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La Politique N'est Pas Une Fin En Soi, Elle N'est Que L'outil Nécessaire À L'équilibre Du Monde.

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  • : Ici le politiquement correct et la langue de bois sont définitivement bannis, la droite et son extrême y sont honnies, la pseudo gôche de la rue de Solférino y est moquée, la vraie gauche y est chez elle, celle des citoyennes et citoyens du monde qui rêvent d'humanisme et de liberté. Nous ne pourrons connaître la paix et le bonheur tant que nous n’aurons pas éradiqué l'oligarchie financière et les prédateurs que sont les banques internationales.
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:32
Riad Hijab & JM Ayrault

Riad Hijab & JM Ayrault

Les Saoudiens veulent se battre, mais Obama et Poutine vont prévenir conjointement l’escalade en Syrie.

Le président Obama et le président russe Vladimir Poutine s'accordent contre une nouvelle escalade en Syrie. A cette fin, les deux pays veulent intensifier leur coopération en Syrie, tant militaire que de renseignement, rapporte ABC News.

Deutsche Wirschaft’ Nachrichten. 20 avril 2016

http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2016/04/19/obama-und-putin-einigung-auf-umfassende-kooperation-in-syrien/

 

Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, de longs échanges téléphoniques ont eu lieu entre Obama et Poutine sur la Syrie et l’Ukraine.

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Le président américain Barack Obama a déclaré mardi dans une interview à « CBS This Morning» que la guerre syrienne s’aggraverait sans la coopération entre la Russie et les Etats-Unis. «Je l'ai appelé aujourd'hui pour montrer que nous devons résoudre ce problème rapidement », a déclaré Obama, faisant allusion à sa conversation avec Poutine.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré à Moscou, après une rencontre avec son homologue français Ayrault, que la Russie et l'Occident feraient tout leur possible pour mettre fin à une escalade de la violence. La destruction du Yémen, de l'Irak et de la Libye avait déjà plongé la région dans une grande incertitude, a déclaré M. Lavrov, selon TASS.

 

Plus tôt, l'ambassadeur des États-Unis Samantha Power ONU avait dit qu'une solution politique au conflit syrien était peu probable. Le groupe de négociation installé (à Genève) par les Saoudiens avait ordonné aux mercenaires de reprendre à nouveau la lutte contre Assad. Mardi, le groupe saoudien a quitté ostensiblement les négociations à Genève.

A la fin de la semaine dernière, les mercenaires internationaux, les combattants étrangers et des milices islamistes avaient annoncé des plans pour lancer une offensive contre l'armée syrienne en Syrie. De plus, le président du Haut Comité de négociation (HNC), Riad Hijab, qui a été envoyé par l'Arabie saoudite dans les pourparlers de paix de Genève, est prêt à se battre . " Nous allons nous battre, si besoin est avec des pierres. Nous ne renoncerons jamais ", a-t-il dit . "Le régime ne restera pas." Ces propos de Hijab ont été cité par Associated Press.

 

Par conséquent, le groupe saoudien a quitté mardi les pourparlers de paix. La raison des négociateurs (saoudiens) est que des tirs de roquette ont eu lieu sur les marchés de deux villages, où de nombreux civils ont été tués. Il n'y a pas de confirmation indépendante de l'ampleur du «massacre», comme l'appellent les Saoudiens. Les principaux médias internationaux rapportent à peine l'incident. En Allemagne, seuls la radio publique et le journal Bild ont consacré à l' événement des mots drastiques. La source vraisemblable de ces informations est l '«Observatoire des droits de l'homme " qui est dirigé par les Frères musulmans et exploité par un homme demeurant à Londres. Même l'agence de nouvelles AFP, qui a également signalé les incidents, avoue ne pas être en mesure de vérifier les détails ici.

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Commentaires :

Ce sont les colombes américaines, incarnées par Obama et une grande partie du Pentagone, qui semblent à nouveau triompher dans la lutte pour la paix où leurs adversaires sont la CIA et Wall Street (souvenez-vous des récentes déclarations de Seymour Hersh). Cela va t’il durer ? On peut craindre qu’un revirement puisse se produire, dans le sens belliqueux, si Hillary Clinton prenait le pouvoir.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 10:00
Vers une troisième guerre mondiale ?  La responsabilité des Etats-Unis

 

George Kennan (responsable de la planification politique du département d’Etat des USA, 1948 ; Foreign Relations of the United States (1948), United States Department of State, éd. Washington, D.C.: U.S. Government Printing Office, 1976, t. 1, partie 2, p. 523-525) :

« Nous avons environ 50% des richesses mondiales mais seulement 6,3% de la population. Cette disparité est particulièrement importante entre nous et les peuples d'Asie. Dans cette situation, nous ne pouvons manquer d'être l'objet de l'envie et du ressentiment. Notre tâche réelle dans la période à venir est de concevoir un ensemble de relations qui nous permettront de maintenir cette position de disparité sans réel détriment pour notre sécurité nationale. Pour ce faire, nous devrons nous dispenser de toute sentimentalité ou rêve éveillé ; et notre attention devra être concentrée partout sur nos objectifs nationaux immédiats. Nous ne devons pas nous faire d'illusions que nous puissions nous permettre le luxe de l'altruisme et du bienfait mondial. »

(voir texte anglais fin de document).


Avec cette citation, tout est clair : les Etats-Unis furent les vrais vainqueurs des deux guerres mondiales : ils se sont considérablement enrichis en fournissant les pays européens en matériel militaire et autre ; ils n’ont connu aucune dévastation sur leur territoire et des pertes humaines limitées par rapport aux pays d’Europe. La grande crise de 1929 les avait mis à mal, mais le carnage de 1940-1945 les a remis à flot  en mettant l’Europe définitivement en situation de débiteur. Les industries USA ont tourné à plein rendement durant cette période et les profits se sont accumulés. Les USA ont ainsi usurpé, en l’amplifiant, la situation de monopole dont a joui l’Angleterre pendant des décennies. Le commerce mondial était établi sur une seule devise, le dollar, et financé à partir de Wall Street.

 

Aussi, au retour de la paix, « … les New Dealers (*), au pouvoir à Washington depuis 1932, comprirent qu’ils se trouvaient face à une occasion historique : celle d’ériger sur le monde de l’après-guerre un nouvel ordre qui verrouille la suprématie des Etats-Unis sur un socle en acier trempé. Et c’est allègrement qu’ils saisirent cette chance qui s’offrait à eux. Leur projet audacieux procéda des deux ressorts sur lesquels reposent toute grande réussite : la peur et le pouvoir. … les Etats-Unis avaient compris qu’ils avaient hérité de la charge historique de reconstruire, à leur image, l’univers du capitalisme mondial … » (réf 1 ;  pages 105-106).

 

Il s’agissait donc de maintenir une situation de grands profits et de domination (sous couvert de liberté, de démocratie et de droits de l’homme), tout en évitant une nouvelle grande Crise comme celle de 1929. Et les plans furent préparés dans ce but : le dollar devait devenir la devise universelle et les exportations et le capital devaient couler vers l’Europe et le Japon en échange de la docilité économique et politique de ces pays.  Et ce furent le plan Marshall et la remise à flot de l’Allemagne et du Japon, deux pays déjà sous occupation américaine, avec de bonnes bases industrielles et une main d’œuvre bien formée, deux pays qui ne demandaient qu’à renaître et seraient de fidèles alliés, deux piliers pour soutenir le dollar en cas de difficulté. Ce fut  ce que Varoufakis appelle le Plan Mondial, extrêmement adaptable, et qui a fonctionné de 1950 à 1971 environ  (réf 1, chapitre 3).

 

Dans cette perspective, la guerre froide, sous couvert d’anticommunisme, ne fut  qu’un combat incessant pour la domination du monde par les USA et a justifié des interventions incessantes dans toutes les parties de la planète, sous forme d’activités secrètes de la CIA et/ou sous forme d’interventions militaires, ce que William Blum appelle les guerres scélérates (2,3). Partout où apparaît un gouvernement qui promet et tente de réaliser une certaine justice sociale, c’est-à-dire un gouvernement progressiste mais nullement communiste, la grosse patte étatsunienne (ouvertement ou en sous-main) s’abat sans pitié : citons pour exemple le renversement d’Allende au Chili, celui de Mossadegh en Iran, l’assassinat de Lumumba au Congo, les interventions au Nicaragua, en Angola, en Indonésie, au Timor oriental… William Blum les décrit une par une dans les chapitres 17 et 18 de son livre « L’Etat voyou » (réf 2, pp 167-227). Et l’ingérence des USA est d’autant plus dure que le pays « rebelle » est doté de ressources naturelles intéressantes (pétrole, minerais …).

 

Avec la chute de l’URSS, le prétexte de l’anticommunisme a disparu, mais pas le désir de domination des USA qui, au contraire, s’est amplifié. Le pacte de Varsovie a été dissous, mais pas l’OTAN qui, au contraire, place des troupes et du matériel militaire directement face à la Russie dans les pays de l’Est, soutenu en cela par la demande pressante de certains de ces mêmes pays dirigés par des gouvernements inconscients (ou idiots). Les bases militaires américaines sur la planète se sont multipliées au point de dépasser les 700. Les interventions américaines sont restées constantes, sous forme de coups d’état ou d’invasion (Afghanistan, Irak …) et dans la dernière décennie sous forme de guerre par procuration ou guerre proxy (Tchétchénie, Ukraine, Syrie) ou en faisant faire le sale boulot par les vassaux européens trop heureux de se montrer dociles aux ordres du grand suzerain américain (Libye, Mali …).

 

Comme l’écrit William Blum, la politique étrangère des USA ne s’embarrasse pas de morale, pour autant qu’elle permette de conserver la main-mise sur les richesses mondiales, qu’elle permette aux « bonnes personnes » et aux « bonnes  entreprises » de s’enrichir davantage. William Blum décrit parfaitement bien cet état d’esprit américain avec citations et références à l’appui (cf W Blum, Les guerres scélérates, réf 3, pp 393-394). Dans l’Etat voyou (réf 2, pp 43-44), Blum écrit « Une étude des nombreuses interventions américaines … montre clairement que le moteur de la politique étrangère américaine n’est pas alimenté par une dévotion à quelque espèce de moralité, ni même par la simple décence, mais bien par la nécessité de servir d’autres impératifs, qui peuvent se décomposer comme suit :

    1. rendre le monde ouvert et accueillant à ce qu’on nomme en langage courant la globalisation, particulièrement pour les entreprises transnationales basées en Amérique.

    2. Améliorer les bilans des fournisseurs de la défense qui ont généreusement cotisé auprès des membres du Congrès et des résidents de la Maison Blanche.

    3. Empêcher l’émergence de toute société qui pourrait être utilisée comme un exemple réussi d’alternative au modèle capitaliste.

    4. Etendre l’hégémonie politique, économique et militaire sur la plus grande partie du globe – pour prévenir l’émergence de tout pouvoir régional qui pourrait défier la suprématie américaine – et créer un ordre mondial à l’image de l’Amérique comme il convient à l’unique superpuissance mondiale. »

Pour cela, les USA sont devenus un état voyou .

 

Et pourquoi les USA en sont-ils arrivés à vouloir à tout prix conserver leur supériorité, quel qu’en soit le prix pour le reste de la planète ?
 

Ici, aux arguments déjà fournis par W. Blum, on peut ajouter deux raisons plus complexes :

depuis des décennies, une « aristocratie américaine » répète ad nauseam aux citoyens américains que les USA sont les meilleurs, que le destin des USA est de diriger le monde et de lui  apporter la liberté, la démocratie, le mode de vie américain (où chacun peut devenir riche et heureux, c’est évident !)  et, par là, le bonheur, et que, bien évidemment, la divine providence a choisi les USA pour assurer ce bonheur mondial : c’est « l’exceptionnalisme américain » brandi comme un slogan électoral par Mme Hillary Clinton. Les USA sont la nouvelle Rome et dans les années 1990, après l’effondrement de l’URSS, on  nous a rebattu les oreilles avec l’établissement d’un empire américain. C’est l’ « hybris » des anciens : le désir de puissance associé à l’orgueil.
Moins évidente pour le grand public est la raison économique profonde : le double déficit des USA, qui a commencé dans la seconde moitié  du 20ième siècle avec les coûts exorbitants croissants de la guerre du Vietnam (Hô Chi Minh ne voulait pas la perdre et  Lyndon Johnson voulait la gagner ! Le grand empire USA défenseur de la démocratie et des droits de l’homme pouvait-il s’incliner devant quelques barbares asiatiques ! ). Et ce déficit ne cesse de s’accroître. Ce double déficit est celui de l’Etat (rentrées fiscales insuffisantes) et celui de la balance commerciale (insuffisance des exportations face aux importations). Pour réussir à financer les déficits jumeaux … « sans réduire les dépenses du gouvernement, ni augmenter les impôts, ni affaiblir la domination des Etats-Unis sur le globe, les responsables politiques américains comprenaient qu’il ne leur restait qu’une chose à faire : convaincre le reste du monde de financer le déficit des  USA » (réf 1, p 156). Il faut donc que les USA achètent les excédents de production des autres pays et paient ces achats par le flux d’argent que ces pays producteurs font arriver dans les banques USA, sur la base du dollar-roi.  Il ne faut surtout pas que ce va-et-vient cesse,  et donc que le dollar reste l’étalon mondial des échanges économiques planétaires. « …Tant que les investisseurs étrangers expédieraient chaque jour des milliards de dollars vers Wall Street, de leur plein gré et pour des raisons strictement liées à leur propre profit, les déficits jumeaux des Etats-Unis seraient financés et le monde continuerait à tourner, au petit bonheur la chance, autour de l’axe américain. »  (réf 1, p.160).

 

Mais le krach de 2008, provoqué par la cupidité et l’orgueil insensé du secteur privé financier, a mis à mal cette situation prédominante des USA.

 

Toute tentative pour s’émanciper du dollar doit donc être écrasée. Ce fut la raison principale pour laquelle la Libye fut plongée dans le chaos par les puissances vassales des USA, la France en tête : Khadafi voulait se libérer du dollar et organiser un système économique africain indépendant. La Russie et la Chine sont aussi dans cette ligne de mire des USA parce qu’elles ont l’intention de mettre en pratique une autre monnaie pour leurs transactions économiques.
Et cela, c’est inadmissible pour les USA. Pour l’empêcher, une troisième guerre mondiale serait-elle une bonne solution envisagée par les fous de Washington ?

 

Il est temps pour les nations européennes de s’émanciper de la « domination » de ces fous, et pour cela, de neutraliser la tête dirigeante de l’Union européenne, pieds et poings liés aux USA : faudra-t-il tout détruire pour tout recommencer en Europe ?


 

Texte anglais de la citation de Kennan
« We have about 50% of the world's wealth but only 6.3% of its population. This disparity is particularly great as between ourselves and the peoples of Asia. In this situation, we cannot fail to be the object of envy and resentment. Our real task in the coming period is to devise a pattern of relationships which will permit us to maintain this position of disparity without positive detriment to our national security. To do so, we will have to dispense with all sentimentality and day-dreaming; and our attention will have to be concentrated everywhere on our immediate national objectives. We need not deceive ourselves that we can afford today the luxury of altruism and world-benefaction. »

(*) New Dealers : les responsables politiques, théoriciens et universitaires partisans du New Deal, tel que préconisé par Franklin Delano Roosevelt  (Varoufakis, op cité, p 105)

1. Yanis Varoufakis. Le minotaure planétaire. L’ogre américain, la désunion européenne et le chaos mondial. Editions du Cercle 2014
2. William Blum. L’Etat  voyou. Parangon, 2002.
3. William Blum. Les guerres scélérates. Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945. Parangon, 2004

Note : William Blum est un journaliste américain ayant été fonctionnaire au département d’Etat.

Un autre article intéressant de W. Blum  « American exceptionalism presents an election made in hell » (13 mars 2016) http://williamblum.org/aer/read/144
Traduction : « L’exceptionnalisme américain nous offre une élection sortie tout droit de l’enfer »http://www.legrandsoir.info/l-exceptionnalisme-americain-nous-offre-une-election-sortie-tout-droit-de-l-enfer.html

En voici un extrait fort court :
« Ma principale préoccupation est la politique étrangère. La politique étrangère américaine est la plus grande menace pour la paix mondiale, la prospérité et l’environnement. Et quand il s’agit de politique étrangère, Hillary Clinton est un véritable désastre. A cause d’elle, de l’Irak et la Syrie à la Libye et le Honduras, le monde est devenu un endroit bien pire ; si bien que je la considère comme un criminel de guerre qui devrait être poursuivi. »

 

 

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Published by Ginette Deby - dans ré-information politique
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