la pente. Aujourd'hui, les gouttes sont nombreuses mais les pentes sont faibles : le ruissellement ravageur ne saurait s'amorcer. Les gens n'osent pas : le paysage est trop plat, la seule chose à faire c'est s'enfoncer dans le sol, s'infiltrer, disparaître, s'abstenir. Il n'y a pas de raison pour s'assembler et ruisseler en force.

En fait, ce n'est pas la réalité. C'est ce que prétendent les médias qui, par la propagande qu'ils sont chargés de répandre, convainquent les gens de ne pas jouer leur rôle. Le message est clair : la lutte des classes n'existe plus, il n'y a plus de pente où couler pour s'assembler, il n'y a qu'une chose à faire : consommer et la boucler, autrement disparaître en tant qu'élément d'un groupe, la classe des travailleurs. Alors les gens écoutent ce qu'on leur dit.

Bien sûr, c'est plus simple et moins risqué que de dévaler la pente où tu peux te faire emporter et te faire mal...

Mais...

Si les gens retrouvaient le sens de la pente...

Quand les gens retrouveront le sens de la pente...

Il se précipiteront et arracheront tout sur leur passage !

Notre rôle, à nous qui savons que la pente existe, c'est de leur montrer la pente.

C'est de leur expliquer le sens de la pente...

Et après vogue la vague qui arrachera tout sur son passage.

Attention, tud pinguidig(*) aurait dit Gilles Servat, ça va faire mal !

(*) Tud pinguidig = gens riches en breton.

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Published by puèg-pichot - dans poésie politique
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